( février 3, 2007 )

“BIENVENUE A GATTACA”.**

“Propos oiseux d’esthète”

C’est ce qu’une personne répondant au pseudo de Vania a cru très intelligent de retenir concernant une définition que je tentais dernièrement de donner de l’oeuvre d’art.
Une autre, dénommée “Clio”, découvrit alors que puisqu”aucune définition de l’art n’était possible, en ce cas, un “artiste” exposant ceci:

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avait tout à fait le droit de proclamer: “C’est de l’Art puisque j’en ai décidé ainsi”.

Il est vrai que l’on ne faisait que tirer les conclusions des constats de certains tenants de Wittgenstein pour lesquels il est impossible de dépasser le stade de la perception visuelle.
Cela me rappelle ce philosophe fier de vivre comme un porc

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et qui trouvait spirituel de faire remarquer à Platon qu’il voyait le cheval mais pas la “cabalité”.
Cabalité ?
En effet, qu’est ce que cela ?

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Un concept, une essence, une susbtance ou si vous préférez, quelque chose qui se tient dessous.
D’aucuns et même, peut-être, la plupart, auraient plutôt tendance à penser que la substance ou l’essence serait de ces choses:

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se tenant au dessus, dans le vide, pour filer dans leur inconsistance de vapeur.
Croyant par là qu’ils ont fait une géniale découverte à laquelle on avait pourtant déjà pensé chez les grecs et au Moyen-Age. Seulement, la Grèce antique et le Moyen-Age étaient des sociétés encore assez saines où les dérives de la pensée restaient limitées à quelques cercles restreints.
Pour Guillaume d’Ockham par exemple (XIV ème siècle), principal théoricien du courant nominaliste, la généralité du concept est pure convention linguistique et rien de ce que l’on pourrait appeler “essence” ne saurait exister sous les choses.

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Autrement dit, il y a tel homme, Pierre ou Paul mais où trouvera t’on le concept d’humanité?
Peut-on le toucher? Peut-on le sentir?
Alors? Qu’est-ce à dire?
Que dès lors qu’aucune réalité susbstantielle ne peut-être tirée des choses, celles-ci n’ont de vérité que par leur individualité purement éphémère et matérielle.

Et dès lors que la seule réalité réside dans mon identité matérielle, la seule valeur résidera en ce cas dans ce qui me distinguera du reste. Dans mon “originalité”. Plus je pourrais me distinguer du reste, plus j’aurais le sentiment de m’accrocher à quelque-chose de réel. Et comment aller toujours plus loin dans cette exigence de me distinguer du reste si ce n’est par le biais du bizarre ou du saugrenu, cultivés pour leur valeur propre et non plus à titre d’adjuvant ?

En résulteront alors la fanfaronnade, la surenchère dans la pitrerie, les dérapages le plus farfelus, en un mot, l’extravagance et si l’extravagance est ce par quoi je me distingue du reste, je ne peux qu’en déduire que plus mes conneries seront grosses, plus il y aura de réalité.

Ainsi, Moi, je m’appelle Wim DELVOYE, voici ce que j’ai fabriqué:

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“cloaca”, une machine reproduisant le processus de la digestion, autrement dit, une machine à faire de la merde

C’est de l’art puisque j’en ai décidé ainsi

Déjà Moi Duchamp, exposant un simple urinoir

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j’avais pu dire que c’était de l’art puisque telle était ma volonté

Et Moi , Pierre PINONCELLI, j’ai pissé dans cet urinoir

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Et j’ai pu, à mon tour, affirmer que c’était de l’art puisque telle était ma fantaisie

Et Moi alors?

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Pourquoi n’aurais-je pas eu le droit de dire que ceci:

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était une oeuvre d’art, s’il m’était venu le caprice d’en décider ainsi?
4000 morts? Bof! qu’importe ?
On considère à l’unanimité que les pyramides d’Egypte sont des oeuvres d’art sans trop se soucier du sort des esclaves grâce auxquels on les a construites.
Et puis enfin, nous en avions conclu dernièrement qu’aucune définition de rien ne peut-être donnée
Nous avons pris acte de la capitulation de l’intelligence face aux exigences de l’esprit, lequel invite pourtant au dépassement du simple donné matériel pour tenter de trouver la réalité durable qui se cache sous l’apparence et les mirages que font miroiter les sens.

Dans la fresque de Raphaël, l’école d’Athènes

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On peut voir Platon diriger son doigt vers le haut

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Et Aristote diriger sa main vers le bas

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Nous ne sommes que les avortons dégénérés d’Aristote, ce n’est pas seulement la main que nous dirigeons vers le bas, c’est tout notre corps qui rampe à même le sol, toujours plus content de jouir dans sa boue.

Noble figure au contraire que celle de Platon.
Lui et son effort pour s’élever au delà de la dispersion du divers sensible, au-dessus de l’éparpillement et du chaos des sensations, au dessus des mouches à purin du divertissement, lui et son effort pour dompter le monde par la force du concept.
Quelque part, Nietszche est lui-même obligé d’en convenir, au regard de notre univers d’ingénieurs, de mécaniciens et d’épiciers, on avait beau élaborer des concepts “froids et gris”, on n’en demeurait pas moins un “aristocrate” de la pensée. Ce genre d’aristocrate est désormais destiné à être parqué dans l’une de ces réserve du meilleur des mondes.
Moi, homme d’aujourd’hui, je ne vois que le cheval par exemple, celui qui court à Longchamps parce que seul ce cheval là peut éventuellement remplir mon portefeuille. La cabalité? Peuh! Qu’est ce que celà?

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Le mot n’existe même pas dans notre langue preuve qu’il ne saurait désigner quoique ce soit de réel.
Certes, le mot “humanité” existe mais si l’on suit le même raisonnement, il ne devrait pas désigner quelque-chose de beaucoup plus réel que la cabalité.

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simple concept que je ne vois pas de mes yeux, que je n’entends pas de mes oreilles, que je ne peux toucher des mes doigts, propos oiseux d’esthète ou de philosophe. Sans intérêt comme la cabalité.
Puisque l’humanité n’est qu’un simple concept tissé de l’ étoffe des nuées, en ce cas l’humanité ne peut m’interesser.
Puisqu’aucun à priori de l’homme ne saurait exister nulle part comme ne peut exister nulle part aucun à priori définissant l’art
Puisque j’ai le droit de dire que ceci:

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est une oeuvre d’art car tel est mon bon plaisir

Puisqu’il n’y a rien d’autre qu’un devenir qui résulte de mes choix qu’aucune essence ne vient orienter ou circonscrire encore moins définir.
Alors, c’est que j’ai le droit de dire ce que doit être un “vrai” homme selon ce qui doit encore résulter de mon bon plaisir

Par exemple pour moi

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Il doit être blond aux yeux bleus parce que j’aime bien les blonds aux yeux bleux et que je n’aime pas les juifs et les nègres

Pas de problèmes
On te fabriquera un homme sur mesure.
Qui nous en empêchera puisque l’essence de l’homme n’existe nulle part ?
Tel cheval existe mais pas la cabalité
Tel homme existe mais pas l’humanité.
Ce qui existe c’est ce que je vois de mes yeux et ce que je vois de mes yeux c’est par dessus tout ce que je peux fabriquer.
Demain je te fabriquerais l’homme que tu souhaites
J’en ai le pouvoir, de la vie je perce toujours plus de secrets

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Qui peut m’en empêcher puisque l’essence n’est nulle part et que la chimie est partout ?

J’ai dit précédemment que depuis longtemps je sens partout la puanteur du village.

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Mais je me répète, trouvons autre chose pour terminer
Voilà! C’est peut-être moins génial que le “number 6 ” .

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mais c’est quand même un beau film……….

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55 commentaires to ““BIENVENUE A GATTACA”.**”

  1. Clio says:

    Je réponds pour ma part à celà que d’abord, je n’ai jamais affirmé catégoriquement que l’on pouvait décider que telle ou telle chose était de l’art de par la simple impulsion du caprice personnel. Je ne faisais que poser une question en m’appuyant sur une citation de Donald Judd.
    Tu as répondu à ma question par une surenchère dans l’hyperbole , ce qui n’était pas vraiment répondre à la question. Tu n’y réponds d’ailleurs pas davantage dans cet article. Tu te lamentes au sujet d’un monde qui ne serait plus capable de se laisser diriger par le concept ou l’essence à priori, sans te poser vraiment la question de savoir si cette notion d’essence à priori peut avoir sa pertinence ou son utilité. Il me semble qu’après tout, si un type comme Hitler a fait tant de dégâts, c’est bien parce qu’il avait ses à priori intangibles sur l’homme et sur ce qu’il devait être. Ne pas savoir d’avance ce qu’est l’homme ou ce qu’il doit être ou comment il doit être, nous rendrait au contraire beaucoup plus réceptif à l’égard de l’autre et, je crois, nous permettrait de mieux accepter sa différence.

    Je ne suis donc pas vraiment convaincue par ce que tu développes dans ton article. L’Eglise Catholique a aussi ses à priori sur l’homme et sur le monde qu’elle voulait autrefois imposer aux autres, on connaît le résultat, le bûcher pour les hérétiques et pour tous ceux qui comme Giordano Bruno n’étaient pas dans l’orthodoxie de ses à priori.
    La même remarque peut être faite pour l’art. Outre qu’une fois de plus ta conception de l’art moderne est extrêmement réductrice, la question peut par ailleurs se poser de savoir si l’on a réellement besoin de définir l’art pour savoir ce qu’est l’art. La même question avait dernièrement été posée pour l’amour. A t’on besoin que la philosophie nous définisse l’amour pour savoir ce qu’est l’amour? A t’on besoin de Platon quand on aime?
    L’art ou l’amour sont des questions d’intuition, on sait quand on aime ou pas, tout comme l’on sait intuitivement si tel objet est de l’art ou n’en est pas. Il y a même fort à parier que si l’on part d’une définition à priori de l’art avec ce vocabulaire rébarbatif dont la philosophie a le secret, on ne sera plus capable de distinguer un Cezanne d’une quelconque affiche publicitaire. Tu n’as qu’à essayer de marcher à partir d’une définition de la marche, je gage que tu seras entravé dans ton action de marcher.
    Voilà pourquoi je suis d’accord avec Vania pour dire que toutes ces discussions sont oiseuses. J’ajoute que je suis franchement de plus en plus déçue par ce blog. On m’avait dit que l’on y discuterait d’art, d’expos, que l’on y découvrirait des artistes inconnus interessants et nouveaux, je constate qu’on y perd au contraire son temps en discussions abstraites et en querelles byzantines et que les uns et les autres se balancent à la figure les sempiternels poncifs par lesquels on refuse d’écouter l’autre au nom justement de ses propres à priori.
    En conclusion tu commets une grave erreur dans ton diagnostic, ce n’est pas faute d’à priori que le monde va si mal, c’est au contraire parce qu’il croule sous le poids des à priori.

    Clio

  2. Falcophil says:

    Tu as mal lu ce que j’ai écrit et tu m’as très mal compris. Les “à priori” dont je parlais n’ont rien à voir avec des préjugés relatifs à des contingences physiques, génétiques, sociales ou culturelles, lesquelles relèvent de ce qu’Aristote aurait appelé des “accidents”.
    Les à priori dont je parle sont au contraire liés à la question de la “substance”. C’est bien parce que l’on ne se pose pas la question de la “substance” que beaucoup ont justement la tentation de tomber dans ces idées d’inégalité entre les races. Car si l’on pose la question de la substance , il apparaît alors qu’il est impossible de parler de sur-homme ou de sous-homme. La susbstance est en effet un tout, une unité, elle n’existe pas en plus ou moins grande quantité comme on peut être plus ou moins noir ou plus ou moins beau. La susbtance est ou elle n’est pas et quand elle est, ce ne peut être que de manière intégrale.
    C’est l’à priori de cette susbtance qui semble de plus en plus nous échapper avec comme conséquence que nous sommes de plus en plus désorientés et mal à l’aise quand il nous faut tracer de nettes frontières entre les différents aspects de la réalité.

  3. Harry says:

    je voudrais bien savoir comment tu peux toi même définir l’à priori de cette substance autrement qu’aux moyens d’idées vagues et floues du simple fait de leur généralité. L’humanité au fond, celà a t’il beaucoup d’intérêt? Il est facile par exemple d’aimer l’humanité parce que c’est un bon moyen pour n’aimer personne. On aime effectivement l’humanité parce que l’on a peur d’affronter l’homme concret. Vivre dans les concepts est le meilleur moyen pour se dispenser de vivre et pour n’être qu’un fantôche de vie.
    Tu as du moins raison sur un point, l’eternel clivage se situe toujours entre Platon et Aristote.

    platon.jpgaristote.jpg

    Mais on pourra juger,

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Nicolas_Poussin_004.jpg

    de ce que celà donne en termes de réalisations artistiques

    pour les tenants de Platon, le classicisme fade d’un Poussin

    ou d’un Le Brun

    http://www.ibiblio.org/wm/paint/auth/le-brun/seguier.jpg

    pour les tenants d’aristote,

    la vigueur d’un Caravage

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Le_Caravage_-_La_mort_de_la_vierge.jpg

    ou d’un Le Nain

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Louis_Le_Nain_001.jpg

    On pourrait d’ailleurs faire les mêmes constats en poésie ou en littérature, Boileau et ses vers chiants découlerait de Platon, Rabelais et son amour de la vie viendrait au contraire d’Aristote.

    Clio a bien raison, tu nous ennuies avec ton univers de concept. C’est sûrement ton platonisme qui a du t’inspirer la froideur de tes cataclysmes

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Cataclysmes

    ou de tes triptyques.

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Triptyques&pic=Le+roi+est+mort

    Tu devrais changer de philosophe car je ne pense pas qu’en matière artistique Platon puisse être une bonne source d’inspiration

  4. Thierry says:

    tu viens à la manif demain? (Pour les salaires et l’emploi public à 13h30 à Austerlitz ) Où serais-tu trop occupé avec ton concept d’humanité pour te soucier vraiment de tes semblables ? Je veux parler de ceux qui existent en chair et en os et non pas seulement à l’état d’ “essence”.
    Celà me fait penser à ce passage de “la nausée” où un humaniste exprime à Roquentin son amour pour les hommes et celui-ci alors de répondre:

    - Les hommes en tout cas vous n’avez pas l’air de vous en soucier beaucoup: vous êtes toujours seul, toujours le nez dans un livre.

  5. Trou says:

    Pauvre petit falcophil!

    Il se sent perdu si on lui donne pas d’idées preétablies sur les choses!
    Incapable lui-même d’inventer une oeuvre d’art, il faut bien qu’on lui donne une recette, un “modèle” platonicien. dont il pourra tirer quelques copies.
    Incapable d’inventer l’homme en inventant lui même sa vie, il faut bien lui donner un modèle de comportement, une règle de vie.
    Incapable d’entrer dans l’inconnu, il préfère ce qui est poussière, c’est pourquoi tout ce qui dépasse son cadre habituel et conformiste lui inspire une sorte de peur parano.

    Falcophil est un petit fonctionnaire en col blanc dont la vie est réglée comme du papier à musique. Au bureau, il fait dans son froc quand un de ses chefs le regarde un peu de travers. Il a peur d’être mal noté, ça fait 20 ans maintenant qu’il attends pour avoir son petit avancement quoi d’etonnant alors que lorsqu’un être réellement libre comme Diogène lui faisant, par l’exemple, comprendre qu’il n’est qu’un minable, lui et son costard cravatte, Falcophil aussitôt se rebiffe préférant contempler les idées de Platon qui au moins ne l’humilient pas parce qu’elles sont trop inexistantes pour celà.

    Pour se consoler de sa vie de petit fonctionnaire minable Falcophil fait alors ses petites photos en petit artiste du dimanche. Comme il est incapable d’audace parce que c’est toujours la peur du qu’en dira t’on qui dirige sa vie, Falcophil se cale alors sur les règles que d’autres ont fixé avant lui.
    Et quand il est confronté à l’humour génial et ravageur d’un Wim Delvoye, véritable Anthistène moderne, alors une fois de plus falcophil se cabre.
    je propose que tous ce que falcophil peut écrire ainsi que la plupart de ses images, par exemple ceci:

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Irradiation&pic=hty%285li%298

    ou ceci encore

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Recyclages&pic=Giovanni+Bellini+1

    ou encore ceci

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Recyclages&pic=Leonard+1

    que tout celà serve donc de pitance à la belle Cloaca. Oh, et pis non! après tout, c’est déjà de la merde!
    Mais il faudrait peut-être suggérer à Wim Delvoye de tenter l’expérience car Cloaca aurait sûrement la nausée et du coup, sa machine à faire du caca deviendrait une véritable machine à dégueuler.

  6. Clio says:

    J’aimerais bien, en outre, que Falcophil me dise où il a pu lire que Nietszche considérait Platon comme un “aristocrate de la pensée”. A moins que ce ne soit encore une invention?

  7. Falcophil says:

    Pas du tout.
    Tu touveras celà dans “Par delà le bien et le mal”, 1ere partie, aphorisme n° 14.

    Pour les autres, j’attends qu’ils aient tous fini de déverser leur bave. Après quoi, je me fais fort de répondre point par point à chacun d’entre eux.
    Dans une certaine mesure, ce blog est une sorte de “Cloaca” puisqu’il produit lui aussi de la merde au travers des reflexions de ceux qui viennent le visiter. J’attends donc qu’il y ait suffisamment d’excréments mais à la différence de Manzoni et Delvoye je n’irais pas vendre celà à prix d’or. Je n’adhère pas aux thèses de Georges Dickie ou d’Arthur Danto, du caca reste toujours du caca, quel que soit le contexte. Aussi , me contenterais-je simplement de tirer la chasse d’eau pour envoyer aux égoûts le produit de leur défécation intellectuelle.

  8. Zardoz says:

    En affirmant que Platon était un aristocrate de la pensée, Nietszche n’en était certainement pas à une contradiction près mais c’est justement ce côté contradictoire fait de continuelles remises en cause, de chocs, de heurts et d’auto-reniements qui fait le dynamisme de cette pensée et qui en constitue l’un de ses aspects anti-platoniciens le plus frappant. Il est faux, à vrai dire, de prétendre que l’éternel clivage se situerait entre Platon et Aristote, lequel sur bien des points est un Platon qui ne veut pas s’avouer tel.
    Le clivage éternel serait plutôt ; à mon sens , situé entre Platon et Héraclite d’Ephèse.

  9. Clash says:

    Je voulais attirer l’attention de Trou sur le fait qu’une “machine à dégueuler” a bel et bien été conçue au début des années 90, bien avant donc que Wim Delvoye ne mette en place “Cloaca”.
    “Vomica” , plus communément appelée “la Dégobilleuse”, a été créée par l’artiste italien Michelangelo Salamida.
    “Vomica” a été présentée pour la 1ere fois en mai 1992, dans une porcherie du Calvados, plus précisémment à Carpiquet, près de Caen.

    L’artiste l’avait installée au 2eme étage d’un vieux manoir située au milieu d’une ancienne ferme fortifiée du Moyen-Age, transformée en porcherie dans les années 60.

    Vomica dont le but était de reproduire le processus physiologique et chimique du vomissement se présentait également comme relevant d’un mélange de happening et d’installations mécaniques répartis sur 3 pieces.
    Dans la 1ere pièce, était installé un entonnoir géant, lequel se trouvait relié à un tuyau qui aboutissait à une vaste cuvette occupant la majeure partie de la seconde pièce. Cette cuvette faisait en quelque sorte office d’estomac car c’était là qu’étaient conduits les aliments que l’on deversait dans l’entonnoir situé dans la 1ere pièce.
    Avant d’aboutir dans la cuvette, les aliments passaient par une sorte de broyeur installé sur le seuil de l’entrée qui reliait les deux pièces.Les aliments étaient hachés puis étaient envoyés dans la cuvette.
    La cuvette était remplie d’un mélange d’urine humaine et d’excréments de cochons (C’était d’ailleurs la raison pour laquelle Salamida avait insisté pour que “La dégobilleuse” fût installée dans une porcherie).

    Les aliments ainsi broyés devaient macérer dans cette espèce de marinade pendant près d’une heure.
    La majeure difficulté à laquelle s’était heurté Michelangelo Salamida était de reproduire les conditions par lesquelles s’enclenchait le phénomène du vomissement. Il lui avait, autrement dit, fallu concevoir une sorte de mimésis technique des centres nerveux situés dans le cerveaux et qui commandent l’acte de vomir.
    La solution que retint Salamida fût d’installer dans la première pièce, une sorte d’oeil énorme qu’il fit suspendre au dessus de l’entonnoir.
    Cet oeil qui était en fait une cellule électronique se trouvait relié à un ordinateur accroché au plafond. L’ordinateur avait lui-même été programmé pour réagir à certaines images.
    Lorsqu’était ainsi présentée à l’oeil telle ou telle image, il la photographiait, l’envoyait à l’ordinateur lequel allait chercher dans son programme s’il lui fallait réagir à cette image.Si la réponse était positive l’ordinateur adressait à l’oeil une impulsion électrique qui avait pour effet de mettre à son tour l’oeil en mouvement pour déclencher une autre impulsion. A titre d’exemple, l’ordinateur avait été programmé pour réagir à l’image d’une église romane,d’une cathédrale gothique, d’un moine bénédictin ou même encore, d’un musulman tourné vers La Mecque.
    Dès que l’oeil recevait de l’ordinateur le commandement d’agir, il produisait alors une décharge électrique laquelle déclenchait un mécanisme transformant le broyeur en aspirateur qui renvoyait vers l’entonnoir les aliments ayant mariné dans la cuvette.
    L’entonnoir expulsait aussitôt les aliments renvoyés par l’aspirateur avec pour conséquence que les murs de la pièce ainsi que les visteurs étaient éclaboussés de cette simulation de vomissure.
    Accepter d’être éclaboussé par le vomi était aux yeux de Michelangelo Salamida la condition siné qua non pour que son oeuvre fût saisie dans sa plénitude, au point qu’il comparait celà à “l’UT final par lequel se termine la symphonie.” Salamida voyait celà comme une participation à cette grande fête dionysiaque à laquelle avait rêvé Nietszche. Cette fête pouvait du reste atteindre le paroxysme lorsque certain visiteurs pris de nausée se mettaient eux-mêmes à vomir.
    Les vomissures de la machine étaient alors recueillies pour être déversées dans une sorte de gros calice plaqué argent.

    C’était maintenant que pouvait commencer la deuxième partie de l’oeuvre ou plutôt, son côté cérémonial.

    Les visiteurs étaient en effet invités à passer dans une troisième pièce où l’on avait installé sur une estrade une sorte de table en forme d’autel.
    Juste derrière l’autel se trouvait accroché un tableau dont le cadre entourrait les plans de construction de “Vomica.”
    On voyait ensuite apparaître derrière l’autel, Michelangelo Salamida, qui avait revêtu une aube blanche et passé autour de son cou une sorte d’étole.
    Le calice contenant la bouillie de vomi ayant été déposé sur l’autel, Salamida l’elevait alors vers l’assistance et prononçait les mots suivants:

    “Introïbo ad altare Dei”

    Après quoi, se présentaient deux assistants, également revêtus d’aubes blanches qui se livraient à l’opération consistant à sortir , à l’aide d’une louche, la bouillie du calice pour l’introduire dans une boite.
    Pendant cette opération, l’assistance était invitée à réciter un psaume qui était distribué à chacun.

    Je me souviens que lorsque j’avais moi même assisté à cette performance, en juin 1992, nous avions récité le psaume 69 dont j’ai retenu par coeur les paroles suivantes:

    “Car c’est à cause de toi
    que j’ai porté l’opprobe
    Que la honte a couvert mon visage

    Je suis devnu un étranger pour mes frères

    Et un inconnu pour le fils de ma mère. ”

    Une fois terminée l’opération consistant à enfermer la bouillie dans la boite qui elle-même était hermétiquement close par une opération de mise en conserve se déroulant sous les yeux de l’assistance laquelle continuait à chanter le psaume, la boite était finalement vendue aux enchères. Les scellés étaient alors apposés sur la boîte. En présence d’un huissier la cire était versée puis poinçonnée aux initiales “MD”.
    Le prix plancher était fixé à 10 000 dollars et c’était Salamida qui, toujours vêtu de son aube et se tenant derrière l’autel , dirigeait et faisait monter les enchères.

  10. Trou says:

    Effectivement, ça me plaierait de voir un truc pareil!

    Je suggère même de programmer “Le dégobilleuse” pour réagir au images de Falcophil.
    Par exemple celle-là
    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Recyclages&pic=Raphael

    ou encore, celle-ci

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Irradiation&pic=nc+ft+7+twyt8

    Pourrais-tu me dire où l’on pourrait trouver ce type d’installations?
    Je ne connais pas cet artiste, j’ai cherché sur google des renseignements sur lui mais je n’ai rien trouvé. Il m’a l’air d’être inconnu et c’est dommage.

  11. Harry says:

    Ce pseudo-artiste n’est pas inconnu, il est tout simplement inexistant.
    Tu m’as l’air bien naïf. Tu n’as pas encore compris que Falcophil s’amuse à pasticher des oeuvres contemporaines pour mieux les ridiculiser. Ce en quoi d’ailleurs ses pastiches sont tès mauvais . Il y a certains pastiches qui savent relancer une oeuvre parce qu’ils ont compris le sens de l’oeuvre qu’ils pastichent.
    en revanche, ses pastiches à lui ne pourront jamais aller très loin parce qu’ils sont inspirés par le mépris à l’égard d’artistes auxquels il ne comprend rien.

  12. Falcophil says:

    En admettant que j’aie pu inventer cette insanité, imaginer une chose aussi sordide dénoterait tout de même de ma part une bonne dose d’attrait morbide pour la pourriture et les ordures. Les amateurs d’art contemporain peuvent effectivement avoir un tel goût pour la saleté mais ce n’est pas mon cas.
    J’ajoute que de vastes cochonneries comme Cloaca n’ont pas besoin d’être pastichées du fait qu’elles sont déjà inégalables dans leur
    fumisterie.

  13. Clash says:

    Tu fais chier Harry avec ton obsession du canular!
    “Vomica” a été accueillie à l’époque comme un tour de force technique et poétique. L’entonnoir géant ainsi que l’oeil énorme qui dansait au dessus était considéré comme l’un des meilleurs avatars du surréalisme en même temps qu’une symbiose de dada et de Duchamp, revisités par l’informatique
    . Les étranges borborygmes qui provenaient de la grande cuve où macéraient les aliments, interessèrent même certains tenants de la musique concrète.
    Tu considères que “Cloaca” est une oeuvre d’art mais pas “Vomica”. Pourrais-tu m’expliquer cette inconséquence?

  14. Harry says:

    Je n’ai jamais affirmé que “cloaca” était une oeuvre d’art, j’ai simplement laissé entendre qu’elle était passionnante au niveau de tout ce qu’elle implique en terme de satire et d’humour noir et que par ailleurs, le travail de Delvoye rejoint précisémment Duchamp parce qu’il nous amène dans une dimension où nous sommes au delà des clivages traditionnels entre le laid et le beau,l’agréable et le dégoûtant, l’art et le non-art, le scientifique ou le non scientifique. Cloaca c’est tout celà à la fois.
    C’est ce que toi, Falcophil, tu n’as n’a visiblement pas compris en proposant ce pastiche qui ne visait qu’à tourner en dérision.

  15. Clash says:

    Bordel !!!!!!

    Qu’est ce qui te permet de dire que c’est un pastiche????????

    Je te dis que j’ai assisté à cette performance en juin 1992 et que la presse locale en a parlé.
    Serai-ce que pour accéder au statut d’oeuvre interessante il est nécessaire d’en passer par les grandes institutions médiatiques style “Le Monde” ou “Art Press” ????

  16. Harry says:

    IoI, IoI,

    Arrêtes un peu ton numéro, Falcophil

    il n’y a pas de clash et pas davantages de salamida.

    Tu nous prends pour des cons ou quoi ?

  17. Trou says:

    Mais toi même Harry, es tu bien sûr de ne pas être un canular de Falcophil ?

  18. Thierry says:

    Moi en tous cas, je sais que j’existe

  19. Falcophil says:

    Qu’en sais-tu?

  20. Thierry says:

    Je sens là :(
    Comme un poids sur le coeur
    Là où quelque chose résiste
    N’est ce pas la preuve
    Que je suis
    la demeure
    de l’être

    Quand la tristesse se fait si soudaine
    Brutale et sans raison ?

    Si rien n’existe

    http://falcophil.info/blog/wp-content/uploads/2007/02/p1010149.jpg

    Hormis la forme
    Qui te survit
    En moins de temps qu’il n’en faut
    Pour que passe la mouche

    D’où vient que soudain
    Le brin d’herbe est plus lourd que le chêne ?
    Et qu’est ce donc qui fait
    Que les larmes retenues
    Rendent le cristal
    Incassable?

  21. Falcophil says:

    Une tristesse qui se fait “si soudaine , brutale et sans raison” n’est qu’une tristesse que tu portes en toi depuis que tu es né.

  22. Clio says:

    Je crois que c’est plutôt le monde qui la donne justement parce que le monde est brutal et sans raison

  23. Falcophil says:

    Un monde sans raison n’aura, en soi, pas plus de raison de donner la tristesse qu’un met insipide n’aura de raisons d’exciter les papilles gustatives, d’où l’on pourrait conclure que si tristesse il y a, c’est qu’elle doit provenir d’un autre monde.

    p1010149.jpg

  24. Trou says:

    IoI :)

    Les anciens pensaient que la tristesse était liée à une humeur qu’ils appelaient la bile noire.
    Ils n’avaient sûrement pas tort.
    Evacuez donc!
    Cloaca et Vomica nous enseignent aussi la joie par le plaisr d’evacuer ce qui nous pèse, excrément, pisse ou sperme, c’est du pareil au même
    Le plaisir c’est avant tout le plaisir de sortir de nous la pourriture qui nous pèse.
    Pascal lui même disait que l’angoisse métaphysique n’était peut être que l’effet d’une mauvaise digestion.
    Si t’es triste a cause de questions sans réponses, un bon laxatif et ça passera !

  25. Thierry says:

    Moi , ça serait plutôt à cause d’une femme

  26. Trou says:

    En ce cas, une bonne branlette et ça passera!

  27. Clio says:

    Certains ne brillent franchement pas par leur romantisme et leur délicatesse!

  28. Falcophil says:

    Quelle délicatesse veux tu trouver chez ces pauvres rejetons des “lumières”, malheureux produits de ces penseurs pernicieux qui depuis le XVIII eme siècle ne cessent de pousser l’homme vers sa déchéance ?

  29. Clio says:

    Les “lumières” qui auraient “poussé” l’homme vers sa “déchéance”????????

    Mais de quoi tu parles là???

    Il serait peut être vraiment temps d’arrêter ton blog parce que là tu dérapes complètement!!!!.

  30. Clash says:

    c’est tout à fait dans la logique de son univers mental.
    Quand on estime que Marcel Duchamp a préparé l’avènement du nazisme, c’est qu’on doit sans doute estimé que Auschwitz a été préparé par Voltaire ou Diderot.

    Les nostalgiques du temps où l’Eglise catholique t’envoyait au bûcher si tu affirmais que la terre est ronde sont tout de même cohérents dans leur étroitesse d’esprit.

  31. Thierry says:

    ça oui, les “lumières” qui oçnt entraîné la déhéance de l’homme , je serais curieux que tu nous dise comment tu justiifies ce nouveau “délire”.

  32. Falcophil says:

    Il suffit de voir avec quel esprit (Si tant est qu’à son sujet l’on puisse vraiment parler d’esprit!!!) clash évoque ma personne pour reconnaître là un bon disciple de Voltaire.
    Tous les ingrédients de la “pensée” de Monsieur Arouet sont en effet réunis dans la dernière intervention de notre ami Clash.

    1.- Le fiel, le fanatisme, le dogmatisme et la haine.
    De ceux dont eurent notamment à pâtir Jean Jacques, Fréron et d’autres moins connus comme le malheureux La Beaumelle
    2.- La pensée superficielle
    Pour Voltaire, c’était l’art de défigurer des penseurs(Leibniz, Pascal) dont il n’était pas même digne de lacer le soulier. A mon égard celà se traduit notamment par le fait de me faire dire que Duchamp était l’ancêtre d’Hitler, ce que je n’ai bien sûr jamais affirmé.
    3. L’ignorance alliée à la bêtise et à la mauvaise foi
    Pour Voltaire , toutes les approximations et mensonges dans le cadre de son travail d’historien(Cf.Siècle de Louis XIV). Pour Clash ce sont les sempiternels poncifs imbéciles proférées contre L’Eglis Catholique (Le bûcher pour ceux qui affirmaient que la terre était ronde, on aura tout vu!)

    Pour le reste, tu veux Thierry que j’argumente sur ce que je reproche aux “lumières”. Il faudrait pour celà un livre de plusieurs centaines de pages et je n’ai malheureusement pas le temps de l’écrire. La vie est hélas trop courte pour tout ce que je voudrais faire.
    Mais je vais essayer de condenser celà dans mon prochain billet.
    Pour l’instant , je me contente de te livrer en vrac quelques noms: Holbach, Hélvétius, Vaucansson ainsi que la mariée mise à nue par ses célibataires même.
    Je t’invite aussi à méditer le sens de ce travail

    En te donnant RV à l’article suivant.

  33. Song says:

    pour u fiel et de la malonnêté, toi hein facophile tas rien a dire. A chque cou je tenvois mes messages et tu les censsure, tas pas voulu publié tous mes tablaux

    ces pas possibler avec un mec borné comme toi de discuté.
    Tes un moin que rien falcophile. Ces tous ce que javais a dire.

    Song

  34. Falcophil says:

    Il n’a jamais été question , en ce qui me concerne, d’opérer la moindre censure, je souhaiterais simplement que ce blog ainsi que les commentaires qui s’y rapportent, conservent une certaine qualité de style et d’écriture. Le problème est que tu écris comme un pied qui pue. Si tu veux par conséquent venir t’exprimer sur ce blog commence d’abord par changer de chaussette et lave toi bien les orteils.
    En ce qui concerne ta peinture, là je n’oserais dire que tu peins comme un pied parce que je connais certains handicapés qui font avec leur pied de très belles choses que toi tu ne serais certainement pas fichu de faire avec tes mains.

    C’est ce dont on pourra jger avec ces oeuvres inédites

    song.jpg song8.jpg

    Ainsi que ces trois autres déjà publiées et que je montre à nouveau même si elles n’ont été que trop vues.

    http://falcophil.info/blog/wp-content/uploads/2006/11/imgp3594.JPG

    http://falcophil.info/blog/wp-content/uploads/2006/11/imgp3597.JPG

    http://falcophil.info/blog/wp-content/uploads/2006/11/imgp3605.JPG

    Je ne dirais donc rien de plus sur ta peinture, m’étant déjà suffisamment exprimé là dessus

    http://falcophil.info/blog/le-village-et-ses-rodeurs/

  35. Song says:

    Tu ne montre que 7 tablaux alors que je ten ai donné au moin une cinqantainne en beaucou plus diverse.
    Ces de la malonêteté intellectuel de ta part que croie tu? que tes travaux valent mieu ?

    http://www.photobis.com/PHILIPPE_FALCONE/

    Tes imbue de toi et de ta persone.

    tes un conard

    J’en dis pas plus

  36. Vania says:

    “Vomica” en tout cas , j’y crois pas.

    C’est vraiment trop con pour avoir existé

  37. Falcophil says:

    Si tu refuses de croire en quelque chose sous prétexte que c’est “trop con”, en ce cas, tu ne dois pas croire en beaucoup de choses.

    Pour parodier Saint Augustin, moi, je dirais plutôt que c’est justement parce que c’est trop con qu’il faut y croire.

    Le Quichotte de Pierre Ménard reste de la poésie précisément parce que c’est “trop con” pour pouvoir exister.

  38. Harry says:

    Que tu puisses comparer ton “Salamida” et ta Vomica” a Pierre Menard et son Quichotte démontre à quel point tu es effectivement infatué de ta personne.
    Borgès avait soulevé dans sa nouvelle un problème réel tenant à la question de savoir en quoi une oeuvre qui n’était que la copie conforme d’une autre devait se voir interdire le droit d’être considérée comme une oeuvre authentique.
    Au contraire, le pastiche consistant à imaginer une “machine à dégueuler” n’est qu’une pure bouffonnerie , sans plus. C’est bien parce que Wim Delvoye a eu l’audace de mettre son projet à exécution qu’il a dépassé le stade de la pure bouffonnerie pour entrer dans celui de la poésie (Et de la science!).
    La “machine à dégueuler” aurait pu être certainement quelque-chose de très interessant si tu avais eu toi-même le courage et la détermination de la faire vivre dans la réalité.
    Mais d’audace et de courage, tu en es , hélas, que trop dépourvu, toi, comme dirait Trou, le petit fonctionnaire minable qui frémit à l’idée que sa hiérarchie puisse lui baisser sa notation et ses parts de prime.

  39. Falcophil says:

    Je n’ai plus, il est vrai, qu’un vague souvenir du “Pierre Menard et son Quichotte” mais je pense que tu fais un contre-sens sur ce récit en situant sur le plan de la virtualité, ce qui n’était qu’une absurdité au service de la poésie fantastique. Il est d’ailleurs significatif que ce récit fasse partie d’un ensemble appelé “fictions”. Autrement dit, il est tout aussi ridicule de s’interroger sur le sérieux de la démarche de Pierre Menard qu’il serait insensé d’affirmer le caractère plausible du Dracula de Bram Stocker. Penses-tu sincèrement que l’on pourrait considérer comme un grand écrivain quelqu’un qui se contenterait de réécrire “le rouge et le noir” ou “Madame Bovary” ? On croit au Quichotte de Pierre Menard comme l’on peut croire au Dracula de Bram Socker, dans le stricte cadre de l’espace du récit et du temps de la lecture. Une fois celle-ci terminée, on finit toujours par se dire “c’est impossible”. Les aberrations chimériques que les poètes avaient jusque là appliqué à des personnages (Jerôme Bosch, Archimboldo)à des architectures (Piranèse) à des oeuvres d’art (”Un autre monde” du dessinateur Grandville), ce fût l’originalié de Borgès que de les étendre à des entreprises littéraires.

  40. Harry says:

    Là encore tu as le culot de te comparer à Grandville alors qu’ila été dans son genre un véritable précurseur( Le pouce de César un siècle avant) de même qu’Alphonse Allais pourrait être dans son genre le précurseur des monochromes. Borgés pourrait également être le précurseur de certaines démarches littéraires totalement novatrices (L’avenir le dira) Toi tu n’es le précurseur de rien du tout. Tu ne fais que caricaturer sur le papier des choses qui ont déjà existé dans la réalité.
    Là est toute la différence……

  41. Clash says:

    Je voudrais quand même que tu nous expliques au nom de quel principe tu a décrété que Salamidà et sa “Vomica” n’étaient que des canulars ?.

  42. Clio says:

    Les propos contre Voltaire frisent en tout cas l’indécence.
    Il faut tout de même rappeler la réhabilitation de Callas ainsi que son traité sur la tolérance (Son déisme par lequel il dépasse les religions pour aboutir à la prière universelle) Il faut aussi rappeler les interventions en faveur de Sirven, du chevalier de la Barre (Décapité pour avoir cracher sur un crucifix, accusation sans preuve au demeurant!!!) Ainsi que les autres interventions en faveur de Montabailli, Perra, Lally-Tollendal (Enfermé à la bastille sans procès équitable)
    rappeler de même son intervention en faveur des milliers de serfs du Jura, exploités par les moines bénédictins, ses protestations contre les barbaries de l’esclavage (Candide et le nègre de Surinam).
    Dénigrer Voltaire historien est tout aussi hâtif et bête quand on sait de quelle manière il a compulsé des centaines d’archives et de volumes, interrogé des dizaines de témoins pour écrire son Charles IX et son Louis XIV!!!

    Je ne sais pas en outre les rapports que tu peux trouver entre Helvétius et Vaucanson (Avec un seul “S”!) mais je te rappelle que là encore, le “de l’esprit” de Hélvetius lui valut le bannissement, à la même époque où le roi interdisait la publication de l’Encyclopédie.

    Encore heureux qu’il y ait eu des hommes comme Voltaire ayant suffisamment de courage, de talent et d’intelligence pour protester contre une société où on t’envoyait en prison par simple lettre de cachet si jamais tu avais le malheur de dire que Marie avait eu des rapports sexuels comme n’importe quelle femme qui met un enfant au monde!

    C’esr vrai que tu es cohérent avec toi même, Falcophil, , tes propos à l’emporte pièce contre l’art moderne ou Diogène traité de porc, contre Voltaire ou l’encyclopédie , tout celà pue le beauf et la bonne vieille scolastique médièvale

    a côté de cette brume catho-réac en suspension autour de ton crâne, le caca produit par la Cloaca de Delvoye sentirait plutôt la rose!!!!!!!!

  43. Song says:

    Bien dit Clio!
    Rien de plus a rajoutter.
    Falcophil c(’est une merdre
    Cest comme ce qui dit sur l’art abtsrait qui serait moins que le figuratif mais sans voir que comme dans la musique
    les couleurs comme les sons pour l’oreille de m$eme sont pour

    yeux sans que en soi le son puisse dir*
    e des choses réelles mais qui ont en soi

    suffisante valeurs et ainsi pourquoi pas aussi pour les couleurs ?
    .
    Ce mec est assé lamentable dans ses idés !!!!

  44. Falcophil says:

    Je reconnais que j’ai eu tort de censurer systématiquement le verbiage de Song. Ce type est enfin de compte plutôt ubuesque (Lui aussi il dit “Merdre”!)
    Enfin bref, un bouffon n’est pas de trop pour agrémenter le côté un peu trop pédantesque de nos discussions. Parfois ça tourne même franchement au scolaire , comme c’est le cas pour Clio avec son hagiographie de Voltaire.
    Mazette!
    ça me rappelle la classe de français en 1ere, il y a près de 30 ans quand je lisais le Lagarde et Michard (Tu l’as appris par coeur ou quoi?) IoI
    Enfin, pour ma part, j’ai quand même appris autre chose que l’endoctrinement distillé par notre bonne vieille école laïque.

    Enfin bon, l’année 1979, la classe de français, ce n’était pas seulement l’embrigadement par les éloges convenus des manuels scolaires, c’était aussi la petite blonde du premier rang dont j’étais secrètement amoureux. Merci clio pour m’avoir rappelé ces doux souvenirs!

  45. Clio says:

    “Lagarde et Michard” connaîs pas.
    Ce qui est sûr c’est que je n’invente rien, contrairement à toi.

  46. Song says:

    Tas raison Clio les catoliques et leur apriori c’es ces enfoirés là qui vont t’envoyez au cachaud si quelqu’un comme Gallilé affirme que la terre est ronde parce que l’EGLIse d’alor soutenai qu’elle est plate et qui vont tobligé à croire au conerie dela pomme et du serpant .
    Il faudrai effectivemment encor un Voltaire pour écrasé ces cafars de bénnittié.

  47. Falcophil says:

    Les cafards ne vont jamais dans les bénitiers mais plutôt dans les cuisines infectes comme la tienne que tu ferais d’ailleurs bien de nettoyer plutôt que de venir ici, écrire de telles sottises.

  48. Thierry says:

    N’empêche Philippe que tu ne réponds pas aux arguments et que tu te défiles.
    Le Lagarde et Michard, je m’en souviens bien.
    Je me souviens entre autre y avoir lu que l’on avait emprisonné Diderot pour avoir écrit “La lettre sur les aveugles” et aussi que les autorités avaient saisi les ouvrages de Pierre Bayle et que Voltaire était contraint de publié anonymement ses ouvrages pour échapper à la repression.
    Ne t’en déplaise, l’ancien régime était bien un système repressif cautionné par ta Sainte Mère l’Eglise……

  49. Falcophil says:

    Le temps de l’ecole est passé Thierry . Tu es maintenant un adulte qui doit faire fonctionner son esprit critique pour combler les immenses lacunes laissées dans ta tête par l’institution scolaire.
    D’abord, ce sont les petits détails qui doivent te mettre la puce à l’oreille, .
    Exemple: le portait de Mme de Pompadour , magnifique pastel de Maurice Quentin de la Tour. A côté de la favorite de LouisXV se trouve une commode sur laquelle sont posés 3 volumes, l’un est de Montesquieu, l’autre de D’Alembert et puis il y a un volume de l’Encyclopédie. Le même Louis XV a qui l’on faisait remarquer qu’il fallait sévir contre les “gens qui pensent” et répondait en riant “Qui pansent les chevaux?”‘ Quand les gens du pouvoir n’encourageaient pas ou ne toléraient pas les philosophes ( C’était le cas de Malesherbe chef de La censure ) ils ne les prenaient que trop peu au sérieux pour les persécuter.
    Pierre Bayle ou Hélvétius interdits? Ce n’était qu’une meilleure publicité pour leurs ouvrages que les cercles cultivés s’arrachaient. Le dictionnaire critique et hitorique de Pierre Bayle a été l’un des meilleurs succès de l’époque. Voltaire qui publiait anonymement? Laisse moi rire! Le mordant de son style était reconnaissable entre tous. Diderot emprisonné? Au vu de ce que Raconte dans ses confessions Jean Jacques Rousseau qui allait lui rendre visite tous les jours à Vincennes, sa prison était un beau chateau où il se promenait dans un magnifique jardin et n’avait point l’air malheureux. L’un des encyclopédistes, l’abbé François Morellet rapporte dans ses mémoires que son passage à la Bastille était une véritable détente où il pouvait écrire ce qu’il voulait et disposait de tous les livres dont il avait besoin.
    Le problème est que notre mémoire est sélective. Nous avons retenu le passage de Voltaire sur le nègre de Surinam, mais nous avons oublié des pans de son immense correspondance où l’on découvrirait, par exemple, dans certaines lettres qu’il s’accommodait fort bien de l’esclavage aux Antilles d’où il faisait venir le sucre pour ses compotes de pommes dont il était friand, autant dire que les malheurs affectant les congénères du nègre de Surinam, le sieur Arouet n’en avait que foutre………
    Tout comme nous avons également oublié les centaines d’ouvrages d’apologétique chrétienne qui à l’époque n’avaient pas peur de contre-argumenter avec beaucoup d’esprit caustique comme Fréron ou le père Berthier. La haine de Voltaire à l’égard de Fréron s’explique en bonne partie par celà. Savais-tu, au passage, que par 3 fois, Voltaire fit enfermé par lettre de cachet, un écrivain appelé La Beaumelle (Oublié lui aussi) parce qu’il avait eu l’audace de pointer toutes les inéxactitudes du siècle de Louis XIV? Et que le même Voltaire (toujours lui!) réclama aux autorités de Genève la peine de mort pour Rousseau ?
    Le siècle des lumières tolérant? Je me souviens de certains passages de “Memoirs of my life” de l’historien anglais Gibbon. Bien que lisant imparfaitement l’anglais, j’ai retenu que Gibbon, après un séjour à Paris, était revenu à Londres, écoeuré par le sectarisme et le fanatisme d’Hélvétius et de tous les “intellos” de l’époque qu’il avait pu fréquenter dans le salon du baron d’Holbach

    Rousseau qui n’était pas si parano que nous le présente un autre aspect du conformisme scolaire, avait très bien définit le XVIII siècle intellectuel “Le siècle de la Haine”.
    De cette haine qui contenait déjà en germe les futurs débordement de La Terreur de Saint Just, Robespierre et autres Fouquier-Tinville.

  50. Harry says:

    Le tout est de savoir ce qu’il y a d’authentique dans toutes ces citations.
    Quand un type passe son temps à inventer des artistes imaginaires (Clash, Song,

    Paul Orcian

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Paul+ORCIAN

    , Bernard Maufrat

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Bernard+MAUFFRAT

    , Michelangelo Salamida)

    en forgeant les oeuvres qui vont avec (avec il faut l’avouer une certaine dextérité plastique) on ne peut que douter de toutes les citations qu’il prétend faire passer pour historique.
    Quand Falcophil va se confesser , le curé doit certainement passer beaucoup de temps à écouter tout ce que doit débiter un tel menteur!!!!!

  51. Trou says:

    Moi, je me fends la gueule quand j’apprends que falcophil a été amoureux. IoI, IoI

    Avec sa dégaine de catho coincé, il n’a sûrement pas dû avoir le courage d’aborder la meufe et a dû préférer aller se branler dans les chiottes!!!!! (Rires)

  52. Falcophil says:

    Je constate que c’est la deuxième fois que tu viens ici pour parler d’onanisme. Il me paraît donc y avoir sur ce point une certaine obsession de ta part à l’égard de cette activité.Mais ce n’est pas parce que ta pratique du plaisr solitaire est assidue qu’il faudrait prendre ton cas pour une généralité.
    Je ne saurais trop te recommander d’exciter un peu moins ton membre viril et de solliciter davantage ta matière grise, ce qui te permettrait peut-être de faire en sorte que tes interventions soient un peu plus intelligentes.

  53. Clio says:

    Voltaire qui fait emprisonner par lettre de cachet ou qui demande la mort de Rousseau!

    J’aimerais bien savoir, si tout celà n’est pas inventé, d’où tu tiens tes sources.

    En tant qu’amoureuse et passionnée de Voltaire , je consulte sur internet le site le plus complet qui soit sur sa correspondance

    http://www.voltaire-integral.com/

    Et je n’ai rien trouvé de tel.

    a tes activité consistant à créer des canulars d’artistes, il faudrait donc ajouter celle de création d’apocryphes historiques? donc i

  54. Thierry says:

    par ailleurs, sur Voltaire, il n’y a rien de bien nouveau là dessus. On sait qu’il plaçait son argent dans des compagnies qui vivaient de la traite négrière.
    La question est de savoir s’il doit nécessairement y avoir une adéquation entre une philosophie et la vie privée de son auteur. Il est par exemple notoire que Sénèque a mis plus de philosophie dans ses écrits que dans sa vie. Celà enlève t’il quoique ce soit à la sagesse contenue dans sa lettre à Lucilius? Que Voltaire ait été un sale con dans sa vie personnelle ne change rien, à mon avis, à ses idées sur la tolérance qui relève de l’idéal à atteindre, alors que toutes les mesquineries que l’on peut trouver dans ses lettres relèveraient plutôt de l’homme comme tout le monde et de ses faiblesses.

  55. Clio says:

    Je ne suis pas tout à fait d’accord

    Je pense qu’un philosophe est d’autant plus convaincant qu’il est fidèle à ses principes.

    Il est par exemple regrettable que Falcophil ne se soit pas conformé à cette si belle maxime écrite sur son autoportrait

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Philippe+Falcone+CV+&pic=Qui+je+suis

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