( mai 4, 2007 )

THANATOGRAPHIE

Il m’a été dit dernièrement que mon désir de poésie n’était qu’un désir morbide et qu’une pulsion de mort se trouvait à l’oeuvre dans toutes mes images à base de jouets et de poupées inanimées.

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Il est exact que pour moi la photographie a partie liée avec la mort et j’irais même jusqu’à soutenir que photographie et philosophie sont proches parentes en ce qu’elles contituent toutes deux une préparation à la mort.

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L’un des premiers photographes, Hippolyte Bayard, réalise en 1840 son “autoportrait en noyé”

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à propos duquel il déclare avoir voulu mettre en scène sa propre mort comme si ce pionnier de la photo avait immédiatement pressenti que l’acte de se photographier impliquait le fait de contempler son propre cadavre. A cette idée répond comme un écho, près d’un siècle plus tard, cet autoportrait de Duane Michals

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où là encore la confrontation du photographe avec lui-même rejoint la confrontation avec sa propre dépouille mortelle.

Dans la préface d’un ouvrage consacré à cartier-Bresson, Jean Clair observe que le fameux liseret noir dont le photographe français a fait sa marque de fabrique pourrait être comparé à une sorte de faire-part de deuil par lequel on indique que ce n’est pas tant le présent qui est photographié que la mort inscrite au coeur même du présent.

C’est peut-être la même idée que l’on retrouve dans ce film

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Un photographe veut capter les ébats d’un couple dans un jardin public. De retour dans son laboratoire, le photographe agrandit l’un des clichés du couple amoureux et découvre alors sur l’image, en arrière plan, sortant d’un buisson, le canon d’une arme braquée sur le couple puis, à moitié dissimulé par le même buisson, le cadavre d’un homme. Le couple ne s’est bien sûr jamais douté de la présence d’un tueur et d’un cadavre à quelques mêtres de son badinage, seul le photographe a pu voir la chose.

” La mort viendra et elle aura tes propres yeux” écrit Cesare Pavese.
Il aurait pu ajouter qu’elle aurait de manière plus particulière les yeux du photographe

Et c’est probablement avec les yeux de la mort que Brassai photographie son ” Paris de nuit” ,

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lui qui affirmera que la photographie exerce une fonction létale en ce que, tout comme la sculpture , elle est capable de donner aux choses cette grandiose immobilité que donne la mort.

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La photo va cependant plus loin que la sculpture dans son opération funèbre.

Le peintre ou le sculpteur retravaillent le monde par le biais de la matière car huile ou marbre, c’est toujours dans la densité du solide et du tactile que se retrouvent leurs images du monde.
Rien de tel pour le photographe qui au moyen de la lumière insère d’emblée le monde au sein même de l’immatériel. A l’instar de la mort la photo pourrait donc nous délivrer de cette couche de matière qui nous empêche de discerner la buée de notre existence.

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La photographie, telle qu’elle est du moins pratiquée dans la majeure partie des cas, tente moins de reconstruire le réel que de sauver quelque chose d’un présent dont on sent l’imminente destruction. Avoir conscience du présent c’est savoir que ce présent fait partie du passé par le simple fait d’en prendre conscience. Je ne suis jamais dans le présent, je suis sans cesse dans la seconde d’après d’un présent qui toujours m’échappe. La photo est l’art de capter cette seconde d’après pour en faire la seconde sans fin.
L’instantané de la photographie n’est que l’immédiateté du souvenir, le présent de la photographie n’étant que l’impact de l’eternelle fumée de la présence ou que le sillage spectral que laisse derrière lui l’écoulement du monde.

En 1865, lors de la prise de cette photo,

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Baudelaire n’a plus que 2 ans à vivre.

Mais ce n’est déjà plus le présent de Baudelaire, le photographe Nadar vient d’anticiper ce présent car il nous donne d’emblée l’image d’un futur où l’on continuera de voir cette image alors que depuis longtemps le corps du poète aura disparu. Les 2 ans qu’il reste de vie à Baudelaire ne sont rien au regard des siècles où l’on continuera de regarder la trace fantomatique des quelques secondes de sa présence.

Image desespérée que cette idée d’un présent inexistant puisque déjà mort depuis toujours?

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Que non pas.

Mais à la seule condition que la photo nous rende plus évident le processus propre à l’art.

La peinture disait Francis Bacon, autre obsédé de la décomposition, (Lequel d’ailleurs travaillait beaucoup à partir de photos), la peinture est la sténo de la réalité.

La sténo, c’est à dire la simplification, l’épuration. La photo illustre de manière frappante ce travail de simplification. De la lourdeur du présent elle donne aussitôt la légèreté du lointain, c’est à dire que mieux que tout autre activité, elle nous fait discerner le fondamental et l’essentiel.

Dans le mot “”essentiel” il y a le terme “Essence” et l’essence est ce que permet justement de voir la destruction, une fois opéré le travail de sape qui supprime l’accident et l’accessoir.

En ce sens , l’art pourrait rejoindre le mouvement même du temps qui dans son travail d’érosion passe de la surcharge

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à l’allégement résultant de la ruine

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C’est de la vision d’une charogne que Baudelaire, toujours lui, tire sa contemplation de la Forme et de “l’essence divine”

Si l’art collabore avec la mort, c’est que l’art et la mort s’unissent pour approcher l’essence au travers de la forme.

Et qu’est ce que la forme?

Il n’y a pas de meilleure réponse que ce pélican mort photographié par Edward Weston

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Au-delà de la mort nécessaire qui flotte sur l’étang, abstraction et figuration s’unissent pour affirmer la persistance de ce qui malgré tout demeure après la destruction. Persistance de la forme qui nous fait mieux sentir l’essence, laquelle ne saurait se révéler à nous sans une subtile simplification de l’existence, condition impérative pour l’apparition de cette forme.

On pourrait conclure alors que la forme est le logos qui doit tuer le monde pour mieux faire sentir l’unité de l’essence.

Merci à toi Clio de m’avoir donné ainsi l’occasion de comprendre pourquoi ce travail avec la mort permet d’atteindre l’essence même du travail artistique, nul autre qu’Arnold Böcklin ne l’a peut-être exprimé de manière aussi magistrale, lui qui ne pouvait peindre sans écouter la mort jouer du violon.

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27 commentaires to “THANATOGRAPHIE”

  1. Clio says:

    Une fois de plus, on voit effectivement de quel côté se situent tes choix esthétiques et philosophiques. Que tu assimiles la forme à une sorte d’amoindrissement de la vie, voire une sorte de “meurtre” du monde et celà pour atteindre l’essence, donne raison à Nietszche qui voyait chez les individus comme toi l’exemple type de la dégénérescence. Je ne sais trop d’ailleurs ce que tu veux dire au juste par cette idée de la forme qui nous fait percevoir l’essence, celà dénote surtout que sur le plan psychologique tu aspires à quelque chose de tellement diminué qu’en effet, celà confine presqu’à la mort.
    C’est ce qui explique pourquoi tes choix plastiques sont anti-vie, non parce que tu cherches quelque -chose de supérieur à la vie mais parce que tu es au fond de toi régi par une pulsion de mort. Tu cherches l’apaisement par le biais du cadavérique parce que tu es incapable d’aimer la vie. Tu aimes Antonioni, auteur froid et soporifique s’il en est et je suppose que tu ne dois pas aimer Fellini. Tu aimes Cartier-Bresson, pour sa rigidité géométrique je suppose que je trouve quant à moi monotone, éteinte et répétitive.

    Dire que la photo cherche à capter le cadavre c’est à mon sens une interprétation qui est révélatrice d’un certain dérèglement cérébral.

    Moi j’aimerais faire de la photo non pas à ta façon consistant à photographier des poupées ou de mannequins par désir nécrophile, mais à la façon de quelqu’un qui aime la vie et en savoure les instants les plus précieux qu’il voaudrait conserver le plus longtemps possible parce qu’il sait que l’inestimable valeur de chacun de ces instants repose justement sur leur fragilité et leur caractère éphémère.

  2. Clash says:

    C’est en effet le genre de point de vue qui m’a toujours été à moi aussi incompréhensible. Cette idée de la forme qui révèle l’essence me paraît constituer une absurdité. Je trouve même pour ma part que la forme est quelque chose de plutôt superficiel qui se fait toujours au détriment du fond. D’ailleurs on verra souvent même dans la vie quotidienne que ce sont justement ceux là qui sont soucieux de forme qui ont peu à dire sur le fond.
    Mais pour revenir aux arts de l’image la forme est essentiellement à mes yeux une question d’impact visuel car le fait de voir si les lignes s’harmonisent entre elles ou de quelle façon telle diagonale vient contrebalancer telle parallèle, tout celà n’est qu’une affaire de perception rétinienne, si le contrepoint des lignes et des couleurs est bien dosé, l’oeil y trouvera son plaisir mais il n’y aura là que sensations agissant sur les nerfs et je ne vois pas en quoi la chose pourra nous faire avancer dans la connaissance de l”essence”.

  3. Song says:

    c’est mecs là sont toujours morbides , on peux pas être autrement quant on as pour symbole un cadavre cloué sur une croix, pour moi la vie elle est du côtés des abstraits lyriques et jen apprends plus sur le monde et son désordre et sa vitalité par une toile de Joan Mitchell ou de , de Pollock que par cette photo moche avec le pélican mort
    quand on aime s’enfermé dans les chiottes pour photographié ou qu’on photographie avec l’idée qu’on voit un cadavre c’est vrai qu’on est pas bien dans sa tête un peu du genre Mel Gibson si vous voyé ce que je veux dire….

  4. Falcophil says:

    Song a fait quelques progrès en orthographe mais pour le reste, aucun changement, il est toujours aussi con….

  5. Sophie says:

    Réponse indigne de toi , sois donc intelligent jusqu’au bout et contre-argumente.

    PAX .

  6. Sophie says:

    réponse tout aussi indigne que ta précédente et qui est elle-même imprégnée de l’intolérance que tu reproches aux autres. La vérité est que Song derrière ses propos excessifs (et certes stupides, je te l’accorde) dévoile tout de même la fragilité de ton être. Tu devrais te demander s’il ne serait pas temps d’arrêter ton blog pour te contenter d’un silence (Un VRAI silence et pas un silence “méprisant”) qui te permettrait enfin de comprendre comment prendre appui sur ton être.

  7. Falcophil says:

    Voilà, ma réponse stupide a été supprimée.

    Je suis ton conseil et je fais voeux de silence pour un temps indéterminé.

    Tu peux reprendre ce blog si tu veux, je t’en laisse l’administration , j’en ai à vrai dire un peu ma claque et je regrette ce temps où je me contentais de faire des images sans aucun commentaire.

    Je ne cesse de penser à cette devise sur l’autoportrait de Salvator Rosa.

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  8. Sophie says:

    “AUT TACE AUT LOQUERE MELIORA SILENTIO”

    Concernant plus particulièrement la question de l’essence, il n’y a peut être en effet rien de mieux à dire sur ce point que le silence propre à l’opération de clarification et de simplification inhérente à la forme en tant que manifestation de l’essence.

  9. Falcophil says:

    IoI! en matière de charabia, je vois que tu n’as rien à m’envier !

  10. Thierry says:

    Je suis d’accord avec Clio et Song , concernant Cartier-Bresson et Joan Mitchell.
    Cartier-Bresson clarifie et simplifie, certes, mais c’est une approche qui coupe du vivant. Son travail géométrique devient artificiel à force de vouloir rechercher le cadrage parfait, ce qui en fait un photographe moins convaincant que William Klein

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    ou Friedlanler

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    lesquels abordent plus directement la complexité et le chaos de la vie moderne. L’artiste contemporain c’est un peu ça aussi, une certaine brutalité voire un coup de poing dans la gueule qui laisse parler le désordre et la pulsion du vivant et ce qui est vrai pour Friedlander l’est également pour un peintre comme Joan Mitchell

  11. Falcophil says:

    Il n’est pas très pertinent de critiquer un artiste sans tenir compte de ses intentions. Il n’était pas , je pense dans l’intention de Cartier Bresson de rendre compte du chaos du monde mais au contraire d’aller au delà de ce chaos en créant quelque chose de plus ordonné , de plus lisible et donc de plus simple. Ordonné, simple et lisisble, celà s’appelle tout simplement”harmonie”. Par sa quête de l’harmonie ou même de l’ordre substantiel qui se trouve sous l’apparence du chaos car le chaos n’est qu’une apparence, là-dessus la science le confirmera, par sa quête d’harmonie donc, ce photographe ne fait qu’exprimer l’effort propre à l’homme pour contrecarrer les forces de désordre qui menacent la vie et l’esprit. La “géométrie” de Cartier-Bresson n’est qu’une variante de cet effort propre à l’esprit platonicien par lequel on tente d’atteindre ce qui relève de l’ordre d’une nécessité intinsèque.

  12. Thierry says:

    Concernant la science qui découvrirait un ordre caché des choses, n’étant pas un savant , je te laisse la responsabilité de tes propos. Pour le reste , je persiste à dire (et je pense que Clio et Clash seront de mon avis)que tu ne te départis pas du domaine de la pétition de principe. Tu n’acceptes pas l’abîme évident de chaos et de confusion qui régit nos vies alors tu deviens dans tes réalisations un maniaque de l’ordre et de l’harmonie au point que tu en oublies la beauté vitale du désordre. Ta lutte contre la confusion est effectivement une lutte contre la vie, contre la grande puissance de la vie qui t’effraie car ce n’est sûrement pas la vie qui veut ta mort mais l’aspiration au minimum que tu traînes toujours et partout.
    Tu refuses de voir que le désordre est beau comme une éjaculation (Si j’aime tant Pollock c’est justement parce que sa peinture est une éjaculation grandiose) mais c’est vrai que si t’es catho tu ne dois pas trop aimer éjaculer (Rires) le résultat étant que tu vis dans cet à priori dévitalisant consistant à chercher l’essence au détriment de la vie. Je me demande même si tu as grandi, parfois tu me fais l’effet d’un gamin par ton refus de photographier le monde pour photographier des jouets comme artefact du monde

    ou même ton refus d’aller à la rencontre réelle des gens pour les remplacer par des poupées barbies ou des mannequins,

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    parodies de vivant dont tu te contentes parce que toi-même tu fais semblant de vivre , un peu comme dans le film d’Antonioni, le photoghraphe fait semblant de jouer au tennis.

  13. Clack says:

    Introversion mystique, spiritualité maladive, peur pathologique de la société, regression vers le monde de l’enfance et du jouet, sexualité immature au travers de manipulations de poupées barbies, bloccages mentaux entrainé par l’obsession du pêché, il y a là tous les ingrédients pour construire une oeuvre originale mais ^hélas, pour l’instant , nous ne dépassons pas le stade de la schizophrénie. .

  14. Falcophil says:

    L’inanité de ces propos parle d’elle même.
    Je n’ai jamais entendu dire que Eggleston, Bernard Faucon

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    ou Tom Drahos étaient des malades mentaux ou des refoulés sous prétexte qu’ils utilisent des jouets, des mannequins ou des poupées pour leurs photos.

    S’il y a de la folie dans tout celà, elle ne vient certainement pas de moi!!!!!!!

  15. Clash says:

    Bernard Faucon ? Sûrement pas une référence à mes yeux! outre que le goût que ce type peut éprouver pour les jeunes adolescents me paraît souvent des plus ambigüe, c’est pour le reste une oeuvre froide, glaçée, figé dans un maniérisme qui pastiche la vie plus qu’il ne la capte. Tout celà est typique d’une certaine photographie incapable de saisir le vivant.

    Que tu puisses y faire référence ne m’étonne pas, toi qui est justement incapable de saisir l’élan vital dans toute son intensité., d’où l’esthétisation excessive de ton travail dont tout l’intérêt est justement de nous faire comprendre que de l’esthétique au morbide il n’ya qu’un pas….

  16. Clio says:

    Un type qui garde les yeux fixés sur une chose aussi inconsistante que l’essence n’est effectivement pas loin de considérer le monde comme une sorte de squelette dont il s’amuse à toujours recombiner les ossements

  17. Falcophil says:

    Ce n’est pas tout à fait faux, en effet, il s’agirait d’un squelette lumineux ou pour mieux dire , une sorte d’ossuaire de lumière.

  18. Thierry says:

    Autrement dit ta quête de lumière n’est qu’une inavouable rêve de suicide…..

  19. Clio says:

    Je parlerais plutôt de pignolage de cerveau d’un pseudo-photographe doublé d’un pseudo-philosophe réfugié dans les spéculations abstraites.
    Je préfère pour ma part les photographes comme Nachtway ou Salgado, témoins des drames de leur époque, ce qui ne les empêche pas d’être des poètes créateurs de beautés visuelles.

  20. Philippe says:

    Cette remarque IDIOTE, j’y ai déjà répondu dans un article précédent:

    http://falcophil.info/blog/le-village-et-ses-rodeurs/

    Pour ce qui est de mon rêve de suicide, je me contente de rappeler que cette photo

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    est justement intitulée:

    “Resistance”

  21. Thierry says:

    “Résistance”?

    Mais qui résiste?

    Est ce le sourire de Marylin en dépit de la mort? En ce cas , il ne s’agit que d’une fiction car ici la mort a l’air plus solide et plus triomphante que cette inconsistante icône dont tu t’es servi.

    Ou serait-ce plutôt le cheval?

    Mais où va t’il ce cheval ?
    Vers ce pauvre et blafard débris de chateau auquel il est apparemment impossible d’avoir accès , si tant est que celà vaille vraiment la peine d’y accéder?

  22. Clash says:

    Cette composition me paraît assez révélatrice de la psychologie du mec;

    resistance.jpg

    LE CHEVAL SYMBOLISE LE MONDE D’autrefois, l’univers de la tradition se détournant de la modernité symbolisée par Marylin et Warhol et assimilé à la mort par incapacité d’affronter le monde d’aujourd’hui.
    Alors que le support photographique exigerait une approche nouvelle du réel par affontement direct, Falcophil, au contraire, photographie à la manière des peintres d’autrefois lorsqu’ils concevaient leurs natures mortes.
    Il prend même soin de rappeler (Cf: le commentaire de ses galleries) qu’il s’agit de “vanités” comme les peintres du XVII ème siècle concevaient eux-aussi leurs vanités en peignant l’habituelle tête de mort au milieu de fruits ou de verres.

    La conclusion s’impose d’elle-même, “Résistance” c’est essentiellement la résistance d’un nostalgique du passé et de la tradition mais comme toutefois Falcophil comprend de lui même que tout celà ne mène que vers le vide car on ne réssuscite pas le passé, il ne peut alors s’empêcher de représenter son cheval se dirigeant vers un débris de château en ruine, la quête du passé n’étant que la recherche de ce qui est mort à jamais.

    Falcophil n’est ainsi qu’un paralytique, incapable de soulever son petit cul de sa chaise, coincé entre un présent où il ne veut pas vivre parce que celà l’éffraie et entre un passé où il ne peut pas se rendre parce que celà n’est plus.

    Conséquence: le retour dans le monde embryonnaire de l’enfance d’où le goût prononcé pour l’univers des jouets. Ayant peur de se rendre dans un vrai chantier pour photographier de vrais ouvriers au travail, il achèter alors des jouets qui reproduisent des grues ou des bulldozers et photographiera celà, un peu comme un enfant se sert de jouets qui sont la reproduction miniature du monde adulte.
    En conclusion, ce qui est normal pour l’enfant qui fait son apprentissage du monde adulte en utilisant le jouet, devient régression infantile lorsque c’est au contraire un adulte qui photographie des jouets.
    Lorsqu’un adulte donne l’apparence du sérieux alors qu’en fait il joue et préfère les jouets à la réalité qu’ils reproduisent, celà s’appelle tout simplement de la NEVROSE.

  23. TROU says:

    Quand on songe à certains comme Sophie Calle qui font éclater les codes traditionnels par des va et viens incessants dans le domaine du réel (filatures, enquêtes, reportages, interviews, mise en scène audacieuse de son intimité) on ne peut en effet que constater que Falcophil est un de ces paralysés de la photo,
    Lla biennale de Venise , la documenta de Kassel ou la Foire de Bâle nous offrent assez d’art vivant pour que l’on puisse aisément oublier ce genre de ratés.

  24. Falcophil says:

    Change plutôt ton pseudo pauvre crétin car dans ton cas, “PET” conviendrait sûrement mieux que “TROU”

  25. PET says:

    Si tu veux je serais un “PET” mais à voir ta réaction dépourvue d’arguments, on comprend que le pet que je suis vient tout de même de faire mouche

  26. Vania says:

    Nevrose, schizophrénie et regression au stade anal (’Obsession pour les WC, les flatulences et le monde fécale)
    En ce sens on pourrait tout de même dire que c’est bien un artiste de son époque !!!

  27. LincClillioto says:

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