( décembre 27, 2009 )

DIGRESSION par Sophie

Quelqu’un ayant la fois dernière manifesté son étonnement de voir relancer une histoire

tui

interrompue par une « interminable digression »

la question se pose alors de savoir si

la vie elle même n’est pas faite de courtes histoires interrompues d’ interminables digressions.

Tu fréquentes une personne, tu la perds de vue

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puis tu la retrouves quelques années après,

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les années entre-temps écoulées ne sont-elles pas sans rapport avec le sujet ?

Mais de quel sujet s’agit-il au fait ?

Quel rapport entre la contrainte

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Et l’offrande ?

bbbb

Et tes paroles n’atteignant pas l’autre qui te répond pas ses propres pensées ?

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Si chacun marche dans un désert

alors chacun n’est que la digression de l’autre

Si la digression se pose comme secondaire au regard de quelque chose d ‘essentiel

En ce cas

Roim

Tout ce qui se déroule entre ta naissance et ta mort, ne serait que digression

hhhh

Cela fut dit la dernière fois, l’essence même du roman, odyssée de l’inessentiel serait de priser la digression,

cbh

- What do you read, my lord?
- Words, words, words.

cbhb

La marquise sortit à 5 heures

Et à mon tour je sortis pour la suivre

Dans l’espoir de ressusciter la marionnette

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Tandis que ma demeure était déjà en guerre

La digression en tant que disjonction de divers éléments s’éloignant toujours plus de leur centre

iml

ne serait finalement que la conséquence de l’essence parodique

Mais Nicolas de Cuse et André Breton seront du moins d’accord sur un point, les choses sans rapport sont invitation à l’infini.

Qu’il n’y ait ainsi nul rapport entre le personnage et son histoire

Entre la ronde des pensées ,

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Et l’ homme en agonie qu’emporte un bruit de sirène

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Rien que la vague forme d ‘une ombre venant se glisser pour ramasser un livre

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trainant sur la chaussée, non loin de l’endroit où se trouvait le corps que l’on vient d ‘enlever.

quelques pages plus loin, le livre s’ouvre sur ces lignes soulignées :

 » Quand toute chose reposait dans un profond silence, descendit vers moi un mot secret »

Puis, sur la page suivante, on trouve, intercalées, ces deux images

P1070150v

P1070151v

Et quelques pages plus loin encore, cette autre phrase soulignée

 » Va à ta recherce et là où tu te trouves, quitte-toi « 

Puis, à la page suivante, de nouveau, se trouvaient intercalées deux autres images :

P1070154v

P1070159v
à suivre……

69 commentaires to “DIGRESSION par Sophie” »

  1. Thierry says:

    C’est bien ce que je disais, tu reprends une histoire dont on ne se souvient plus parce que la discussion a dérapé vers les délires bouffons d’Ichthus.

    C’est justement parce que la vie est chaotique que la création doit remettre un peu d ‘ordre, tu as beau dire que la digression fait plus authentique, avec ton coq à l’âne on n’y comprend plus rien, le résultat étant que tout ça donne vraiment le sentiment de partir en couille.

  2. Sophie says:

    Si l’on a oublié ou raté le début, c’est encore plus facile que de tourner les pages d’un livre, pour remonter plus haut, un simple clic suffit

    http://falcophil.info/blog/eloge-du-ratage/

    que, d’autre part, cette histoire parte en « couilles » ne serait pas pour me déplaire, ce mot vulgaire servant à désigner les testicules lesquels, comme chacun sait, sont les lieux d’élaboration des germes du renouveau vital, des semences de potentialités créatrices ainsi que des graines d’éternité…..

  3. Erato says:

    nous serions donc ici en quête de quelques secrètes paires de C… ?

  4. Sophie says:

    Certainement !

    hhhh

  5. Thierry says:

    Et la fille qui s’empale sur le bracquemart, c’est qui ?

  6. Sophie says:

    Moi

  7. Thierry says:

    Et qui est l’heureux propriétaire de l’engin, dissimulé sous ces onctueux flots de draps ?

  8. Sophie says:

    De quoi je me mêle !

  9. Thierry says:

    Bon, alors à défaut de savoir qui est l’étalon, pourrais-je avoir du moins tes coordonnées et par la même occasion obtenir un RV ? Dis moi un peu quelles sont tes positions préférées et ce que tu aimes qu’on te fasse, je souhaiterais assez te donner une petite démo de mes capacités…

  10. Sophie says:

    De moi, tu ne sauras rien de plus.

    Pour le voyeurisme il y a d’autres sites, facebook, entre autre.

    Nous ne sommes pas ici pour faire étalage de ces futiles détails dont sont tissées nos vies privées.

  11. Thierry says:

    Ah oui ? Alors pourquoi donc sommes nous ici? J’avoue que je ne sais plus très bien

  12. Sophie says:

    Nous sommes ici pour dépouiller nos vies de leur gangue d’insignifiance en jetant aux ordures les épluchures sans intérêt de nos minables petits secrets afin d’atteindre quelque part la densité molle et sucrée de la pulpe.

  13. Thierry says:

    Tu m’excuseras mais, personnellement, je ne connais pas d’autre pulpe qu’une belle chatte bien juteuse !

  14. Sophie says:

    La pulpe n’est pas une fin en soi, elle n’est que l’ultime étape avant la saisie du noyau

  15. Thierry says:

    savourer la pulpe pour se casser les dents sur un noyau, l’exercice me semble assez vain !

  16. Sophie says:

    si nous ne trouvons pas quelque part Le « Quelque chose » sur quoi nous casser les dents, alors c’est en vain que nous aurons vécu

  17. Fructidor says:

    gggIncroyable à quel point les esthètes ont du temps à perdre en jeux futiles, ineptes badinages cérébraux et lourdes dragouilles. Dans le contexte d’une crise économique encore plus grave que celle de 29 ainsi que de graves menaces sur l’écologie planétaire et dont on peut présager comme conséquences d’immenses chambardements humains, naturels, économiques et sociaux, au lieu de débats sur la question du travail, du salaire, de la sécurité sociale, de la retraite, de l’éducation, de l’environnement, débats d’une ampleur à la mesure des enjeux impliqués, vous, que faîtes vous? A quoi passez vous le temps? A vous raconter des petites histoires absurdes, à échanger des propos pédantesques sur de vagues notions d’histoire ou de philo, à croiser le fer sur de dérisoires questions de préférences artistiques, enfin bref, tout simplement à oublier votre vie sans but confinées dans vos misérables zones de repli narcissique. Ce n’est pas, Sophie, le noyau que tu croques qui va te racheter car depuis longtemps l’inutilité de vos vies n’est plus à démontrer.

  18. Clash says:

    Et KTO hypocrite par dessus le marché !

    ça se fait photographier en train de se faire pilonner alors qu’il n’y a pas si longtemps , ça jouait la sainte nitouche effarouchée pour quelques jeux inoffensifs !!!!!

    http://falcophil.info/blog/cosmos-galaxies-et-papier-cul/#comment-488

  19. Sophie says:

    A toi Clash je répondrai en mettant de nouveau en avant ma comparaison entre le Mont Valérien et le Mont Everest pour marquer la différence entre tes puantes evacuations et une démarche érotique que seul un individu de ta vulgarité peut qualifier de « pilonnage ».

    A toi Fructidor, je ne sais trop quoi répondre tant la bêtise de ton intervention me laisse sans voix,
    Travail ?
    Education ?
    Vieillesse ?
    Environnement?

    Mais il me semblait pourtant évident que notre histoire tentait d’apporter une réponse

    Untitled-1

  20. Fructidor says:

    gggIl faut croire que nous n’avons pas la même notion de l’évidence !!!!!
    Désolée d’être aussi terre à terre et d’avouer ne rien comprendre à tes énigmes qui m’ennuient
    Moi je ne fais pas de poésie, je tente d’agir

  21. Thierry says:

    justement, pour ces gens là, faire de la poésie c’est se complaire dans les généralités abstraites pour se dispenser d’agir

  22. ICHTHUS says:

    Sophie veut sans doute parler de la nécessité de passer d’un moi qui n’est pas moi au non moi qui est plus que moi et par cela même, pleinement Moi.
    C’est alors que l’on renonce à croquer le noyau pour le laisser se reposer sur la langue.
    L’essentiel ici n’est pas d’agir mais d’être, l’action viendra de l’être aussi naturellement que le bourgeon s’épanouit à partir du tronc…

  23. Sophie says:

    Puissance d’évanouissement ayant le vent pour épée

  24. Fructidor says:

    gggFoutaises !!!!!!!

    Allez plutôt jeter un coup d’ oeil ici http://www.dailymotion.com/video/x9e850_front-de-gauche-film-officiel-1_news

    ( Cet après-midi 10/01, à 14h00 , grand meeting au Palais des congrès , Porte Maillot)

  25. Sophie says:

    Qu’il me soit permis de narrer la subséquente expérience.
    l « ami des chevaux » ayant eu l’ aimable patience de m’enseigner l’art de la photographie nocturne
    l’autre soir, sur une esplanade enneigée, j’étais transie de froid et mes doigts se trouvaient tellement gelés que j’avais grand peine à régler mon appareil.
    Je réalisai pourtant au coeur de cette ambiance glacée de réverbération polaire

    avirag

    cette image pourtant si chaude et si dénuée de rapport avec mon corps qui grelottait ainsi que d’une manière plus générale, avec mon histoire personnelle, ma vie de tous les jours et les tâches et pensées insignifiantes rivées dessus, autant de poux de la mémoire et de morpions du mental.
    Moi sans la moindre réminiscence de moi, seul un petit reste d’un endroit traversé de jour, lieu du non moi pour n’être que trop plein de moi mais sans la moindre plénitude de moi-même parce que n’ayant que trop de rapport avec moi

  26. Fructidor says:

    gggLes morpions c’est toujours de la vie et ne serait-ce que pour ça, c’est toujours mieux à prendre.

    Entre la carte postale et la saleté, je choisis la saleté….

  27. Clash says:

    Tout juste . En détestant le trivial, on ne faît qu’amputer la vie de l’ une de ses composantes essentielles. La vraie poésie se trouve dans la vraie vie et la vraie vie n’est pas sur la Côte d’Azur ou dans les étoiles mais là où tu te trouves chaque jour, dans ta rue sordide de banlieue comme dans le quotidien de ton bureau minable, si tu ne sais pas trouver là le matériau poétique , alors tu ne le trouveras jamais nulle part mais tu ne feras que proposer des simulacres de poésie. Tu te mets, Sophie, à l’école de Falcone qui t’enseigne  » l’art de la photo nocturne » mais il ne t’enseigne en fait que l’art du beau éthéré, compare avec les images de Brassai, lui aussi photographiait de nuit, mais il n’hésitait cependant pas à chercher le poétique dans les bas fonds, les caniveaux,

    Brassaïv

    chez les putes et chez les truands, c’est toute la différence entre la poésie comme convention sémantique et la poésie comme pleine irruption de l’existence mise à nue.

  28. Fructidor says:

    Je préfère l ‘odeur de sueur sur la peau cuivrée par le soleil, plutôt que cette même peau inodore mais bleuie par le froid hivernal

  29. ICHTHUS says:

    Derrière tes prétendus idéaux marxistes, tu n’es enfin de compte qu’une petite bourgeoise, tout comme les Clash ou les Thierry sont encore des bourgeois avec leurs petits plaisirs dérisoires, leurs petites gloutonneries, leurs petites branlettes sous les draps, leur misérable petites inclinaisons à chercher le poétique dans l’avilissement des bas fonds. « Moi » s’écrit avec un M comme misérable ou minable mais « Je » s’écrit avec un « J » comme la jouvence ou la joie, équation que jamais vous ne pourrez comprendre. Nous rêvons quant à nous à la tragédie, la vraie, non pas celles où nous sommes persécutés par le capitalisme ou la libido mais celle où notre angoisse face à notre impuissance nous fait légèrement pressentir le parfum des dieux

    ,Laissons donc, laissons là ces pauvres hères et continuons plutôt notre histoire.

  30. Sophie says:

    Fort bien alors continuons.

    Rappelons que les deux dernières images trouvées dans les sermons d’Eckhart, furent celles-ci :

    P1070154v

    P1070159v

    Feuilletant un peu encore le traité, on rencontre alors , quelques pages plus loin, ces mots soulignés

    « Nous devons agir comme si nous n’avions pas et devons cependant posséder toute chose »

    suivis de cette nouvelle image intercalée

    Cgraal1

  31. Zardoz says:

    Tu dis « on »

    Mais que désigne ce « on » ?

    S ‘il s’agit de l’impersonnalité de l’anonymat, plutôt que de la quintescence d’un « je », j ‘y verrais plutôt une regression.

  32. Sophie says:

    Rien à voir avec l’anonyme stupidité de nos grandes métropoles.

    Aucun terme abstrait ne peut désigner le « on » dont il est ici question.

    Seule une image pourrait, à peu près, en rendre compte

    img017d

  33. Zardoz says:

    Mais je croyais qu’il était mort ?

  34. Sophie says:

    Et alors?

    Il ne t’arrive donc jamais de revoir ceux qui sont morts ?

    Si tu dors du sommeil de la brute, je te tiens pour le plus malheureux des hommes.

  35. ICHTHUS says:

    Devrait-on y voir cette différence entre la mort comme conséquence du péché et la mort comme couronnement de la vie ?

  36. Sophie says:

    Les morts ne sont pas sous la terre
    Ils sont dans la nuit qui luit
    Sur l’ombre des pas
    Du promeneur noctambule
    Ils sont dans l’éclat jaune
    Ecrin de la fumée bleue
    s’élevant de l’impossible sommeil
    Ils sont dans l’expiration lointaine
    Du voyageur qui de son couloir vide et filant
    Voit passer les tombeaux de la ville
    Voit en son point de lueur qui veille
    L ‘ hydrophane en son rêve insomniaque

  37. Clash says:

    , M comme merdique mais I comme idiot ou comme « Ichthus », pauvre nase, je vais t’en raconter une, moi , d’histoire! pour vous la neige, c’est du romantisme, pour d’autres, c’est un drame, le froid, la misère, la souffrance, la solitude, faire une photo sous la neige, c’est à la portée de n’importe qui, l’autre après midi, j’ai moi-même fait ça aux tuileries

    img053

    après avoir quitté la chaleur bien feutrée de mon boulot chiant , une passade, une mise en train, ce qui m’interessait se trouvait ailleurs,

    sdf6

    ce n’est pas de la poésie, encore moins de la mystique, c’est encore plus profond et plus concret, ça s’appelle être « humain ». Va donc te faire foutre avec tes « dieux » ! Ce sont eux les bourgeois qui croupissent dans leur existence inutile pendant qu’ on crève dans les faubourgs, ce sont eux qui donnent des ordres absurdes, tel sacrifice, ou telle loi, oublie donc l’olympe car pendant que d’autres se sacrifient sur le terrain, les rats dans ton genre se calfeutrent dans leur bouquins poussiéreux à dévorer Euripide, ils se passionnent pour les souffrances qu’ ont enduré les grecs d’il ya 2000 ans mais se fichent des SDF qui sont à 300 mètres de chez eux. Tu nous as pendant tous ces jours précédents bassiné avec tes idées à la con sur la culture présente qui ne serait que la parodie des anciens, mais c’est toi la parodie, toi et tes grecs et tes chevaliers de la table ronde. Ton graal, moi je l’ai remplacé par un bon verre de pinard et quant à la tragédie, fort heureusement, les vrais créateurs d’aujour’hui l’ont depuis longtemps balancée aux oubliettes, une fois l’homme dépouillé de ses mythes et de ses Dieux aussi nuls à chier que ce pignolage cérébral qui vous fait bander, ne reste que l’ être nu, engagé dans l’histoire et ses drames

    Haïti séisme

    et dont les oeuvres n ‘ont de raisons d’être que si elles éclairent nos actions et nos engagements. A quoi bon le redire ? Un type comme Falcone (Qu’ est ce qu’il peut bien branler au fait celui-là ?) prétend recréer je ne sais quel ordre préétabli ou quelle harmonie divine au sein de laquelle même le sexe aurait sa place

    hhhh

    Ridicule! Quelle place peut avoir la vraie jouissance dans tout ça ? C’est froid comme un glaçon et ça prétend parler de cul ! Si tu veux voir de la quequette érigée au niveau d’un art, je te conseillerais les gravures érotiques de Picasso, à 90 balais il en redemendait, le bougre! Comme Victor Hugo qui paraît -il défonçait encore sa bonne à la veille de sa mort. Grand créateurs et grands baiseurs! Quels plus beaux exemples de vie réussie !

  38. ICHTHUS says:

    Je n ‘insisterai pas sur la nature de l’orifice au sein duquel tu peux mettre ton humanisme de pacotille car c’est bien lui dont je rends responsable cette dérive vers le trop humain et donc vers la parodie de l’humain où ont basculé nos créations. Que notre monde bourgeois imbibé de PUB et de PIB soit incapable de grandeur tragique,; tu le reconnais toi même en admettant que le théâtre contemporain n’a jamais produit de tragédie digne de ce nom, la parodie étant le seul domaine où ait pu se réfugier le drame,

    de façon certes beaucoup plus convaincante que les pastiches d’un Sartre ou d’un Camus.

    L’énigme dont se moque une dame Fructidor est tout simplement celle portant sur la question « Qu’est ce que l’homme ? qu’est ce que la connaissance ? ». Pour vous la réponse est toute trouvée, l’homme ? Un problème pratique,, La connaissance ? Résoudre ce genre de problème. Votre morale de bourgeois, est une morale de bâtard fruit d’un croisement entre l’utilitarisme d’un Bentham et le matérialisme d’un Marx, que rien de grand ne puisse être issu d’une telle hybridation, si ce n’est la création parodique, nul besoin d’être grand clerc pour l’admettre
    Conchiant ainsi votre univers, je me réfugie en effet chez les grecs,

    Icht

    espérant encore malgré tout déceler chez quelques unes de nos démarches contemporaines, forcemment marginales, des traces de cette grandeur perdues de nos aieux.

  39. Zardoz says:

    Je ne saurais trop, Ichthus te conseiller la prudence avant de parler. As tu été jeter un coup d’oeil à cette magnifique exposition qui se tient actuellement à la pinacothèque de Paris ?

    NV.

    Je suis sûr que non car dans le cas contraire, les maîtres hollandais du XVIIème t’auraient rappelé qu’il n’est nul besoin des aristocrates, des guerriers et des grecs pour atteindre la grandeur, et que le plus terre à terre des intérieurs bourgeois nous fait avoisiner le divin bien mieux que tous les dieux de l’Olympe!
    Non, décidement, non, tu n’as sûrement pas dû voir cette expos, mais il n’est pas trop tard, il te reste encore une quinzaine de jours!

  40. Sophie says:

    Vermeer !!!!

    Quelle coïncidence!

    Retournant le chercheur du graal,

    Cgraal1

    on trouve, collé derrière, ce fragment de toile du Maître de Delft

    img062

    Queqlue chose brille au fond de la mémoire. En arrière plan, cet autre tableau.

    img062d

    Je me souvins de l’avoir déjà vu accroché quelque part, dans un certain endroit que je m’empressai de rejoindre.

    Je montai quelques marches et alors…

    En quelle autre vie avais-je donc déjà vu ceci ?

    BonimpressREC5ddd

    Poussant la porte, je me retrouvai dans un vestibule où était accrochée cette peinture de facture quattrocento ou préraphaélite

    img083

    Puis, poussant une autre porte, dans une autre pièce vide,

    img063

  41. Zardoz says:

    Je constate que du « On » tu repasses au « je »‘

    Est-ce un progrès ou une rechute ?

  42. Sophie says:

    A toi d’interpréter

  43. Zardoz says:

    Il faudrait que je connaisse la suite de l’histoire

  44. Sophie says:

    Un homme entra. Je ne voyais pas son visage mais sa voix ne m’était pas inconnue. A tout hasard , je lui montrai les dernières images trouvées dans les sermons d’Eckhart.

    P1070154v

    P1070159v1

    Il ouvrit aussitôt un tiroir, en sortit cette autre image

    P1070161

    qu’il retourna pour me découvrir ceci.

    img084

  45. Zardoz says:

    Cette histoire est complètement relâchée, une narration ne peut tenir debout sans histoire solide

  46. Sophie says:

    Les lecteurs sont comme des enfants qui aiment qu’on leur raconte des histoires mais il s’agit ici de rencontrer quelque chose d’ineluctable comme un tombeau, une dalle de marbre couverte de pétales.

  47. Zardoz says:

    fantômes de personnages, fantômes de dialogues, fantôme de récit.

  48. Sophie says:

    Bref, la vie quoi. ! D’ailleurs, où vois-tu des histoires dans la vie ? Tu te trouves au milieu d’une rue, des gens traversent en venant de ta droite et d’autres en venant du côté opposé. Tu marches sur le trottoir, des gens viennent à ta rencontre, on s’arrête,, on discute, de tout et de rien et puis on se sépare, pendant que d’autres marchent sur le trottoir d’en face, que d’autres encore regardent par la fenêtre, tandis que d’autres rentrent chez eux et que d’autres encore en sortent. Il y a des voitures et des vélos qui passent et aussi parfois dans le ciel, quelques avions, puis, à ton tour tu rentres chez toi. Voilà tout. Où vois tu une histoire dans tout ça ? Les histoires sont artificielles, il n’ y a pas d’histoires dans la vie, rien que des nuages qui filent, la vie est comme un oiseau qui passe et que l’on veut enfermer dans une cage en l’enserrant dans une histoire, comme un peu d’eau pris d’un ruisseau et mis en bouteille.

  49. Ichthus says:

    Oui mais le noyau invisible ?

  50. Sophie says:

    Les pétales se posent sur la dalle qui le recouvre

  51. Zardoz says:

    Il n’empêche. On se prend une fois encore à rêver à la perfection du récit flaubertien, à la limpide clarté de la narration d’un Simenon.

  52. Sophie says:

    Dans les restaurants, les cafés, les halls de gares, le défunt enregistrait tout et n’importe quoi. Avait-il sans vouloir capté quelques propos compromettants de sorte que son étrange passion lui était devenue fatale ?

    De son bureau du quai des orfèvres, le commissaire Maigret observait le paresseux glissement d’une péniche sur une Seine à l’ondulation molle et verdâtre. Il termina son sandwiche et jeta dans la corbeille sa bouteille de bière vide. Puis, tirant quelques bouffées de sa pipe,

    Magritte

    il se laissa lourdement tomber sur sa chaise. Il pressa ensuite le bouton d’un magnétophone, enclenchant le déroulement de la bande magnétique retrouvée sur le corps de la victime :

    - Tu as pensé à fermer le robinet de la cave ?

    (Bruit confus de voix et de couverts)

    - Et ce soir qu’est ce qu’on mange ?

    - Pourquoi ne pas le rev…(Couvert par le bruit d’une rame de métro)

    - Il reste un peu de jambon fumé

    - …Elle m’avait dit que je ne la…..

    ( Bruit d’un haut parleur annonçant la suppression d’un train)

    - Hein ?

    ( Bruit d’une auto puis silence puis comme un porte qui grince puis aboiement lointain)

    - Ginette ne sera pas d’accord parce que déjà que son copain (inaudible..).

    - Tu as l’heure ?

    - J’ava…

    (Couvert par le cri d’un corbeau…)

    - Et lui ?

    (Bruit indéfinissable. Chasse d’eau ?)

  53. Ichthus says:

    Telle est bien l’essence du parodique, complaisance dans le fragment parce qu’impuissance d’atteindre à la forme. Quand le tronc est pourri, ne reste que les branches éparpillées. Mais quand la gangrène touche également le corps sain, c’est que le sol est lui même pas loin d’être épuisé. Après avoir trop abusé de phosphates et d’engrais, la chose était sans doute inévitable !

  54. Sophie says:

    Un après midi, me promenant, je crus voir quelqu’un. Peut-être Orcian ?

    imgo5931.jpg

    Mais en fait je ne sais plus qui j’avais vu ,la seconde d’après, il avait aussitôt disparu

    imgm593.jpg

  55. Erato says:

    ce qu ‘il ressort de tout ça c’est la futilité du littéraire, à quoi bon écrire sur la vie d’un type, de parler de ses déceptions, de ses souffrances ? Cette insignifiance lointaine montrée par l’image n’aurait-elle pas valeur de purification et donc de
    rédemption ?

  56. Zardoz says:

    Mais une image ne dit rien sur les pensées secrètes d’une personne

  57. Thierry says:

    Parler des pensées secrètes d’une personne est très artificiel, tu t’intéresses peut-être aux pensées secrètes de la plupart des gens que tu croises en l’espace d’une seule journée ? La plupart ne sont pour toi que des fantômes à peine ébauchés. La vérité serait plutôt dans l’insignifiance du quidam dont personne ne se soucie.

  58. Zardoz says:

    Et mes pensées ? mes pensées personnelles, je les sens, je peux essayer de les capter

  59. Clash says:

    Thierry a raison, tes pensées personnelles on s ‘en fout, comme on se fout de miennes , personne n’intéresse personne. Dans le meilleur des cas on s’intéresse à son conjoint, à quelques amis mais au delà, commence le désert de l’indifférence, pour 99% des gens tu n’es rien comme ces 99% ne sont rien pour toi, la vérité de ta personne, c’est l’absence d’intérêt que l’on porte à chacun, on ne peut rien pour toi et tu ne peux rien pour les autres, voilà tout.
    img085

  60. Thierry says:

    mais il serait tout de même faux de dire que cette silhouette floue n’intéressait personne, toi, elle t’interessait tout de même puisque tu l’as prise en photo

  61. Clash says:

    Ce n’est pas la silhouette que j’ai prise en photo mais la béance de la bouche du canon, la silhouette n’était là que tout à fait par hasard et de manière complètement incidente

  62. Erato says:

    On dit « l’âme » d’un canon. Ne pourrait-on du moins, se pencher au bord de la bouche afin de saisir ce que l’on entend par le mot « âme » ?

  63. Clash says:

    OK,

    alors penche toi au bord de la bouche

    img085

    Et puis dis moi si tu la vois,

    img0851

    « l âme »……

  64. Sophie says:

    Ton intervention pourrait renvoyer à cette image

    qui voulait illustrer ce précédent article

    http://falcophil.info/blog/photos-de-vacance/

  65. Clash says:

    Mon intervention se voulait beaucoup plus concrète sans faire allusion à ce genre de branlettes intellectuelles

  66. Sophie says:

    Essaie donc un peu pour une fois de dépasser le niveau de la ceinture et de réfléchir à cette idée qu ‘il y d’autant plus d’âme qu’il y a de caché et d’autant plus de caché qu’il y a aura de murs, de parois et d’obsédante réalité.

  67. Zardoz says:

    J’ajouterais, « d’autant plus de surnaturel qu’il ya d’obsédante réalité ».

    Et Pour vous en convaincre , je ne saurais trop insister en recommandant de nouveau la visite de cette superbe expos, sur le point de se terminer

    NV.

    Il n’est pas trop tard, il reste encore 5 jours !

  68. ICHTHUS says:

    D’ admirables réussites, tant artistiques que poétiques, il serait absurde de le nier mais aussi, ne l’oublions pas, victoire d’un réalisme séculier et d’un naturalisme positiviste et sordide où il est souvent malaisé de déceler le « surnaturel » mais bien plutôt la préfiguration de cette complète parodie de l’humain caractérisant notre époque.

  69. Triniuriouh says:

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