L’ART DE PHOTOGRAPHIER DANS LES CHIOTTES
ou ma philosophie du voyage
J’ai eu la dernière fois l’honneur d’être gratifié par M.Song du titre de “photographe des chiottes” simplement pour avoir voulu plaisanter en insérant dans mon billet une photo prise à l’intérieur des lieux d’aisances.

L’ami Song voulait sans doute exprimer par là son mépris pour quelqu’un qui ne voyage jamais et qui “n’est même pas fouttu de dépassé le ridau de sa cuisine (sic)”.
Rappelons tout d’abord qu’en ce moment notre ami Song est à Rome. Pas besoin de beaucoup d’efforts pour imaginer les photos qu’il ramenera:



Ces images ont été réalisées il y 10 ans par l’une de mes connaissances qui s’était déjà rendue dans la ville eternelle.
Je gage que les images de Song ne seront pas différentes car toutes les photos de touriste se ressemblent. Le touriste est une machine à photomatons, quel que soit l’appareil, les photos sont toujours les mêmes, des photos qui sont faites avec l’art de vous donner une sale gueule même quand vous avez un beau visage.
C’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles je préfère rester chez moi. C’est un fait, je ne dépasse jamais le rideau de ma cuisine, je n’ai qu’à me consoler en photographiant ce même rideau.

Je voudrais simplement exposer ici, en termes très clairs, comment je comprends la photographie.
La photo est un art, personne ne le conteste.
Le seul problème porte sur la façon de concevoir cet art.
Je le dis sans ambages, pour moi, l’art de la photo c’est avant tout l’art de s’enfermer dans les chiottes.
Voilà pourquoi lorsque Song m’appelle “photographe des chiottes” cette marque de dédain je la reçois comme la récompense de plusieurs années d’efforts.
Il y a en effet longtemps que je pratique l’art de vivre enfermé dans les chiottes.
Simon le stylite eut sa colonne, moi c’est les chiottes. Chaque époque a son ascète
Qu’est ce donc que l’art de vivre enfermé dans les chiottes ?
C’est un art que l’on ne peut définir que par son contraire qui est l’art d’ être un touriste.
L’art d’être un touriste, c’est l’art de photographier le plein pour n’en tirer que du vide.

L’art de s’enfermer dans les chiottes , c’est l’art de photographier le vide pour que le plein puisse en sortir.
Art très difficile voire quasiment impossible auquel je m’exerce pourtant sans relâche
Qu’on en juge à partir de ces clichés. Il ne s’agit là que d’un simple porte-manteau sur une porte, la porte des chiottes, les chiottes de mon lieu de travail.


Je ne prétends pas présenter ici des chefs-d’oeuvre, ce ne sont que de simples exercices pratiques destinés à montrer qu’il n’est pas nécessaire de parcourir des milliers de kilomètres pour entendre murmurer certaines choses secrètes.
Le touriste prend l’avion mais voit-il quelque-chose?

C’est fort peu probable.
Le touriste voyage beaucoup, il va de ville en ville mais il ne va nulle part parce qu’il ne voit rien.
Le touriste c’est n’importe qui
Et quand n’importe qui photographie un coucher de soleil, c’est, dans le meilleur des cas, pour le transformer en dépliant touristique

Moi, quand je photographie une porte de chiottes…

…j’essaie de la transformer en lever de soleil.
Le touriste transforme l’ailleurs en babiole.
Avec le photographe des chiottes, l’ailleurs

est inscrit au coeur même des babioles
On conviendra que mieux vaut rester chez soi pour réussir une photo plutôt que partir au loin pour les rater toutes.
Je sais très bien que l’on va m’objecter qu’un touriste n’a pas d’autres prétentions que de conserver des souvenirs.
Mais que vaut l’argument? Les photos ramenées de nos voyages ne sont que les caricatures de nos souvenirs
J’en sais quelque-chose car je vous ne vous ai pas tout dit.
Ces mauvaises photos de Rome, c’est en fait moi qui les ai prises et je suis en conséquence bien placé pour dire qu’elles n’ont rien à voir avec mes souvenirs.
Le souvenir est une création poétique.
Jetez donc ces photos que vous ramenez de vos voyages
Elles sont une insulte à votre création personnelle opérée par le biais du souvenir
Au reste , le souvenir, est-ce vraiment si important? Quel intérêt, toute cette buée, ce monde labile et confus ?

Caresse futile que le souvenir, monde évanescant et perte de susbstance comme cette imagination dont nous avions déjà parlé.
Qu’on me comprenne bien. Je ne suis pas en train de dire que chacun devrait rester chez soi, je voulais également justifier ici une certaine conception du voyage,
“Voir toujours un nouvel aspect d’une même chose”
Cette conception du philosophe Alain, je la prends pour point de départ d’un pari que je m’engage à tenir
vous présenter, d’ici un mois, 30 photos, chacune étant prise dans la même cabine de chiottes, les chiottes de mon lieu de travail.
Si j’échoue et je pense que j’échouerai, eh bien, je me donnerai un délai supplémentaire de deux mois. Et si j’échoue à vous donner dans deux mois 30 photos convenables de la même cabine de chiottes, le délai sera porté à trois, quatre , un an. Je m’engage même a y passer plusieurs années de ma vie s’il le faut voire à ne pas demander ma mutation quand j’aurais épuisé l’intérêt pour le poste que j’occupe actuellement, tant qu’au moins 30 variations sur le thème d’une même cabine de chiotte n’auront pas été produites par moi.
C’est là qu’est mon labeur acharné, mon obstination inflexible par laquelle je dois tenter de me rendre digne de ce titre qui me fait honneur, celui de photographe des chiottes.
Falcophil
27 commentaires to “L’ART DE PHOTOGRAPHIER DANS LES CHIOTTES”
Flux RSS des commentaires de cet article.
Désolé, les commentaires sont fermés pour le moment.
Galeries
Photoblog
Photobis
OdExpo
mars 5th, 2007 at 5:24
La façon dont tu montres comment l’artiste transfigure le banal est interessante.
J’aime bien surtout l’image du porte-manteau des WC vue comme un lever de soleil!
Mais je ne comprends pas pourquoi cette hargne à l’égard des touristes.
Quand je ramène des photos de mes voyages à l’étranger il est évident que je n’aie pas la prétention de faire de l’art. je veux seulement ramener un catalyseur qui aura pour effet de déclencher toute la cohorte des souvenirs qui dorment en moi et qui n’attendent que ce prétexte pour se mettre en mouvement
Je ne comprends pas davantage ta méfiance à l’égard des souvenirs. Les souvenirs, les bons et même d’ailleurs les mauvais, sont une caresse intérieure qui fait du bien dans les moments difficiles.
Ne plus voyager
Ne plus se souvenir
Il ne te reste plus qu’à nous proposer de ne plus manger ou de ne plus faire l’amour
Tu as effectivement une mentalité d’ascète.
Saint antoine, je crois était resté enfermé dans une hypogée pendant 30 ans.
Tu devrais essayer de faire pareil avec une cabine de WC.
Sans celà , il te reste toujours la possibilité du monastère……..
mars 5th, 2007 at 6:36
Souvenir, imagination vont effectivement de paire.
entreprise d’altération de la réalité qui n’a pas d’autres fins qu’un divertissement nocif et puéril.
Ces souvenirs que tu fais défiler dans ta tête ne sont qu’un réel faux, réinventé par ton imagination et celà dans le seul but d’échapper au réel vrai que tu ne veux peut-être pas affronter.
Je n’ai jamais dit qu’il ne fallait pas voyager, j’ai dit qu’il y avait une certaine manière de voyager beaucoup plus interessante en ce qu’elle nous mettait en contact plus serré avec l’être des choses. Le voyage tel qu’on le pratique habituellement n’est qu’un défilé d’images aussi superficielles que les images du souvenir. Autant dire qu’il est inutile de voyager puique c’est d’ores et déjà entrer pleinement dans l’inconsistance du souvenir.
Je n’ai pas dit non plus qu’il ne fallait pas se souvenir mais seulement se méfier d’une mémoire déformée par un imaginaire, lequel produit des images qui n’ont guère plus d’intérêt que des rêvasseries de pisseuses en chaleur.
Quant à m’enfermer toute une vie dans une cabine de chiottes, pourquoi pas? A condition bien sûr d’y voir une illustration de ce que moi j’entends par le mot courage:
“La solitude qui résiste”
mars 5th, 2007 at 10:26
ça me fait penser à l’histoire de ce type qui se promène dans le désert avec une portière de voiture.
Il rencontre quelqu’un qui lui demande pourquoi il marche ainsi par une telle chaleur sous un soleil si chaud en portant cette portière si lourde.
Et l’autre lui répond; ” c’est pour pouvoir baisser la vitre quand j’aurais trop chaud”
L’histoire de ce type c’est la tienne mon pauvre Falcophil. Tu es aussi con que lui.
S’enfermer dans les chiottes pour trouver le soleil! Faut quand même le faire! Et tout ça parce que les touristes font de la carte postale! Mais t’es vraiment inepte, Y a pas à dire! Alors parce que la signature de Picasso est apposée sur la carrosserie d’une voiture toi tu vas maintenant t’interdire d’aimer Picasso ?
Lamentable !
Quand j’ai vu l’intitulé de ton dernier billet, “comment photographier dans les chiottes” je me suis dit ” Enfin ce type va nous donner un peu d’audace”, “Enfin il va peut-être un peu nous casser la baraque!
Et puis quoi?…..
Que dal!!!!!
Toujours les mêmes vieille lune, sauf que maintenant, on a tellemenbt peur du soleil qu’on essaie de le trouver en allant le photographier dans les chiottes. On veut sans doute un soleil pour soi tout seul, ce qui est normal, on est tellement infatué de soi que l’on s’imagine que le soleil brille pour soi tout seul!!!
Minable!
Il n’y a rien de plus à dire.
Et en plus ça parle de courage!
Mais si t’as vraiment du courage, essaie un peu de photographier le trou des chiottes avec toi au fond et puis tu mets tout ça en ligne.
Allez! Chiche! Jusqu’où peuvent aller ton talent et ton audace?
mars 5th, 2007 at 11:23
Il est tard et je suis trop fatigué pour te répondre
Si tant est que l’on puisse répondre à tout ce salmigondis
Ton atelier regorge de tellement d’ordures que ça doit déborder dans ta cervelle
Pour la photo du trou des chiottes, tes désirs sont des ordres
En espérant que ça te porte bonheur……
mars 6th, 2007 at 7:09
Non, ça ne peut pas me porter bonheur, tu n’es pas dedans!
J’avais pourtant bien spécifié “avec toi au fond”
A moins que… N’y aurait-il pas quelque-chose au fond que tu cacherais avec l’ombre de ta main ? Cette photo est assez significative de ton existence, enfermée dans une cabine des chiottes, prise d’une part entre la peur de sortir pour presser l’épaisseur du monde afin d’en tirer le jus de la vie et d’autre part, la peur de regarder tout au fond afin de voir l’ultime simplification de toi-même que tu masques par les ombres flottante de ton corps spectral auquel tu accordes pourtant cette densité que revendique le monde.
La dernière fois, Trou t’avait pourtant bien précisé que la vrai poésie n’avait rien d’éthéré mais qu’elle était affaire de présence tactile et toujours ton jugement est ainsi corrompu par ce mouvement du nuage vers la terre.
Mais je crains hélas que tu ne sois jamais poète parce que justement trop occupé de châteaux dans les nuages
De deux choses l’une donc, sois tu sors de tes chiottes ou si tu restes cloîtré à l’intérieur, aie du moins le courage de tirer les conséquences de cet aphorisme d’Antonin Artaud:
“Là où ça sent la merde, ça sent l’être”
mars 6th, 2007 at 12:10
Pour ce qui est de la citation d’Artaud , elle ne saurait trop m’étonner. Dès-lors que toute une génération d’artistes et d’écrivains s’est mise à l’école de Schopenhauer, on ne peut plus percevoir l’en soi que comme l’écho de la fuite en avant du monde moderne.
la différence c’est qu’avec toi la philosophie devient carrément “le monde comme volonté et comme défécation”
Tes histoires de nuages soufflés vers la terre n’engagent que toi, le problème est que ta vision est faussée dès lors que tu marches avec Nietszche dans une main et Descartes dans l’autre.
C’est toi qui vis de châteaux dans les nuages avec tes imageries d’épinal sur l’antinomie entre poésie et philosophie. Moi ça me fait bien rire quand je sais que Parmenide et Heidegger, 2 penseurs qui sentirent l’être plus intensément que n’importe qui, furent en même temps des passionnés de poésie.
tu n’as rien compris à ce que je veux faire, à ce que je m’efforce de faire,, non pas m’évader vers l’ailleurs par peur du sensible mais montrer que le sensible dans toute son épaisseur de phénomène, c’est essentiellement de l’ailleurs.
Si moi je regarde le trou des chiottes, je vois l’ailleurs matérialisé par l’ombre de moi-même
Si toi tu regardes le trou des chiottes, tu deviendras alors un trou de chiottes et tu auras des yeux de chiottes.
mars 6th, 2007 at 5:12
N’est ce pas ce qui serait arrivé à TROU ?
mars 7th, 2007 at 6:55
Ah! l’histoire de Trou, c’est encore autre chose!
Quand j’ai lancé ce blog,
http://falcophil.info/blog/lancement/#comment-59
le 1er visiteur fût un dénommé “TROU”. il manifesta d’emblée à mon égard une hostilité d’autant plus étrange qu’il me précisa qu’il était mon propre trou du cul.Je lui répondis qu’il devait se tromper parce-que j’avais déjà un trou du cul qui lui ne se permettait pas de prendre ainsi la parole pour parler d’art et de poésie, il y a déjà tant de trous du cul qui parlent de ces choses que si nos propres trous du cul s’y mettent aussi, alors la vie risque rapidement de dépasser la limite du tolérable.
Voyant donc que je ne voulais pas de lui, pas même pour être mon trou du cul, il a dû se sentir humilié et depuis, il revient régulièrement ici pour déployer son agressivité.
Je ne sais s’il a trouvé un propriétaire, je le lui souhaite quoique je ne souhaiterais à personne de posséder un trou du cul aussi vaniteux, aussi prétentieux et aussi bavard. Un trou du cul devrait se contenter de peter, lui, il fait pire encore, il pense.
Ce qui est le plus incroyable c’est que quoiqu’ayant admis qu’il n’est qu’un trou du cul, il ne s’en croit pas moins le centre du monde, son ambition serait à vrai dire d’être un peu le trou du cul du monde, l’endroit par où passerait l’épuration finale de tout ce qui existe autour de lui.
Tu as déjà relevé cette chose tout de même incroyable relative au fait que nous sommes en présence d’un trou qui parle et qui pense et tu te demandes comment c’est possible mais il ya autre chose qui pour moi est encore plus invraissemblable.
Imagine en effet, une tranche de gruyère couverte ça et là de trous, comme il sied à un morceau de gruyère. Parmis ces trous, il s’en trouverait un qui aurait la faculté d’être conscient d’être un trou et qui, chose étrange, en tirerait un sentiment d’orgueil avec pour résultat contradictoire qu’il se croirait tout de même quelque chose dans la mesure où il saurait qu’il n’est qu’un trou.
Imagine maintenant que l’on fasse remarquer à ce trou,qu’il ne peut être un trou que par la partie solide du gruyère, par un certain agencement du solide, le solide expliquant le trou mais le trou n’expliquant pas le solide.
Imagine alors que ce trou te réponde que cette partie solide est illusoire et qu’à y regarder de plus près, elle n’est elle même qu’un ensemble de trous, séparés par des parties solides qui ne sont elles-mêmes que des trous séparés par des parties solides constituées à vrai dire de trous eux -mêmes séparés entre eux par des parties solides essentiellement constituées de trous de sorte que la tranche de gruyère se trouverait tellement criblée de trous de part en part qu’il ne resterait plus rien de solide avec comme conséquence qu’ en fait, il n’y aurait pas de tranche de gruyère mais rien d’autre qu’un trou.
Tu vois poindre alors l’une de ces questions insolubles dont Saint Augustin disait qu’elles peuvent faire éclater ta tête en morceaux: comment puis-je avoir conscience d’être un trou si je suis déjà dans un trou ? Comment puis-je même me dire trou, si je suis compris dans un trou plus vaste ? Serait-ce que je suis moi-même ce vaste trou? Mais par rapport à quoi serais-je alors ce vaste trou? Dois-je en déduire que je suis ce vaste trou par rapport à du solide encore plus vaste ? Mais ce raisonnement que j’avais appliqué aux parties solides du gruyère, pourquoi ne devrais-je pas l’appliquer à ce solide encore plus vaste ? un solide qui serait lui même tellement criblé de trous qu’il ne serait finalement lui même rien d’autre qu’un vaste trou, infiniment plus vaste que le trou que je croyais être , de sorte que continuer à prétendre que je suis ce trou, n’aurait plus aucun sens parce que je serais devenu un trou plus vaste encore qui lui même ne serait trou que par rapport à un solide encore plus vaste lequel se révelerait être également criblés de trou au point de n’être qu’un trou plus vaste encore que le trou que je croyais être ……..
Arrêtons nous là de peur de donner raison à Saint-Augustin…Trou a probablement lui-même dû à un certain moment s’arrêter parce-qu’il a senti l’avertissement de l’évêque d’Hippone.
Tu auras donc compris, je pense, que si Trou est vraiment un Trou, celà veut dire que nous existons réellement puisqu’il ne peut être un trou que par rapport à nous qui existons. Trou a peut-être un rôle à jouer qui est de nous aider à mieux connaître la partie réelle de nous même.
Ou bien, autre explication, Trou n’est pas un trou, mais quelqu’un qui se fait passer pour un trou, c’est un imposteur comme il y en à tant sur Internet ou encore, il pourrait même s’agir de l’une de ces personnes comme on peut également en rencontrer parfois qui te disent qu’elles ne veulent être rien d’autre qu’un trou parce qu’elles refusent d’admettre qu’elles étaient incapables d’être autre chose.
mars 8th, 2007 at 8:10
…Hier, je me trouvais au milieu d’un brouhaha .
De cette confusion émergea une voix nette et distincte dont les paroles étaient:
“J’ai aimé 3 fois….”
Puis,la voix disparût dans le bourdonnement général……
mars 8th, 2007 at 10:57
Je ne comprends vraiment pas à quoi peut rimer tout ça.
Quel rapport entre tous ces délires verbeux et tes photos ?
mars 8th, 2007 at 11:16
(Censuré)
mars 8th, 2007 at 12:37
CONNARD!!!!!!!!!!!
mars 8th, 2007 at 3:08
Clio says:
mars 8th, 2007 at 10:57 am
Je ne comprends vraiment pas à quoi peut rimer tout ça.
Quel rapport entre tous ces délires verbeux et tes photos ?
- C’est que je suis beaucoup plus qu’un photographe
Par dessus tout, je suis un photographe qui déconne
mars 8th, 2007 at 7:18
Quand tu te vantes de tes déconnades , faut-il comprendre celà comme signifiant que tu te places toi aussi dans le lot de ceux qui sont fiers d’affirmer qu’ils ne sont qu’un trou parce qu’ils sont incapables d’être autre chose?
mars 9th, 2007 at 8:30
(Censuré)
mars 9th, 2007 at 12:18
Pauv’ mec !
mars 9th, 2007 at 1:18
Pour répondre à clio, quand je dis que je “déconne”, je veux dire par là que je suis dans un espace où A peut très bien être différent de B tout en admettant par ailleurs que A et B sont semblables ou encore qu’ils ne sont qu’une seule et même chose même s’ils peuvent être radicalement séparés.
Tu demandes quel est le rapport avec le site de photos, il me semble que c’est surtout à toi de répondre, c’est toi même qui du reste me parlait de cette tarte à la crème sur le parapluie et la machine à coudre à propos de la poésie. Alors de quoi tu te plains? Disons que les galeries photos sont le parapluie
http://falcophil.info/ifotos/
et que les différentes interventions contenues dans ce blog seraient la machine à coudre.
mars 10th, 2007 at 3:23
Je me situais en fait bien au delà du parapluie et de la machine à coudre.
Je ne comprends pas d’ailleurs, pourquoi tu parles de “tarte à la crème”. La poésie n’avait certainement pas attendu les surréaliste pour savoir associer des réalités très éloignées les unes des autres.
Depuis longtemps, on avait compris que l’aurore pouvait avoir des doigts et qu’une “clarté obscure” pouvait tomber des étoiles. C’est le propre de la poésie de nous transporter dans le domaine de l’esprit lequel est le seul à élaborer du “liant” ou du lien pour réconcilier des ambivalences. La logique nous embourbe dans son principe de non-contradiction et si l’esprit nous sort de cette “conscience malheureuse”,; il ne le fait pas au terme de l’histoire mais par l’acte poétique qui peut surgir à tout moment. C’est la fonction du poétique de faire surgir l’”autre” au moyen de la rupture. En ce sens , par ce vertige que donne la plus radicale antithèse on pourrait dire que l’irrationnalité de la poésie n’est que la forme la plus percutante du discours logique.
mars 10th, 2007 at 4:48
Je ne vois pas très bien, en ce cas, en quoi tu es gênée par l’absence de rapports entre mes photos et les interventions “verbeuses” qu’offre ce blog. Nous sommes en effet en présence d’une antinomie entre silence et parole.
Il y a la grande beauté du silence
http://falcophil.info/ifotos/?dir=Chantiers&pic=chant.6
dont nous ne sommes pas dignes
Et nous sommes alors renvoyés à la parole. Mais comme nous ne sommes pas davantage digne de la grande beauté de la parole laquelle dégénère toujours en verbiage pédantesque et mots agressifs, nous sommes alors invités à retourner vers le silence, à titre de pénitence
http://falcophil.info/ifotos/?dir=Bernard+MAUFFRAT&pic=Andromede
Et ainsi de suite……
mars 10th, 2007 at 5:49
Pourrais-tu m’expliquer pourquoi nous ne serions pas digne de “la grande beauté du silence” ?
mars 10th, 2007 at 6:53
Tu me donnes une idée pour la suite de mon poème :
Un mot de trop
Naît alors
Poussant vers une lumière
Contenant toute lumière
mars 10th, 2007 at 7:07
Pour la suite, il te faudra attendre un petit peu
Je te joins en attendant une remarque fort pertinente reçue dans ma boite électronique
voici un mail envoyé depuis ANNUWEBART.COM
nom-prénom : DENIS PROTEOR
email : proteord@yahoo.fr
message : Bonjour,
Effectivement une photo ne parle pas et diversifie le silence et la vie excrémentielle du silence
” vie excrémentielle du silence ”
Très bon ça !
En ce moment, je suis assis sur le trône
Et lentement mais sûrement, je sens que ça vient…..
r
mars 10th, 2007 at 8:17
A mesure que je me rapprochais de ton commentaire, je me disais aussi que ça puait……..
mars 11th, 2007 at 9:09
…Mais il ne t’est pas venu à l’idée que l’odeur méphytique était tout simplement celle que tu avais apporté avec toi……
mars 27th, 2007 at 12:13
Hi! I wish more people felt this way and took the time to express themselves. Visit: guess womens accessory handbag [url=http://www12.asphost4free.com/guess-handbag]guess womens accessory handbag[/url] juicy couture womens accessory handbag [url=http://www12.asphost4free.com/juicy-couture-handbag]juicy couture womens accessory handbag[/url]
mars 27th, 2007 at 12:13
Hello, visit:
accessory handbag leather making other stylish [url=http://www12.asphost4free.com/leather-handbag]accessory handbag leather making other stylish[/url] cheap louis vuitton handbag [url=http://www12.asphost4free.com/louis-vuitton-handbag]cheap louis vuitton handbag[/url]
mars 27th, 2007 at 12:13
Keep up the great work!
designer louis vuitton replica handbag [url=http://www12.asphost4free.com/replica-designer-handbag]designer louis vuitton replica handbag[/url] replica handbag [url=http://www12.asphost4free.com/replica-handbag]replica handbag[/url]