( mars 10, 2007 )
REPONSE A SOPHIE (Intermezzo suite….)
Une lumière hors la lumière

Un espace hors tout espace

Contenus dans un corps

Hors tous les corps
MAIS….
un mot de
TROP
Naît alors

Précipitant vers une lumière

Voilant toute lumière

à suivre…..
Falcophil
31 commentaires to “REPONSE A SOPHIE (Intermezzo suite….)”
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mars 12th, 2007 at 6:18
Je constate que ton poème avance et j’en suis ravie. Il est cependant dommage que tu te défiles chaque fois que l’on te pose une question. mais peut être que celà fait partie du poème que de poser une question et d’y répondre par des images sibyllines ou par des évocations qui n’ont rien à voir avec la question posée? On pourrait y voir en ce cas un exemple de cette pratique de l’antinomie si chère à Clio.
Je ne comprends rien à tes images mais je sens pourtant que je dois m’efforcer d’y apporter mon interprétation personnelle parce que je sais que je ne suis moi même, avec ma pauvre petite glose sur un pauvre petit poème, qu’un élément d’un poème encore plus vaste qui dépasse tout le monde.
Donc, à la question posée qui était de savoir pourquoi l’on ne pouvait supporter le silence, tu réponds
un mot de
TROP
Naît alors
Précipitant vers une lumière
De quelle lumière s’agit-il?
Et pourquoi “Un mot de trop”?
Quel mot de trop?
Les mots du bavardage intérieur qui nous rendent inaptes au silence?
Le bavardage intérieur qui n’est que dispersion et confusion s’opposerait alors au logos lequel renvoie au caractère transcendant de la parole.
Mais je retiens tout de même cette idée que nous avons dans un 1er temps l’évocation d’un équilibre parfait, rendu par ta 1ere image
Et progressivement cet équilibre se détériore par une succession de plans de plus en plus gros qui finissent par obstruer complètement la perspective de la 1ere image.
On peut déjà remarquer que le personnage au 1er plan (hybride d’homme et d’oiseau?) tient dans sa main un objet étrange. Une arme sans doute?
Mais pourquoi?
Evocation du mal qui était déjà dans la créature?
Ou image de la puissance contenue par la force de l’esprit?
Ce mot de
TROP
On ne sait
TROP
ce qu’il fût.
Peut-être qu’il s’agit de plusieurs mots de trop. Et peut-être encore que ces mots de trop sont les mots de ton poème. Ton image était silence, elle devait se maintenir dans le silence et tu as éprouvé le besoin de la commenter par des mots qui ont entraîné sa déchéance.
Reste à comprendre pourquoi ces mots de trop nous dirigent vers la lumière.
Quelle lumière?
D’après la façon dont tu décris la chose, il pourrait s’agir de ce qui reste une fois l’harmonie détruite.
Des mots de trop nous dirigent vers la lumière.
Cette lumière, je note qu’elle a une densité quasi tactile.
Comme si elle n’était qu’un mur.
Un mur de lumière
Ou encore la lumière d’un mur.
Et le poème s’arrête là.
Comme si tes propres mots s’engouffraient dans ce mur
Comme si ce mur contenait ces mots
Les mots de trop ne viendaient-ils pas de ce mur
Ce mur qui contiendrait ces mots?
A la manière dont le mot “Lucifer”
Contiendrait le mot “Lumière”?
Ce qui expliquerait pourquoi la purteté de la démarche aboutirait
Tôt ou tard à ce qui est “hors toute lumière http://falcophil.info/blog/esthetique-de-lebranlement/#comment-998
mars 12th, 2007 at 9:14
Est-il vraiment pertinent de vouloir expliquer un poème ?
Ne risque t’on pas de lui enlever son mystère d’où il tire justement toute sa force poétique?
mars 12th, 2007 at 9:28
Il n’y a que les poètes qui devraient avoir le droit de commenter les poèmes, non pas pour les éclairer mais pour les rendre encore plus aveuglants.
Sophie m’a tout l’air d’être une vraie “poètesse”.
mars 13th, 2007 at 7:39
Je ne veux pas être une “poétesse”
Mais seulement quelqu’un qui rejette
La fausse explication nous permettant de comprendre
Et qui en celà, n’apporte rien.
Au contraire cherchant….
L’explication vraie ne servant qu’à tourner et retourner
IMPUISSANTE
Autour du précipice,
et de par cette impuissance
Devenant moi même ce précipice
Par le seul désarroi d’un calme sans fond
mars 13th, 2007 at 12:02
Bah! Verbiage que tout celà!
Précipice ou gouffre sans fond, s’il n’y a pas de fond c’est que celà ne mène nulle part. A quoi bon alors s’engager dans une telle voie?
Restons à la surface des choses. C’est justement le XVIII ème qui nous a enseigné l’art d’une certaine frivolité. Soyons donc frivole, “Carpe Diem”, tout le reste n’est qu’élucubration mentale. La poèsie doit effectivement être tactile ou elle ne saurait être.
Arrêtons donc le poème sur ce mur. C’est un matelas sur lequel nous pouvons nous reposer en toute quiétude.
Je te conseillerais simplement falcophil de rendre ce mur plus dense et plus compact afin que le matelas soit plus moelleux.
mars 13th, 2007 at 5:10
Tu as tout a fait raison Thierry.
Mais ton idée devrait être approfondie.
Il ne suffit pas d’être frivole, il faut creuser la frivolité et le problème est qu’ici l’on se targue d’aimer la profondeur, non pour creuser mais pour obturer ce que d’autres ont creusé.
En tant que Trou j’en sais quelque chose, je ne peux jamais venir ici sans que l’on tente aussitôt de me reboucher.
mars 13th, 2007 at 5:50
?????????????????????????????????
Je ne comprends pas ce que tu veux dire
Tu as toujours pu t’exprimer sur ce forum, il me semble.
mars 13th, 2007 at 6:08
Ah oui?!?!?
Et la dernière fois alors?
Et d’abord ce n’est pas à toi que je parle c’est à Falcophil.
Il est où ce con?
Il ne se cacherait pas sous tes jupes par hasard ?
mars 13th, 2007 at 6:57
Je ne sais pas plus que toi où il est.
Celà ne regarde que lui.
Et quant à toi, dis ce que tu as à dire, sans besoin d’être grossier.
mars 13th, 2007 at 7:22
Chaque jour, je m’éloignais un peu plus de lui, dans quelques réalités aspatiales, là où j’étais sûr que ma voix désincarnée puisse mieux le toucher. Je savais désormais qu’il recevait mes mots à la manière dont on voit le tremblement de feuillages lointains.
Je devais disparaître pour qu’il me retrouve dans l’énigme d’une voix anonyme, plume affolée dans la cage de ses pensées.
mars 14th, 2007 at 2:53
? ? ? ? ?
Les eaux les plus profondes ne sont pas nécessairement celles qui sont troubles.
Je dirais même que les eaux les plus belles sont les eaux claires dont on voit le fond et où pourtant l’on n’a pas pied.
mars 15th, 2007 at 4:42
Je suis tout à fait d’accord avec Clio pour dire que ce poème est merdique
Où est l’intérêt de dire que nous sommes dans “un espace hors tout espace et dans une lumière hors la lumière “?
Celà ressort de l’image même, laquelle de pas sa nature fantastique se situe d’emblée dans une autre dimension.
Ces mots ne sont donc que des pléonasmes qui n’apportent rien à la lecture de l’image.
Si tu ne sais pas te servir des mots Falcophil alors laisse tomber et confine toi aux seules images…..
mars 15th, 2007 at 5:23
Puisqu’il semble que je peux de nouveau m’exprimer sans risque de censure , je commencerais par dire que Falcophil n’a pas compris grand-chose à mon histoire , la preuve en est qu’il ne semble éprouver aucune difficulté à la raconter.
Comprendre une histoire telle que la mienne impliquerait tout d’abord que l’on sache par quel bout l’aborder. Or, là est tout le problème et je dirais même l’essentiel du problème : de quel manière concevoir l’incipit de mon histoire ?
Je pourrais dire qu’un matin, au sortir d’un rêve agité, Grégoire MAGMA (”MAGMA” c’était en effet mon nom avant que l’on m’appelle TROU) MAGMA donc, se réveilla transformé en….Mais non, je ne peux commencer ainsi. On peut décrire une horrible vermine, on peut décrire un insecte répugnant et plus l’insecte sera dégueulasse plus la tâche sera aisée mais là, non, d’autant que l’on aura toujours beau jeu de répondre que depuis le DTT, l’on a fait d’immenses progrès contre les insectes, un aérosol un peu plus gros que d’ordinaire et l’affaire est jouée.
Je pourrais dire: “je suis un homme malade, je suis un homme méchant…” mais je ne suis pas méchant, j’étais un peu comme Falcophil, moi aussi je n’aspirais qu’à la paix entre 4 murs de chiottes, lui pour photographier, moi pour me branler et quant à la maladie, je ne suis pas malade, tout au plus pourrait-on dire que la mécanique est détraqué mais rien d’où l’on pourrait conclure qu’il y a quelque chose de pourri au royaume de Danemark , d’ailleurs se passe t’il réellement quelque chose au Danemark? je ne pense pas, on n’en parle jamais dans les gratuits du métro.
Ce n’est donc pas l’histoire de quelqu’un qui vendît son âme, ce n’est que l’histoire d’un corps mais non pas l’histoire de quelqu’un qui vendît son corps, ne comptez donc pas sur quelques voix ordonnant de jeter la 1ère pierre.
Car voilà en quelques mots ce qui m’est arrivé :un matin , j’ai senti comme de l’air dans ma tête, un peu comme un bombon à la menthe qui aurait fondu sur la langue et j’ai vu à l’intérieur de mon crâne à l’endroit même ou je pensais pouvoir localiser cette sécretion que l’on nomme la pensée, j’ai donc vu quelque chose qui ressemblait à la chute d’un corps. Quelque chose n’en finissait plus de tomber et puis se résorbait peu à peu dans l’espace noir de l’intérieur de mon crâne et j’eus ainsi la révélation de quelque chose qui s’était détaché de moi et je vis que ce corps qui tombait n’était rien d’autre que ma bite. J’en éprouvais alors un curieux sentiment de jubilation. Qu’elle s’en aille me disais-je, que m’importe ? Elle est si petite et je ne m’en sers que pour pisser et quand bien même servirait-elle à autre chose, elle ne serait jamais qu’un vide ordure. Aussitôt je fus pris d ’angoisse ; si le vide ordure s’en allait, n’allais-je pas être dévoré par l’ordure? Mais la suite des évènements devait aussitôt me rassurer. Car je vis alors mes pieds qui eux aussi venaient de se détacher pour tomber maintenant et s’éloigner peu à peu. Là encore, je me disais « tant mieux » ces maudits pieds sales que j’avais toujours eu la flemme de laver et qui ne m’avaient jamais porté nulle part, qu’ils partent eux aussi, bon débarras ! de même en allait-il de ma bouche, qu’elle s’éloigne elle-aussi, je puais trop de la gueule pour considérer celà comme une grande perte. Successivement je vis ainsi tomber mes mains et après ce fut le tour de mes yeux, et après de mes oreilles et ainsi de suite jusqu’à ce qu’enfin , dans ce soulagement de n’être qu’un trou, un trou à l’intérieur de mon crâne par lequel tout venait de passer, y compris chose inexplicable , ce même crâne qui pourtant était censé contenir le trou par lequel s’engouffraient tous les agrégats de ma personne , jusqu’au moment donc où enfin, j’eus la révélation :
« Tu es cela »
“Tu” n’étant que le petit Trou qui enfin prenait conscience de n’être que l’infime partie du grand TROU
Toi Falcophil qui dès le début t’es gaussé de mon pseudo sois-disant ridicule, toi-même, dis-moi, qui es tu ?
Répond sincèrement au lieu de t’accrocher aux portes manteau de tes chiottes, regardes en toi-même et tu verras que tu n’es rien que le trou du cul d’un autre lequel est lui même le trou du cul par lequel toi, pauvre étron tu te trouves sur le point de passer car tu as beau t’accrocher à la porte de tes chiottes, tu n’en glisses pas moins dans ton propre intestinct vers le trou du cul de l’autre dans lequel même tes intestincts viendront s’engouffrer et c’est dans ce trou que tu es que moi même ou un autre nous finirons par passer, la planète elle même est le trou du cul par lequel s’engouffre l’univers lui même trou du cul par lequel depuis longtemps s’est engouffré cet excrément qu’est notre planète…
Et pas besoin de me faire cette objection spécieuse consistant à dire que si je suis un trou resterait à comprendre comment se produit l’acte de conscience par lequel je peux dire que je suis un trou.
Conscience?
Réseaux d’interconnexions eléctriques, un peu comme l’orage dans un ciel gorgé d’electricité, l’espace n’étant lui même qu’un trou, les interconnexions, des particules, petit espace de trous, trous de plusieurs milliers de kilomètres entre une balle de ping pong et une bille 100 fois plus petites.
Prenez en de la graine, la prochaine fois que vous serez là à méditer sur les abysses
Là est tout le caractère tactile du poème. Dire qu’une allumette est plus belle que la joconde est insuffisant, je dirais plus , une allumette ente le pouce et l’index et c’est déjà cette sorte d’effroi sans objet inhérent à votre nature infinie que vous touchez du bout des doigts.
mars 15th, 2007 at 6:29
Donc, si je tente de résumer toute cette logorrhée, ta pensée ne serait rien d’autre qu’un trou à l’intérieur d’un autre trou?
mars 15th, 2007 at 6:41
Tout à fait.
Tu as tout compris!
mars 15th, 2007 at 6:48
Et cette conscience d’être un trou à l’intérieur d’un trou ne serait-elle même qu’un trou de plus, le tout englobé par une conscience qui ne serait autre qu’un trou dans un autre trou lui même trou dans un trou?
mars 15th, 2007 at 6:54
TROU
dans un
TROU
perforé d’un plus gros
TROU
au coeur d’un autre
TROU
qui troue
le TROU
D’un autre
TROU
lui- même
TROU
du
TROU
d’un autre
TROU
qu’entoure
un TROU
s’en allant trouant le
TROU
qui troue dans un
TROU
lequel fait son
TROU
Dans un
TROU
autour duquel se trouve
un TROU
perforant lui même un
TROU
Qui dans son
TROU
se trouvant trouant
un TROU
se trouvant troué
mais lui même trouant
le
TROU
entourré d’un
TROU…..
qu’englobe
le plus grand des
TROUs
au sein pourtant d’un
TROU
plus grand
compris dans un
TROU
autour duquel
on trouve
un TROU
trouant
et se trouvant
dans un TROU
qui troue
dans le trou
du TROU
trouant
le TROU
d’un TROU
dans son TROU
n’étant que le TROU
de l’autre TROU
troué
par le TROU
trouant
le TROU
mars 16th, 2007 at 10:40
mars 16th, 2007 at 12:24
Je constate qu’effectivement, le trou le plus gros englobant les autres trous estdélimité par les bords de l’image laquelle est entourée par le fond de l’écran qui correspondrait à la partie solide. Un trou peut donc très bien contenir une succession innombrable de trous mais s’il n’y a pas tôt ou tard un socle matériel qui le délimite en tant que TROU, aucun trou n’existera jamais.
mars 16th, 2007 at 3:16
Argument inopérant
la limite en question n’est qu’une fiction, un amènagement destiné à donner l’idée de l’enchaînement des trous qui dans les faits ne reçoit nulle limite.
On sait très bien qu’il suffirait de proposer une image plus grande pour que le trou le plus gros soit ipso facto englobé par un trou encore plus gros……
mars 16th, 2007 at 3:45
Mais je ne vois toujours pas comment on peut parler de trou s’il n’y a pas de partie solide tout autour, c’est aussi absurde que de dire qu’il est possible de parler du haut tout en n’ayant absolument aucune notion du bas.
mars 16th, 2007 at 6:00
Cette série sans fin de trous
Ne te cause que du dégoût
Et tu ne sens pas plus d’attraits
Pour ce dur qui prend dans ses rets
Voué tu es à cette errance
Dans ce cafard où tu balances
http://falcophil.info/ifotos/?dir=Paul+ORCIAN
mars 17th, 2007 at 6:07
qu’il me soit permis d’interrompre le cours hautement savant de vos discussions pour
vous proposer la suite du mon poème.
Compte tenu de ce que Sophie en était arrivée à la conclusion que la lumière n’était qu’un mur
Que thierry considérait qu’il fallait se contenter de la densité tactile de ce mur
Mais que Paul estime que ce mur n’est qu’une impasse comme une autre
Et que si j’applique l’argument de Clio, le plein ne pouvant exister qu’en fonction du rien,
un mur ne peut donc exister qu’en fonction de l’espace….
mars 18th, 2007 at 7:12
Pour le déroulement complet
allez voir:
http://falcophil.info/blog/hhhhhhj/#more-16
mars 20th, 2007 at 8:40
Tu t’étais dernièrement engagé à réaliser 30 photos dans une cabine de chiottes. J’avais trouvé tes premiers essais assez concluants
, tu devrais perséverer dans cette voie plutôt que de nous proposer tes poèmes à la noix.
La poésie, on en a déjà discuté je croix, la poésie n’est jamais là où l’on croit la trouver. Là où l’on s’attend à trouver la poésie, il n’y a généralement que les signes convenus de la poésie, autrement dit sa mise en scène, sa théatralité et ses artifices. Je ne sais plus quel critique faisait remarquer que tel poète ressemblait à un homme avec des tas de bagues à tous les doigts. On pourrait-en dire autant de la plupart des poètes. La vraie poésie est comme l’élégance , elle ne se remarque jamais du moins ne se présente jamais comme telle, elle est des plus discrète, voilée par le sordide du quotidien, caché par l’apparente bouffonnerie d’un discours, elle a quelque chose de cet inhabituel indicible qui nous fait trembler, qui nous fait même horreur lorsque l’on contemple un cadavre dans son cercueil, en ce sens la poésie est proche de la mort, les concepts en tant que tels ne peuvent préparer à la mort mais la poésie est art de vivre parce qu’elle est art de bien mourir. Vous pouvez certes considérer, à la manière de Vania ou même à la manière de Falcophil, moi je les mets tous deux dans le même sac, que la poésie est jeux de lumière, fantastique et féérie chatouillant notre vue et masturbant votre intellect, vous n’en serez pas moins prisonniers de vos frustrations quotidiennes avec toujours ce sentiment qu’il n’y a que des portes qui se ferment mais l’homme de la rue ne voit que des portes qui se ferment sous son nez parce qu’il ne veut pas voir l’abîme qu’il a sous ses pieds.
Pour reprendre la discussion, mon ami Trou s’est tû peut-être parce que c’est lui le vrai poète.Je parlerais donc à sa place parce que moi je ne suis pas encore poète.
Ce que TROU a tenté de vous dire, vous ne l’avez pas compris, esprits obtus prisonniers de logiques binaires, pourris d’Aristote et de scholastique.
Comment le trou peut-il exister sans le plein?
Tout simplement parce que le plein est le trou et que le trou est le plein. L’erreur est de vouloir opposé deux réalités qui se complètent. Le mot trou n’est du reste qu’ une commodité de langage. Le trou existe en dehors du plein et le plein en dehors du trou, parce qu’il n’y a ni plein ni trou. J’ai cru qu’il y avait un trou et c’est alors que je me rends compte que même le plein autour du trou n’existe pas et qu’en conséquence, il n’y a effectivement pas de trous.
Reconnaître que tout est troué est la première phase
La deuxième phase consiste à admettre que rien n’est troué dans la mesure où il n’y a que des trous partout.
Vous demanderez comment l’on doit expliquer la possibilité du discours si tout est troué au point que les trous eux-même n’existent pas?
Vous me direz que c’est plein et je vous expliquerais que vous avez tort et je n’irais pas plus loin.
Vous me direz alors que c’est troué et je vous expliquerais alors que là encore vous avez tort parce que ce n’est pas troué et je n’irais pas plus loin.
A tout ce que vous direz, je répondrais non.
Je vous donnerais l’explication du non mais je n’irais pas plus loin.
mars 21st, 2007 at 12:05
Je crois que tu ferais bien de mettre toi même en pratique les leçons que tu prétends donner aux autres car il semble que toi aussi tu cherches le poème dans un lieu convenu et que tu ne veuilles pas voir que ce lieu n’est qu’une partie d’un lieu plus vaste encore.
Au reste, si j’applique tes idées sur la complémentarité des contraires, la conception de la poésie véhiculée par le poème que j’ai proposé est tout aussi valable que la tienne et tu n’as pas, me semble-t’il , la hauteur de vue suffisante pour voir de quelle manière elle pourrait compléter des conceptions opposées.
Comment d’ailleurs pourrais-tu avoir cette hauteur de vue nécessaire quand tu avances avec cette conviction qu’à chaque endroit où tu poses les pieds, il y a un trou qui t’attend?
Tu admets que l’esprit crée du “lien” permettant d’unir des contextes différents mais je me demande déjà comment l’on peut passer d’une falaise à l’autre si la passerelle qui les relie est elle même criblée de trous au point de n’offrir aucune base pour marcher.
Comment est-il même possible d’avoir une vue panoramique sur des quantités de passerelles reliant des quantités de falaises si l’on n’est pas solidement appuyé quelque part sur un promontoire? Tu as beau toujours voir un trou à tes pieds si tu peux le voir c’est que tes pieds sont eux mêmes sur du solide. Le fait que ce solide devienne un trou chaque fois que tu tentes de le considérer ne signifie pas qu’il n’existe pas. Celà doit plutôt vouloir dire que tu ne peux le regarder en face parce qu’il se tient toujours derrière toi et que c’est en reculant que tu marches vers lui.
En ce sens, il faudrait peut être compléter la parabole de Nietszche sur les 3 étapes consistant à être chameau, lion et enfant, en ajoutant la 4ème consistant à devenir écrevisse.
mars 21st, 2007 at 6:03
C’est bien ce que je dis, tu demeures prisonnier d’alternatives rigides, preuves que tu restes à la surface des choses. Tu n’as effectivement pas compris que le promontoire et l’observateur ne sont qu’une seule et même réalité, tout comme il n’y a pas de différences entre le penseur et sa pensée. Tant que tu seras ancré dans cette conviction que tu te tiens derrière ta pensée, tu pourras certes toujours marcher à reculons comme une écrevisse et le jour où tu seras fatigué d’êtrte aussi ridicule qu’une écrevisse, il te restera cette consolation de redevenir un chameau.
mars 22nd, 2007 at 11:15
“Tu n’as effectivement pas compris que le promontoire et l’observateur ne sont qu’une seule et même réalité, tout comme il n’y a pas de différences entre le penseur et sa pensée.”
ce que je retiens de celà est que quand tu te sers d’un balai ou d’une valise, il n’y a aucune différence entre toi et ce balai ou toi et cette valise.
D’où peut-être le sens de locutions telles que “con comme un balai” ou “con comme une valise” !
mars 22nd, 2007 at 12:08
? ? ? ? ? ? ? ?
pourrais-tu être plus clair?????
jE NE COMPRENDS VRAIMENT PAS CE QUE TU VEUX DIRE!!!
mars 22nd, 2007 at 5:10
Si j’applique ta théorie jusqu’à ses plus extrêmes conséquences, tu es un trou, ta cervelle est elle même un trou , tout comme moi-même ainsi que mon raisonnement ne sommes rien d’autre que des trous voire un seul et unique trou puisque tout n’est que trou. Comment se fait-il en ce cas que tu ne comprennes pas mon raisonnement étant donné que nous sommes tous de nature similaire? Si mon raisonnement est un trou, toi qui est également Trou tu devrais en ce cas comprendre le trou que je suis vu que nous avons tous une essence de trou. Un trou étant fondamentalement semblable à un autre trou, rien de ce qui est autre ne devrait être incompréhensible à cette réalité de trou qui constitue chacun d’entre nous et s’il n’y a que des trous au sein d’un seul et même trou au point que l’on peut dire qu’il n’ya qu’un seul et même Trou, affirmer que tu ne comprends pas mon raisonnement revient à dire que ce seul et unique TROU ne se comprend pas lui-même, chose inconcevable étant donné que ce TROU unique dans son unicité devrait être indivisible.
mars 29th, 2007 at 2:52
Contrairement à ce que semblait indiquer mon nom, je ne le retenais pas prisonnier.
Bien au contraire, je souhaitais son départ afin de mieux garder son image. je me réjouissais de le savoir le plus loin possible car je sentais ainsi d’autant plus fortement son corps sans matière marchant nulle part sur le havre, chaques fois que sur les vagues noires qui montaient, l’oscillation devenait de plus en plus dangereuse.