DIGRESSION par Sophie
Quelqu’un ayant la fois dernière manifesté son étonnement de voir relancer une histoire

interrompue par une « interminable digression »
la question se pose alors de savoir si
la vie elle même n’est pas faite de courtes histoires interrompues d’ interminables digressions.
Tu fréquentes une personne, tu la perds de vue

puis tu la retrouves quelques années après,

les années entre-temps écoulées ne sont-elles pas sans rapport avec le sujet ?
Mais de quel sujet s’agit-il au fait ?
Quel rapport entre la contrainte

Et l’offrande ?

Et tes paroles n’atteignant pas l’autre qui te répond pas ses propres pensées ?

Si chacun marche dans un désert
alors chacun n’est que la digression de l’autre
Si la digression se pose comme secondaire au regard de quelque chose d ‘essentiel
En ce cas

Tout ce qui se déroule entre ta naissance et ta mort, ne serait que digression

Cela fut dit la dernière fois, l’essence même du roman, odyssée de l’inessentiel serait de priser la digression,

- What do you read, my lord?
- Words, words, words.

La marquise sortit à 5 heures
Et à mon tour je sortis pour la suivre
Dans l’espoir de ressusciter la marionnette

Tandis que ma demeure était déjà en guerre
La digression en tant que disjonction de divers éléments s’éloignant toujours plus de leur centre

ne serait finalement que la conséquence de l’essence parodique
Mais Nicolas de Cuse et André Breton seront du moins d’accord sur un point, les choses sans rapport sont invitation à l’infini.
Qu’il n’y ait ainsi nul rapport entre le personnage et son histoire
Entre la ronde des pensées ,

Et l’ homme en agonie qu’emporte un bruit de sirène

Rien que la vague forme d ‘une ombre venant se glisser pour ramasser un livre

trainant sur la chaussée, non loin de l’endroit où se trouvait le corps que l’on vient d ‘enlever.
quelques pages plus loin, le livre s’ouvre sur ces lignes soulignées :
» Quand toute chose reposait dans un profond silence, descendit vers moi un mot secret »
Puis, sur la page suivante, on trouve, intercalées, ces deux images


Et quelques pages plus loin encore, cette autre phrase soulignée
» Va à ta recherce et là où tu te trouves, quitte-toi «
Puis, à la page suivante, de nouveau, se trouvaient intercalées deux autres images :


à suivre……
69 commentaires to “DIGRESSION par Sophie” »
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décembre 28th, 2009 at 4:31
C’est bien ce que je disais, tu reprends une histoire dont on ne se souvient plus parce que la discussion a dérapé vers les délires bouffons d’Ichthus.
C’est justement parce que la vie est chaotique que la création doit remettre un peu d ‘ordre, tu as beau dire que la digression fait plus authentique, avec ton coq à l’âne on n’y comprend plus rien, le résultat étant que tout ça donne vraiment le sentiment de partir en couille.
décembre 29th, 2009 at 5:45
Si l’on a oublié ou raté le début, c’est encore plus facile que de tourner les pages d’un livre, pour remonter plus haut, un simple clic suffit
http://falcophil.info/blog/eloge-du-ratage/
que, d’autre part, cette histoire parte en « couilles » ne serait pas pour me déplaire, ce mot vulgaire servant à désigner les testicules lesquels, comme chacun sait, sont les lieux d’élaboration des germes du renouveau vital, des semences de potentialités créatrices ainsi que des graines d’éternité…..
décembre 29th, 2009 at 9:03
décembre 29th, 2009 at 11:09
Certainement !
décembre 29th, 2009 at 11:53
Et la fille qui s’empale sur le bracquemart, c’est qui ?
décembre 30th, 2009 at 12:13
Moi
décembre 30th, 2009 at 8:34
Et qui est l’heureux propriétaire de l’engin, dissimulé sous ces onctueux flots de draps ?
décembre 30th, 2009 at 10:09
De quoi je me mêle !
décembre 30th, 2009 at 12:14
Bon, alors à défaut de savoir qui est l’étalon, pourrais-je avoir du moins tes coordonnées et par la même occasion obtenir un RV ? Dis moi un peu quelles sont tes positions préférées et ce que tu aimes qu’on te fasse, je souhaiterais assez te donner une petite démo de mes capacités…
décembre 30th, 2009 at 1:09
De moi, tu ne sauras rien de plus.
Pour le voyeurisme il y a d’autres sites, facebook, entre autre.
Nous ne sommes pas ici pour faire étalage de ces futiles détails dont sont tissées nos vies privées.
décembre 30th, 2009 at 1:40
Ah oui ? Alors pourquoi donc sommes nous ici? J’avoue que je ne sais plus très bien
décembre 30th, 2009 at 3:43
Nous sommes ici pour dépouiller nos vies de leur gangue d’insignifiance en jetant aux ordures les épluchures sans intérêt de nos minables petits secrets afin d’atteindre quelque part la densité molle et sucrée de la pulpe.
décembre 31st, 2009 at 10:00
Tu m’excuseras mais, personnellement, je ne connais pas d’autre pulpe qu’une belle chatte bien juteuse !
décembre 31st, 2009 at 1:56
La pulpe n’est pas une fin en soi, elle n’est que l’ultime étape avant la saisie du noyau
décembre 31st, 2009 at 4:21
savourer la pulpe pour se casser les dents sur un noyau, l’exercice me semble assez vain !
décembre 31st, 2009 at 5:06
si nous ne trouvons pas quelque part Le « Quelque chose » sur quoi nous casser les dents, alors c’est en vain que nous aurons vécu
janvier 5th, 2010 at 3:48
janvier 5th, 2010 at 5:51
Et KTO hypocrite par dessus le marché !
ça se fait photographier en train de se faire pilonner alors qu’il n’y a pas si longtemps , ça jouait la sainte nitouche effarouchée pour quelques jeux inoffensifs !!!!!
http://falcophil.info/blog/cosmos-galaxies-et-papier-cul/#comment-488
janvier 5th, 2010 at 11:37
A toi Clash je répondrai en mettant de nouveau en avant ma comparaison entre le Mont Valérien et le Mont Everest pour marquer la différence entre tes puantes evacuations et une démarche érotique que seul un individu de ta vulgarité peut qualifier de « pilonnage ».
A toi Fructidor, je ne sais trop quoi répondre tant la bêtise de ton intervention me laisse sans voix,
Travail ?
Education ?
Vieillesse ?
Environnement?
Mais il me semblait pourtant évident que notre histoire tentait d’apporter une réponse
janvier 7th, 2010 at 10:19
Désolée d’être aussi terre à terre et d’avouer ne rien comprendre à tes énigmes qui m’ennuient
Moi je ne fais pas de poésie, je tente d’agir
janvier 7th, 2010 at 3:56
justement, pour ces gens là, faire de la poésie c’est se complaire dans les généralités abstraites pour se dispenser d’agir
janvier 8th, 2010 at 9:19
Sophie veut sans doute parler de la nécessité de passer d’un moi qui n’est pas moi au non moi qui est plus que moi et par cela même, pleinement Moi.
C’est alors que l’on renonce à croquer le noyau pour le laisser se reposer sur la langue.
L’essentiel ici n’est pas d’agir mais d’être, l’action viendra de l’être aussi naturellement que le bourgeon s’épanouit à partir du tronc…
janvier 9th, 2010 at 8:03
Puissance d’évanouissement ayant le vent pour épée
janvier 10th, 2010 at 11:49
Allez plutôt jeter un coup d’ oeil ici http://www.dailymotion.com/video/x9e850_front-de-gauche-film-officiel-1_news
( Cet après-midi 10/01, à 14h00 , grand meeting au Palais des congrès , Porte Maillot)
janvier 10th, 2010 at 8:17
Qu’il me soit permis de narrer la subséquente expérience.
l « ami des chevaux » ayant eu l’ aimable patience de m’enseigner l’art de la photographie nocturne
l’autre soir, sur une esplanade enneigée, j’étais transie de froid et mes doigts se trouvaient tellement gelés que j’avais grand peine à régler mon appareil.
Je réalisai pourtant au coeur de cette ambiance glacée de réverbération polaire
cette image pourtant si chaude et si dénuée de rapport avec mon corps qui grelottait ainsi que d’une manière plus générale, avec mon histoire personnelle, ma vie de tous les jours et les tâches et pensées insignifiantes rivées dessus, autant de poux de la mémoire et de morpions du mental.
Moi sans la moindre réminiscence de moi, seul un petit reste d’un endroit traversé de jour, lieu du non moi pour n’être que trop plein de moi mais sans la moindre plénitude de moi-même parce que n’ayant que trop de rapport avec moi
janvier 11th, 2010 at 11:18
Entre la carte postale et la saleté, je choisis la saleté….
janvier 13th, 2010 at 11:42
Tout juste . En détestant le trivial, on ne faît qu’amputer la vie de l’ une de ses composantes essentielles. La vraie poésie se trouve dans la vraie vie et la vraie vie n’est pas sur la Côte d’Azur ou dans les étoiles mais là où tu te trouves chaque jour, dans ta rue sordide de banlieue comme dans le quotidien de ton bureau minable, si tu ne sais pas trouver là le matériau poétique , alors tu ne le trouveras jamais nulle part mais tu ne feras que proposer des simulacres de poésie. Tu te mets, Sophie, à l’école de Falcone qui t’enseigne » l’art de la photo nocturne » mais il ne t’enseigne en fait que l’art du beau éthéré, compare avec les images de Brassai, lui aussi photographiait de nuit, mais il n’hésitait cependant pas à chercher le poétique dans les bas fonds, les caniveaux,
chez les putes et chez les truands, c’est toute la différence entre la poésie comme convention sémantique et la poésie comme pleine irruption de l’existence mise à nue.
janvier 16th, 2010 at 3:12
Je préfère l ‘odeur de sueur sur la peau cuivrée par le soleil, plutôt que cette même peau inodore mais bleuie par le froid hivernal
janvier 17th, 2010 at 4:15
Derrière tes prétendus idéaux marxistes, tu n’es enfin de compte qu’une petite bourgeoise, tout comme les Clash ou les Thierry sont encore des bourgeois avec leurs petits plaisirs dérisoires, leurs petites gloutonneries, leurs petites branlettes sous les draps, leur misérable petites inclinaisons à chercher le poétique dans l’avilissement des bas fonds. « Moi » s’écrit avec un M comme misérable ou minable mais « Je » s’écrit avec un « J » comme la jouvence ou la joie, équation que jamais vous ne pourrez comprendre. Nous rêvons quant à nous à la tragédie, la vraie, non pas celles où nous sommes persécutés par le capitalisme ou la libido mais celle où notre angoisse face à notre impuissance nous fait légèrement pressentir le parfum des dieux
,Laissons donc, laissons là ces pauvres hères et continuons plutôt notre histoire.
janvier 20th, 2010 at 11:57
Fort bien alors continuons.
Rappelons que les deux dernières images trouvées dans les sermons d’Eckhart, furent celles-ci :
Feuilletant un peu encore le traité, on rencontre alors , quelques pages plus loin, ces mots soulignés
« Nous devons agir comme si nous n’avions pas et devons cependant posséder toute chose »
suivis de cette nouvelle image intercalée
janvier 20th, 2010 at 12:57
Tu dis « on »
Mais que désigne ce « on » ?
S ‘il s’agit de l’impersonnalité de l’anonymat, plutôt que de la quintescence d’un « je », j ‘y verrais plutôt une regression.
janvier 20th, 2010 at 4:16
Rien à voir avec l’anonyme stupidité de nos grandes métropoles.
Aucun terme abstrait ne peut désigner le « on » dont il est ici question.
Seule une image pourrait, à peu près, en rendre compte
janvier 20th, 2010 at 5:39
Mais je croyais qu’il était mort ?
janvier 20th, 2010 at 5:58
Et alors?
Il ne t’arrive donc jamais de revoir ceux qui sont morts ?
Si tu dors du sommeil de la brute, je te tiens pour le plus malheureux des hommes.
janvier 21st, 2010 at 10:09
Devrait-on y voir cette différence entre la mort comme conséquence du péché et la mort comme couronnement de la vie ?
janvier 21st, 2010 at 8:05
Les morts ne sont pas sous la terre
Ils sont dans la nuit qui luit
Sur l’ombre des pas
Du promeneur noctambule
Ils sont dans l’éclat jaune
Ecrin de la fumée bleue
s’élevant de l’impossible sommeil
Ils sont dans l’expiration lointaine
Du voyageur qui de son couloir vide et filant
Voit passer les tombeaux de la ville
Voit en son point de lueur qui veille
L ‘ hydrophane en son rêve insomniaque
janvier 21st, 2010 at 10:53
, M comme merdique mais I comme idiot ou comme « Ichthus », pauvre nase, je vais t’en raconter une, moi , d’histoire! pour vous la neige, c’est du romantisme, pour d’autres, c’est un drame, le froid, la misère, la souffrance, la solitude, faire une photo sous la neige, c’est à la portée de n’importe qui, l’autre après midi, j’ai moi-même fait ça aux tuileries
après avoir quitté la chaleur bien feutrée de mon boulot chiant , une passade, une mise en train, ce qui m’interessait se trouvait ailleurs,
ce n’est pas de la poésie, encore moins de la mystique, c’est encore plus profond et plus concret, ça s’appelle être « humain ». Va donc te faire foutre avec tes « dieux » ! Ce sont eux les bourgeois qui croupissent dans leur existence inutile pendant qu’ on crève dans les faubourgs, ce sont eux qui donnent des ordres absurdes, tel sacrifice, ou telle loi, oublie donc l’olympe car pendant que d’autres se sacrifient sur le terrain, les rats dans ton genre se calfeutrent dans leur bouquins poussiéreux à dévorer Euripide, ils se passionnent pour les souffrances qu’ ont enduré les grecs d’il ya 2000 ans mais se fichent des SDF qui sont à 300 mètres de chez eux. Tu nous as pendant tous ces jours précédents bassiné avec tes idées à la con sur la culture présente qui ne serait que la parodie des anciens, mais c’est toi la parodie, toi et tes grecs et tes chevaliers de la table ronde. Ton graal, moi je l’ai remplacé par un bon verre de pinard et quant à la tragédie, fort heureusement, les vrais créateurs d’aujour’hui l’ont depuis longtemps balancée aux oubliettes, une fois l’homme dépouillé de ses mythes et de ses Dieux aussi nuls à chier que ce pignolage cérébral qui vous fait bander, ne reste que l’ être nu, engagé dans l’histoire et ses drames
et dont les oeuvres n ‘ont de raisons d’être que si elles éclairent nos actions et nos engagements. A quoi bon le redire ? Un type comme Falcone (Qu’ est ce qu’il peut bien branler au fait celui-là ?) prétend recréer je ne sais quel ordre préétabli ou quelle harmonie divine au sein de laquelle même le sexe aurait sa place
Ridicule! Quelle place peut avoir la vraie jouissance dans tout ça ? C’est froid comme un glaçon et ça prétend parler de cul ! Si tu veux voir de la quequette érigée au niveau d’un art, je te conseillerais les gravures érotiques de Picasso, à 90 balais il en redemendait, le bougre! Comme Victor Hugo qui paraît -il défonçait encore sa bonne à la veille de sa mort. Grand créateurs et grands baiseurs! Quels plus beaux exemples de vie réussie !
janvier 22nd, 2010 at 3:27
Je n ‘insisterai pas sur la nature de l’orifice au sein duquel tu peux mettre ton humanisme de pacotille car c’est bien lui dont je rends responsable cette dérive vers le trop humain et donc vers la parodie de l’humain où ont basculé nos créations. Que notre monde bourgeois imbibé de PUB et de PIB soit incapable de grandeur tragique,; tu le reconnais toi même en admettant que le théâtre contemporain n’a jamais produit de tragédie digne de ce nom, la parodie étant le seul domaine où ait pu se réfugier le drame,
de façon certes beaucoup plus convaincante que les pastiches d’un Sartre ou d’un Camus.
L’énigme dont se moque une dame Fructidor est tout simplement celle portant sur la question « Qu’est ce que l’homme ? qu’est ce que la connaissance ? ». Pour vous la réponse est toute trouvée, l’homme ? Un problème pratique,, La connaissance ? Résoudre ce genre de problème. Votre morale de bourgeois, est une morale de bâtard fruit d’un croisement entre l’utilitarisme d’un Bentham et le matérialisme d’un Marx, que rien de grand ne puisse être issu d’une telle hybridation, si ce n’est la création parodique, nul besoin d’être grand clerc pour l’admettre
Conchiant ainsi votre univers, je me réfugie en effet chez les grecs,
espérant encore malgré tout déceler chez quelques unes de nos démarches contemporaines, forcemment marginales, des traces de cette grandeur perdues de nos aieux.
janvier 22nd, 2010 at 11:08
Je ne saurais trop, Ichthus te conseiller la prudence avant de parler. As tu été jeter un coup d’oeil à cette magnifique exposition qui se tient actuellement à la pinacothèque de Paris ?
Je suis sûr que non car dans le cas contraire, les maîtres hollandais du XVIIème t’auraient rappelé qu’il n’est nul besoin des aristocrates, des guerriers et des grecs pour atteindre la grandeur, et que le plus terre à terre des intérieurs bourgeois nous fait avoisiner le divin bien mieux que tous les dieux de l’Olympe!
Non, décidement, non, tu n’as sûrement pas dû voir cette expos, mais il n’est pas trop tard, il te reste encore une quinzaine de jours!
janvier 23rd, 2010 at 9:28
Vermeer !!!!
Quelle coïncidence!
Retournant le chercheur du graal,
on trouve, collé derrière, ce fragment de toile du Maître de Delft
Queqlue chose brille au fond de la mémoire. En arrière plan, cet autre tableau.
Je me souvins de l’avoir déjà vu accroché quelque part, dans un certain endroit que je m’empressai de rejoindre.
Je montai quelques marches et alors…
En quelle autre vie avais-je donc déjà vu ceci ?
Poussant la porte, je me retrouvai dans un vestibule où était accrochée cette peinture de facture quattrocento ou préraphaélite
Puis, poussant une autre porte, dans une autre pièce vide,
janvier 23rd, 2010 at 10:40
Je constate que du « On » tu repasses au « je »‘
Est-ce un progrès ou une rechute ?
janvier 23rd, 2010 at 7:08
A toi d’interpréter
janvier 24th, 2010 at 10:14
Il faudrait que je connaisse la suite de l’histoire
janvier 25th, 2010 at 5:49
Un homme entra. Je ne voyais pas son visage mais sa voix ne m’était pas inconnue. A tout hasard , je lui montrai les dernières images trouvées dans les sermons d’Eckhart.
Il ouvrit aussitôt un tiroir, en sortit cette autre image
qu’il retourna pour me découvrir ceci.
janvier 25th, 2010 at 6:58
Cette histoire est complètement relâchée, une narration ne peut tenir debout sans histoire solide
janvier 25th, 2010 at 9:10
Les lecteurs sont comme des enfants qui aiment qu’on leur raconte des histoires mais il s’agit ici de rencontrer quelque chose d’ineluctable comme un tombeau, une dalle de marbre couverte de pétales.
janvier 25th, 2010 at 11:00
fantômes de personnages, fantômes de dialogues, fantôme de récit.
janvier 26th, 2010 at 11:48
Bref, la vie quoi. ! D’ailleurs, où vois-tu des histoires dans la vie ? Tu te trouves au milieu d’une rue, des gens traversent en venant de ta droite et d’autres en venant du côté opposé. Tu marches sur le trottoir, des gens viennent à ta rencontre, on s’arrête,, on discute, de tout et de rien et puis on se sépare, pendant que d’autres marchent sur le trottoir d’en face, que d’autres encore regardent par la fenêtre, tandis que d’autres rentrent chez eux et que d’autres encore en sortent. Il y a des voitures et des vélos qui passent et aussi parfois dans le ciel, quelques avions, puis, à ton tour tu rentres chez toi. Voilà tout. Où vois tu une histoire dans tout ça ? Les histoires sont artificielles, il n’ y a pas d’histoires dans la vie, rien que des nuages qui filent, la vie est comme un oiseau qui passe et que l’on veut enfermer dans une cage en l’enserrant dans une histoire, comme un peu d’eau pris d’un ruisseau et mis en bouteille.
janvier 26th, 2010 at 12:48
Oui mais le noyau invisible ?
janvier 26th, 2010 at 3:46
Les pétales se posent sur la dalle qui le recouvre
janvier 27th, 2010 at 1:18
Il n’empêche. On se prend une fois encore à rêver à la perfection du récit flaubertien, à la limpide clarté de la narration d’un Simenon.
janvier 27th, 2010 at 4:21
Dans les restaurants, les cafés, les halls de gares, le défunt enregistrait tout et n’importe quoi. Avait-il sans vouloir capté quelques propos compromettants de sorte que son étrange passion lui était devenue fatale ?
De son bureau du quai des orfèvres, le commissaire Maigret observait le paresseux glissement d’une péniche sur une Seine à l’ondulation molle et verdâtre. Il termina son sandwiche et jeta dans la corbeille sa bouteille de bière vide. Puis, tirant quelques bouffées de sa pipe,
il se laissa lourdement tomber sur sa chaise. Il pressa ensuite le bouton d’un magnétophone, enclenchant le déroulement de la bande magnétique retrouvée sur le corps de la victime :
- Tu as pensé à fermer le robinet de la cave ?
(Bruit confus de voix et de couverts)
- Et ce soir qu’est ce qu’on mange ?
- Pourquoi ne pas le rev…(Couvert par le bruit d’une rame de métro)
- Il reste un peu de jambon fumé
- …Elle m’avait dit que je ne la…..
( Bruit d’un haut parleur annonçant la suppression d’un train)
- Hein ?
( Bruit d’une auto puis silence puis comme un porte qui grince puis aboiement lointain)
- Ginette ne sera pas d’accord parce que déjà que son copain (inaudible..).
- Tu as l’heure ?
- J’ava…
(Couvert par le cri d’un corbeau…)
- Et lui ?
(Bruit indéfinissable. Chasse d’eau ?)
janvier 27th, 2010 at 5:40
Telle est bien l’essence du parodique, complaisance dans le fragment parce qu’impuissance d’atteindre à la forme. Quand le tronc est pourri, ne reste que les branches éparpillées. Mais quand la gangrène touche également le corps sain, c’est que le sol est lui même pas loin d’être épuisé. Après avoir trop abusé de phosphates et d’engrais, la chose était sans doute inévitable !
janvier 28th, 2010 at 10:14
Un après midi, me promenant, je crus voir quelqu’un. Peut-être Orcian ?
Mais en fait je ne sais plus qui j’avais vu ,la seconde d’après, il avait aussitôt disparu
janvier 28th, 2010 at 1:45
ce qu ‘il ressort de tout ça c’est la futilité du littéraire, à quoi bon écrire sur la vie d’un type, de parler de ses déceptions, de ses souffrances ? Cette insignifiance lointaine montrée par l’image n’aurait-elle pas valeur de purification et donc de
rédemption ?
janvier 28th, 2010 at 5:23
Mais une image ne dit rien sur les pensées secrètes d’une personne
janvier 28th, 2010 at 11:04
Parler des pensées secrètes d’une personne est très artificiel, tu t’intéresses peut-être aux pensées secrètes de la plupart des gens que tu croises en l’espace d’une seule journée ? La plupart ne sont pour toi que des fantômes à peine ébauchés. La vérité serait plutôt dans l’insignifiance du quidam dont personne ne se soucie.
janvier 29th, 2010 at 7:31
Et mes pensées ? mes pensées personnelles, je les sens, je peux essayer de les capter
janvier 29th, 2010 at 4:49
Thierry a raison, tes pensées personnelles on s ‘en fout, comme on se fout de miennes , personne n’intéresse personne. Dans le meilleur des cas on s’intéresse à son conjoint, à quelques amis mais au delà, commence le désert de l’indifférence, pour 99% des gens tu n’es rien comme ces 99% ne sont rien pour toi, la vérité de ta personne, c’est l’absence d’intérêt que l’on porte à chacun, on ne peut rien pour toi et tu ne peux rien pour les autres, voilà tout.

janvier 29th, 2010 at 5:49
mais il serait tout de même faux de dire que cette silhouette floue n’intéressait personne, toi, elle t’interessait tout de même puisque tu l’as prise en photo
janvier 29th, 2010 at 6:13
Ce n’est pas la silhouette que j’ai prise en photo mais la béance de la bouche du canon, la silhouette n’était là que tout à fait par hasard et de manière complètement incidente
janvier 31st, 2010 at 2:59
On dit « l’âme » d’un canon. Ne pourrait-on du moins, se pencher au bord de la bouche afin de saisir ce que l’on entend par le mot « âme » ?
février 1st, 2010 at 8:07
OK,
alors penche toi au bord de la bouche
Et puis dis moi si tu la vois,
« l âme »……
février 1st, 2010 at 1:01
Ton intervention pourrait renvoyer à cette image
qui voulait illustrer ce précédent article
http://falcophil.info/blog/photos-de-vacance/
février 1st, 2010 at 3:48
Mon intervention se voulait beaucoup plus concrète sans faire allusion à ce genre de branlettes intellectuelles
février 2nd, 2010 at 4:03
Essaie donc un peu pour une fois de dépasser le niveau de la ceinture et de réfléchir à cette idée qu ‘il y d’autant plus d’âme qu’il y a de caché et d’autant plus de caché qu’il y a aura de murs, de parois et d’obsédante réalité.
février 2nd, 2010 at 10:09
J’ajouterais, « d’autant plus de surnaturel qu’il ya d’obsédante réalité ».
Et Pour vous en convaincre , je ne saurais trop insister en recommandant de nouveau la visite de cette superbe expos, sur le point de se terminer
Il n’est pas trop tard, il reste encore 5 jours !
février 3rd, 2010 at 10:02
D’ admirables réussites, tant artistiques que poétiques, il serait absurde de le nier mais aussi, ne l’oublions pas, victoire d’un réalisme séculier et d’un naturalisme positiviste et sordide où il est souvent malaisé de déceler le « surnaturel » mais bien plutôt la préfiguration de cette complète parodie de l’humain caractérisant notre époque.
octobre 15th, 2010 at 7:15
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