LE VILLAGE ET SES RODEURS
Dans le cadre de l’article précédant, j’évoquais une gravure de Goya pour désigner les importuns qui sont venus perturber ce blog.
Je ne sais si l’exemple est approprié à mon propre cas, Goya parlait des effets pernicieux d’une imagination débridée alors que ceux qui viennent sur ce blog sont bien réels.
Mais comme je tente de trouver la meilleure définition qui pourrait convenir à mes propres “monstres”, il me vient aussitôt un souvenir, ou plus précisément une image.
Image anodine mais qui dérange parce que je sais, de manière confuse, qu’elle est liée à quelque réalité repoussante
C’est quoi? Cette image ne réveille pourtant pas de si mauvais souvenirs puisqu’elle surgit des recoins de mon enfance. Une grosse roue d’un gotesque vélo dont les rayons sont certes aussi obsédants que les barreaux d’une prison.
Je me souviens! C’était au début des années 70, j’avais alors une dizaine d’années
Ce n’était pas une prison ordinaire.
C’était un petit village, joli comme tout, au bord de la mer.
Les prisonniers n’avaient plus de nom mais portaient un numéro. Derrière les façades ensoleillées
on torturait, on forçait chacun à cracher son secret. Tout le monde s’était résigné à son sort, après tout, il y avait tout le confort souhaité, ça ressemblait un peu à Saint Tropez, il suffisait d’être docile et de se laisser triturer le cerveau, tous donc s’étaient résignés, tous , sauf un………….
C’était le numéro 6 mais ce n’était pas un numéro comme les autres….
C’était une variante de K
C’était l’audace de Don Quichotte avec en plus la belle gueule de james Bond !
Dans mon entourage, la plupart n’aimait pas, c’était trop particulier et on n’y comprenait rien, on préférait Guy Lux ou le tiercé ou aller au bistrot pour parler de sa bagnole.
Moi aussi je n’y comprenais rien mais j’aimais quand même justement parce que je n’y comprenais rien.
Chaque tentative du numéro 6 pour s’échapper du village suscitait aussitôt l’arrivée d’un être étrange
C’est surtout plus tard que j’ai compris que partout ça puait le village et que n’importe qui essayant de quitter le village verrait immanquablement surgir le rôdeur.
Son propre rôdeur.
Qui est le rôdeur?
Personne ne peut répondre à ta place car il n’y a pas d’autre rôdeur qu’en toi même.
Chacun à son rôdeur ou plutôt ses rôdeurs.
Les rôdeurs sont peut-être toujours les mêmes et seule leur forme divergerait en fonction de chacun d’entre nous.
J’ai moi aussi mes rôdeur
Ils n’ont certes pas la classe terrible de celui qui tourmentait le numéro 6
Chacun a le rôdeur qui convient à sa classe. Hélas! je n’ai pas la classe du n°6.
Il fût un temps où mes rôdeurs étaient comme ça.
En ce temps là mes rôdeurs avaient tout de même une certaine classe.
Maintenant , je dois me faire vieux,
en matière de rôdeurs, je dois désormais me contenter d’apparitions bouffonnes telles que SONG et Monsieur TROU.
On me reproche de dialoguer avec des fantômes mais Internet est t’il autre chose qu’un réseau de fantômes?
Moi, je tente du moins de me représentrer plus concrètement mes fantômes
Par exemple, M.TROU ressemblerait plutôt à ça
M. SONG, on ne peut le définir que par sa peinture
Je voudrais d’abord parler de lui pour me débarrasser en premier du plus bête.
SONG est donc peintre
Peintre abstrait lyrique!
M.Song en sa qualité d’artiste a bien sûr ses idées sur l’art
Il sait en outre ce qu’est une photo de qualité
Et il se permet ainsi de mettre en cause le travail des autres.
Pour M.SONG, je me plante parce que je photographie en ne sortant jamais de chez moi.
Pour M.SONG, la qualité d’une photo serait ainsi en rapport avec la quantité de godasses que l’on use chaque année.
Eh dîtes! M.NADAR! Combien de godasses usées pour vos merveilleux portraits?
Et vous M. KERTESZ pour vos fameuses distorsions?
Et vous M.Weston pour votre feuille de chou?
Et vous M. Duane MICHALS pour cette hallucinante confrontation avec votre propre cadavre?
Comme cette autre idée si lumineuse consistant à dire que je ne suis pas de mon temps!
Song, lui, est témoin de son temps, le tout est de savoir de quoi il témoigne
Moi, je ne suis pas témoin de mon temps
Ces images ne veulent absolument pas témoigner de leur temps!
Au reste, doit-on forcément être de son temps? Est-ce un critère?
Song est de son temps, il est pressé, il peint un tabeau à la vitesse d’un TGV, en 10 minutes au maximum!
Non pas 10 minutes qui seraient l’expérience de toute une vie, à la manière de James Wisthler, mais 10 minutes qui ne sont que le fruit de la paresse et de l’allergie au travail.
Moi, je suis lent et méditatif, je ne suis donc pas de mon temps
M. SONG est de son temps, il est visiblement obsédé par la productivité, des tableaux comme ça il en peint 40 par jour
Dans toute sa vie, Vermeer n’a peint qu’une trentaine de tableaux mais ça n’a aucun rapport, il n’était pas de notre temps.
La peinture de M. SONG est donc en phase avec son époque
Elle en reproduit les grands courrants de pensée
Même oubli du spirituel au profit de la pulsion primaire
Même déracinement culturel
Même capitulation de la mémoire
Même disparition de la symbolique
Même occultation de la pensée
Enfin, bref, pour résumer tout celà, je ne vois qu’un petit logo :
Une dernière précision. M.SONG en dépit de son nom chinois est français, ses tableaux sont signés Song parce qu’un autre imbécile du nom de Monsieur TROU lui a dit qu’il avait sans vouloir retrouver un certain esprit chinois propre à la peinture des Song mais je peux vous assurer que c’est un français de bonne souche quoiqu’un vrai chinois comme Gao Xing Yang, parle notre langue mieux que lui. “Song” c’est un peu lié au Tao mais il serait toutefois interessant de se demander ce que notre français peut comprendre au TAO, lui qui, à l’instar de beaucoup de ses compatriotes, a toujours à la bouche des mots tels que “merde” et “chié” Quel rapport me direz vous entre l’attrait pour la merde et le Tao? Celà pourrait faire l’objet du prochain billet où je devrais aborder un adversaire autrement plus redoutable en la personne de Monsieur TROU.
En attendant ce prochain billet, je vous dis très cordialement : “Bonjour chez vous”.
Falcophil
46 commentaires to “LE VILLAGE ET SES RODEURS”
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novembre 27th, 2006 at 10:17
Je constate que tu as effacé mes commentaires d’hier.
Encore un exemple de ta tolérance!
novembre 27th, 2006 at 11:05
Ce n’est surtout qu’un exemple de mon incompétence en informatique. Les commentaires ont été supprimés par suite de manipulations un peu laborieuses. Tu peux donc réitérer ton intervention d’hier, j’ai dit que tu étais un importun mais finalement la vie serait plutôt plate et insipide sans les rôdeurs. Tes insultes sont donc les bienvenues, elles donnent du sel à ce blog que tu contribues à créer par l’hostilité implacable que tu nourris à mon égard.
Vas-y donc, tu peux t’en donner à coeur joie, tout comme moi j’ai pris du plaisir à faire de toi un carré noir, synthèse, comme tu l’as si bien compris, de Soulages et de Klein. Pour donner une image du dégénéré que tu es, il fallait une peinture adaptée.
novembre 28th, 2006 at 12:35
Puisque tu évoque l’art dégénéré à propos de Klein ou de Soulages, tu aurais pu ajouter que tu sors ton révolver quand tu entends le mot “culture”. Mais ne soyons pas injuste, la culture, ça te connais, il suffit d’aller voir tes galeries http://falcophil.info/ifotos/?dir=Recyclages Botticelli , titien, Rembrandt, les églises gothiques ou romanes, le regard de nostalgie que tu portes sur le passé est évident. tu te trouves enfonçé dans le passé comme si tu avais les pieds dans les sables mouvants quoique dans ton cas, il s’agirait plutôt de sable figé. Tu as beau faire illusion par quelques emprunts au pop art ou à la peinture métaphysique, ta mentalité est académique. Tu rêves du temps où les artistes peignaient en série des madonnes ou des christs, c’est pourquoi , je ne vois pas ce que tu peux comprendre à une abstraction que tu juges au travers de 3 ou 4 oeuvres d’un peintre qui en a pourtant réalisé des centaines. L’art vivant de notre temps t’échappe complètement et tes attaques contre l’art du monochrome sont des plaisanteries superficielles qu’Alphonse Allais et Borgès ont utilisé bien avant toi et avec beaucoup plus de talent et d’humour.
La vérité est que tu croupis dans le grand tube digestif d’une sous-humanité frileuse imprégnée de ses préjugés et de sa morale du ressentiment. Ta haine de l’art moderne est un ressentiment contre les vrais artistes qui prennent notre modernité à bras le corps pour l’intégrer dans leurs oeuvres, plutôt que de la fuir dans les contemplations stériles du passé. Oui tu croupis vraiment dans le grand tube digestif de le sous-humanité et je reste bien ouvert pour te voir passer en moi, le jour où quelque puissant laxatif évacuera l’émonction que tu es. Celà se produira lorsqu’enfin tu auras compris combien tu es petit toi si infatué de ta pauvre médiocrité de pasticheur.
novembre 28th, 2006 at 12:55
Bigre! Mais c’est qu’il me ferait passer pour Goebbels, le bougre! Un Goebbels quand même plutôt cool , vous en conviendrez, puisqu’il acceptes qu’on vienne lui cracher dessus et qu’il expose sur ce blog des travaux dont il ne partage pas l’esprit.
Alors arrête un peu ton cinéma! Le syllogisme, “t’es contre Klein, Le Pen est aussi contre Klein donc tu votes Le Pen” est trop débile pour qu’on s’y arrête. Faire des amalgames entre l’extrême droite et le fait de ne pas aimer les drapeaux de Jaspers Johns, relève de la même stupidité qui consiste à confondre classicisme et académisme. Je suis plus attaché il est vrai à une certaine peinture du passé mais celà ne m’empêche pas de détester Cabanel ou Bouguereau d’autant que je ne suis pas aussi fermé à la modernité que tu le prétends. As tu seulement pris la peine d’aller voir mes travaux? La présence de Pollock, de Hartung http://falcophil.info/ifotos/?dir=Irradiation , de Scwhitters ou de Rauschenbergh y est très forte.
Arrêtes donc de me faire passer pour le ringard que je ne suis pas. essaies de trouver de meilleurs arguments si tu veux m”évacuer”.
novembre 28th, 2006 at 3:09
Trou s’écoute un peu trop écrire c’est vrai et quant à toi tu donne des verges pour te faitre battre car c’est quant même bien toi qui a parlé d’art dégénéré.
Tu te dis tolérant parce que tu montre d’autre travaux mais tu montres les tableaux de Song avant tout pour t’en moquer.On ne procédait pas autrement sous le Reich avec l’impressionnisme; je te trouve en fait bien équivoque.
novembre 28th, 2006 at 4:22
Je ne vois pas pourquoi je devrais m’abstenir d’employer certains mots sous prétexte qu’ils ont déjà été utilisés par des individus peu recommandables. Devrais-je, à contrario, affirmer que Berchtesgaden est laid sous prétexte qu’un sinistre moustachu trouvait que c’était beau?
je ne vois pas par ailleurs ce que la tolérance vient faire dans tout celà. Je ne prétends pas empêcher Song de s’amuser avec des couleurs, qu’on ne m’empêche pas, en revanche, d’essayer d’établir une hiérarchie entre les choses.
novembre 28th, 2006 at 5:15
Rebonjour Philippe
je t’envoie donc ce petit mot suite à ton appel de tout à l’heure.
N’ayant toujours pas résussi à comprendre si tu blogues ou si tu blagues (Rires), je t’envoie tout de même ces quelques lignes pour t’exprimer mon désaccord à propos de choses qui me gênent énormément venant de ta part.Franchement, parler d’art dégénéré, tu déconnes et tu dérapes et ça devient dangereux, je t’envoie également ce lien qui je l’espère devrait t’inciter à mesurer un peu plus tes propos http://www.philophil.com/philosophie/representation/Analyse/art_degenere.htm
VU ?
Alors arrête un peu les conneries s’il te plaît, il n’y a pas d’art dégénéré, il ya simplement des sensibilités différentes,
Ensuite, tes propos sur l’art abstrait me semblent en effet relever d’une certaine malhonnêteté intellectuelle car il est en effet pas très honnête de flinguer un courrant pictural en t’appuyant sur un peintre obscur complètement inconnu(Qui est-il au juste, tu ne le précises pas!) appuies toi plutôt sur les grands noms de la peinture abstraite pour étayer tes propos, ce sera peut-être plus convaincant et, en tout état de cause plus interessant.
Tu mets ensuite dans le même sac des peintres qui sont souvent très différents , il y a entre Barnett Newman et Bazaine, le même fossé qui peut séparer Ingres de Daumier. Tu parles de capitulation du spirituel mais je ne vois pas ce que tu veux dire s’agissant de Kandinsky ou de Bazaine dont je t’invite a voir les magnifiques vitraux à l’eglise saint Séverin pas loin du quartier latin que tu aimes tant fréquenter http://www.insecula.com/contact/A010161.html. Tu oublies par exemple que le plus grand représentant de l’art sacré de la France d’après-guerre était un abstrait en la personne de Mannessier. Il peut y avoir dans beaucoup de toiles abstraite, une élévation spirituelle qui n’a rien à envier à Fra Angelico. Il suffit de ne pas regarder superficiellement. Tout comme il est assez superficiel de dire que les abstraits ne témoignenet pas deleur époque au motif qu’ils se cantonneraient dans de pures recherches formelles ou chromatiques. Le grand mouvement de l’abstraction lyrique né au lendemain de la guerre n’est pas sans rapport avec la réalité d’un pays ruiné par la guerre. Bon nombre de ces tableaux pourraient évoquer des murs lépreux, décrépis, lézardés, troués par les balles , meurtis par les combats, enfin bref résulter de la situation de misère qui caractérisait la France de l’époque , là encore, il suffit de savoir regarder. La peinture de Pollock est bien en rapport avec un monde qui s’énnivre de vitesse et comme le disait si bien Jackson, peut-on encore peindre comme avant à l’heure des supersonniques?. Toi même tu le reconnais puisque tu rappelles que certains de tes travaux intègrent certains effets de l’action painting. On pourrait même se demander si certaines toiles abstraites ne vont pas le plus loin possible dans la perception du tréfonds de la matière, cette réalité insaisissable et mouvante du mouvement des particules élémentaires, invisibles à l’oeil nu et ne pouvant être captées que par des équations mathématiques et donc là encore par des opérations de pure abstraction.
Voilà en quelques mots ce que je voulais te dire. Le débat est d’ailleurs à mon sens un peu dépassé. Opposer figuration et abstaction, là oui, franchement tu fais ringard, on n’est plus dans les années 50, aujourd’hui des peintres comme Gérard Richter passe sans problèmes de l’abstraction à la figuration et vice-versa. Le temps où l’on jetait l’anathème sur une figuration moribonde du fait d’une dictature de l’abstraction, n’est plus.
C’est pourquoi, je trouve franchement qu’il n’est pas très intéressant de descendre un peintre qui me paraît lui ausi être en retard par rapport à ce qui se fait actuellement. Intereses toi plutôt aux installations, à la vidéo, à toutes les nouvelles formes de happening, ce ser a je pense plus intéressant que de relancer de vieilles polémiques surannées. et puis, surtout, soit un peu plus nuancé dans tes propos, celà evitera peut-être des réactions tout aussi déraisonnables du style de “Trou”. la scatologie c’est marrant mais à condition que ça ne dure pas trop longtemps sinon , ça ne risque pas de faire beaucoup avnacer la réflexion.
Bonne continuation en tous cas pour l’initiative de ce blog Soit simplement un peu moins catégorique et tranché.
A+
Thierry
novembre 28th, 2006 at 6:53
Merci Thierry pour ta contribution.
Comme on peut le constater, on n’est pas sous le IIIème Reich et chacun peut apporter ses critiques sans aucun risque de censure.
novembre 28th, 2006 at 10:59
Au hasard de mon vol, je viens me poser sur ce blog. Je suis sidérée que l’on puisse avoir des discussions aussi futiles. Quand je pense à toutes les misères que je vois sur tous ces pays et tous ces continents que traverse mon vol. Je me dis alors que vous n’avez tous pas grand chose à faire de vos vies en dehors de vos désaccords de byzantin sur le sexe des anges. Allez, je reprends mon vol, je ne suis restée que trop longtemps ici.
http://www.oiseaux.net/photos/leo.collin/hirondelle.rustique.2.html#fiche
novembre 29th, 2006 at 7:27
L’hiver approche et tu as bien raison hirondelle de t’envoler vers des cieux plus cléments. La futilité que tu fustiges ici releverait peut-être d’une même réalité que la tienne. Un oiseau capable de s’arracher à l’hostilité de son milieu . Il est des cas où la futilité peut faire office d’hélium ou de kérosène. Futilité, subtilité, légèreté peut-être qu’il s’agit là de variantes des 3 hypostases qui en résument une seule.
novembre 29th, 2006 at 11:06
Cette légèreté que tu vantes, occulation de la pensée, de la symbolique, de la mémoire c’est précisémment celle que propose Song, du moins à en juger par les quelques tableaux que tu montres.Je trouve que la légéreté vaporeuse de sa touche que renforcent le lavis et l’acquarelle http://falcophil.info/blog/wp-content/uploads/2006/11/imgp3597.JPG est une expression maximale de liberté j’aime beaucoup ce peintre et je ne touve pas qu’il fasse dépassé. On aimerais en connaître plus sur lui et voir plus de travaux.
novembre 29th, 2006 at 11:36
Je trouve cette confrontation informel/symbolique
ou encore
anamnèse/amnésie
comme d’autant plus dépourvue d’intérêt
Qu’elle ne résout pas la fondamentale impossibilité propre à l’homme qui est de se réfracter par une certaine spécularité de ses objectivations.
Je veux dire par là que chacune de ces démarches sous-tend fatalement un échec, l’acte ou du moins la tentative de créer relève surtout de l’ex-sistere et de l’ob-jet, c’est à dire pro-jection inévitablement assez vaine puisque tentative pour saisir un vis-àvis mais qui n’est en fait que chute hors de la circularité propre à soi.
En ce sens toute création est effectivement chute puisque hors du point d’appui et de l’élan, antérieurs au jet-hors-du-se-tenir-là.
Ce dont on parle ici ne sont que les variantes de l’ombre ob-jet , vestige de l’antériorité pure, autrement dit, l’ombre-ob-jet autre nom pour désigner l’absence, le privé d’être de nous-même.
novembre 29th, 2006 at 12:34
Eh ho! Il est sérieux là? IoI!
Qu’est ce que c’est encore que ce clown? (éclats de rire)
novembre 29th, 2006 at 3:25
Je crois qu’un 3ème rôdeur est arrivé.
celui-là, je le connais de longue date. Je le croyais très loin, enfermé dans le donjon imprenable d’une unité pour malade difficile. Comment a t’il fait pour me retrouver ? Je constate qu’on leur donne accès à Internet, sans doute pour le permettre de se défouler, ça change un peu que de se cogner contre les murs. Visiblement, il a réalisé son projet hégélien de dépassement du visuel par la pensée. Il a peut être résussi à se dégager de ses impasses IoI! Il faudra , dans un prochain billet peut-être, que je retrace son parcours, depuis le temps où il décida d’être un clodo.
Tout ça nous promet de beaux délires en perspective!!!!
novembre 29th, 2006 at 5:07
Ajouter à tes propres délirs, c’est vrai que ça promet IoI!
parce que toi aussi quand tu t’y mets IoI , tes histoires d’hypostases et de kérosène (Rires)
enfin, c’est toujours mieux de déconner de cette façon que de parler d’”art dégénéré”.
novembre 29th, 2006 at 7:03
Tu me fais dire ce que je nai pas dit, je n’ai pas parlé d’art dégénéré, j’ai dit que TROU était un dégénéré et qu’il y avait une certaine forme d’art qui pouvait être le reflet de cette décrépitude.
Puisque selon toi une certaine abstraction serait le reflet de la décrépitude des murs, cette décrépitude pourrait tout autant être celle des esprits
novembre 30th, 2006 at 10:54
Je ne vois pas du tout de quoi tu parles. je trouve que sur pas de mal de points tu es effectivement fumeux et ambigüe
C’est comme cette histoire d’assimiler la peinture de Song au “rôdeur” du prisonnier. Quel rapport? A quoi celà rime t-il? pourrais-tu un peu mieux t’expliquer là-dessus ?
novembre 30th, 2006 at 1:07
Les comparaisons “fumeuses” ça te connais toi aussi. Il faut quand même forcer les choses pour trouver des analogies entre Bissière ou Mathieu et la France ruinée de l’après guerre.
Jean Fautrier peut certes évoquer cette réalité de la guerre mais Fautrier reste tout de même un figuratif dans bien des cas (cf: les têtes d’otage).
novembre 30th, 2006 at 3:10
j’essayais silmplement de t’expliquer que les évènements historiques où les conditions economico-sociales influencent inévitablement n’importe quelle approche, même la plus abstraite. la peinture de Wols, par exemple, est indéniablement marquée par un cataclysme historique.
Mais tu n’as pas répondu à ma question: quel rapport entre le rôdeur et la peinture abstraite?
novembre 30th, 2006 at 10:10
Tout d’abord un petit jeu pour détendre un peu l’atmosphère. Voulez vous peindre comme Jackson Pollock?
C’est facile , c’est pas cher, ça ne rapportera rien mais c’est marrant quand même, allez un petit lien:
http://www.jacksonpollock.org/
Je rigole, bien sûr…….Mais faîtes quand même votre Pollock, les meilleurs travaux seront publiés dans un prochain billet mais ne recevront aucune récompense car si vous voulez entrer dans le monde de la création, n’esperez pas grand chose d’autre qu’ingratitude et deception.
Pour en revenir à des choses moins sérieuses
Je constate simplement à partir de ce que tu développes, que l’abstraction comporte des éléments qui se trouvent déjà beaucoup plus pleinement dans le figuratif.
Tu me dis qu’une certaine peinture abstraite reflète une certaine angoisse issue d’un contexte de misère sociale d’après guerre, c’est possible, mais je constate que cette angoisse et cette misère sociale se retrouvent plus pleinement chez un Francis Grüber ou un Bernard Buffet (celuyi bien sûr, de la meilleure période, celle des années 50)
Tu me dis qu’il ya de la spiritualité chez Bazaine ou chez Manessier, je respecte beaucoup ces artistes mais j’estime pourtant que cette spiritualité se retrouve plus pleinement chez Fra Angelico ou chez Le Greco.
Prenons un tableau célèbre, par exemple celui-là que j’aime particulièrement:
http://www.picturalissime.com/g/gauguin_ou_que_l.htm
Ce tableau comporte déjà tous les éléments de l’abstraction car il est effort et recherche d’ agencement de couleurs, de valeurs et de lignes
Il présente une certaine exaltation de la couleur pure propre à une certaine abstraction.Il comporte aussi , en dose équilibrée, des éléments propres au décoratif et à l’arabesque.
Il n’y a rien dans ce tableau que l’on ne saurait trouver dans une peinture abstraite mais il y a, en revanche, beaucoup de choses que l’on ne trouvera pas dans un tableau abstrait, l’interrogation sur le mystère de la vie, du temps qui passe, de la fugacité de l’existence. Au delà des éléments purement formels et chromatiques qui sont les seuls outils de l’abstraction, l’artiste ici mobilise, en plus, le symbole, le mythe, l’icône, l’idole, la représentaion figurée de la jeunesse ou de la vieillesse, autant d’atouts et d’outils permettant de réaliser cette incomparable densité de fond et de forme.
Je ne connais pas de peintures abstraite qui puisse nous faire sentir de façon si intense , une telle présence de l’homme et de son énigme.
J’en conclus ainsi que l’abstraction c’est le domaine du moins
C’est la couleur moins la mimésis
C’est la forme moins les idées
C’est l’harmonie moins la signification
C’est le plaisir rétinien moins la pensée
On sent alors que même parmi les plus beaux travaux des abstraits, une partie de nous même est amputée, un peu comme si l’on entendait sans voir ou si l’on voyait sans entendre.
Regarde de nouveau ce tableau (Et par la même occasion tous les autres qui sont sur ce site)
http://www.picturalissime.com/g/gauguin_ou_que_l.htm
Il nous démontre suffisamment que la figuration possède déjà tous les pouvoirs de l’abstraction avec en outre le pouvoir de rendre compte de tout ce qui peut avoir trait à la complexité de la condition humaine.
décembre 1st, 2006 at 4:28
La complexité! Quelle ineptie! En tant que trouducul je vois passer l’ultime simplification de l’être et je t’invite à méditer sur ma fonction de trou car le trou que je suis te chuchotte que l’esprit dans sa complexité est leurre en tant qu’il relève de la fragmentation. Ce que j’aime chez Klein c’est justement cette quête effrénée de la simplification libératrice. A sa manière Klein a représenté le trouducul que je suis. Le bleu était l’espace et l’espace le vide et le vide rejoint le trou. Tu parles de l’esprit mais qu’est ce au juste que l’esprit si ce n’est l’esprit du trou c’est à dire, la synthèse finale par laquelle est niée l’éparpillement, la contradiction, les oppositions inconciliables, les antagonismes insurmontables, c’est à dire toute la désintégration qui fait le drame du complexe. Tu as l’air de dire que l’abstraction serait déintégraion parce que celà tend vers le moins alors que c’est le plus qui n’est qu’illusion et déchéance. Le plus est une illusion parce qu’il n’y a pas de plus, il n’y a que des choses qui se cassent et puis des éléments qui se séparent. Le véritable + n’est que moins que rien dans l’unité, cette unité qu’a pu rejoindre Klein et que je réalise moi même en tant que Trouducul.Ma prise de conscience de n’être qu’un troudeballe est parachèvement de l’oeuvre de Klein
Dans ton précédent billet, tu dis que”la beauté est labyrinthe”, c’est la preuve que tu es en enfer car la réalité de l’enfer, ce n’est pas le feu mais le labyrinthe.
Un jour, tu comprendras peut-être que ton trou du cul est ta seule planche de salut.
décembre 1st, 2006 at 5:28
j’ai adoré la façon avec laquelle avait démarré ce blog
http://falcophil.info/blog/wp-content/uploads/2006/11/le-depart-de-l-arpenteur-1.jpg
Elle vous faisait donc si peur cette absence de l’arpenteur que vous vous êtes tous fourvoyés dans ces polémiques stériles mâtinées de délires scatologiques?
j’aime tes images falcophil, les noirs et blanc surtout, leur délicatesse angoissante, ce mélange de clarté gréco-latine et d’obscurité germanique et lunaire. mais tu parles trop et tu étouffes le mutisme éloquant de tes images, justement parce que tu parles trop!
Et j’aime mieux ne pas t’écouter car dans ta logorrhée de schizophrène, tu finis effectivement par oublier tout le bien que tu me fais par ton simple silence.
décembre 1st, 2006 at 7:12
Je vais tâcher de m’en souvenir et d’arrêter peut-être ce blog afin de retourner dans le silence d’où je viens et qui n’est rien d’autre que ton propre silence.
décembre 3rd, 2006 at 3:38
Profonde blancheur d’une nuit
Aussi blanche que la page vierge
Qu’hélas tu ne connaîs pas
Des mots tels que”clarté -gréco-latine”
ou “brume-germanique”
Résonnent comme 10 000 tonnes
D’arrière-monde
Te dictant ce que tu dois faire
Et toi docile
Par peur de ce que tu peux faire
10 000 tonnes de ce rapport à l’être
Par lequel ce qui fût ne peut qu’être
T’impose la variante de la récurrence
Au lieu de la récurrence du variant
Tout celà faisant alors que tu ne crées pas
Que tu ne peux créer
Parce que tu te refuses à être
ABSENCE
De tes jours, de ta vie, de ta mémoire
Non présence à toi, même
De sorte que ta main jamais ne pourra modeler
Parce que non vide de matière
Car seule crée la main vide
Aussi vide que le doigt du père
D’où fuse pourtant l’étincelle
dessinant le corps de celui par qui
la mort entra dans le monde(1)
Aussi vide que la page blanche
indétermination sans passé
Dont stupidement tu te gausses
Condition pourtant du jaillissement
http://falcophil.info/blog/wp-content/uploads/2006/11/imgp3594.JPG
Laissant loin derrière
Couler dans l’océan lamentable du quotidien
Les 10 000 tonnes d’arrière-monde
(1) Probable allusion(?????) à une fresque de la chapelle sixtine (Note NDLR)
http://www.picturalissime.com/g/michel_ange_creation_l.htm
On constate qu’effectivement la main de Dieu achevant de dessiner ADAM est vide. Elle ne tient ni pinceau, ni crayon, ni la moindre trace de matière, Dieu comme chacun sait, ayant créé le monde
a partir de rien.
décembre 3rd, 2006 at 8:27
…et je ne dirais plus rien
Préférant m’en tenir à cette promesse de silence faîte à Clio
Je constate simplement qu’il me reproche de ne pas être vide alors que lui-même m’a tout l’air de traîner comme un boulet Nietszche et Sartre.
mais ne t’énerve pas, chère Clio, je n’en dis pas plus………….
décembre 3rd, 2006 at 10:15
Très belle en tout cas cette image de la “nuit blanche” comme imminence du nouveau
Nuit de Saint Jean de la Croix
Blancheur d’un Malévitch
décembre 3rd, 2006 at 11:52
Cette image
http://falcophil.info/blog/wp-content/uploads/2006/11/le-depart-de-l-arpenteur-1.jpg
me fait quant à moi penser à ce que disait Stanley Kubrick lorsqu’il affirmait que son rêve était de congeler de la merde
décembre 3rd, 2006 at 1:07
Un blog de ouf vraiment!!!
Tout ça est-ce vraiment plus sérieu que le mariage de Tom Cruise???
décembre 3rd, 2006 at 2:13
IoI!, IoI!, IoI!
Klack a parfaitement défini une partie de mon travail, de la “merde congelée”
C’est tout à fait celà!
http://falcophil.info/ifotos/?dir=Cataclysmes
Ces images sont effectivement des étrons que j’ai congelé. J’ai voulu leur donner cet aspect, lisse, blanc,froid et brillant un peu comme “Fontaine” de R. Mutt.
Et puis merci de me comparer à Kubrick, ce n’est pas le cinéaste que je préfère mais certaines de ses “merdes congelées” comme la scène où Jack Nicholson poursuit avec une hâche sa femme et sa fille dans le labyrinthe, font partie de ces opérations de congélation que j’aurais aimé réaliser.
Et puis enfin, congeler de la merde, c’est une façon de tenir en échec le troudeballe qui ne cesse de me démanger.
A ma façon , je suis un écologiste convaincu, je recycle les déchets et je fonctionne en “économie circulaire”.
décembre 6th, 2006 at 4:29
Rigole, rigole toujours,tu plaisantes sur quelques lignes parce que tu n’es pas en mesure de plaisanter sur plusieurs centaines de pages. tu es tout bonnement incapable d’une vaste et grande plaisanterie, d’une plaisanterie tellement gigantesque qu’elle finit par en devenir la chose la plus sérieuse qui soit
la vérité est que tu n’es qu’un pauvre pasticheur de de Chirico ou de Magritte incapable de réaliser l’opération artistique entièrement reconçue, entièrement réélaborée, entièrement réinventée par son auteur, à partir de ses seules impulsions personnelles.
C’est Trou qui a raison, il lui suffit d’attendre que tu sois évacué et puis envoyé aux égoûts.
décembre 6th, 2006 at 11:27
IoI!IoI!
Je suis maso, plus j’en prends plein la gueule, plus je jouis.
Quant à mon incapacité de faire durer la plaisanterie, attend un peu le prochain billet …….
décembre 7th, 2006 at 12:07
On peut déjà voir la chose venir de loin.
CE SERA ENCORE POUR TOI UNE OCCASION DE NOUS BALANCER TA CULTURE PEDANTESQUE tout en oubliant, ainsi que l’a dit quelqu’un qui s’y connaissait, que la différence entre l’artiste et l’homme de culture est de celle qui sépare l’homme d’action de l’historien…..
décembre 7th, 2006 at 4:59
Il y a aussi une différence entre ceux qui s’efforcent d’être l’un et l’autre et ceux qui en revanche, ne seront jamais ni l’un ni l’autre.
décembre 8th, 2006 at 3:24
Je te l’ai déjà dit, tu écris trop. Il faut se méfier des mots, ils alourdissent la pensée.
laisse tomber ce blog et laisse donc parler tes images, elles pensent bien mieux que toi.
décembre 8th, 2006 at 6:05
“Il faut se méfier des mots, ils alourdissent la pensée.”
Il faudrait donc en déduire qu’une personne qui n’écrit et ne parle jamais, penserait de manière plus subtile que Platon ou Kant.
Le problème est qu’un tel sommet de subtilité restera incommunicable étant donné que ladîte personne ne se sert jamais de mots. Or qu’est ce qu’une pensée incommunicable? Rien d’autre qu’une pensée qui enferme son auteur dans sa solitude, autrement-dit, une pensée pour autiste, une pensée qui ne sert strictement à rien.
décembre 8th, 2006 at 6:23
Mais pourquoi la pensée doit-elle servir à quelque-chose?
La pensée, la vraie pensée ne peut-elle se contenter d’être, tout simplement parce qu’elle n’est rien d’autre que coïncidence avec l’être?
décembre 8th, 2006 at 7:08
Voilà une nouvelle “rôdeuse”. Il manquait une compagne à M.Pien, tu peux le rejoindre dans le donjon imprenable de sa stérilité……
décembre 11th, 2006 at 2:46
Je ne comprends rien à ce que tu racontes.
Je voulais simplement dire que tu pouvais te contenter de faire des images, que cellec-i pouvaient se laisser voir dans le silence de leurs lignes et de leurs couleurs, sans besoin d’y ajouter tous ces mots qui me semblent bien inutiles.
décembre 11th, 2006 at 5:39
Ce n’est pas exactement ce que tu disais dans ton commentaire du 8/12 par lequel tu rejoignais les propos de Pien.
Qui te dis par ailleurs qu’il n’y ait pas un silence des mots tout aussi fort que le silence des images?
Images, mots, sons, autant de moyens dont on se sert pour faire parler une absence.
C’est là le pavé dans la marre que vient de jeter Pien, peut-être le plus redoutable de tous les rôdeurs.
Celà peut-il avoir un sens que de tirer une absence hors de soi?
décembre 11th, 2006 at 5:39
Echange de voies sans issue…………….
décembre 14th, 2006 at 12:04
Tu refuses l’Absence
Et tu refuses ainsi la Ruine
D’où peut Naître
Le vagabongage
ainsi que
L’herbe sauvage
qui croît sur l’essence
De ce qui reste
après le coup de vent
Sur l’inutile
C’est l’Absence qui te dit
Que la ruine est la santé
De la tête libre
Et que le pauvre débris
N’est que la vigueur
De l’Oeil pur
ABSENCE
et ruines
Termes synonymes
Frontières entre le dedans du dedans
Et tout le dehors du non-essentiel.
décembre 14th, 2006 at 6:35
Tes travaux sont en lignes
http://falcophil.info/ifotos/?dir=Invite+Clash
On pourra juger de ce que donne ton esthétique de l’absence
A mon avis tu serais peut-être meilleur poète que plasticien
décembre 14th, 2006 at 9:59
http://falcophil.info/ifotos/?dir=Invite+Clash&pic=IMGP0152g
http://falcophil.info/ifotos/?dir=Cataclysmes&pic=Santa-Maria-Novella.
Il s’agit effectivement de deux esthétiques des ruines qui s’opposent,
le tout étant de savoir laquelle est la plus convaincante
décembre 15th, 2006 at 11:39
pAs la tienne!
Tes ruines sont artificielles et flirtent avec le kitsch
C’est du Hubert Robert revu par du carton pâte enrobé par un éclairage pour polar américain DES ANNEES 40 ET de série z;
décembre 15th, 2006 at 1:32
On a fait du Poussin sur nature
ou encore, les pensées de Pascal revues par des clowns
Pourquoi pas de l’Hubert Robert(Je pensais plutôt à Monsù Desiderio) revu par du carton- pâte.
Ta comparaison me satisfait entièrement
décembre 16th, 2006 at 1:32
Retour à la case du départ!
http://falcophil.info/blog/lancement/#more-40