( novembre 8, 2007 )

SAUTE D’HUMEUR

“le fait que vous ne compreniez rien à une grande artiste comme Sophie calle ainsi qu’à maints autres aspects de l’Art contemporain doit à mon sens être mis en relation avec le fait que vous n’avez pas davantage compris l’art de Caravage ”

Le billet précédent s’est donc terminé sur cette magistrale intervention d’une nouvelle venue.

Je devrais en ce moment être en train de rédiger un rapport pour empêcher le licenciement d’un pauvre bougre mais tant pis, je ferais ça chez moi, il y a parfois de ces conneries qui vous énervent tant que l’on ne peut s’empêcher de répondre sur le champ et l’exaspération est telle que je rédige immédiatement ce billet.

On peut à vrai dire se demander si celà vaut la peine d’écrire sur Sophie Calle. Si vous aimez la photo, je vous conseillerais plutôt d’aller voir l’expo du jeu de paume consacrée à ce grand ancêtre que fût Edward Steichen

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Mais enfin, paraît-il que Sophie Calle est aussi une grande photographe.

Non pas tant pour la qualité de ses photos qui n’ont pas plus d’intérêt qu’un cliché pris par le premier amateur venu, non, la qualité de Sophie Calle est ailleurs. Elle réside dans cette subtile alchimie par laquelle des photos nulles à chier, commentées par des textes tout aussi nuls à chier aboutissent cependant à des résultats lui valant d’être l’un des rares artistes français reconnu sur la scène internationale.

Qu’on en juge par ce cliché.

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Vous pouvez constater que Sophie Calle a photographié un divan. La photo, c’est de la merde, on est d’accord mais attendez, il ne faut pas juger suivant les critères traditionnels. D’abord Sophie Calle n’a pas photographié n’importe quel divan. C’est le divan du psychanalyste chez qui elle s’est rendue. Vous voyez déjà que ça commence à devenir interessant. Voyons donc la suite.
Pourquoi s’est-elle rendue chez un psychanalyste ? Un texte accompagnant la photo nous l’explique. Un jour son papa lui a dit qu’elle puait de la gueule et lui a conseillé alors de voir un psychanalyste. Pourquoi un psychanalyste ? On ne sait pas au juste mais quoiqu’il en soit le psychanalyste lui a donné à son tour le conseil de ne pas croire à tout ce que racontait son papa. Voilà , c’est fini, le texte qui accompagne la photo n’en dit pas plus, passionnant comme vous voyez.

Le cas de Sophie Calle est à lui seul symptomatique de certaines caractéristiques de l’art contemporain, plus particulièrement, la mentalité infantile des artistes ainsi que la prétentieuse vacuité de la critique

Concernant l’infantilisme de l’artiste, Sophie Calle présente la circonstance aggravante de teinter celà d’un narcissisme lequel n’est à vrai dire qu’un effet de sa puérilité. On peut en juger par le fait qu’une bonne partie de son travail tourne autour des reliques et des minables aspects de sa pauvre petite histoire personnelle

Par exemple, chaque année, à l’occasion de son anniversaire, elle photographie les cadeaux apportés par ses amis.

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Ou encore elle se photographie la poitrine découverte en expliquant qu’elle est heureuse d’avoir de gros nibards parce qu’adolescente elle était complexée à cause de ses petits seins. Super interessant!!!! (Désolé Song, je n’ai pas de photos, dommage faut avouer qu’elle est pas mal roulée, ça aurait pu te servir pour tes branlettes)

Ou encore, elle embauche un detective privée qui la prend en filature. Là , elle fait fort, elle ne prend même pas de photos, c’est le détective privé qui prend les clichés. Il la photographie à tel endroit puis accompagne la photo d’un texte mentionnant le lieu où l’ “artiste” se trouvait de telle heure à telle heure.

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Certains diront qu’ils n’ont que foutre de ce que le 29 juin 1979 a 10h30 , Sophie Calle est entré dans une cabine de WC pour en sortir une demie-heure plus tard , je leur répondrais qu’ils sont à côté de la question car du moment que celà interesse l’artiste celà doit interesser tout le monde.

Ou encore elle livre au public la photo du peignoir de son premier amant ou encore le billet d’adieu de son dernier amant ou bien encore un simple bout de papier trouvé dans une chambre d’hotel,

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ou bien même encore la robe de mariée qu’elle a enfilé juste avant de se faire elle-même enfiler pour la première fois.

A sa manière Sophie Calle est un précurseur de Loft-Story. C’est dans les années 70 qu’elle a commençé son odyssée de la nullité en photographiant des gens qu’elle invitait à venir dormir dans son lit.

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Elle avait eu en celà un glorieux précurseur en la personne d’Andy Wharol lequel avait filmé pendant 8 heures un type en train de dormir.

Andy Warhol: celui là même qui annonçait la minute de célébrité pour chacun, autrement dit la médiocrité sans fioriture érigée en valeur de spectacle, on établira aussitôt le rapport avec Sophie Calle et la télé-réalité.

Ce ne sont là que quelques exemples, les “travaux” de Sophie Calle sont nombreux mais tous illustrent cet infantilisme de l ‘adulte d’ aujourd’hui lequel, en art comme en d’autres choses, veut laisser croire qu’ il est sérieux alors qu’ il ne fait que jouer comme un enfant. A l’instar de l’enfant, on est en effet si imbibé de son ego qu’il faut absolument focaliser les regards sur son Moi, au prix de faire le pitre pour devenir le point de mire de toute la classe.

On me dira que je suis simpliste et que le travail de Sophie Calle va bien au delà de son égo puisqu’elle s’interesse beaucoup aux autres. La preuve en est qu’après avoir été filée par un détective privé, elle s’est mise elle même à filer les autres. Elle rencontre ainsi un inconnu dans une rue de n’importe quelle ville par exemple, à Venise et elle le suit partout et le prend en photo.

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Ce n’est plus l’instant décisif de Cartier-Bresson, c’est la nullité de chaque instant d’une paumée désoeuvrée qui ne sait pas quoi faire de ses journées. Et quant à son “voyeurisme” qui traduirait selon certains son intérêt pour les autres, je ne pense pas pour ma part que le voyeurisme exprime un réel intérêt pour autrui. Le désir de surprendre l’autre dans son intimité n’est qu’un désir de le dominer ou de le posséder. Si le voyeur s’interesse à l’autre, c’est toujours pour mieux jouir de lui-même, le voyeur ne s’interesse à l’autre que parce qu’il ne s’interesse qu’à lui-même.

Mais peut-être que j’en reste toujours à un niveau superficiel en oubliant qu’en plus d’être photographe, Sophie Calle est écrivain, enfin du moins est-elle présentée comme tel du fait qu’elle rédige toujours un texte pour compléter ses clichés. Mais celà suffit-il à faire de vous un écrivain? C’est ce que prétend la critique qui la rattache à Georges Perec ou au nouveau roman pour ses côtés puzzle et labyrinthe. Accordons à Sophie Calle que sa démarche de constat d’huissier n’est pas sans rappeler certains aspects d’ d’Alain Robbe-Grillet. Mais alors , ce serait du sous-sous-sous-sous-sous-sous-sous Robbe-Grillet et encore , je suis généreux. Je citerais à l’appui, son travail sur les chambres d’hotel. Avec le culot le plus déluré et sans même se poser le moindre problème de déontologie, elle se déguise en femme de chambre et s’introduit dans les chambres d’hôtel laissées par leurs occupants qui sont dehors à se promener. Une fois dans la chambre, elle fouille partout, ouvre les tiroirs, les armoires, les sacs , les valises et photographie toutes vos affaires personnelles, n’importe quoi, votre slip, vos capotes, vos chaussettes, vos boites de pillules, votre brosse à dent, votre lubrifiant, le contenu de votre poubelle . Parfois , ça peut rappeler Gary Grant dans une scène de “La mort aux trousse” mais ça reste bien sûr du sous sous sous sous sous sous sous sous sous sous…Hitchcock

on pourra en juger au résultat:

effetsperso.jpg

Quand au texte qui commente l’image, voilà ce que celà donne

“J’entre au 24, la chambre est rose, les lits sont jumeaux sont défaits,
il y a deux pyjammas, un rouge, un jaune, une paire de chaussure de sport
de marque Adidas. Je trouve trois valises”

Ce n’est plus le “foyer de résistance optique” caractérisant les descriptions de Robbe-Grillet, c’est l’errance dans l’optique de l’inconsistance sacralisée par une critique tout aussi inconsistante mais qui parvient tout de même à donner le change. Vous constaterez vous même en lisant n’importe quel article sur Internet consacré à Sophie Calle, l’avalanche de propos creux, ronflants, encombrés de pédanteries pseudo philosophiques ainsi que de pitoyables formules éculées tel le fait de “brouiller nos repères ” ou le “Je est un autre”, destinées à masquer les platitudes les plus insipides doublées d’ un conformisme de feuille morte qui tourne au gré du vent.

Je ne donnerais qu’un seul exemple tiré d’un numéro spécial de juin 2007 de la revue “Art Press” où un critique, “spécialiste” du travail de Sophie Calle écrit notamment que “l’autorité de l’artiste fonctionne au gré des déplacements subjectifs à ce point chargés de significations potentielles qu’ils permettent pratiquement à n’importe quelle version, fortuite ou non, d’avoir l’air d’être la bonne”. Tout ce charabia pour dire quoi? Ce que l’on peut déjà apprendre dans un cours de français pour classe de Troisième, à savoir que chacun interprète une oeuvre en fonction de ce qu’il sent à titre personnel.

Mais je préfère m’arrêter là car le billet commence à être un peu long, déjà mon irritation est retombée, écrire celà m’a fait du bien, je vais pouvoir de nouveau réfléchir à des arguments destinés à empêcher le licenciement d’un salarié , c’est certainement plus important que de se pencher sur le cas de cette nullité de Sophie Calle.

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Mais n’oubliez pas tout de même qu’un jour un grand critique et grand collectionneur de photos nommé Lamache-Vadel décida que sophie calle était une grande artiste, alors…Je vous conseille de vous incliner parce que sans celà vous passerez pour un pauvre plouc ringard, attendez un peu de voir ce que ce billet va encore me valoir comme déluge d’insultes de la part des Harry et des Clash et vous verrez que mieux vaut ne pas toucher à Sophie Calle si vous ne voulez pas être réduit à rien dans l’estime de l’intelligensia.

Mais enfin, bon, moi ce que j’en dis, Cristina a laissé sous entendre que mieux comprendre Sophie Calle me permettrait de mieux comprendre Caravage tout comme Clash avait souligné que celà me donnerait aussi la possibilité de saisir en quoi le fait de pisser dans la bouche de sa femme était un acte artistique.

Je suis donc condamné à ne jamais rien comprendre à Caravage tout comme à ne jamais voir ce qui peu différencier l’Art d’un vulgaire gang-band de scatos débiles.

Falcophil.

51 commentaires to “SAUTE D’HUMEUR” »

  1. envoleelyrique says:

    Merci, Philippe, mes zygomatiques ont apprécié

  2. Clash says:

    S’il y en a que ces propos de comptoir de bistrot font rire c’est leur problème. Moi je trouve ça plutôt lamentable. contrairement à ce qu’attend Falcophil, je m’abstiens de toute insulte, justement parce qu’il n’attend que ça. Ce mec est tellement nul que tout ce à quoi il peut se rattacher c’est justement aux insultes, être insulté c’est toujours une façon de sentir que l’on existe. mais moi je te dis maintenant Envolée Lyrique, que sophie Calle est une grande artiste, et que tous les Falcophil du monde peuvent lui pisser dessus ça ne changera rien. Ce qui anime ce genre de mec , c’est le ressentiement. Sophie Calle est célèbre, reconnue, consacrée par la critique, Falcophil est inconnu, méprisé par la critique et croupis dans son existence larvaire de petit fonctionnaire de merde. Voilà tout. Pour le reste, il suffit de voir le dernier travail de Sophie Calle, consacré à la lettre d’adieu de son dernier amant pour conclure qu’il faut vraiment être con, pour ne pas saisir tout ce qu’il peut y avoir d’humour de poésie et aussi de sagesse dans ce type de démarche. Je n’en dirais pas plus…

  3. Falcophil says:

    IoI! IoI! IoI! IoI! IoI! IoI!

    Merci bien Clash, tu t’étais promis de ne pas m’insulter mais sur 16 lignes tu trouves encore le moyen de me traiter de “nul”, de “fonctionnaire de merde” (En précisant que mon existence est “larvaire”) en n’oubliant pas le sempiternel “Con”, j’ai donc eu ma ration et je n’en demande pas plus Merci encore et au suivant….

  4. envoleelyrique says:

    Je ne vois pas en quoi ces propos relèvent du comptoir de bistrot (ou bien je n’ai pas encore assez bu…) ni en quoi en rire est un “problème”, contrairement à la psychorigidité manifeste qui ressort de ton commentaire Clash, et à la jouissance manifeste que tu éprouves à systématiquement y aller (au clash, justement)

    Philippe a son idée sur l’artiste, il l’exprime et la défend, tu es libre de ne pas partager son point de vue mais ce n’est pas parce que l’artiste est reconnue que la “majorité a forcément raison” si tant est qu’on puisse se placer sur la terrain de la “raison” en matière d’art qui fait plutôt la part belle au “ressenti” et non au ressentiment que tu prêtes à Philippe là où tu me paraîs bien mieux placé en la matière.

    Pour le connaître un peu mieux que toi personnellement et professionnellement puisque je bosse également avec lui en tant que larve dans ma petite fonction publique de merde, si je devais trancher entre deux cons, je l’épargnerais sans hésiter…

  5. p says:

    ^^

  6. Thierry says:

    Je ne suis pas un fan de Sophie Calle mais l’approche de Philippe (Il précise lui même qu’il écrit sur le coup de la saute d’humeur) reste un peu caricaturale. Il me semble que précisément , la caractère un peu particulier des travaux de cette artiste réside dans le fait que l’atmosphère envoutante est belle et bien là, (Les filatures par exemple), en dépit du fait que ni les images ni les textes ne sont d’un qualité particulière.
    Pour le reste, j’ai bien aimé sa lettre d’adieu présentée à la biennale de Venise.
    Quoiqu’il en soit, c’est bien parce que l’art est du domaine du “ressenti” pour reprendre ton expression , Envoléelyrique qu’il faudrait être un peu plus nuancé. Philippe est un esthète , pour lui, tout ce qui ne répond pas à des critères d’harmonie n’a pas droit à l’existence, ce qui finit par donner un caractère un peu étriqué à son point de vue.

    PS: je suis moi aussi fonctionnaire et fier de l’être, sur ce point Clash est effectivement un con qui partage les habituels préjugés coutelinesques sur les fonctionnaires mais c’est un autre débat…..

  7. Thierry says:

    Ah ouais, j’oubliais , je suis d’accord avec toi pour dire qu’elle est bien roulée, t’es quand même impardonnable de pas avoir mis la photo de ses roberts……

  8. Falcophil says:

    Tiens voilà !!!!!

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    Les critères d’analyse d’une image, enfin disons, mes critères propres, consistent à poser les 3 questions suivantes :

    1.- Qu’est ce que l’artiste a voulu faire ?
    En l’occurrence, Sophie Calle a voulu montrer qu’elle avait des gros seins et qu’elle en était fiere

    2.- L’artiste a t’il réussi à faire ce qu’il voulait faire ?

    Soyons généreux , accordons à Sophie Calle qu’elle a réussi à nous montrer qu’elle avait des gros seins, quoiqu’un photographe pour revue porno nous montre tout de même des images un peu plus plus impressionnantes.

    3.- Cela valait-il la peine de le faire ?

    Là ma réponse est catégorique, c’est non…. Et j’attends que l’on me donne les réponses convaincantes pour me démontrer en quoi photographier ça, pouvait présenter un quelconque intérêt
    (Sauf dans le cas Thierry ou t’aurais envie de t’astiquer le morceau, quoique là encore, je pense qu’il y sur le net des services qui sont un peu plus efficaces pour ce genre d’activités)

  9. ICHTHUS says:

    Excellent billet !!!
    Là je vous approuve, (Pour une fois !), j’aime la façon dont vous maniez l’ironie et le persiflage .
    On ne fustigera jamais assez ce pseudo art contemporain que l’on prétend nous imposer à coups de diktas intellectuels accompagnés de l’appui des pouvoirs publics et d’une caste de bureaucrates de l’art qui nous dictent leurs options par DAP interposée.

    Encore bravo…

  10. Cristina says:

    “ce pseudo art contemporain que l’on prétend nous imposer à coups de diktas intellectuels accompagnés de l’appui des pouvoirs publics et d’une caste de bureaucrates de l’art qui nous dictent leurs options par DAP interposée. ”

    Je vous serais reconnaissante M le Poisson de m’expliquer ce que vous voulez dire exactement. Une telle remarque de la part d’un “poisson” défenseur de Franco et de l’Opus Dei, poisson pourri donc, poisson puant le catholicisme intégriste de la pire espèce, une telle intervention de votre part ne saurait donc m’étonner .

    Falcophil vous m’étonnez davantage. Un homme aussi cultivé que vous devrait effectivement être plus nuancé dans ses propos et savoir faire preuve d’un peu plus de tolérance. ( Où est-elle donc votre charité si chrétienne?) Enfin bref, mon intervention de ce matin qui a motivé cette saute d’humeur, fort disproportionnée et de mauvais aloi au regard du débat passionnant que vous aviez engagé avait simplement pour but de vous faire comprendre cette puissance d’incarnation dont Caravage fût le précursseur, cette joie de la chair que l’on retrouve chez Goya, Chez Géricault ou chez Manet, ou même encore dans le Cinéma (Je vous salue Marie de Goddard) joie de la chair qui est mystique de l’ébranlement (Lisez ou relisez Georges Bataille)joie donc d’une mystique réellement profane et qui semble vous échappezr complètement à force de vous raccrocher rà une vision du sacré enfermée dans le théologique.
    Apprenez donc a vous décoincer M.Falcone, je devine chez vous de ces frustrations (Pourquoi insistez vous tant sur les seins d’une femme alors qu’il ne s’agit là que d’un aspect très infime de son oeuvre???)qui vous empêchent d’être réellement ouvert au monde et aux autres….,

  11. Falcophil says:

    IoI!

    Qu’est ce que c’est encore que cette Pouf qui me fait la morale?

    Les nibards en question c’est Thierry qui voulaient les voir.

    Vraiment n’importe quoi!!!

  12. Cristina says:

    Puisque votre seule réponse Mr Falcone consiste à me traiter de “Pouf”, de façon gratuite puisque nous n’avons pas l’honneur de nous connaître, j’en déduis que vous êtes plutôt à court d’arguments. Dommage, puisque vous aviez depuis longtemps amorcé le débat sur les relations entre l’Art et le catholicisme , il eut été interessant d’approfondir celà par certains points sur lesquels vous êtes passé trop rapidement, expliquant en celà votre incompréhension de la création contemporaine et entre autre de Sophie Calle.
    De ces points, j’en vois principalemement 5:

    1.- Problématisation de la relation âme/Corps, s’expliquant surtout par le fait que le catholicisme provient d’un courrant qui voit dans la chair le lieu même du salut.

    2.- Equivalence avec la dualité chose/langage, sous entendu que le langage émerge en ce point précis de la chose qui lui oppose résistance

    3.- Résistance devenant le soubasement de l’expression artistique laquelle l’expérimente au travers du contigent et de l’insignifiant inscrits au coeur même du profane

    4.- La réalité du profane étant de la sorte réorientée dans la perpective ontologique

    5.- Avec pour conséquence que plus l’on s’engage dans le physique (Ex: le travail de Wim Delvoye)plus s’impose la question métaphysique.

    Voici donc quelques pistes de réflexions qui pourraient redonner un peu plus de consistances à vos propos, que je qualifierais moi aussi de “Nouvelles brèves de comptoir” car le fait d’y mettre les formes par des allusions à Robbe-Grillet , Steichen, Perec ou Lamache-vadel ne change rien au caractère facile et louis-philippard de vos sarcasmes.

  13. Falcophil says:

    Exemple typique de la façon dont la nullité d’une oeuvre est accompagnée de propos creux qui ne veulent pas dire grand chose à force d’être trop vagues…

    1.- “le catholicisme provient d’un courrant qui voit dans la chair le lieu même du salut”

    De quel courant parlez vous donc? Si vous êtes une lectrice de Georges Bataille, je crains que votre lecture du catholicismle ne soit gravement faussée par des interprétations d’inspiration pagano-nitszchéenne. La chair pour le catholicisme n’est pas tant le lieu du salut que le lieu où l’on est invité à vivre la victoire de l’esprit sur les contingences inhérentes à la chair.

    2.- “Equivalence avec la dualité chose/langage, sous entendu que le langage émerge en ce point précis de la chose qui lui oppose résistance”

    Que le langage soit effectivement une question d’incarnation du verbe, je suis d’accord mais vous semblez oublier que le langage n’émerge pas seulement à cause de la chose qui le détermine mais aussi et avant tout à cause de la réalité de l’esprit qui lui est prééxistente

    4.- ” La réalité du profane étant de la sorte réorientée dans la perspective ontologique”

    Plus que discutable dès lors que la réalité de l’esprit n’est pas ressenti comme donnée immédiate, il y a le risque que votre démarche ne se résume alors à un problème de formulation conceptuelle. Vous vous focalisez sur le profane par impuissance du langage, dégradation de l’authentique démarche spirituelle qui se sert du visible pour communiquer la réalité invisible et cachée .
    Que vous me citiez Wim Delvoye en constitue un exemple suffisant du côté un peu décevant de votre “réorientation ontologique”. Wim Delvoye qui rappelons le est l’auteur d’une machine destinée à fabriquer de la merde, inspirée peut-être de la machine à dégueuler conçue par l’italien Salamida. ( Il fût déjà question de ces deux exemples dans un précédent billet :

    http://falcophil.info/blog/propos-oiseux-desthete/#more-141

    On voit mal en ce cas vers quelles “perspectives ontologiques” vous vous trouvée “réorientée” dès lors que l’humain est réduit à un simple tube digestif ou au simple processus du vomissement. Je suis d’accord pour dire qu’ “investir” le physique produit le métaphysique, Thomas d’Aquin ne dit pas autre-chose mais je crains que que vous n’ayiez pas beaucoup d’exemples à donner en dehors de démarches tellement enfonçées dans le profane qu’elles ne proposent que des regressions physiques et biologiques…

  14. Erato says:

    desolée Monsieur Falcone mais vos propos contre Sophie Calle empestent l’étroitesse d’esprit.
    Moi au contraire, j’adore ce pont qu’elle jette entre l’Art et la vie, le caché et le dévoilé , le privé et le public. Oui en effet, elle photographie les choses les plus inconsistantes et les plus insignifiantes mais c’est un manque de perspicacité qui vous empêche de voir (Avez vous seulement une fois assisté à l’une de ses expos?) a quel point ces petits riens du quotidien accèdent au statut d’étrangeté de par le simple regard qu’elle porte sur eux.
    Sa lettre de rupture est effectivement une fantastique démarche d’amour et de sagesse, illustrée d’ailleurs par de superbes images ( Je le dis pour vous qui êtes un esthète).

    Je crois moi aussi déceler une certaine rancoeur dans l’agressivité amère de vos propos. Je ne pense pas que l’exigence de lucidité y trouve son compte.

  15. Clio says:

    Et voir aussi cette vidéo poignante intitulée “Pas pu saisir sa mort” où elle filme l’agonie de sa mère……

  16. Falcophil says:

    Pour ceux qui ne connaîtraient pas, cette fameuse lettre de rupture présentée à la dernière biennale de Venise est une lettre adressée à l’artiste par son amant lequel lui annonçait qu’il la quittait pour toujours.
    Pour surmonter le choc de la fin d’une banale histoire de coeur (Toujours cette manie d’étaler sur la place son petit ego et les futiles petites misères qui lui collent après) Sophie Calle décide alors de faire lire cette lettre par une centaine de femmes, chacune de profession ou de milieu différent qui lira donc ou interprètra la lettre à sa manière.

    Je ne peux juger du résultat n’ayant pas vu l’exposition, mais ce que j’en dirais à priori est que si le travail peut avoir une valeur artistique le mérite essentiel en revient non à Sophie Calle mais à telle ou telle personne qui a pu interpréter la lettre de façon drole ou émouvante. Il est vrai que si Daniel Buren l’a aidée à monter l’expo , on pourrait toujours soutenir que l’oeuvre n’est pas seulement ce qui est montré mais également le cadre au sein duquel la chose est montrée mais là encore, si mérite il ya , il en reviendrait peut-être plus à Buren qu’à Sophie calle…

    . Rappelons, quoiqu’il en soit, que ce procédé qui consiste à multiplier les interprétations d’un texte simple ou court n’est pas nouveau, Fernandel l’avait fait à partir d’un simple article du code pénal dans le schpountz de Marcel Pagnol, Raymond Queneau avait sur ce point poussé la chose assez loin par ses exercices de style, avec toutefois cette différence de taille , Fernandel et Queneau étaient bien, eux, les auteurs de chacune des variations sur le même thème, l’un démontrant la polymorpghie de son talent d’acteur et l’autre de ses capacités d’écrivain…..

  17. Harry says:

    Propos plus qu’incroyablement réducteurs. Tu critiques tout simplement un travail que tu ne connais pas et que tu n’as jamais vu, tu aurais sans celà pu découvrir de magnifiques images réalisées par sophie Calle , telle celle-ci, de Jeanne Moreau interprétant la lettre de rupture.

    calle-lettre-rupture.jpg

    Preuve que Sophie Calle sait parfaitement réaliser des images de forte intensité esthétique, elle le sait tellement bien que contrairement à toi elle n’éprouves pas le besoin de le faire systématiquement

  18. Falcophil says:

    Oui, mais pour une image de qualité combien d’autres d’une nullité affligeante ?

    sophie_calle_latiniste_prenez_soin_de_vous.jpg

    J’ai connu autrefois un type qui la plupart du temps était con comme une valise et qui parfois avait des crises d’intelligence , un peu comme on a des crises de migraine ou des quintes de toux. C’est peut -être ce qui s’est produit pour la photo de Jeanne Moreau, une crise de talent…..

  19. Erato says:

    Il s’agit de vidéos, iol est donc assez spécieux de juger à partir d’un arrêt sur image. J’ajouterais que ” prenez soin de vous” semble montrer que Sophie Calle est plutôt coutumière de ce genre de “crise”.

    ci-dessous : magnifique interprétation d’une femme clown

    callearchaline.jpg

    (Mais encore une fois, il faut voir la vidéo!!!)

  20. TROU says:

    Je constate qu’à la médiocrité morale et intellectuelle, tu ajoutes désormais la hargne, l’acrimonie et la jalousie à l’égard d’artistes qui ont réussi à imposer une démarche originale. Sophie Calle fait du moins l’effort de sortir des sentiers battus, l’effort de sortir de chez elle pour découvrir d’autres lieux
    ou d’aller à la rencontre des gens; Toi tu fais quoi? Tu restes chez toi parce que t’as peur de l’extérieur, t’as tellement la trouille de l’extérieur et des gens que t’en es réduis à photographier une poupée.

    chant46.jpeg

    Pauvre type, pauvre larve, pauvre sous- merde,

    . Contentes toi de faire joujou comme un adulte qui n’a jamais grandi et abstiens toi de critiquer ceux qui ont l’audace de remettre en cause les codes éculés….

  21. Falcophil says:

    Quand j’ai ouvert ce blog, il y a désormais presqu’ un an

    http://falcophil.info/blog/lancement/

    Vous fûtes mon cher Trou le premier à me rendre visiste et d’emblée je vous conseillai d’ajouter le mot DUC à votre nom, ce à quoi vous me répondîtes que ce titre nobiliaire vous convenait tout à fait. Ce fût, depuis que je vous connais, la seule chose sensée que j’entendis de votre part tant il est vrai que plus les titres sont ronflants plus apparaît la réalité du néant qu’ils recouvrent.
    Vous ayant cependant suffisamment entendu depuis un an que vous me rendez visite, je vous conseillerais désormais de rester ce que vous êtes, un simple TROU,
    c’est à dire un pur néant, moins qu’un Trou du cul donc car un orifice anal présente du moins le mérite d’évacuer les ordures du corps alors que le TROU que vous êtes n’est même pas fichu de vous évacuer vous même et vous laisse barbotter dans votre propre connerie. Mais du moins le fait de vous contenter d’être ce que vous êtes, c’est à dire encore moins qu’un trou de balle vous donnera cet immense avantage de vous taire et ainsi vous évitera de débiter vos pitoyables inepties.
    En dépît de ma médiocrité morale , j’ai du moins donné trois critères qui me servaient de fondement pour juger de la qualité d’une image, critères que je m’efforce toujours d’appliquer à mon propre travail pour savoir si l’image que je crée mérite d’être retenue, ce qui suffirait à vous démontrer que je ne
    crée pas n’importe comment contrairement à vous qui dîtes n’importe quoi et que ma démarche est tout autant intellecuelle que poétique.
    Concernant donc cette image dont vous croyez si intelligent de vous gausser, si l’on applique les critères définis plus hauts, celà pourrait alors donner ce qui suit::

    chant46.jpeg

    1.- Qu’est ce que l’auteur a voulu faire?

    - Tenter de concilier l’innocence et la pureté du monde de l’enfance avec la réalité
    angoissante du monde de l’adulte

    2.- Est-il parvenu à le faire?

    - L’auteur estime que oui (Tout en étant bien sûr conscient que ce n’est que son opinion personnelle). Sur un plan technique, l’image s’efforce de résoudre des problèmes de composition et d’éclairage problèmes essentiels que tente de résoudre tout photographe. L’auteur pense par ailleurs être parvenu à rendre vivante une chose inanimée contrairement à tant de photographes qui rendent inanimées les choses vivantes. Photographiez une fillette est par ailleurs chose banale alors que photographier uniquement la poupée dont se sert la fillette relève déjà d’une démarche un peu moins quelconque.

    3.- Celà valait t’il la peine de le faire?

    - L’auteur n’aurait jamais mis cette image en ligne s’il avait pensé le contraire. Il espère du moins être parvenu un tant soit peu à rendre cette idée
    que l’adulte peut surmonter la difficulté de vivre s’il parvient, entre autre, à retrouver en lui quelque chose de la pureté de l’enfant qu’il fût.(Retrouver une part de l’enfant et non être infantile, ce qui n’est pas la même chose.)

    Concernant le fait que je ne sors jamais de chez moi, sois disant , selon vous parce que j’aurais peur de l’extérieur, je voudrais vous montrer ce travail
    réalisé ce week-end dernier,

    jaccart.jpeg

    en vous rapportant cette anecdote. La partie droite de l’image, a été prise la semaine dernière vers 2 heures du matin, ( je sors quand il n’y a plus personne dans les rues afin d’éviter les lumières parasites des autos) en plein vent, sous la pluie battante, m’étant alors fait aborder par un pervers qui m’a demandé de venir le sucer,
    ce à quoi je lui ai répondu d’aller se faire foutre
    ce à quoi il a répondu en sortant un couteau,
    ce à quoi j’ai répondu “Dégage!”
    en sortant un aérosol d’auto défense prêt à lui en donner une bonne giclée dans la gueule, le faisant reculer mais non pas partir puisqu’il me suivit juqu’à ma voiture, donnant un violent coup de pied dans mon pare-choc en me traitant d’en culé.,
    C’est un exemple des mauvaises rencontres qu’il m’arrive de faire quand je sors photographier en pleine nuit, tandis que tout dort aux mornes solitudes.

    J’espère que ce petit incident (Je vous raconterais un autre jour comment une nuit je me suis fais agresser par des punks qui me dérobèrent un appareil tout neuf) vous aura convaincu que je n’ai pas plus peur de l’extérieur que de soumettre mon travail aux vomissures des bouches comme les votres impregnées de fiel..

  22. Thierry says:

    Pour avoir moi même fait en banlieue de la “photo de nuit” avec philippe

    http://www.photobis.com/PHILIPPE_FALCONE/

    , je peux confirmer que l’activité est en effet dangereuse et demande d’ailleurs une certaine dose d’inconscience…..

  23. Trou says:

    ça montre qu’il est encore plus con que je pensais, risquer de prendre un coup de couteau pour photographier les merdes clinquantes qu’il expose sur ses sites , effectivement, faut vraiment être insensé!!!!

  24. Clio says:

    En plus il est même un tantinet vaniteux, il nous parle de ses photos de nuit pour nous PROUVER SON GRAND COURAGE !!!!

  25. Falcophil says:

    Tout dépend de ce qu’il faut entendre par le mot courage, si le courage consiste à regarder sa peur bien en face, je peux dire qu’en effet, la peur , je vis avec et que je l’accepte .
    Je chasse en quelque sorte la peur en n’étant rien d’autre que quelqu’un qui a peur….

  26. Erato says:

    Je croyais pourtant que l’art devait permettre d’extérioriser sa peur?

  27. Falcophil says:

    Il n’extériorise pas la peur, il reflète un certain état par lequel on est momentanément réconcilié avec sa peur.

    bocklinautoportrait.jpg

  28. Erato says:

    C’est pas évident du tout, il m’arrive souvent de peindre un tableau dans un état d’agitation et de peur…

  29. Falcophil says:

    J’aimerais voir le résultat mais je doute fort que ce soit un succès !

  30. Thierry says:

    La fois où les skinheads (c’était pas des punks mais des skinheads)voulaient nous tabasser, j’avais tellement la trouille que j’ai failli pisser dans mon froc et pourtant j’ai réussi quelques clichés valables…

  31. Falcophil says:

    mais tu as réussi les photos avant l’arrivée de ces enfoirés, après t’étais trop occupé à pisser dans ton froc pour réussir quoique ce soit et quant à moi , je ne peux dire si ce soir là j’ai réussi mes photos étant donné que je n’avais pas retiré la péloche de l’un des appareils qu’ils ont embarqué. Bande de salopards! Quand j’y repense!!!!!!……

  32. Thierry says:

    A 20 contre 2 t’aurais voulu faire quoi ?

    faut vraiment être cinglé pour aller dans des coins pareils en pleine nuit. Côté Jacques Cartier (Le pilône sur la photo de droite c’est bien jacques Cartier un peu avant d’arriver dans la cité à Gégé? ) même les flics ont les boules. Si
    tu vas encore traîner par là-bas en pleine nuit , c’est que t’es vraiment barge…..

  33. Falcophil says:

    Ce qui me fascine c’est cette espèce de rédemption purificatrice apportée par la nuit dans certains lieux qui ne sont guère fréquentés que par des SDF ou des putes. Autant c’est gris et sordide le jour, autant ça devient sublime la nuit quand il n’y a plus personne. Se faire assassiner dans un coin pareil, en parfaite quiétude , parfois, c’est effectivbement la fin à laquelle je rêve….

  34. Erato says:

    Je n’entends pas grand chose à ces histoires de rédemption purificatrice au moyen de la souffrance qui me semblent sortir de cerveaux plutôt atteints . Mais, pour en revenir à mon propos initial, ce genre de tableau

    t267680a.jpeg

    parait tout de même avoir été conçu dans un état d’excitation assez extrême. Peut-on affirmer que l’artiste qui a conçu celà se trouvait dans un état d’apaisement au moment où il le concevait ?

  35. Falcophil says:

    Je dirais que non mais ce type d’oeuvres ne fait pas partie de mes goûts esthétiques. Pour tout dire, de Van Gogh,je n’aime que les périodes hollandaises

    vincent_van_gogh_-_the_potato_eaters.jpg

    et parisiennes ainsi que pour la période provençale, les oeuvres où s’exprime l’influence japonaise. Concernant ces tableaux qui annoncent l’expressionnisme d’Ensor ou de Munch, je pense que Cézanne n’avait pas tort de qualifier celà de peinture de déséquilibré.

  36. Falcophil says:

    PS: J’aurais tout de même préféré, Erato, voir un de tes tableaux peints dans un état d’”agitation et de peur”.
    Le fait de n’avoir rien montré ne prouverait-il pas que tu doutes toi aussi de la pertinence du résultat?

  37. Erato says:

    C’est une simple question de modestie, je préfère montrer la peinture des autres plutôt que la mienne.

    Mais je relève quand même votre défi.

    Voici donc un autoportrait réalisé ce week-end dernier en pleine crise d’angoisse. Je vous laisse juger

    autnov2007.jpg

    Je vous précise que :

    1.- Peindre m’a été recommandé par mon psy (je suis en suivi depuis maintenant près de 2 ans). C’est un adjuvant précieux qui souvent m’aide à remplacer les calmants

    2.- Je ne partage pas votre point de vue consistant à déprécier une œuvre dès lors qu’elle est exécutée dans un état de tension nerveuse. Van Gogh démontre que l’état de tension n’empêche pas d’atteindre au sublime. Je pense au contraire que l’art est comme une sorte de conduit souterrain qui permet d’évacuer les eaux troubles et que ces eaux rejaillissent d’autant mieux en eau limpide que la perturbation est réelle. (la beauté de vos images vient sûrement du fait qu’en dépit d’un calme apparent vous êtes peut-être vous même le plus stressé de tous)

    Je ne vois pas l’intérêt de créer si l’on est en état d’apaisement, dans un tel état on a pas envie de créer ou si l’on crée , c’est alors que le résultat risque d’être des plus médiocre.

  38. Thierry says:

    ça me rappelle un très bon film sur la vie de Van Gogh , remarquablement interpreté par Kirk Douglas

    18395463_w434_h_q80.jpg

    Je me souviens surtout de ce bref échange de propos entre Gauguin ( également très bien joué par Anthonny Quinn) et Van Gogh

    Gauguin- : “Vous peignez vos tableaux trop vite”
    Van Gogh-: “Vous les regardez trop vite!”

    Pour affirmer que Van Gogh faisait une peinture de déséquilibré , tu dois toi aussi Philippe les regardez trop vite, là encore
    parce que tu juges en fonctions d’à priori dogmatiques. Je crois moi aussi comme Erato que l’art est d’autant plus beau qu’e grâce à lui, c’est comme un océan de paix qui émerge du tourment. Je lis en ce moment la correspondance de Van Gogh et, dans l’une des dernières lettres écrites peu avant son suicide , il déclare que dans ses meilleurs tableaux, ” le calme subsiste même dans la débâcle”:

    Ton tableau est interessant Erato, j’aimerais en voir d’autres. As-tu un site? En tout cas ton psy a eu une riche idée de t’inciter à soigner tes nerfs par la peinture.
    Esperons que ce qui a pu guérir Utrillo de son alcoolisme, te guérira ,toi,de tes ébranlements nerveux. Aristote évoquait déjà le problème par le terme de “catharsis” voulant dire par là que l’art était propre à purger l’âme de ses passions.

    J’ai noté aussi ce passage où Van Gogh écrit à son frère Théo que: ” Gauguin et moi nous sommes certes fous mais nous sommes assez artistes pour contrecarrer les inquiétudes par ce que nous disons du pinceau”
    Je crois qu’effectivement, il nous faut être un peu tarés si , un tant soit peu, nous voulons nous élever (Van Gogh aurait dit “voler au dessus de la boue du monde”) au moyen de la qualité plastique.

  39. Erato says:

    Merci Thierry pour tes encouragements mais je ne peins pas pour exposer , c’est vraiment pour moi une sorte de thérapie.

    Ce soir je suis encore tourmentée par une sourde inquiétude, je travaille à un autre auto-portrait commencé la semaine dernière. (La photo est mauvaise mais je n’y connais rien en photo)

    autonove2007.JPG

    Décomposer ainsi mon visage me fait du bien.

    Tu as lu “Le portrrait de Dorian Gray” d’Oscar Wilde ?

    C’est un peu le même principe mais en beaucoup plus sain. Les stigmates de la pestilence intérieure, elles sont inscrites de par ma propre main sur mon visage et je ne cache pas la face inversée de mon visage, je la livre au grand jour. C’est une sorte de travail de décantation par la laideur. A vrai dire, quand Falcophil parle de “rédemption purificatrice”, je crois maintenant comprendre ce qu’il veut dire….

  40. Erato says:

    Eh dîtes, Falcophil, vous ne réagissez pas ?

    Vous ne m’avez pas dit ce que vous en pensiez, mêlme si au vu de votre temperament plutôt “classique”, vous ne devez sûrement pas aimer ma peinture….

  41. Falcophil says:

    Votre peinture, je suis assez réservé , ce qui n’enlève rien au fait que vous avez certainement du talent. Mais effectivement, les déformations à la Francis Bacon , c’est pas franchement mon truc.

    En tout cas vous ne faîtes pas dans l’aquarelle ! Vous avez des tripes et du caractère et c’est ce qui rend votre peinture interessante mais l’interessant ne peut qu’être une étape et sûrement pas un critère.

    Quand vous parlez d’inquiétude ou d’angoisse, pourriez vous être un peu plus explicite?

    Qu’est ce donc qui vous angoisse?

    Si vous me répondiez sincèrement, je pourrais peut-être arriver à comprendre un peu mieux votre peinture….

  42. Erato says:

    Je ne comprends pas ???

    Que voulez vous dire par ” l’interessant ne peut qu’être une étape et sûrement pas un critère” ?

  43. Falcophil says:

    Parlez moi d’abord de vos angoisses et je vous expliquerais le sens de mon propos….

  44. Erato says:

    Je vous trouve un peu indiscret.

    Vpous êtes psy peut-être?

  45. Falcophil says:

    Non, rien que quelqu’un qui s’interesse aux autres, le contraire d’un psy qui s’interesse davantage à votre porte monnaie qu’à votre tête.

  46. Thierry says:

    quand je te vois marcher complètement plongé dans tes pensées et ne prêtant aucune attention à tout ce qui existe autour de toi, j’ai pas tellement l’impression que tu t’interesses vraiment à autrui.

    A moins que pour Erato ce soit le côté morbide de la chose qui te captive?

  47. Falcophil says:

    Je dois l’avouer, oui, je voudrais connaître la raison pour laquelle on en vient à profaner ainsi son visage et à prétendre ensuite éprouver du bien être à la vue d’une telle déliquescence….

  48. Zardoz says:

    Il me paraît clair que pour Erato, il s’agit d’une angoisse causée par l’irréversibilité de la dissolution de l’être, angoisse qu’elle apaise en anticipant cette dissolution. C’est une façon de se donner l’illusion de reprendre en main le destin qui nous échappe.

  49. Thierry says:
  50. Angelique says:

    Je découvre ce blog avec intérêt, mais je découvre aussi le ton acerbe des uns et des autres. Mais je vais essayer de répondre avec mes mots à vos joutes oratoires sur l’expression et l’art. Je connais depuis peu de temps Sophie Calle. Et il est vrai que je n’ai pas tout compris loin s’en faut. Si sa démarche d’observation m’interpelle, ce qu’elle met derrière m’étonne, voir m’éloigne. Il me semble qu’il est important que l’art soit accessible à tous. Sinon, il devient élitiste et donc sectaire. Il est vrai que parfois je me demande si l’art dit “contemporain” n’est pas sectaire. Il faudrait presque “rentrer en religion pour comprendre”. Mais surtout les “gens” qui se disent le connaître, le rendent encore plus éloigné de la réalité de tous les jours, de notre réalité émotionnelle, qui doit rester simple, dans le sens facile et aisé à autrui.
    Merci à Philippe pour ce blog.
    Angélique – http://www.mondesdangelique.fr

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