( octobre 11, 2007 )

QUOD ERGO DEUS CONIUNXIT…..

A mesure que j’avance dans l’élaboration de ce blog, c’est avec satisfaction que je vois se mettre en place quelque-chose qui pourrait évoquer une cathédrale. Toute proportion gardée , bien sûr.

La cathédrale rappelons le, plus particulièrement la cathédrale gothique, constitue entre-autre la réminiscence de la forêt car née en milieu urbain elle est aussi nostalgie de la nature. Comme dans la forêt touffue, les nervures ogivales s’entrecroisent ainsi que des branchages pouvant eux-mêmes emporter le regard vers une trouée de lumière dans les feuillages

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A côté de celà, vous foulez du pied quantité de bestioles plutôt déplaisantes tels, crapauds, araignées, mille-pattes, autant d’incarnations de la laideur que la cathédrale récupère sous forme de gargouille

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Dans la cathédrale gothique en effet même la laideur trouve sa place. A sa manière la laideur concourt à l’harmonie de la totalité, le maître-mot de la cathédrale tenant en 5 lettres qui forment le terme”unité”, principe de tout art sacré.

A mon modeste niveau, j’ai moi aussi mes gargouilles qui vomissent leurs eaux sales tombées du ciel bas de leursuperficialité.

L’une d’entre elles, ne voyant pas plus loin que le bout de sa queue, la preuve en est que si vous lui parlez de Rome, elle pense aussitôt aux prostituées de la gare Termini, a tout de même le culot risible de me soutenir que le baroque est profondément chrétien alors qu’elle ne sait rien de ce qui est chrétien et, toute gorgée de son matérialisme, probablement rien de ce qui est profond.
En soutenant que le baroque n’était pas chrétien, je voulais avant tout dire qu’il n’avait rien de vraiment religieux car une oeuvre n’est pas nécessairement religieuse sous prétexte qu’elle représente le Christ ou la Vierge.

Le Caravage qui au XVII a “renouvelé” l’iconographie “chrétienne ” n’avait pourtant pas grand chose de chrétien, passant son temps en duels ou débauches (allant jusqu’au meurtre) lorsqu’il n’était pas occupé à peindre.

Prenons cette peinture représentant la cène à Emmaüss.

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Remarquons que l’artiste s’attarde comme aucun peintre ne l’avait fait avant lui à représenter les aliments posés sur la table

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au point que le rendu exact d’une grappe de raisin ou d’un poulet rôti semble l’interesser davantage que le visage d’un christ trop bouffi et trop replet pour imposer son charisme..

Il est clair que le Caravage se sert du religieux pour inventer la nature morte, de même qu’il invente la scène de genre au travers d’épisodes tirés de l’Evangile. Par exemple dans la vocation de Saint Matthieu

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Où il s’attache beaucoup plus à représenter des gens de son époque

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qu’à retranscrire l’appel du logos a moitié mangé d’ombre.
Précurseur des intimistes hollandais, Caravage pose en même temps la première pierre d’un réalisme naturaliste

Ainsi dans ce tableau, “La conversion de Saint Paul” où ce n’est pas tant la vision de l’apôtre qui le captive que la croupe du cheval d’où il vient de tomber.

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Là encore Caravage fait figure d’un ancêtre que Constant Troyon ou Gustave Courbet n’auraient pas renié.

Prenons maintenant ces christs peints par Andrei Roublev au XVI siècle

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, la sensation que nous recevons est d’une tout autre nature. Situées hors de tout réalisme, tout comme refusant l’iconoclasme et l’abstraction, ces oeuvres veulent donner un certain corps à l’esprit au moyen d’un certain esprit du corps.

La différence entre Caravage et Roublev est de celle qui sépare l’Idole de l’Icône,

. Alors que l’idole est avant tout complaisance dans la délectation sensible, l’icône se sert du sensible pour appeler la transcendance. Alors que l’art chrétien authentique relève de l’icône,

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l’art baroque tend au contraire à basculer dans l’idole parce qu’il ne donne pas à voir ce qui ne peut être vu mais se sert au contraire de ce qui ne peut être vu pour s’installer dans l’ immanence. Sur ce plan, c’est Caravage qui donnera le ton en se servant de l’imagerie religieuse pour accentuer l’orientation de la peinture vers l’art profane.
Le souffle du sacré est désormais absent même chez ceux qui pourtant se tiennent à l’écart du baroque

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Il serait à cet égard interessant d’étudier de quelle manière la représentation christique a changé dès le XVI ème siècle.
Au beau milieu du jugement dernier, Michel-Ange plus interessé par la musculature du mâle (Pulsions homosexuelles?) que par la parole qui libère, représente un christ

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évoquant beaucoup plus un athlète paien que le deuxième terme de l’hyposthase

La plus grande ambiguité avait déjà été exprimée par ce portrait

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où l’on ne sait plus très bien si l’on est en présence de Jesus ou de Dürer, sans doute les deux à la fois, préfiguration tout de même de cette auto-consécration narcissique qui caractérisera de plus en plus la production artistique.
La place manque ici pour donner de nombreux exemples de cette dégénérescence dans la représentation du Christ qui s’installera pleinement dès l’époque baroque. Mis à part le Greco qui en bon héritier de la tradition byzantine gardera quelque chose du logos divin véhiculé par l’Icône, pour le reste, ce ne sera que théatralité chez Velasquez, mièvrerie chez Murillo, tumulte sans profondeur chez Rubens, fadeur chez Le Sueur ou Poussin,

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académisme superficiel chez le Brun jusqu’à Ingres ou Chasseriau pour ne pas parler de la complète dégradation au travers de l’imagerie sulpicienne.

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L’une des clés de cette déchéance tiendrait justement dans cette antinomie entre l’Icône et l’Idole. Alors que le théologien médiéval avait toléré l’image a condition qu’elle fût signe afin de préserver de tout danger d’auto référentialité de la figuration, le baroque assure le retour de cet art de l’idole par une imagerie n’étant plus incarnation par le verbe qui trancsende mais pure délectation dans un visible qui s’auto-régénère de par sa propre dynamique. On reviendra , à cet égard, au fameux plafond de Pozzo, genre si prisé par le baroque

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Les saints, les anges, Dieu, ne sont ici qu’un prétexte car cette image fonctionne sur le mode de l’idole en ce qu’il s’agit non de voir au travers de la transparence du signe comme le propose l’icône mais de voir une pleine réalisation actée au coeur du sensible au moyen de l’illusion du trompe- l’oeil. L’art de l’idole est effectivement , entre autre, art du trompe l’oeil ainsi qu’art de l’illusion et de la mimesis car il ne veut pas tant le fremissement du pressentir que le plaisir de voir dès maintenant comment la main humaine peut réagencer le monde et sa matière. Ce que donne à voir l’idole n’est pas l’unité dans un au-delà du monde mais la polymorphie dans l’ici-bas de la matière, laquelle s’anime et se transmue par des artifices optiques voulant davantage impressionner la rétine qu’interpeler l’esprit.
Alors que l’icône est trace invitant à quêter la présence de Celui qui est passé, l’idole tend à nous faire aimer la trace pour elle même, pour son intrinsèque plasticité. L’idole fait aimer la plasticité non seulement parce qu’elle installe dans l’auto-suffisance de l’immanent mais aussi parce qu’elle renvoit à la force enivrante de ce qui est fait de main humaine. Significatif à cet égard ce fait que le Caravage ait beaucoup mieux représenté Narcisse que Jesus

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Rappelons que pour l’artiste qui la portait au jour, l’icône était pour une bonne part considérée comme “archeiopoètos”, c’est à dire non faite de main d’homme,

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la main se faisant essentiellement vecteur d’un logos qui la guidait. Dans l’art de l’Idole l’artiste se grisera beaucoup plus de sa dextérité subjective que de la présence dont elle est censée parler, la main n’étant plus guidée par le logos mais par les caprices d’une imagination que l’on voudra de plus en plus débridée.

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(Picasso: crucifixion)

Certes, de l’icône à l’idole, il y aura place pour une gamme plus subtile de nuances, s’il y a encore du sacré chez Giotto, il y en aura moins chez Masaccio, un peu plus chez les siennois et plus du tout chez Tiepolo. Une tentation idolâtre existera toujours au sein même de l’icône, tout comme une nostalgie de l’icône existera au sein même de l’idole où l’étrangeté propre à l’art relève toujours d’une certaine apparition irréductible à tout déterminisme.

Le baroque n’est donc pas chrétien, mais à seule thématique chrétienne et la nuance est de taille si l’on considère que le véritable art chrétien est avant tout art sacré. Il s’agit non seulement d’un distinguo entre l’icône et l’idole mais aussi entre l’imitation et la mimesis. Andrei Roublev était avant tout un moine ainsi que Fra Angelico lequel, contemporain de Thomas à Kempis, posait comme condition d’une exacte représentation du Christ, l’exigence de vivre avec lui, contexte d’imitation. Caravage n’a pas ce souci, il lui suffit de reproduire le plus fidèlement l’aspect corporel du Christ, contexte de mimesis. L’imitation tout en refusant l’excès de l’iconoclasme laisse tout de même l’aérien au coeur de la matière, la mimesis au contraire s’attache à représenter avec force réalisme la densité matérielle du christ au point de ne représenter essentiellement que celà parce qu’elle n’est plus capable de se laisser imprégner de la présence du logos.
Qu’est ce que le logos et d’où vient-il? Le logos est parole et il vient de l’Etre et si l’art chrétien authentique est Art Sacré, c’est parce qu’il dénote une plus juste intuition de l’Etre. Qu’est que l’Etre? Pour Thomas d’Aquin l’un des transcendantaux de l’être s’exprime par le terme “Aliquid” c’est à dire “Autre”. Or, l ‘altérité de l’Être, par excellence invisible, ne peut que fort difficilement se saisir dans la présence tactile et charnue de la matière mais se révèle surtout au travers de la pigmentation diaphane de l’Icône ou la lumineuse transparence du vitrail.

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(photo : Chantal Brodier)

L’être en tant qu’altérité radicale est ainsi transcendance et la transcendance ne se dévoile qu’avec bien du mal dans l’édifice baroque ou la dynamique horizontale de la courbe et de l’ondulation

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freine, quand elle ne le brise pas, l’élan vers les hauteurs,

au contraire de la construction romane ou gothique
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où tout s’oriente vers la verticalité

En tant que transcendance et altérite, l’Être ne peut être approché par l’excitation sensible de la surcharge baroque qui n’est qu’appel à la sortie hors du Soi. Seuls le roman et le premier gothique traduiront ce subtil dosage sous l’égide d’une théologie exigeant que l’incarnation ne dégénère pas en spectacle, ensomatose et spéculaires virtuosités encore moins en caprices de la subjectivité, réalisant ainsi ce cadre propice où les sens ne sont appelés que pour un meilleur recueillement de l’esprit, condition de la renconte de soi-même vers le Soi qui est toujours le même.

En tant que tout autre dans l’altérité, transcendance découlant de l’altérité et rentrée en soi qu’entraîne la trancendance, l’être est avant tout unité. Il a été souligné plus haut que l’unité, maître-mot de toute spiritualité était nécessairement sous-jacente à tout art sacré. Le principe d’Unité ne pouvait d’ailleurs trouver sa pleine expression que dans l’architecture, art de l’unité pour Vitruve et surtout, selon Plotin et Saint Augustin, art de réassembler la disperssion pour retrouver le principe premier. C’est dans cet art de l’unité qu’excelleront Roman et Gothique , unité par clés de voute et croisées d’ogive où convergent les multiples élans

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, unité au travers d’arcs boutants reliant les différentes masses unis par les mêmes poussées, unité au travers des autres arts, sculptures ou peintures obéissant d’abord à la dynamique de l’ensemble architectural avant de suivre leurs propres exigences plastiques

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Or que reste-il à l’époque baroque de cette quête de l’ Etre? Des débris ça et là dans le recueillement d’un Rembrandt ou la prose d’un Bossuet mais à par celà peu de choses. Le monde est désormais disjoint, chaque partie se voulant autonome et déjà dès le tard gothique on voit sur les façades s’animer les statues d’un réalisme qui les pousse à se détacher du tout pour tendre vers leur propre destinée sculpturale.

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Dès le XVIIème siècle, la suprématie de la peinture vénitienne signe l’abandon de la plasticité pour la couleur qui progressivement se fera instrument de l’évanescence. L”horizontale ondulation propre à l’édifice baroque, tangibles symptômes de défaillances face à l’Etre est signe que les temps sont désormais mûrs pour la fluidité de la notation subjective et impressionniste vers le principe premier de l’énergie. Comme contre-excès, pour se donner sans doute encore l’illusion que quelque chose existe, les sens seront de plus en plus sollicités de la manière la plus grossière.

Ce chemin qui la dernière foi avait si étrangement obsédé Kroack après que mal établi sur son assise il s’était étalé au sol, ce chemin on pourrait à vrai dire y trouver quelques réminiscences de cette sensation de boue séchée propres à certaines façades baroques

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Avec une différence toutefois; alors que l’édifice baroque conservait encore quelques traces du logos.

Sur le chemin vu par Kroack, il n’y a que des traces de bulldozers ou de pelles mécaniques.

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…homo non separet (matth:19, 6)

35 commentaires to “QUOD ERGO DEUS CONIUNXIT…..”

  1. Clash says:

    la dernière fois tu avais posé la question de savoir lequel entre moi et toi était le plus fou, ce à quoi il avait été répondu qu’indéniablement c’était toi.

    Maintenant une nouvelle question se pose. Entre toi et Kroack lequel de vous deux est le plus con?

    Ce à quoi je répond qu’indéniablement c’est encore toi.

    FOU et CON, c’est ce que tu es , pauvre loque.

    Car telle que je comprends l’abacadabrante histoire de ce Kroack, il cherche d’abord un clou et puis il s’aperçoit que plutôt que de chercher des choses dépourvues d’intérêt, il vaut mieux profiter de la chance de se voir rabaissé dans son orgueil et ses prétentions en contemplant l’humble terre de boue séchée que l’on refusait de voir parce que l’on était embarqué dans un périple dément de tortueuses spéculations intellectuelles par lesquelles on en vient à ne plus savoir si on a une ou deux ombres où si notre corps projette vraiment une ombre.

    Kroack a du moins eu la sagesse d’abandonner sa quête futile et conne d’un clou planté quelque part pour regarder la beauté de la terre, la beauté que de vulgaires pneus de pelleteuses ont laissé dans la terre. Ceux qui comme Caravage et tant d’autres ont eu la sagesse d’écouter l’appel de la terre, l’appel des humbles, des petites gens et des pauvres choses ont sû déceler infiniment plus de beautés et de diversités que n’ont pu en capter ces peintres d’icônes, sclérosés dans leur peinture stéréotypée étouffant toute possibilité d’exprimer l’incroyable diversité humaine capable de toujours renouveler les créations de sa fantaisie.

    Kroack a donc eu cette sagesse d’oublier ce clou, probablement rouillé , que toi, pauvre larve tu continues à chercher négligeant les incroyables beautés étalées sur ce sol que tu méprises mais dont la poussière vaut beaucoup mieux que les chimères qui flotte dans ton cerveau désséché.

    On vaudrait voir quelles sont les autres photos que Kroack a pu faire de ces traces de pneus.

    Mets en quelques unes encore en ligne. Ce sera toujours mieux que ces images de Christ avec lesquelles on nous enmerde depuis des siècles.

    Dans le tombeau, il n’y avait qu’un cadavre ensanglanté, mec, si t’as pas encore compris que la vraie résurrection c’est avant tout la capacité de regarder l’humble merveille de la boue pour en tirer des visions toujours renouvelée de la forme, c’est alors Song qui avait raison. Tout ce que tu mérites c’est que l’on te pisse dessus.

  2. Zardoz says:

    Concernant les traces de pneu, il me semble reconnaître Kieffer. Sachant qu’il a effectué un travail à Choisy-le-Roi et que tu habites là-bas, Tu t’en es peut-être inspiré?????????

  3. Falcophil says:

    Voici l’autre photo prise par Kroack

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    Je n’en ai pas d’autre.

    Concernant le travail que Kieffer a réalisé à partir de traces de pneus, il ne s’agit que d’une pure coincidence.

    Il est malgré tout significatif que Kroack qui s’est effondré sur le sol (Après s’être drogué avec je ne sais quel substance comme me l’a confirmé quelqu’un de l’UMD) ait pu tout à fait par hasard, retrouvé les mêmes images réalisées par Kieffer, auquel je consacrerais peut-être un prochain billet , étant donné qu’il a effectivement effectué un travail dans ma ville.

  4. Thierry says:

    Je trouve, pour mon compte que cette distinction entre art sacré et art profane est complètement dénué d’intérêt.

    L’art c’est l’art et je ne vois pas la différence entre un christ de Roublev et une pomme de Cezanne. Dans les deux cas , il y a deux façons différentes d’exprimer cette magie de la beauté qui exerce sur nous le même effet statique de contemplation. Nous sommes, durant un bref instant, apaisés parce que nous sommes face à une pure représentation qui n’a pas d’autres buts que de s’offrir aux regards ( et non aux désirs qui sont toujours sources de souffrances). Il n’y a pas d’autres éternités que celle que nous inventons nous même et si l’art a enfin pu acquérir son autonomie par rapport au théologique, c’est sans doute parce qu’il se suffisait à lui même en tant que religion.

    La parabole que tu as inventée à propos de Kroack (Parce que bien sûr , c’est encore toi qui l’a inventé?!?!?!? IoI!) me parle beaucoup plus que tes réflexions sur l’art en tant qu’expression de l” être” (Car “l’être “, c’est quoi au juste ?!?!?!,)
    les photos de traces de pneus m’ont l’air très bonnes aussi (Tu en as d’autres?)
    Enfin de cette idée d’autonomie de l’Art , il y aurait je pense une autre réflexion interessante à mener sur l’idée de l’autonomie du regard. L’art s’est délivré de l’emprise du théologique mais ne serait-ce pas maintenant au tour du regard de se délivrer de l’emprise de l’art ? S’il est admis qu’un simple regard peut transfigurer pourquoi ce regard devrait-il absolument se traduire dans un “faire”? Le regard ne serait-il pas plus libre , plus heureux et plus épanoui s’il se contentait uniquement de lui même sans être toujours troublé par la volonté qui sans cesse, par orgueil ou futile ambition s’obstine à se croire obligée de “faire” quelque-chose ? Il y a eu ce temps où l ‘artiste a fini par demander à l’inquisiteur qu’il lui foute la paix, le temps est peut-être arrivé où c’est maintenant le regard qui demande la même chose à l’Art…..

  5. Falcophil says:

    Ce temps auquel tu rêves est déjà arrivé avec notre ami Clash.

    Je vais maintenant te raconter comment a commencé la vocation de Clash.

    C’était le temps où nous étions encore ami.

    Un jour que nous nous promenions sur un petit sentier de campagne qui menait vers un tertre, je vois au sommet un homme s’apprêtant à disparaître vers l’autre versant. Je sors aussitôt mon appareil et j’enclenche.

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    Aussitôt Clash se plante devant moi et me cachant toute la vue, il me demande ce que je fais.
    Je lui répond que j’ essaie de fixer de manière durable l’impondérable et l’éphémère.
    - Pourquoi?- Demande Clash- ce Type devait de toute façon disparaître .

    Ayant dit celà , Clash se met de côté et me découvre le sommet du tertre

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    et ce fût alors qu’il eût la subite révélation de ce qu’allait être sa démarche artistique.

    Pour Clash, je n’aime pas la vie, la preuve puisque je veux tout retenir et que je refuse l’anéantissement inhérent à toutes choses.
    Pour Clash, je ne suis qu’ un produit de mon époque, j’entasse des images comme le capitaliste amasse de l’argent, chez celui-ci , l’avidité est matérielle, chez moi, elle est spirituelle mais dans les deux cas, la quantité reste bien notre obsession principale. Clash quant à lui méprise notre monde marchand et c’est pour celà que son seul et unique but est d’être un artiste qui ne veut rien produire.
    Tout ce qui vient du travail me dit Clash est enlisement seule la paresse est courageuse et lucide.
    Ma lucidité est au contraire faux-semblant.
    Ainsi ce regard que je prétends jeter sur la phase terminale

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    N’est en fait qu’une certaine façon de fuir. J’occulte plutôt cette réalité de l’inéluctable ruine, en me gorgeant d’artifice et de théâtre d’ombres où l’on met en scène une illusion de perfection, précisément pour oublier que l’on ne peut rien contere la destruction finale
    Je parle aisnsi d’un bâteau échoué sur la plage

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Cataclysmes&pic=Le+desagreable+calme+des+vents

    Pour mieux oublier ce naufrage vers lequel nous voguons tous.

    Est ce là de l’art?

    Clash dit que non.
    Nietszche a tort.
    Ce n’est pas l’artifice qui rend supportable le terrible.
    C’est au contraire le terrible qui nous aide à supporter le terrible.
    Et qu’est ce que le terrible?
    C’est ce que donne à voir Clash.
    Et que donne à voir Clash?
    Justement….rien

    Clash est un artiste raté et ne veut être rien d’autre.
    Son oeuvre n’est que débris de toiles à peine peintes parce qu’aussitôt détruites.
    Clash est un doigt qui est volonté d’échec et qui veut ériger l’échec en apothéose

    J’ai voulu photographier Clash mais j’ai raté la photo, ce qui est normal pour le portait d’un raté.
    Mais Clash aurait pourtant voulu que je publie la photo car pour lui, l’anonymat et l’effacement du raté dégagent une sorte de lent mystère infiniment plus essentiel
    Que le babillage de ceux qui ont réussi

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    Ces gens là-me dit Clash- ces gens là sont au fond des minables parce que leur succès les rend comme des poux collés sur des cheveux qui tombent.
    Clash a quant à lui, d’ores et déjà vaincu l’oubli parce qu’il, ne veut être rien d’autre que le pur travail du temps.
    Clash ne parle pas du processus de sape du temps,

    à la manière d’un Claude Gellée ou d’un Monsû desiderio

    Clash c’est le doigt même du temps

    Qui montre la peinture s’écaillant sur une porte

    Et mon esprit obtus tente encore d’ériger celà en esthétique

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    Ne voyant pas que le seul créateur est le temps qui détruit

    La maison de Clash tombe en ruine.
    Le papier se détache de ses murs
    Clash ne fait que montrer celà de son doigt qui aussitôt se retire.
    Et moi, dans mon refus de ce doigt qui se retire, je substitue mon propre doigt

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    Et mon doigt devient lui aussi comme un pou sur un cheveu qui tombe

    L’art de Clash n’est qu’un simple constat. Les choses sont transmuées par le simple regard volontaire qu’il porte sur elles.

    Pour Spinoza, le fait d’accepter la nécessité nous rendait libre, Clash ajoute que celà nous rend également artiste.

    Le travail nous rend esclave parce qu’il est volonté de construire et donc refus d’accepter l’entropie.
    Encore une fois, Clash dénonce ma lâcheté de celle qui avait présidé lorsque j’avais pris la photo de cet homme au sommet du tertre.

    Nietszche avait tort.
    Créer ne nous met pas en harmonie avec l’immanence
    On crée parce qu’on déteste la vie
    Parce que l’on est en porte à faux par rapport au monde
    Nous sommes ici pour ne rien faire, c’est la profession de foi de Clash.
    En ce cas laissons faire
    Ou si tu fabrique fait en sorte que ce soit pour alimenter ta poubelle.

    Que notre essence soit sauve car Adam fut mis au Paradis pour ne rien foutre

    Et il en fût chassé parce qu’en mangeant la pomme il avait eu le désir de faire quelque-chose

    La punition que Dieu nous inflige est celle que nous nous infligeons à nous mêmes

    Tel est le Crédo de Clash dont l’Idéal n’est rien d’autre

    que la vie de ce Gros Dégueulasse qui nous fût contée par Reiser

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  6. Harry says:

    Je passerais rapidement sur tes minables pastiches de création contemporaine.

    Tu pourras constater que d’autres, beaucoup plus talentueux que toi, ne t’avais pas attendu pôur railler l’art contemporain.

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    On t’avais déjà dit que tout celà ne vole pas très haut et ne fait pas vraiment avancer le débat.

    Cette bande dessinée (Que t’avait initialement envoyé Clash) est là pour rappeler judicieusement que la Christ n’est pas forcément là où l’ on s’attend à le trouver. Tu crois le voir chez Ratzinger alors qu’il se peut qu’il soit effectivement davantage présent chez Cros-Dégueulasse lequel à sa façon professe l’humilité puisqu’il ne se fait aucune illusion sur lui même. Il en va de même pour l’art sacré. N’est pas forcément sacré telle représentation diaphane du christ. Comme le dit avec raison Thierry , il y a peut-être plus de sacré dans une pomme de Cezanne que dans telle ou telle peinture de Madone .

    Concernant cette idée d’un sacré qui est tel parce qu’il représenterait l’être, j’ai déjà rencontré cette curieuse et aberrante idée chez le néo-thomiste Etienne Gilson qui a eu la malencontreuses idée d’abandonner ses études historiques sur l’etre et l’essence pour disserter sur les beaux arts. J’avoue moi aussi ne pas comprendre. Une peinture, trouve en elle même sa propre beauté , qu’est ce qu’une notion aussi abstraite que celle de l’être parménidien vient ajouter à sa beauté ? En quoi l’être vient t-il s’ajouter comme prédicat? En quoi d’ailleurs une madone serait-elle censée représenter l’être (en admettant que l’on sache ce qu’est l’être) de façon plus convaincante que la pomme de Cezanne ?

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    D’ailleurs, puisque tu aimes tant la philosophie , tu aurais pu parler de l’influence du nominalisme de Guillaume d’Ockham sur l’art allemand, véritable défiance à l’égard de la métaphysique qui influe,ncera aussi bien Luther que toute la Renaissance artistique allemande laquelle, n’avait certainement pas attendu le caravage pour se lancer dans une description réaliste du monde, précédée en celà d’ailleurs par la peinture flamande. Commence d’abord par étudier le réalisme d’Un Van Eyck avant de te lancer dans tes antinomies un peu foireuses sur l’icône et l’Idole. (Comme si les icônes n’avaient jamais fait l’objet d’idolaterie, comme si le culte des saints propres au catholicisme n’était pas lui-même une dérive paienne et idolatre!).

    La seule chose qui sauve ton billet c’est ton style. Là, il faut le reconnaître, tu es doué pour écrire.

    Donc, je dirais 15 sur 20 pour le style mais 3 sur 20 pour les idées.

    Soit un petit 8 sur 20 pour l’ensemble.

  7. Falcophil says:

    Tu fais partie Harry des gargouilles et des chimères qui ornent mon blog.

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    Tu remarqueras plus particulièrement que la chimère tourne le dos à l’édifice pour regarder ailleurs , quelque part dans le vide, tout comme toi qui ne lis pas ce qui est écrit car tu verrais sans celà que les réponses à tes objections sont déjà contenues dans tout ce qui a été écrit sur le présent site. Ainsi en est-il par exemple pour Guillaume d’Ockham dont j’ai déjà dit dans un précédent billet à quelles dérives pouvait amener un nominalisme poussé à sa plus extême conséquence.

    http://falcophil.info/blog/propos-oiseux-desthete/

    A vrai dire je ne sais si tu es chimère ou gargouille, tu tiens de la chimère par tes propos hors de propos, tu tiens de la gargouille par cette même expression de laideur abrutie que je crois deviner sur ton visage au travers de tes réactions imbéciles.

    a quoi bon donc t’expliquer ce qu’est l’être puisqu’une telle réalité exige pour la saisir que l’on se hisse sur la pointe de l’esprit ?

    Considère simplement (si tant est que tu puissses entrer dans de telles considérations) que la subjectivité en tant que cercle tournant sur lui même n’aura d’autres issues que la métamorphose en ligne horizontale (Un cercle infini est-il autre chose à vrai dire qu’une ligne droite sans fin condamnée à l’horizontalité quand bien même elle se voudrait verticale? ) ce cercle donc tournera sans cesse sur lui même s’il n’offre pas quelque part un passage vers un autre cercle plus étroit, non parce que plus restreint mais parce que plus proche du noyau central, ce cercle n’étant autre que Toi-Même, au plus profond de ce même qui est toujours toi et où tu pressentiras l’autre dimension de ce que tu crois être ton moi.
    J’ai utilisé le terme “autre” en tant que “radicalement autre” sans rapport donc avec tes caprices, tes émotions , tes fantaisies, tout autre également que ta raison.
    Si tu ne saisi pas ce qu’est cet “autre” , c’est qu’alors, tu es vraiment comparable à cette stryge rajoutée par Viollet-le-Duc à Notre-Dame,

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    être complètement tourné vers l’extérieur, condamné à regarder l’inutile agitation du monde et en celà donc accablé d’ennui et de dégoût parce qu’elle est incapable de s e détacher de son socle pétrifié pour tourner vers l’autre côté son regard.

  8. Abbé Molin says:

    Très bonne analyse de l’iconographie chrétienne au regard des subtilités d’une théologie fondée sur le dogme de l’incarnation.

    Dommage que le regard porté sur l’évolution de l’art chrétien soit trop négatif. Quid par exemple de l’indéniable renouveau de l’art sacré au XX ème siècle ?

    PS : on écrit “hypostase” et non “hyposthase”. :-)

  9. Falcophil says:

    J’aurais Monsieur l’Abbé, tout loisir d’en discuter avec vous en répondant à votre aimable invitation.

    PAX

  10. ICHTHUS says:

    Eh bien moi je ne suis pas du tout convaincu de la pertinence de ces réflexions. :(

    Cette dichotomie icône, idole recouvre en fait deux types d’approche chrétienne de l’image, celle de l’Orient qui toujours tenté par la mentalité iconoclaste issue de l’hébraisme en vint à priser une représentation dématérialisée du Christ, aussi bien au travers de l’art byzantin que de la peinture d’icône de l’Europe de l’est, et , d’autre part , une approche occidentale, amorçée plus particulièrement par Giotto, laquelle insistant davantage sur la nature humaine du Christ développa une approche beaucoup plus réaliste. Prétendre que l’art chrétien véritable est un art de l’icône signifie que l’on privilégie uniquement l’approche orientale tout en considérant que le christianisme occidentale aurait développé une conception fausse de la représentation christique, ce qui pourrait se concevoir de la part d’un chrétien orthodoxe mais parait pour le moins curieux venant d’un catholique. Enfin disons plutôt d’un prétendu catholique car peut être êtes vous en fait un orthodoxe qui s’ignore voire un hindou qui s’ignore, vos développements sur le fond de soi même qui n’est qu’une part du Soi me semblent en effet relever beaucoup plus d’une inspiration brahmanique qu’autre chose. :(

    Enfin bref, pour en revenir à l’art chrétien celui –ci nécessite un minimum de réalisme pour rappeler que le Christ est bien un personnage historique ancré dans l’histoire, un être de chaire et d’os dont la vie ne se déroule pas dans les nuées d’un passé mythique. L’approche orientale insiste sur la divinité du Christ mais passe justement sous silence sa nature humaine, chose sur laquelle insistent maints artistes d’occident lequels mettent notamment l’accent sur l’horreur de la passion et la proximité de l’homme de douleur.

    Prétendre donc que de l’art chrétien occidental ne serait pas sacré pour cause de trop de réalisme procède d’une vision oublieuse de la spécificité chrétienne, qui contrairement à l’hébraisme ne pouvait propérer sur une haine du visible mais se devait de tenir compte de l’incarnation. C’est pourquoi, je comprends encore moins qu’un abbé puisse louer votre subtilité eu égard à votre vision réductrice et tronquée . Le réalisme chrétien n’a rien à voir avec une idolatrie du visible, il tient simplement compte du visible eu égard à ce fait que l’épiphanie passe par le visible.

    repaschezlevy.jpeg

    Si vous aviez donc été réellement rigoureux dans votre analyse vous auriez, au lieu d’opposer icône et idole dans une plus que douteuse antinomie entre un orient authentique et un occident empêtré dans une vision fausse, porter la réflexion sur la théologie trinitaire amorcée par le Crédo de Nicée , ce qui vous aurait peut-être alors permis de dépasser le cadre même du théologique pour comprendre que la représentation christique pose le problème de la difficulté même de toute expression artistique authentique toujours soucieuse du juste équilibre entre une transcendance trop lointaine et un ici bas qui ne l’est pas assez.

  11. Falcophil says:

    A vous aussi je répondrais de lire ce qui est écrit car vous n’avez visiblement pas lu.

    Il ne s’agissait pas dans mon esprit d’opposer une conception orientale “vraie” à une conception occidentale fausse mais de souligner les dérives d’un art chrétien qui avait perdu le sens de l’icône dès lors qu’il s’était tourné vers toujours plus de réalisme et de sollicitations sensuelles.

    Je suis d’accord avec vous pour soutenir qu’un authentique réalisme chrétien n’est pas une idolatrie du visible, l’ennui étant que trop d’artistes chrétiens sont justement tombés dans cette idôlatrie. Cette composition de Véronèse , ci-dessus reproduite, en constitue un bon exemple , composition aussi géniale que ridicule quand on sait qu’elle était initialement censée représenter la Cène.

    Bien avant Caravage les vénitiens avaient en fait donné le La d’un décadence qui devait culminer dans l’art de Saint Sulpice.

    Concernant cette idée que la représentation du Christ dépasse la seule problématique théologique , pour exprimer la question même de l’expression artistique, je ne vous avais pas attendu pour le savoir, ayant déjà exprimé dans un précédent billet

    http://falcophil.info/blog/cosmos-galaxies-et-papier-cul/

    cette idée que toute expression artistique est avant tout une question d’équilibre entre le tout autre et le monde dans lequel il s’incarne.

  12. ICHTHUS says:

    Mon intervention était surtout motivée par vos choix plastiques. A voir certaines de vos galeries , il est évident que vous manifestez une préférence pour le féérique plutôt que pour le réel, de là ce déséquilibre fâcheux qui affecte parfois vos réalisations plastiques.

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Irradiation

    ( A la question de votre échec concernant le moyen terme entre « cosmos et papier-cul », je ne puis qu’être d’accord avec vous, vous n’êtes pas assez “papier-cul” en dépit des quelques complaisances que vous semblez manifester à l’égard des vulgarités émaillant ça et là votre blog)

    De là sans doute cette préférence que vous paraissez éprouver pour la peinture d’icône que je considère quant à moi trop lointaine pour avoir une prise réelle sur nos réalités d’ici bas.
    J’ajouterais par ailleurs que vous n’évitez pas toujours les clichés tel celui consistant à systématiquement dévaloriser l’art religieux du XIXème siècle que vous qualifiez un peu trop facilement de « sulpicien » et qui mériterait une réhabilitation pour quelques uns de ses aspects que je trouve beaucoup plus convaincants que certains christs orthodoxes avec leurs yeux de fou exorbités ou que certaines madones qui ont l’air de sorcière. ( A défaut d’estimer qu’une essence chrétienne se manifesterait au travers de l’Icône moi je dirais qu’un véritable art catholique serait un certain art sulpicien).

    J’ajouterais encore que beaucoup de vos considérations sur un baroque qui ne serait plus chrétien sont à revoir. On a déjà signalé que vos lacunes sur ce point étaient certaines, maints exemples tant espagnols que français suffiraient à montrer que les XVI èeme et XVII ème connurent un indubitable renouveau de la spiritualité aussi bien sur le plan mystique qu’artistique.

  13. Monette says:

    “soutenir qu’il faut mettre son art au service d’un combat pour la justice, c’est démontrer que l’on s’intéresse avant tout à la politique et pas tellement à l’art.”

    Ce qui me tape avant tout sur les nerfs Monsieur Falcone , ce sont les esthètes dans votre genre, vous êtes du style à vous pâmer devant un Rembrandt tandis que vous n’avez probablement que foutre de la misère qui sévit autour de vous.

    Les gens de votre acabit sont tous à mettre dans le même sac, vous vous apprêtez à béatifier avec ce vieux débris de Benoit XVI les catholiques tués pendant la guerre civile espagnole, sans jamais vous interroger sur les graves responsabilité de votre Eglise dans le déclenchement de ce conflit, ni verser la moindre larme pour les victimes du franquisme dont le catholicisme fût du reste le principal pilier.

    Vous me donnez à vrai dire envie de gerber. Si je place la politique au dessus de l’art , c’est parce que je me soucie avant tout de cette dignité humaine dont vous autres semblez faire si peu de cas, en dépit de vos discours d’hypocrite…..

  14. Falcophil says:

    Madame Monette,

    la béatification en question, je suis le premier à, la désapprouver car je pense que concernant la guerre civile espagnole, il vaudrait mieux en effet se poser des questions sur l’exacte responsabilité d’une Eglise qui ne fût pas très soucieuse de justice et de réformes sociales. Personnellement je ne me reconnais pas du tout dans cette église pas plus que je ne me reconnais parmis les + de 90 % de catholiques qui votent pour Napoléon le nabot…

    Avant d’accuser les gens de ne faire aucun cas de la dignité des autres apprenez donc à connaître ceux à qui vous lancez vos reproches à l’emporte pièce car le fait est que vous ne me connaissez pas, vous sauriez en ce cas qu’il y a quantité d’autres choses que l’Art qui m’interessent et que la politique et l’histoire sont de celles-ci….

    capa_espagne.jpg

    PS. Mon rêve aurait était de de devenir un photographe témoin de mon temps à la manière de Capa ou de Salgado, hélas, dans la vie on ne fait pas toujours ce que l’on veut…..

  15. ICHTHUS says:

    Encore un exemple de la façon dont ceux de la “maison” apportent de l’eau aux moulins de la catophobie.

    Dans votre ambiguité et votre (sincère????) volonté d’auto-repentance, vous êtes peu-être l’un des plus infectes à la manière des gens de Golias.

    A votre adresse chère Monette, je rappelle que la béatification en question vise les prêtres et religieuses qui dès le débiut de l’année 1936 , soit bien avant le déclenchement de la guerre civile furent sauvagement assassinés par les marxistes. Je dis bien avant le déclenchement de la guerre civile, assassinés par idéologie, l’idéologie athée de ceux qui avaient la haine de la Foi. IL s’agit donc de commémorer des gens qui sont morts pour leur foi. Je ne vois pas pour qu’elle raisons l’Eglise devrait refuser d’honorer ses martyrs au motif que d’autres ont été assassinés par Franco? Quel est le lien de cause à effet quand on sait que les persécutions religieuses ont commencé dès le début des années 30?

    Je constate simplement que le discours de la haine continue d’être de votre côté puisque vous vous permettez sans aucune nécessité d’insulter Benoit XVI. Mais je n’en dirais pas plus , l’excellent Patrice de Plunkett a écrit sur la question le plus éloquent des billets….

    http://plunkett.hautetfort.com/

  16. Thierry says:

    Oui enfin , heu! , je trouve que pour un blog de photographe, il ya peu de photos et beaucoup de digressions…

  17. Falcophil says:

    Tiens! En voilà des photos….

    Ici, quelque part dans la foule tu verras peut-être ICHTHUS

    img599.jpg

    Et là, quelque part encore, autour de la délicieuse Dolorès , tu trouveras ta copine Monette…

    img602.jpg

  18. ICHTHUS says:

    Puisque vous n’éprouvez aucune gêne à publier la photo de cette goule qui puait tellement le sang qu’elle dégoûtait même les soviétiques qui l’avaient reléguée dans un hôtel luxueux où elle vivait avec son amant de 20 ans plus jeune qu’elle, vous ne verrez je pense pas d’inconvénients à publier ces quelques photos de quelques martyrs authentiques de la Foi.

    img600a.jpg

    img600b.jpg

    Ma pensée va plus particulièrement aux 3 religieuses carmélites abattues dans la rue

    Rappelons que si la béatification concerne 498 martyrs, en août 1936 près de 7000 prêtres, religieux et religieues avaient déjà été assassinés.

    Franco fût certes un dictateur non exempt de maints reproches mais rendons lui grâce au moins d’avoir sauver son pays du marxisme athée qui aurait été pour l’Espagne infiniment plus calamiteux que le franquisme.

  19. Monette says:

    Sale punaise de bénitier!

    0026

    Et tous les crimes commis dans l’autre camp, tu t’en soucies ?

    J’ai pas souvenir que l’Eglise ait béatifié les catholiques tués par les fascistes.

    guernica.jpg

    Tu t’es posé une seule fois la question de savoir pourquoi les marxistes et anarchistes parvenaient à entraîner le peuple dans leur haine contre les catholiques ? Tu t’interroges sur les terribles injustices sociales qui sévissaient en Espagne à la veille de la guerre civile ? Les latifundias, 90% des terres aux mains d’une minorité de riches et la grosse masse des petits paysans dans la misère (Situation qui devait perdurer sous Franco car pendant que les soviétiques mettaient au point leur conquête spatiale , les espagnols en étaient encore à traire leurs vaches à la main)Qu’ a donc fait l’Eglise pour inciter les politiques a mettre en place une réforme agraire? Rien . Qu’a t’elle fait en faveur d’une évolution vers plus de justice sociale et vers plus d’équité? Rien. C’est l’Eglise qui a rejeté une grande partie du peuple dans les bras des républicains, parce que l’Eglise s’est toujours davantage soucié du salut des âmes que des ventres criant famine. Il est clair que ton Eglise était perçue par les pauvres comme étant du côté des riches , c’est à celà qu’était dû cette haine . Le peuple vous hait, les prolos vous haient parce qu’ils savent que les mecs dans ton genre ne seront jamais de leur côté. Demain quand le peuple en aura vraiment ras le cul de la poltique de regression que tes copains Sarkozy et autres Parisot lui faîtes subir, tu seras peut-être un des premiers à connaîtrerle même sort que tes carmélites de merde.

    SALUD !!!!!!!!!

    Hijo de putana

  20. Falcophil says:

    S’il faut parler espagnol, je préfère la langue de Garcia Lorca à celle de miss Ibarruri

    Voyons, (Souvenirs lointains de Terminale)

    La luna de par en par
    caballo de nubes quietas
    y la plaza gris de sueno
    Con sauces en las barreras
    que no quiero verla
    que mi recuerdo se quema
    Avisad a los jazmines
    con su blancura pequeña
    Que no quiero verla

    La vaca del viejo mundo
    pasaba su triste lengua
    sobre un hocido de sangres
    demarradas en la arena…

    après je sais plus,

    Si vous en connaissez d’autres, envoez les , ça détendra un peu l’atmosphère…..

  21. Erato says:

    Quelques bribes seulement (Très très lointains souvenirs pour moi aussi )

    Para una tarde parda y fria de invierno
    los colejiales estudian
    Monotonia de la lluvia
    Tras los cristales……..

    Antonio Machado ?

  22. falcophil says:

    amnesie.jpeg

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Bernard+MAUFFRAT&pic=Amnesie

    “…que toda la vida es sueño,

    y los sueños, sueños son.”

    ( Calderon de la Barca )

  23. Monette says:

    Pour ta gouverne Falcophil, , la seule figure “christique” qui m’emballe , c’est celle-ci

    che.jpeg

    La seule que je pourrais considérer comme une icône!!!!

  24. Falcophil says:

    Celà ne fait que confirmer la thèse avancée dans ce billet.

    Nous sommes dans une époque de dégénérés parce que nous avons perdu le sens de l’icône, ce qui se voit non seulement dans le domaine de l’art mais au niveau de la perversion du langage où l’on qualifie d’icône, ce qui n’est rien d’autre qu’une idole.

    Conférer une valeur absolue à ce qui n’est que relatif, contingent, limité et pour tout dire assez dérisoire voilà ce qui s’appelle être emprisonné par l’idole

    Etre capable de ne pas se laisser subjuguer par ce qui est contingent, limité, relatif et dérisoire, c’est ce qui s’appelle parvenir à se libérer au moyen de l’icône.

  25. Erato says:

    Moi aussi, je ne comprends pas très bien cette distinction. Il peut y avoir de l’idolâtrie dans l’Icône comme de l’Icône dans l’Idolatrie, celui qui regarde l’icône peut fétichiser une image, celui qui regarde une image peut être emporté au delà du fétichisme. Pour moi cette image

    kandinsky.jpg

    m’emporte davantage vers l’au delà du monde que la vue d’une icône.

    Et d’ailleurs , les mots idoles et icônes ne proviennent-ils pas d’une même étymologie grecque signifiant “images”?

    Vraiment donc, je ne comprends pas…..

  26. Falcophil says:

    De par le lyrisme et le dynamisme chaotique de sa composition ainsi que par la vivacité emportée et quelque peu agressive de son chromatisme, cette oeuvre est bien d’esprit baroque.

    Je crois que tu confonds l’au delà avec le surc^roît d’intensité de l’impact sensible. Tu ne fais que reproduire les erreurs de notre époque par lequelles nous nous figurons que toujours plus de sensations signifie un dépassement de soi-même.

    Ainsi, quand tu te convaincs d’être emporté vers l’au delà, ton transport me semble bien illusoire, l’au delà qui est intériorité n’ayant que peu à voir avec l’en deça de la sensation qui n’est que pure extériorité.

  27. Thierry says:

    A considérer tes propres travaux ,

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Irradiation&pic=xEmlcxxx9t6

    on pourrait se demander pourquoi tu ne t’appliques pas à toi-même , les principes dont tu déplores l’absence chez les autres.

  28. Falcophil says:

    C’est sans doute que je suis moi-même un dégénéré

  29. ICHTHUS says:

    A considérer de quelle façon vous vous laissez insulter et laissez sans réagir insulter votre Eglise, j’en déduis que vous devez effectivement être un dégénéré.
    Je tenterais donc de suppléer à votre dégénérescence en rappelant à Madame Monette que L’espiscopat et le Vatican n’ont soutenu Franco que parce qu’il était l’unique alternative à la déchristianisation de l’Espagne , je lui rappelerais en outre qu’initialement les catholiques n’étaient pas hostiles à la République, nombre d’entre eux votèrent du reste pour elle en 1931 et s’en détachèrent peu après lorsque le gouvernement socialiste de Manuel AZANA pris contre eux l’initiative de mesures répressives , interdisant les processions, expulsant les jésuites, voulant peut-être imiter ces mêmes persécutions que les catholiques français avaient déjà connu sous la Révolution et par la suite, sous la IIIème république, à l’époque du ministère Combes, ce qui ne put qu’inciter anarchistes et marxistes à une surenchère de violences gratuites en incendiant eglises et couvents, dans l’indifférence totale des pouvoirs publics.

    41k0nm2duml_ss500_.jpeg

    N’inversez donc pas les rôles , ce fût bien la haine gauchiste qui rejetta les catholiques vers Franco. Rappelons pour la petite histoire que si Franco fut un dictateur, il sût tout de même mettre l’Espagne à l’écart du deuxième conflit mondial, nonobstant les pressions d’Hitler, rappelons également que l’Espagne franquiste accueilli de nombreux réfugiés juifs tandis qu’USA et Grande Bretagne refusaient de concéder à L’Allemagne quelques milliers de tonnes de café en échange de prisonniers juifs déportés. 
    Rappelons enfin que si au lendemain de la guerre civile l’Eglise rallia Franco tout simplement parce que la mencae marxiste était encore intense, elle entra peu à peu en conflit avec le régime franquiste, s’agissant plus particulièrement de la censure de la presse, du statut des organisations étudiantes et ouvrières, ainsi que de l’enseignement. D’où à partir de 1965, la détérioration profonde des relations Église-Étatqui entraîna des arrestations de prêtres ainsi que la participation décisive des militants catholiques à l’opposition ouvrière.

    Je sais bien que l’esthète Falcophil est trop délicat et trop raffiné pour discuter politique, préférant sans doute polémiquer sur de choses plus fondamenales comme la différence entre l’icône et l’idole mais il y a des contre-vérités colportées par l’ignorance et la malhonnêteté intellectuelles des communistes (avec la collaboration, hélas, de la clique Golias) que l’on ne peut laisser passer.

  30. Falcophil says:

    Si vous voulez vraiment savoir ce que l’ “esthète” que je suis pense de tout celà, cliquez sur ce lien

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Contemplations&pic=Cont.+12

  31. HARRY says:

    ICHTHUS, tu nous casses les burnes avec tes polémiques, tout celà n’enlève rien
    aux centaines d’éxécutions dans les premiers temps de la dictature ,, sans compter les assassinats perpétrés en toute impunité dans les prisons. Tu as fait une comparaison plutôt incongrue avec le ministère Combes moi je ferais plutôt un rapprochement avec la répression de la Commune de Paris par les trouffions de Thiers. Ne t’en déplaises, l’Eglise Catholqiue fût bien lun des principaux piliers d’une dictature à laquelle elle participa activement par l’entremise de l’Opus Dei.

    Enfin bref, il y a du moins un point sur lequel je suis d’accord avec toi, Falcophil est non seulement mauvais catholique mais également mauvais connaisseur en histoire de l’art.

    Tu as tout à fait raison de souligner que l’Icône ne fut jamais en Occident qu’un produit d’importation et que l’essence de l’art sacré occidental repose sur l’approche réaliste.

    Je te livre ce détail qui aura certainement échappé à l’esprit peu observateur de Falcophil.

    giotto-1.jpg

    dans cette scène réaliste et en 3 dimensions peinte par Giotto , sur un épisode de la vie de François d’Assise

    giotto-2.jpg

    se dresse en haut, une croix orthodoxe vue à l’envers.

    Tout l’esprit de l’art religieux occidental est ici.

    On tourne le dos à la croix orthodoxe qui est dépassée ou du moins qui ne correspond pas à la mentalité réaliste de l’occident catholique laquelle veut insérer le discours religieux dans l’espace réel et humain de la vie.

    Tout l’esprit de l’occident catholique est là. Le sens de la réalité et de l’espace que l’homme veut maîtriser et conquérir contenant déjà en puissance la pensée rationnelle et positiviste future.

    Absurde donc de parler d’un sens de l’icône qui aurait été perdu alors que l’icône perdue n’était que la prise de possession par l’Occident de son génie propre.

  32. Falcophil says:

    Propos terriblement simplistes !!!!

    On pourrait fort bien imaginer que cette croix fût celle peinte au XIII ème siècle par Giunta Pisano.

    img609.jpg

    Le crucifix en tant que genre pictural à part entière fût une invention du catholicisme occidental. L’approche est effectivement réaliste en ce qu’elle présente le corps du Christ déformé par la souffrance . Or, il est clair que, par ailleurs, cette image relève encore de l’icône, tant par l’irradiation dorée qui la traverse que par sa conception intemporelle qui la destine à la vénération . Preuve donc qu’il fût un temps où l’Occident avait trouvé cet équilibre où il savait cultiver son “Génie” propre tout en ne sacrifiant rien à l’esprit de l’icône. Merveilleux équilibre auquel le réalisme de Giotto apporta les premiers ébranblements.

    C’est vous et vos dichotomies simplistes qui au contraire me paraissez énormément dépourvus de sens des nuances!!!!

  33. ICHTHUS says:

    Je ne veux pas continuer à polémiquer sur certains points, quand on ne veut pas comprendre, tous les ressorts de l’argumentation n’y pourront jamais rien.
    Je voudrais simplement à l’attention d’Harry souligner un point de détail, l’Opus Dei à l’origine n’était pas franquiste, son fondateur Escriva de Balaguer fût même arrêté par Franco parce que soupçonné de franc-maçonnerie. Par la suite si des membres de l’Opus Dei furent effectivement présents au sein d’ un gouvernement franquiste, ce ne fût qu’ à la fin des années 60, soit en une période où l’Espagne était en phase de transition vers la démocratie.

    Pour le reste, je partage votre avis Harry quant aux approximations de Falcophil.

    On ne voit pas pour quelle raison cet équilibre dont il nous parle n’aurait pas été atteint par Giotto et ses continuateurs. Masaccio, Piero della Francesca ou Michel Ange me paraissent avoir conçu le meilleur équilibre qui soit entre l’humanisation de la divinité et la divinisation de l’humanité et l’on ne peut même pas dire que ces artistes constituent un point d’achèvement. Prétendre que le baroque n’est pas chrétien est une abérration, qu’est ce que le baroque d’ailleurs s’il n’est pas chrétien? J’ai beau faire un effort, je ne vois pas en quoi cette magnifique chaire de Saint Pierre

    bernin-chaire-de-st-pierre.jpg

    conçue par le Bernin évoquerait moins la transcendance qu’une icône de Roublev. Je ne vois pas de plus belle manifestation de sacré que l’irruption de cette colombe de lumière dans cet abîme créé au sein des nuées.

    Il faut vraiment être aveugle pour ne pas le voir !

  34. Falcophil says:

    “quand on ne veut pas comprendre, tous les ressorts de l’argumentation n’y pourront jamais rien.”

    L’arroseur vient de s’arroser lui- même car c’est avant tout à toi que peuvent s’appliquer tes propos.

    Concernant cette composition du Bernin, ce que peut m’inspirer cette coulée de lave et de bave entourant ce clinquant de lumière et faisant dévier la quête plus qu’ elle ne la soutient et ne l’accompagne, je l’ai déjà exprimé lors d’un prédédent billet:

    http://falcophil.info/blog/532/

    Si tu ne vois pas les ressemblance entre Zummo et cette composition du Bernin, je dirais alors que tes yeux sont tellement imprégnés de ce tape à l’oeil dont tu semblent de délecter que ta rétine a sûrement dû brûler. Quand on en vient à dire que l’art catholique authentique c’est l’art sulpécien, c’est que même le plus brillant des ophtalmos ne pourrait rien pour toi….

  35. Cristina says:

    Je viens de parcourir les différents billets de votre blog et je constate que maintes chose vous échappent. Une chose est significative, le fait que vous ne compreniez rien à une grande artiste comme Sophie calle ainsi qu’à maints autres aspects de l’Art contemporain doit à mon sens être mis en relation avec le fait que vous n’avez pas davanatage compris l’art de Caravage lequel , loin d’avoir faussé le discours religieux (ou le “Logos” comme vous le dîtes non sans pédanterie) l’a au contraire “mis en chair” par la dimension profane de son oeuvre. Caravage n’abolit pas la métaphysique, il la rend au contraire plus éclatante par la dimension physique de son oeuvre, il inaugure un véritable métaphysique de la chair. Un peu plus de réceptivité à l’égard des contemporains vous aiderait peut-être à comprendre un peu mieux vos classiques…..

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