( novembre 29, 2007 )

Hchicha vidéaste, Erato peintre.

Merci Erato d’avoir évoqué la fois dernière un roman qui m’a donné l’idée d’acheter le DVD du film qu’on en a tiré.

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En voyant ce genre de film, je ne peux m’empêcher de penser à l’ami Hchicha , fan de vidéo. Hchicha filme tout, ses copains, ses copines, ses collègues, il filme ses yeux , son nez, sa bouche , il m’a même avoué qu’il envisageait de filmer sa bite et son trou du cul. ça nous changera un peu de tous ces films américains tapes à l’oeil et faux parce que trop éloignés des petites choses de la vie.
Tu te demandais Hchicha ce que la vidéo pouvait apporter de plus par rapport au cinéma. Eh bien , si tu regardes ce film artificiel , typique du cinéma hollywoodien de l’époque, tu le comprendras peut-être. Tu peux justement apporter la crudité d’un regard et peut-être surtout , cette maladresse d’amateur dont tu te plains mais qui peut constituer un gage d’authenticité.

A sa manière, Hchicha est d’ailleurs dangereux car il me donne parfois envie d’abandonner l’image fixe pour me lancer à mon tour dans l’image en mouvement

Il m’a donc filmé face à mon blog, en train de commenter la peinture d’Erato dont j’attends toujours qu’elle me livre quelques éléments sur le sens de sa démarche, symptomatique à mon sens de notre univers de dégénérés.

Enfin , je sais que mes attaques contre le cinéma américain vont faire hurler l’autre copain Thierry dont le site

“Tortilla”

est justement un hommage au cinema d’outre-atlantique.

Davantage de place aux films japonais, chinois, arabes, sénégalais voire jivaros ou papous ne nous ferait pourtant pas de mal en nous permettant d’échapper un peu à cette lobotomie de l’américanisation.

J’espère sincèrement qu’Hchicha trouvera sa voie dans sa nouvelle passion et qu’il pourra apporter sa petite contribution au grand bol d’air frais du cinéma underground.

69 commentaires to “Hchicha vidéaste, Erato peintre.”

  1. Clash says:

    Filmer sa bite voilà qui est très interessant!!! J’aimerais faire la connaissance de ce Hchicha, ça manque de ces gens qui veulent emmerder les cons de bourgeois à coups de panards dans leur gros cul, Falcone n’est sûrement pas de ceux là, lui , le petit fonctionnaire malingre et rachitique qui doit se pisser dessus quand son gros con de chef lui gueule après.

  2. Falcophil says:

    Ce que je constate Clash, c’est que tu es toujours le premier à réagir à mes billets très peu de temps après leur publication, on dirait que t’es à l’affût. Jaimerais comprendre pourquoi tu t’intéresse autant à une merde telle que moi.

    Enfin, pour l’instant c’est surtout la psychologie d’Erato qui m’interesse. Ton cas est autrement passionnant. Je m’en occuperai peut-être après.

    Finalement, je me suis peut-être trompé de sujet, au lieu de consacrer mon blog à l’Art, j’aurais peut-être dû le destiner à l’étude des problèmes psychiques….

  3. nAbbé Molin says:

    Monsieur Clash,

    quoique n’ayant jamais confessé mon ami Falcone (il ne se confesse d’ailleurs jamais, ne va jamais à la messe! ), je peux néanmoins vous assurer que si quelqu’un aurait besoin de se soulager de sa saleté intérieure c’est sûrement vous mais pas lui.

    Pour le reste, je trouve qu’au fond les intervenants sont plutôt stéréotypés dans leurs réponses et attitudes . On peut savoir à l’avance ce qu’ils vont dire et en fin de compte, je trouve que le seul type imprévisible , c’est encore toi, Philippe.

  4. falcophil says:

    Que l’on puisse à l’avance prévoir leurs réactions, c’est vrai, ils n’ont même pas besoin de se fatiguer, je peux à la limite écrire à leur place

    TROU- Dans mon néant, j’attends le final résultat de l’entropique collaboration qui te donnera ce statut d’étron nécessaire pour passer au travers de mon inexistence.

    SONG- Péddé, en culer, fils de putte

    CRISTINA- Caravage est art de l’incarnation au sens où le catholicisme problématise le rapport chair –âme avec un dépassement vers le répulsif où de son irradiation rayonnante, la vierge acquiert l‘attrait de la flétrissure prémisses en cela de Sade et de Georges Bataille

    SONG- Prouuuuutt !!!

    CLASH- Que peux tu comprendre à l’art , petit fonctionnaire merdique vivant dans ta misérable petite administration merdique a potasser tes dossiers merdiques.

    TROU- Tes photos c’est de la merde !

    HARRY- Tu ne comprends pas le monde de l’art parce que tu n’as jamais su prendre les dichotomies et les taxinomies pour ce qu’elles sont, des artefacts pédagogiques servant de base de travail pour de plus subtiles interférences sémiotiques ;

    TROU- Pauvre merde !

    KROACK- Monsieur Falcorne ,je suis d’accord avec vous quoiqu’a vrai dire non parce qu’a vrai dire quand je m’aperçois que plus que jamais les mots me font dire ce que je ne peux dire quoique HEIN,? Oui donc disais-je que quoique pourtant HEIN ?….HEIN ?

    SONG- je te pissent aux culs.

    Enfin , bon, je suis en ce moment plongé dans la relecture de l’esthétique de Schopenhauer. L’intelligence, la vraie, celle qui donne l’haleine des grands larges, ça fait quand même du bien…

  5. Harry says:

    Ben, s’il s’agit de parodier, moi aussi je peux te parodier

    FALCOPHIL : Je me suis rendu chez mon ami l’Abbé ZODROME, petit être frêle et blanc comme une endive, lequel vient d’emménager dans la paroisse de Saint BANDAUCIEL, dont l’ancien curé a dû partir en douce pour cause d’une sombre histoire de petits garçons dont il aurait chatouillé la quéquette. Il m’emmène voir la cave du presbytère. C’est un vrai bordel, des saletés trainent partout, le sol est jonché de capotes, des DVD pornos ainsi que des revues telles que Penthouse s’empilent dans les coins. Il y a, entre autre, un exemplaire du kama sutra gondolé et dégageant une curieuse odeur rappelant vaguement le foutre comme si son propriétaire n’avait cessé de se palucher dessus.
    , l’abbé ZODROME me déclare ensuite qu’il vient de faire une curieuse trouvaille. Sous une pile de bouquin, tel que “La vie sexuelle de Catherine M”, « Baise moi” de Virginie Despentes, “Je bande donc je suis” par un auteur libertin du XVIIIème publié chez Jean Jacques PAUVERT, il vient de trouver une espèce de petit panneau d’une hauteur de 30 cm environ, tout couvert de poussière. Une fois le panneau nettoyé, une image apparaît :

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    C’est quoi ? demande l’abbé ZODROME

    Fier alors d’étaler ma culture, je lui déclare d’emblée qu’il s’agit d’une reproduction du Salvator Mundi peint par Antonello de Messine au XV ème siècle.

    - Salvator quoi ? demande l’abbé ZODROME interloqué
    - Salvator Mundi, le sauveur du monde –lui fais-je- vous ne connaissez donc pas le latin ?
    - Le latin ? Ah oui- répond l’abbé- je connais quelques trucs comme « cunnilingus » ou « coitus interruptus » et pis, il y en a aussi un peu dans mon bréviaire.

    Ayant dit cela, l’abbé ZODROME sort de sa soutane un petit livre et une image en tombe aussitôt. Soudain rouge comme une tomate, l’Abbé s’empresse de cacher l’image en plaquant son pied dessus mais trop tard, j’ai pu voir ce que représentait l’image

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    Faisant comme si de rien n’était, je commence alors , non sans une pointe de pédanterie, à commenter le portrait du Salvator Mundi

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    « On remarquera que la main du Christ qui bénit n’est plus présentée de face mais de trois quart et traitée en raccourci de manière à être dirigée vers l’espace du spectateur, symptomatique d’une dégénérescence de notre monde déliquescent chutant de l’ailleurs intemporel et aspatial vers l‘idolatrie de la totale humanisation du deuxième terme de l’hypostase par laquelle notre culture s’installe définitivement dans l’immanence paienne… «

    Je remarque alors que l’Abbé ZODROME n’en finit plus de bailler à s’en décrocher la machoire.

    - ça ne vous intéresse donc pas ?- fais-je un peu déçu
    - ça peut chercher dans les combien si on le fourgue ? – répond t’il soudainement intéressé
    - Pas grand chose, ce n’est qu’une reproduction, un de ces trucs achetés à Lourdes
    - Alors ça ne vaut rien ?
    - Hélas ! je crains que non

    C’est alors au tour de l’abbé ZODROME d’être déçu. Son visage prend un air agressif comme s’il m’en voulait. Très gêné , je n’en poursuis pas moins mon analyse du tableau d’Antonello :

    harrydoc126.jpg

    « Nous sommes en ce point crucial de l’histoire de l’Europe où l’artiste abandonne tout ce que la chrétienté devait à l’icône, tombant ainsi dans le charme polymorphique du veau d’or de la matière, ce qui menera trois siècle plus tard Heidegger à se poser la question de savoir ce qu’il en est désormais de la question de l’être »

    (Comme tu vois c’est pareil pour toi, on peut toujours savoir à l’avance ce que tu vas nous raconter)

    Je remarque soudain que l’abbé n’est plus dans la pièce. Par la fenêtre je vois sa chétive silhouette se diriger vers l’arrière de sa maison. Je le suis et je peux l’ apercevoir dans un recoin essayant vainement d’activer de sa main gauche un ridicule petit appendice desséché, tandis que sa droite tient le kama-sutra ouvert sur la position du missionnaire.

    PS : Merci à Clash de m’avoir envoyé cette belle photo de l’arrière-train de sa femme Virginie.

  6. Clash says:

    Arrière train qui je le précise me donne des joies beaucoup plus authentiques que ce Dieu qui n’existe que dans la tête des crétins!!!!

  7. Falcophil says:

    Tu te crois original avec tes plaisanteries paillardes mais des blagues anti-cléricales comme ça on en trouve déjà plein au Moyen-Age (Décameron de Boccace et contes de Canterbury de Chaucer (XIVème siècle) )

    T’es vraiment trop con Harry

    Mais je te pardonne quand même pour ce magnifique portrait d’Antonello de Messine qui effectivement va tout à fait dans le sens de mes propos plus haut développés.

  8. Abbé Molin says:

    je me contenterai pour ma part de dire que s’il ya ici des gens dont la sexualité est refoulée c’est bien vous Monsieur Harry car pour prendre du plaisir à cette cascade de grivoiseries, il faut bien que vous soyez vous même très peu épanoui dans votre propre sexualité.

    Quoiqu’il en soit, si vous me faites l’honneur de me rendre un jour visite dans mon presbytère de ma petite paroisse de Montbéliard (Doubs) vous ne verrez ni revues pornos, ni capotes traînant par terre mais un mobilier simple et au lieu de photos cochonnes seulement deux portraits accrochés au mur

    Deux portraits de poètes.

    Le premier, Mallarmé

    mallarme.jpg

    qui sut si bien rendre ce vertige de néant donné par le tout autre mais au prix d’une abstraction désincarnée

    L’autre de Charles Péguy

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    qui sut si bien rendre la présence terrestre et charnelle du tout autre mais au prix d’une familiarité abolissant le tremendum

    Tout cela pour vous dire que si vous n’étiez pas si bête, vous auriez depuis longtemps compris qu’au travers de ses développements sur l’image du Christ, Falcophil ( Qui d’ailleurs, n’a pas plus la Foi que vous ou que Clash) voulait simplement exposer le problème de l’essence même de l’acte poétique.

    Péguy avait compris que la vraie poésie est liée au dogme de l’incarnation, les vrais poètes le savent, Garcia-Lorca qui fût dernièrement évoqué, quoique poète incroyant d’inspiration paienne, le savait lui aussi peut-être mieux que tout autre. Il n’est pas exagéré d’affirmer qu’au niveau de la poétique se retrouvent ces heurts théologiques entre monophysites et monachianismes qui marquèrent les premiers temps du christianisme.De même que les autorités éclésiastiques durent autrefois trancher en conciliant les positions d’un Arianus ou d’un Marcel d’Ancyre notamment par la délicate, subtile et difficile expression de consubstantialité, de même, le poète doit-il dans l’essence même de l’acte poétique se frayer une voie entre un verbe de l’innommable qui n’est pourtant rien sans incarnation, au risque pourtant que l’incarnation ne donne une vue tronquée de cet innommable à force de le rendre charnel.

    Telles sont les réflexions qu’il serait interessant de poursuivre car au delà du théologique, se trouve impliquée la question même de savoir ce que signifie le fait d’être “homme”.

  9. Clash says:

    qu’il n’y ait pas de capotes traînant chez vous, je veux bien le croire, les capotes vous autres on sait bien que vous préferez laisser les gens crever du Sida plutôt que d’en toucher une seule.

    Tout comme je ne pense pas non plus que vous ayez un petit appendice dans le slip car pour sodomiser les petits enfants , il faut bien que vous en ayez une bonne grosse.

    Mis à part ces quelques petites erreurs du copain Harry, vous êtes finalement encore plus grotesque dans vos propos que la caricature ci-dessus rapportée.

  10. Falcophil says:

    Puisque ces gens ne comprenent rien aux subtilités, rejoignons les donc sur leur propre terrain, en poursuivant un peu le mode parodique.

    Laissant l’abbé ZODROME a ses branlettes, je visite un peu sa maison.

    J’entre dans une chambre où se trouve une collection de tableaux et dessins réunis par son prédécesseur. Médiocre collection d’artistes inconnus, l’abbé ZODROME ne pouvant rien s’autoriser d’autre du fait de son modeste salaire mensuell de 700 euros dont une bonne partie servait à l’achat de poupées, bonbon, jouets divers destinés à payer le silence de quelques fillettes qui durant le catéchisme le prenaient pour une sucette.

    Voici d’abord la plus ancienne pièce

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    de Jean Jacques Trouville, élève de Géricault. Trouville n’a laissé que peu de choses étant mort trop jeune mais cet Ecce Homo du début du XIX eme est assez significatif de cet effort de symbiose à la fois artistique et psychique à laquelle fait aspirer toute volonté sincère de représentation christique. Réminiscence de l’étirement mystique du Gréco, du pathos caravagesque, de la fougue lyrique de Rubens, de la sentimentalité d’un Guido Reni. Rappelons nous de l’adage qui fût cité la dernière fois:

    “Quod ergo Deus conniunxit, Homo non separet”

    Que l’homme ne sépare pas ce qui doit être maintenu dans l’unité du plan supérieur de l’esprit. Isoler un seul de ces éléments précités et vous serez dans l’echec.
    Soyez seulement sentimental et vous aurez la mièvrerie sulpicienne, ne tablez que sur la seule transcendance et vous aurez certes la puissance d’un christ pantocrator mais que d’aucuns pourront non sans raison trouver trop éloigné de la terre et des hommes.

  11. Falcophil says:

    Mais ce premier christ pèche par ce reste de théatralité si cher au mauvais goût baroque, plus particulièrement ces “yeux blancs” levés aux ciel qui déplaisaient tant à Maurice Denis.
    Le renouveau chrétien impulsé par diverses personnalités telles que Léon Bloy, Maritain, Bernanos ou Emmanuel Mounier qui vitupérèrent l’hypocrisie conformiste d’un christianisme superficiel enfoncé dans sa vie bourgeoise et son imagerie sucrée ne fût pas sans influnencer un renouveau de l’Art Sacré. On ne parlera pas ici de Rouault ou du père Couturier, nous le répétons, il n’y a en cet endroit que des inconnus, tels que Pierre Gentil, artiste qui durant un temps, tenté par l’aventure de la Foi, conçu cet ecce homo en 1928,

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    Pierre Gentil, ami de Modigliani dont l’influence se ressent ici quelque-peu, présente à son tour une tentative de symbiose où l’on retrouve des réminiscences de styles byzantins et orthodoxes au travers de ces yeux exagérement agrandis ainsi que d’un certain hiératisme accompagnant l’ élancement ascétique du corps, l’ensemble ne sacrifiant cependant pas à l’humanité de la proximité de l’homme humilié et meurtri. On conviendra qu’il manque pourtant quelque chose.

  12. Clio says:

    Ils ont vraiment existé ces artistes, ou c’est encore de ton invention ?

  13. Falcophil says:

    Ils sont tout à fait réels.

    Trouville réalisa quelques tableaux dans la veine pré-raphaélite.

    Quant à Gentil , son nom figure dans la correspondance de Bernanos lequel évoquant un ecce homo dessiné au pastel par cet artiste, probablement donc le dessin présenté plus haut, lui reproche d’être encore trop sentimental et souligne alors la nécéssité de représenter l’insupportable laideur du Christ où résiderait toute l’essence de son message. Perplexe, Gentil écrivit à Bernanos pour lui demander de préciser sa pensée. C’était en 1948, Bernanos mourut avant de recevoir la lettre de Gentil qui demeura au prises avec sa perplexité accrue par l’abus des drogues et de l’alccol, avant de déceder à son tour, peu après, la même année

  14. Harry says:

    Il faut vraiment que ces artistes soient inconnus pour n’être repertoriés nulle part, tellement inconnus qu’ils doivent valoir encore moins que les bouquins de cul de l’abbé ZODROME!

    Je précise que je connais bien la vie de Géricault et qu’il n’y est nulle part fait mention d’un Trouville.

    Je te l’ai déjà dit , je crois: n’est pas Borgès ou Perec qui veut!! Enfin , tu as du moins trouvé la combine pour écouler tes médiocres dessins…

  15. Falcophil says:

    Quelques mois auparavant Gentil avait déclaré à son ami Jacques Mauduit, autre peintre, qu’il pensait avoir compris en lisant un passage de Saint Augustin le signication exacte de ce qu’entendait Bernanos par cette “laideur” du Christ. Ce fût au tour de Mauduit d’être décontenancé. Il ne retrouva pas le passage de Saint Augustin mais il pensa que l’on pouvait rapprocher l’expression de cette folie dont parle Saint Paul dans sa 1ere épitre aux corinthiens ainsi que du ” Credo quia absurdum” de Tertullien. Folie, absurdité, la guerre venait de se terminer, pour Mauduit cela ne pouvait que faire référence à cette folie humaine assumée par le Chrit qui en symbolisait l’universelle victime. Le prédécesseur de l’abbé ZODROME possèdait les deux tableaux que Mauduit peignit coup sur coup. en 1940..

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    Rappels de Grünewald, d’Emile Nolde, d’Ensor et de Picasso,difficile problème de savoir comment concilier l’ancien et le moderne, problème contre lequel Mauduit s’était battu sans peur mais sans succès véritable, cet expressionnisme violent pourrait se concevoir lui aussi comme l’aboutissement d’une détérioration de la sensiblité fortement accentuée depuis le Baroque.

  16. Thierry says:

    Si c’est toi qui a fait tout ça, chapeau !

    N’y aurait-il pas une influence de la 1ère manière de Bacon?

  17. Erato says:

    Vous me reprochez de faire une peinture violente mais à côté de vous ce que je fais, c’est de la dentelle!!

    J’ai vu la passion du Christ de Mel Gibson, toute cette souffrance, comment peut-on être chrétien en voyant toute cette laideur? Je ne comprends pas quel peut être le sens de tout cela.

  18. Falcophil says:

    1°- Je répète qu’il ne s’agit pas de ma peinture mais de celle de Jacques Mauduit (1923-1961)

    2°- La compagne de Mauduit, Marie-Anne Burban, ne comprenant pas davantage l’expression “laideur du Christ” et n’ayant nulle envie de lire Saint Augustin comprendra l’interprétation de son compagnon comme signifiant rupture à l’égard de tous les déterminismes et de toutes les rationalités trop humaines avec cette conséquence principale que là où soufflait l’esprit, la beauté ne pouvait que sortir de la laideur. Les disciples du Christ anéantis par la mort infâmante de leur maître n’en avaient pas moins prêché son enseignement, animés d’un élan de joie et d’espoir, à l’encontre de toute logique terrestre, de celle dont Guignebert disait qu’elle aurait voulu que tout s’arrêta là et que le nom même de Ieshoua fût jeté aux oubliettes .

    Seulement , cette force de rupture à l’égard des contingences , l’artiste ne pouvait la mettre en oeuvre que par une peinture qui fût vraiment rupture à l’égard du terrestre. L’expression “laideur du Christ” évoqué par Saint Augustin fût ainsi déviée de son sens en étant tirée vers l’idée de dématérialisation somatique.

    C’était les années 50, nous étions en pleine période de triomphe de l’abstraction. Marie-Anne Burban se consacra plus particulièrement à la peinture pour vitraux à l’instar de certains peintres abstraits comme Bissière et Bazaine. Dans la pièce se trouve une toile de Marie-Anne Burban, intitulée ” Résurrection”

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  19. Thierry says:

    Au risque de te choquer je dirais quà mon avis la plus belle représentation contemporaine du christ c’est cette photo de Serrano.

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    Rappelons en quelques mots qu’il s’agit d’un crucifix en matière plastique que le photographe avait plongé dans un récipient rempli de sa propre urine.

    L’oeuvre a bien évidemment déclenché l’ire des cathos intégristes aux USA.

  20. Falcophil says:

    ça ne me choque pas du tout, c’est une très belle image, le fait que l’on ait plongé le Christ dans un récipient plein de pisse n’a aucune importance. Jesus l’avait du reste sous entendu, ce qui est sale ce n’est pas la bite évacuant l’urine, maintenant ainsi la santé du corps mais la bouche évacuant médisances et méchancetés, entretenant ainsi la maladie de l’esprit.

  21. ICHTHUS says:

    Vous avez , il est vrai une bien curieuse façon de voir les choses, passe encore que vous soyez en admiration devant une image somme toute assez quelconque utilisée au moyen d’un procédé d’un goût plus que douteux mais vos justifications sont pour le moins étranges. Si je comprends bien, vous ne seriez pas dérangé si je vous urinais dessus dès lors qu’uriner est une fonction naturelle ?

  22. Falcophil says:

    Vous êtes dans un autre cas de figure. Serrano a utilisé son urine à des fins créatives. Peu importe la trivialité du matériau dès lors que l’alchimie de l’artiste est là pour transformer. C’est l’un des sens du mot “résurrection”, celui de la forme redonnée par la subtilité de l’esprit à partir de l’informe causée par la force brute de la matière.

  23. Ichthus says:

    Iriez vous jusqu’à soutenir que vous ne verriez aucun inconvénient à fabriquer un christ avec de la merde?

  24. Falcophil says:

    Mais je l’ai fait!

    J’en ai fabriqué un avec une poupée barbie

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  25. Thierry says:

    J’espère que t’as pensé aux chinois qu’on exploite pour fabriquer cette “merde”. ça serait quand même un comble pour le Christ !

  26. Falcophil says:

    Tous les objets dont je me sers , y compris les jouets, sont récupérés aux puces de Clignancourt. Comme disait Baudelaire “le poète marche sur les pas du chiffonnier”

    Mais toi-même es tu certain que ta montre, ton futal, tes chaussettes, tes godasses, tes chemises, ton ordi, tes DVD, , , les draps de ton plumard, ta poupée gonflable, ton gode, es tu donc sûr que pas un seul de ces articles ne soit fabriqué par quelques exploités d’extrême-orient ?

  27. Thierry says:

    Comment peut-on cependant créer sans se préoccuper du système inique dans lequel nous vivons?

  28. Falcophil says:

    J’ai déjà répondu à ta cOpine mONETTE QUI M’AVAIT FAIT LA MËME REMARQUE

    http://falcophil.info/blog/clash-ou-le-doigt-qui-se-retire/#comment-751

  29. Thierry says:

    Réponse d’esthète. La dernière encyclique de Benoit XVI va , paraît-il un peu dans le même sens. Le monde est sordide , on n’y peut rien, . L’au delà est votre seule consolation. Tu me permettras quant à moi de choisir le partie de la terre, plutôt qu’un refuge dans les illusions…

  30. ICHTHUS says:

    Si c’est une allusion à “SPE SALVI” , vous en faîtes une lecture superficielle et complètement tronquée comme toutes les misérables inepties que l’on peut proférer à propos de Benoit XVI

  31. Thierry says:

    Je cite texto l’encyclique: ” la prétention que l’humanité puisse et doive faire ce qu’aucun Dieu ne fait est présomptueuse et fondamentalement fausse…” Donc tu souffres, personne ne peut rien pour toi, il vaut mieux que tu crèves car tu seras mieux au paradis. Est-ce vraiment moi Ichthus qui profère de “misérables inepties ?”.

  32. Falcophil says:

    Comme je doute que tu aies lu ce texte qui fait une trentaine de pages et que je viens de terminer, j’en déduis que ce petit bout de phrase sorti de son contexte, tu as dû le trouver dans quelques feuilles de chou , retranscrit par quelques scribouillards incultes qui n’ont sûrement pas lu Théodor Adorno ou Max Horkheimer. car c’est bien à ces penseurs de l’école de Francfort que fait référence la phrase en question, à cette critique de l’ahtéisme par des athées excluant que l’immanence puisse receler un quelconque succédané du “totalement autre”, signifiant tout bonnement qu’un monde qui doit se créer sa justice est un monde sans espoir parce qu’il n’y a rien en ce cas qui puisse servir d’assise à la justice.

    Voilà entre autre ce que l’ont peut tirer d’un texte que tu ne pourras jamais comprendre puisque tu ne prendras jamais la peine de le lire.

  33. Thierry says:

    C’est vrai, je préfère encore voir un bon film de cul plutôt que de lire ça. Tu peux quand même si ça t’amuse faire une petite synthèse. En ce moment j’ai des problème pour m’endormir, ça me servira peut-être de somnifère.,

  34. Falcophil says:

    Si tu veux une brève synthèse de cette encyclique et pour t’éviter de t’endormir, je ne peux que continuer à te décrire les œuvres faisant partie de la collection de l’abbé ZODROME. Nous en étions donc restés à cette toile abstraite de Marie-Anne BURBAN

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    , compagne de Jacques MAUDUIT, lequel détestant le côté trop féerique et désincarné de l’abstraction, se détachait peu à peu de son amie et se rapprochait de Bacon avec lequel il s’était lié à l’occasion d’un bref passage de celui-ci à Paris.
    l’étude approfondie de certains crucifix italien du XIIIème, tel celui de Giunta Pisano,

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    déjà évoqué dans un précédent billet

    http://falcophil.info/blog/quod-ergo-deus-coniunxit/#comment-814

    , amène Bacon à d’extrêmes conséquences plastiques telle la fameuse crucifixion de 1944

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    contemporaine de cet Ecce Homo que Mauduit peignit en 1943

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    Mauduit tentera de pousser encore plus loin les aboutissements plastiques de cette collaboration,

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    Forgeant, seule synthèse dont il se sent désormais capable, une sorte d’hybride entre l’homme, la limace, et le poulet, masse tragique et grotesque tout en reptation et hurlement dont la seule destinée est de s’enfoncer dans la viscosité du Noir…

  35. Erato says:

    Je ne vois pas très bien cependant par quel cheminement , on peut passer de ça

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    à çà

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  36. Falcophil says:

    La réponse se trouve peut-être dans un courrier adressé par Mauduit à Francis Bacon en 1943. Mauduit raconte qu’un matin, s’éveillant avec une terrible gueule de bois, il découvrit en face de son lit une étrange figure

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    Il s’était presqu’aussitôt rendu compte qu’il s’agissait de la crucifixion de Giunta Pisano, que la veille, dans les vapeurs de sa cuite, il avait accroché à l’envers.

    Il souligne cependant que malgré la casquette de plomb qu’il avait sur la tête, il venait de comprendre que le Christ n’était qu’un lombric géant et que, chose curieuse, il lui paraissait plus interessant que Dieu ait pris la forme d’un lombric plutôt que forme humaine.

    Quoiqu’il en soit, Bacon s’enthousiasma aussitôt pour la découverte de Mauduit et dès lors, les deux artistes ne cesseront d’accumuler les études de corps humain à partir de l’image retournée de cette crucifixion. Peu après la mort de Bacon, on a retrouvé dans son atelier l’une de ces études faites à l’époque par Jacques Mauduit.

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  37. Erato says:

    C’esrt assez bizarre, ça ressemblerait un peu à ma propre peinture

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  38. Falcophil says:

    Bien sûr que ça y ressemble. Mauduit a travaillé à partir d’un christ tourné la tête en bas et les pieds en l’air parce qu’il vivait lui même la tête en bas et les pieds en l’air. C’est ton cas à toi aussi, tu passes ta vie à faire le poirier, tu es tourmentée parce que ta vie se passe à tenter de maintenir cet équilibre instable avec ta tête appuyée sur le sol tandis qu’en l’air tes pieds ne cessent d’osciller.

  39. Erato says:

    Que voulez vous dire ???????

    Il n’y a pas si longtemps vous disiez souhaiter connaître les ressorts de ma psychologie et maintenant vous prétendriez connaître ma vie?

  40. Clash says:

    Laisse tomber Erato. Ce genre de mec ne peut rien comprendre à ta peinture.
    Moi j’apprécie cette fluidité pulsionnelle qui pousse ta création laquelle fait sentir chez toi un irresistible besoin de liberté prêt à faire éclater la forme pour la fondre avec la grande totalité du vivant.

    Je crois que ton inquiétude c’est tout simplement un amour pour la vie et que paradoxalement tu aimes la vie jusqu’à en désirer ta propre destruction

  41. Falcophil says:

    Je comprends tellement peu sa peinture que je viens de lui ouvrir une galerie sur mon site de photos.

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=ERATO

    J’attends d’autres travaux, Erato

  42. Erato says:

    C’est un peu à contre-coeur Monsieur Falcone que j’accepte votre idée de galerie même s’il est vrai que je me sens flattée, je vous rappelle que peindre n’est pour moi qu’une thérapie.

    J’espère du moins que le tableau que j’ai peint ce week end dernier vous plaira.

    eratonoct4.jpg

    Comme vous voyez , moi aussi j’aime les atmosphères nocturnes.

  43. Falcophil says:

    Pas mal du tout.

    Moi ce week-end j’ai fait ça:

  44. Erato says:

    Chez vous la beauté prend vraiment un côté effrayant.

    Est-ce volontaire ?

    Pourquoi toujours utiliser une poupée plutôt qu’un être vivant?

  45. Falcophil says:

    Iil s’agit en fait d’un pastiche de sublime où l’effroi ne résulte pas de l’inhumanité des éléments naturels mais de l’inhumanité de l’univers mécanique.

    Concernant les poupées , c’est je pense une réminiscence d’un texte de Freud où il analyse un conte d’Hoffmann sur l’histoire d’un type qui est amoureux d’une femme qui s’avère en fait être un automate. Ici , l’inqiétante étrangeté est inversée, ce que l’on croyait être mort devient soudain vivant. L’art de toute façon n’est pas fait pour rassurer, les guirlandes et les sapins de Noël s’en chargent…..

  46. Erato says:

    Au fond, vous aussi vous êtes un esprit baroque et même un baroque doublé d’un romantique…

  47. Falcophil says:

    Un être en bonne santé ne peut qu’être baroque et romantique mais à la condition de ne voir là qu’un étape à surmonter……

  48. Erato says:

    Et s’il ne surmonte pas l’étape?

  49. Falcophil says:

    Celà veut dire alors que là où l’on pensait trouver un corps plein de vitalité, il n’y avait en fait qu’un être fébrile et maladif…

  50. Erato says:

    Et vous pensez donc que l’être fébrile et maladif ça serait moi?

  51. Falcophil says:

    Je ne peux vraiment me prononcer sur ce point tant que vous ne m’aurez pas donné plus de détails sur votre personne.

  52. Erato says:

    Vous n’avez qu’à imaginer, vous êtes si doué pour imaginer. Vous imaginez des vies d’artistes , vous pouvez bien essayer d’imaginer ma vie

  53. Falcophil says:

    Je n’imagine rien et me méfie énormément de l’imagination.

  54. Erato says:

    pourquoi se méfier de ‘imagination? , En imaginant vous continuez à faire travailler votre réflexion et peut-être de façon encore plus intense. Votre imagination me paraît assez saine pas comme certains fantasmes de certains

  55. Falcophil says:

    L’imagination effectivement n’est jamais vraiment saine. La plupart des adultes en sont encore au stade des adolescents qui sous les draps imaginent certaines choses en vue de certaines mutations de certains tissus organiques destinées à favoriser certains plaisirs.

    L’évolution de l’Art n’a fait, je pense, qu’accentuer ce travers alors que l’Art véritable est, à mon sens, refus de l’imagination ou du moins de l’imagination telle que la cultive la majeure partie de notre culture.

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  56. Erato says:

    Une fois de plus, je ne vois pas très bien où vous voulez en venir.

    j’ai lu l’excellent roman dont est inspiré ce film et je me promets d’aller le voir dès sa sortie. J’y ai trouvé une certaine apologie du courage dans le combat solitaire. Enfin bref, un divertissement intelligent dont je ne comprends pas comment vous pouvez le mettre en rapport avec un onanisme d’adolescent.

    Je ne vois pas d’autre part ce que l’on pourrait créer sans imagination laquelle me semble être le carburant qui met en mouvement la création artistique.

  57. Falcophil says:

    Vermeer n’avait aucune imagination et pourtant regardez ce qu’il a fait.

    xce.jpg

    Il n’a jamais imaginé ni vampire, ni spectres, ni démons , ni sorcier, ni fantômes, ni dragon, ni goule, ni gorgone et pourtant il a été au coeur des choses alors que les Lovecraft, Stephen King voire les plus géniaux comme Lautréamont ne font que flotter autour du noyau.

    Regardez Vermeer, apprenez de lui comment voir avec humilité la digne simplicité des êtres et des choses et vous comprendrez pourquoi l’art véritable est lutte contre l’imagionation. Des fantasmes, tout le monde en a mais leur opposer résistance, c’est celà l’art véritable.

  58. Thierry says:

    c’est encore ta puritaine mentalité de chrétien qui parle, de celle qui culpabilise quand elle rêve à une paire de nichons. L’imagination est bien une soupape de sûreté qui permet de réaliser par l’esprit tout ce que l’on ne peut toucher dans la vie réelle. Sans les fantasmes le nombre de meurtres et de suicides atteindrait des proportions démentielles.

    sans les fantasmes de l’imagination que reste-t-il? La misérable tristesse de l’inanité de l’existence.

  59. Falcophil says:

    Le 15 février 1961, Jacques Mauduit écrivait à Bacon qu’il en était arrivé à pratiquer “la chose” environ 15 fois par jour au point qu’il envisageait de la porter à des dimensions cosmiques en peignant le hurlement d’un asticot géant opèrant sous le silence des espaces infinis. Le 20 février de la même année, Mauduit écrit à Bacon qu’il a déja peint l’arrière fond de sa toile

    mauduit2.jpg

    laquelle ne vient pas trop mal quoiqu’elle ne soit pas de nature à freiner sa manualisation portée à 17 fois par jour. Deux jours plus tard , dans un courrier daté du 19, Mauduit emploie l’expression de ” champignons proliférant autour d’un tron pourri” pour évoquer les diverses images qui flottent dans sa tête raccrochée au corps de l’asticot mais dont il ne peut toutefois que représenter la bouche hurlante.

    mauduit6.jpg

    Le 22 suivant, il indique à Bacon qu’il éprouve le plus grand mal à peindre le reste de vie qu’enserre sa main car il lui semble de plus en plus que ce qu’il tient sous ses doigts, durcit au point d’atteindre l’inhumaine froideur du métal. Dans un courrier du 24, le dernier qu’il écrira à Bacon, il déclare que c’est avec horreur qu’il vient de découvrir ce qu’il a terminé de peindre la nuit d’avant dans un état voisin de l’inconscience. Ce courrier précise son heure de rédaction, 14h30. Le même jour, vers 15 heures, un coup de feu retentissait dans l’atelier de Mauduit. Un voisin alerta la concierge qui ouvrant la porte avec son passe, découvrit le cadavre de Mauduit, au pied d’un chevalet sur lequel était posé son dernier tableau.

    mauduit1.jpg

  60. Clash says:

    Complètement con!
    Si la pratique assidue du désespoir et de la branlette devait mener au suicide, il y a longtemps que jmon corps serait cmplètement bouffé par la vermine. C’est toujours la même histoire de ta part, la haine de la vie par nostalgie des mondes froids et lunaires.

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Paul+ORCIAN&pic=Le+dilemme+de+Kirilov

    Ta bite se transforme toujours en révolver que tu retournes contre toi à cause de tes préjugés religieux qui entretiedront toujours la peur de tes pulsions que tu es incapable d’assumer comme un homme sain et normal.

    L’être fébrile et maladif c’est Toi et personne d’autre.

  61. Falcophil says:

    il ya longtemps mon pauvre Clash que ton corps est bouffé par la vermine. Ce que toi et ta femme Virginie nommez revendications de vie, à l’occasion de vos débauches et partouzes n’est que parodie de vie, régression de vie vers l’ébauche grossière à l’image de l’asticot qui se tortille sur la charogne, surabondance fongique sur le tronc mort qui n’entoure plus aucune sève.

  62. ICHTHUS says:

    Bien dit Falcophil, très bonne réponse et très belles métaphores pour dire leurs quatres vérités aux débauchés qui viennent empuantir ton site

    http://falcophil.info/blog/cosmos-galaxies-et-papier-cul/#comment-487

    Pour les autres, ces cerveaux américanisés , imbibés de coca et goinfrés de hamburger qui attendent avec impatience la dernière niaiserie commerciale made in US, il n’est que de voir les portraits d’Erato pour comprendre les lamentables effets du kitsch holywoodien sur leur misérable sensibilité pervertie.

  63. Thierry says:

    Il est tout à fait dans ton droit ICHTHUS d’estimer que les portraits d’Erato relèvent d’une “misérable sensibilité pervertie” mais lorsque tu les considères comme du “Kitsch”, tu me permettras de te dire que tu déconnes et que tu ne dois sûrement pas savoir la signification de ce mot.

    Erato a judicieusement comparé son travail à l’étrange maléfice par lequel le joli portrait de Dorian Gray se trouve progressivement altéré. Je ne saurais trop te conseiller de visionner l’adaptation que sam Lewin a tiré du roman d’Oscar Wilde.

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    Alors que le film nous plonge justement en plein kitsch hollywoodien avec ses éclairages académiques, ces visages lisses et veloutés, c’est alors le portrait défiguré qui soudain surgit dans tout ce décorum artificiel pour imposer la belle crudité vraie de la laideur.

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    Ce portarit est la seule note de vigueur et d’intensité dans un film au style fade et convenu. Le paradoxe est qu’il est censé exprimer la damnation de Dorian Gray alors qu’il apporte une sorte de régénération par la laideur. Il apporte la vie là où l’on faisait semblant de vivre, la palpitation là où tout n’était peuplé que de vaporeux fantômes.

    On comprend alors beaucoup mieux ce que Picasso déjà nous avait appris. Le beau n’est trop souvent que le laid qui a pris l’apparence de l’attrayant, le laid n’étant, à contrario, que la beauté qui a pris l’apparence du répulsif.

    Va plutôt voir ce film ICHTHUS pour mieux te rendre compte à quel point tu n’es qu’un pauvre idiot.

  64. Erato says:

    Merci bien Thierry pour ta défense. J’ai cherché le DVD du film ce week end dernier mais n’ai pu me le procurer et je le regrette, j’ai l’impression, à la façon dont tu en parles qu’il relance malgré tout le roman d’Oscar Wilde lequel insitait avant tout sur une sorte de dédoublement de la personnalité, à la manière du Docteur Jeckyll de Stevenson. (Il est d’ailleurs curieux de voir à quel point le XIX ème siècle est obsédé par ce thème du double!). Mais la présence matérielle du portrait rend la transgression curieusement belle et attirante. J’avais moi-même parlé à propos de ma peinture de décantation par la laideur, il s’agirait plutôt ici, d’une laideur qui réactive, d’une laideur qui redonne vie à un monde en voie d’anémie et qui d’après ce que tu dis, se dissous dans une sorte de sensibilité douçâtre.

    A l’attention d’Ichthus, je dirais seulement que je déteste le Coca et les hamburgers (Je tiens à garder la ligne), ce qui ne m’empêche pas d’aimer certains aspects de la culture américaine comme son cinéma que je trouve dynamique et doté d’un sens certain du rythme.
    Tes propos sans nuance trahissent l’intolérance et la stupidité qui accompagne toujours l’intolérance. ” Je suis une légende ” est une adaptation d’un bon roman de Mattheson qui a bien renouvelé le genre “vampire” depuis Bram Stocker.

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    Je ne vois pas en quoi c’est être dégénéré du cerveau que d’aimer les sensations fortes qui sont pour moi les bienvenues pour nous sortir un peu de la banalité dérisoire et sordide du quotidien.

  65. Thierry says:

    Et puis Philippe devrait aimer ça, le film doit présenter des scènes apocalyptiques que lui même adore photographier

    archivepicture2007.jpeg

    On a beau faire celui qui méprise les “sensations fortes”, soit disant par souci de délicatesse, tout de même, sans les sensations fortes que serait-on?

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Cataclysmes

  66. Falcophil says:

    Les photos auxquelles tu fais allusion sont désormais vieilles de près de 10 ans. Pour avoir autrefois moi-aussi aimé les “sensations fortes” je peux parler du défaut de consistance qu’elles peuvent impliquer. Mon idéal de conduite actuel irait plutôt vers le maximum d’apparence fantomatique enveloppant le maximum de densité intérieure.

  67. ICHTHUS says:

    Tu ferais mieux quant à toi Thierry de retourner à mon commentaire pour te rendre compte à quel point tu ne sais pas lire. je n’ai jamais dit que la peinture d’Erato était kitsch, j’ai dit qu’un certain kitsch américain, tablant toujours sur le tape à l’oeil et l’excitation optique finissait par altérer la création artistique. Quand on on prise comme Erato et toi, des horreurs tout en agression visuelle, et en couleur criarde, quand on en arrive au point de considérer que le laid est beau uniquement parce qu’il constitue un excitant pour une sensibilité endormie, c’est qu’alors que quelque chose s’est vraiment corrompu chez l’homme. Et ce n’est pas Picasso qui aurait dit le contraire, lui dont Falcophil rapporte cette confession donnée à Papini.

    http://falcophil.info/blog/breviaire-du-cretin/

    Vous aimez la laideur comme les débauchés tel Clash aiment qu’on leur pisse dessus, tout simplement parce qu’une perte de l’intériorité vous amène à vouloir toujours plus de sensations fortes.

    Je me fais quant à moi une autre idée de l’art, celle notamment léguée par les grecs ou l’harmonie, la beauté, le respect de l’homme émerge de toutes parts. Il n’y a pas d’art sans une haute conception de l’homme. Cette haute conception , vous ne l’avez visiblement plus parce que la seule chose vers laquelle tendent vos esprits affaiblis c’est la merde et la boue.

  68. Clash says:

    Quel tocard alors ce mec!

    Comme dit Thierry , tu ferais mieux de voir le film Dorian Gray pour comprendre à quel point t’es un vrai con!

    Art dégénéré d’un côté , Arno Brecker de l’autre, on connaît la chanson !

    L’art grec que tu prises, c’est justement la beauté fade et lisse et sans vie de Dorian Gray.

    dorian-gray.jpeg

    Ce pauvre mec obtient l’éternité de sa bobine chiante à mourir et en échange c’est son portrait qui prend vie.

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    Compare donc les deux portrait. La parabole est évidente classicisme d’un côté, pulsion vitale de l’autre.

    La laideur que tu rejettes , c’est simplement la vie dont tu ne veux pas parce que son élan t’éffraie comme le petit enfant est effrayé quand il est perdu seul dans une tempête.

    Conclusion. La beauté n’est pas pour les races affaiblies dont tu fais partie lesquelles ont plutôt besoin de naphtaline ainsi que les vieilles frusques dans les armoires ( Quoique tu sois déjà depuis longtemps attaqué par les mites!)

  69. Falcophil says:

    Bon allez, 69 commentaires , c’est un peu trop quand- même.

    On continue la discussion dans le prochain billet que je commence à rédiger.

    Rendez-vous donc pour de nouvelles insultes d’ici mercredi soir ou jeudi matin.

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