( décembre 6, 2006 )

LE CREATEUR ET SA MAIN VIDE

p>L’autre jour, réfléchissant au sujet du présent article et me rappelant que l’on m’avait reproché de pasticher un génial devancier, je me pris à méditer sur un tableau vieux de près d’un siècle

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Qui pouvait en effet avoir inspiré certains de mes premiers travaux vieux de près de 15 ans.

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Je ne cessais de ruminer les paroles de Clash, intervenant qui ne m’a pas ménagé à l’occasion du dernier billet.

“Tu es incapable de l’opération artistique pure entièrement réinventée de toutes pièces à partir de tes impulsions personnelles”

Quelle remarque profonde! Et il avait trouvé celà tout seul!

Clash qui, je le précise, est un artiste, se pique aussi d’être poète et penseur!

Et ce fut alors que j’eus l’idée de lui consacrer ce présent article. Je ne savais pas encore comment j’allais m’y prendre, clash ne voudrait certainement pas que j’écrive sur lui, craignant trop les sarcasmes dont le pauvre Song avait déjà fais les frais. Comme toujours malgré tout respectueux de l’autre, je décidai tout de même de lui demander son avis.

Arrivé chez lui, je vis que sa porte n’était pas fermée et je me permis d’entrer. La nuit venait vite, elle semblait même se précipiter à mesure que des bruits de pas se rapprochaient. Avec brusquerie, la porte fut poussée et quelqu’un entra.
C’était Clash, je n’eus que le temps de me cacher.

Il alla s’asseoir, se recroquevilla sur lui-même et je vis son ombre grandir tandis que sa tête avait disparu, spectacle étrange qui me rappelait ce tableau

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Puis soudain, il se leva et se mit nerveusement à marcher de long en large quand je vis qu’une chose s’avançait vers lui.

Elle se présentat comme étant la main du banquier. Clash eut un recul de peur mais voyant maintenant que la main demeurait immobile, il se reprit et s’étonna tout haut de ce que la main d’un banquier fût vide. Je reconnus quant à moi une photo de Nadar qui flottait dans l’air.

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Alors Clash avança sa main droite vers la main vide de Nadar mais s’aperçut aussitôt qu’il touchait en fait une autre main, sa propre main gauche qui n’était pas vide mais tenait une image.

Clash prit cette image, y jeta un bref coup d’oeil et puis, visiblement irrité, il la lança dans le coin d’ombre où je me tenais. Je la ramassai et par le peu de lune qui coulait dans mon coin d’ombre, je pus découvrir qu’il s’agissait de cette photo :

sartre.jpg

Entretemps, la main vide du banquier venait de réapparaître.

img3352.jpg

L’opération se répéta , une fois, deux fois, trois fois. Chaque fois, Clash voulant toucher cette main vide, c’était aussitôt sa main gauche qui lui tendait une image qu’il prenait et jetait ensuite dans mon coin d’ombre.

Trois autres images furent ainsi jetées dans l’ombre de la lune.

img334.jpg liiii.jpg hygtyuh.jpg

Alors Clash voulant frapper la main vide, prît un bâton et courut après. La main comme un oiseau sortit d’une fenêtre et Clash la poursuivit dehors dans le silence des rues nocturnes.

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Ayant suivi Clash, je le vis un peu plus loin, poussant une porte puis montant un escalier
Il se trouvait maintenant dans une pièce, très peu éclairée, où, sur le côté, l’on devinait une forme humaine allongée sur un lit et tournée contre le mur.

- Que voulez vous ? Demanda la forme qui restait toujours tournée contre le mur
- J’ai vu une main, une main vide entrer chez vous par la fenêtre-répondit Clash

A ces mots, la forme se leva, alluma une bougie, l’approcha d’une grande feuille blanche punaisée sur le mur opposé. La bougie vint s’appliquer sur la feuille et la blancheur de celle-ci s’éclaira de noirceur pour découvrir ce dessin:

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Clash déclara que celà ne valait rien.

La forme qui entretemps s’était recouchée, de nouveau face contre mur, expliqua qu’il s’agissait du dilemme de Kirilov.
Clash voulut savoir pourquoi Kirilov était devenu un cyclope

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La voix déclara que les monstres d’aujourd’hui n’étaient que les avortons de ceux d’antan

Clash voulut alors qu’on lui dise pourquoi la main du cyclope n’était pas vide

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Et il lui fut répondu qu’elle serrait fermement la peur qui l’arrêtait

Et Clash demanda vers quel lieu cette peur l’empêchait de se rendre
Et il lui fut dit qu’il connaissait la réponse

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Située sur cette terre dont avait rêvé Flaubert.

Alors Clash se demanda ce qui, au fond, pouvait empêcher le cyclope de presser la détente
A quoi il ne fut répondu que par une détonation

J’eus peur. Je me sauvai. En bas de l’escalier, une ombre qui venait vers moi voulut m’empêcher de sortir.Je pus me dégager et m’enfuir par une porte dérobée.
Je me retrouvai sur un terrain vague au milieu duquel il y avait quelqu’un d’étendu. C’était Clash, un sourire de béatitude sur son visage couvert d’une sorte de boue lunaire.
Sa main se leva pour me désigner quelque chose qui flottait dans le ciel noir sans étoile.

img335.jpg

Comme je tentais de relever Clash, je vis un trou sur son front; l’impact d’une balle.

Le ciel s’éclaircissait peu à peu, l’aube s’imposait, les yeux sans vie de Clash ne remarquaient plus que maintenant, deux mains se dissipaient dans les vapeurs du matin.

img338.jpg

Effrayé je rentrai chez moi, me jetai sur mon lit et m’endormis aussitôt.

Avais-je rêvé?
Le lendemain j’allais chez Clash qui était frais et dispos et ne semblait pas se souvenir de ce qu’il avait vécu la nuit précédente.
A ma grande surprise, il ne fit aucune difficulté lorsque je lui proposai de lui consacrer le présent article mais posa comme condition que j’ouvre sur mon site une galerie consacrée à ses travaux.

C’est désormais chose faîte .

“><

Je suis incapable de dire si j’ai rêvé ou si je ne me suis pas, sans vouloir, trouvé dans le mauvais rêve de Clash. Il affirmera toujours n’avoir jamais rêvé une telle chose mais à voir la récente évolution de son travail,
toile-mise-en-pieces.jpgtoile-mise-en-pieces-2.jpg

je ne peux m’empêcher de penser que quelque part, kirilov est là qui lui souffle son effrayant dilemme et que sans se l’avouer, Clash espère en ce jour où la détente qu’il pressera sera bien réelle.

Falcophil

55 commentaires to “LE CREATEUR ET SA MAIN VIDE”

  1. Thierry says:

    j’avoue que je ne comprends rien à ce que tu écris.
    Ce clash existe t’il réellement?

    Car dans la négative, on t’a effectivement déjà fait remarquer que les pastiches genre “combat de nègres dans la nuit, au fond d’une cave”,

    http://falcophil.info/blog/wp-content/uploads/2006/11/img327.jpg

    on avait déjà vu ça et que ce genre de parodie ne pousse pas très loin la réflexion.
    Si tu veux faire de ton blog un véritable lieu de débat et de réflexions sur l’art, il faudrait peut-être commencer par jouer clairement carte sur table en évitant les énigmes et les paraboles qui peuvent vouloir dire tout et n’importe quoi.

  2. Clash says:

    Le problème Thierry n’est pas de savoir si j’existe ou pas. Exister ça veut dire quoi au juste? Rabacher les petites choses de la vie quotidienne et après ça, tomber malade et puis mourir. Tout celà ne présente aucun intérêt, seul compte le sens d’un acte de rupture par lequel on tente réellement de vivre et non pas d’exister (Etymologiquement ex-sistere , c’est à dire, se tenir en dehors. En dehors de quoi? En dehors de la vraie vie, la vie faîte de separation et de déchirures et par laquelle chaque instant est nouveau et n’est plus le produit du passé.)
    C’est ce que ne veut pas comprendre Falcophil.
    Car je n’ai, quant à moi que trop bien saisi le sens de sa pauvre petite parabole. Lorsqu’il est venu me proposer de consacrer un article à mon travail, je me suis douté qu’il s’agirait d’une blague de ce genre mais je pensais qu’il aurait du moins l’intelligence d’exposer correctement mes travaux sur son site. Cette intelligence il ne l’a malheureusement pas eu. Il s’est obstiné à vouloir photographier mes débris de toiles, dans une sorte d’éclairage nocturne au tungstène. Il m’a sorti je ne sais quelle connerie sur son désir de réconcilier modernité et tradition en faisant du Fontana avec du Caravage.
    J’ai finalement dû lui dire de foutre le camp parce que j’ai bien vu qu’il n’y a avait rien à faire avec lui.
    Il accuse de pulsion de mort la démarche contemporaine sans se rendre compte que c’est lui qui est mort, sous le poids du passé, des peurs et des préjugés dont il n’a jamais voulu se départir.
    “Pauvre type”, il n’y a rien de plus à dire de Falcophil.

  3. Vania says:

    JE NE COMPRENDS PAS cLASH? CE QU’il repproche à tes vestiges de toiles que moi je trouve superbe. Tu fais encore qu’elque chose avec rien

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=CLASH&pic=Toile+mise+en+pieces.+6.

    et c’est vraiment b’haut.

  4. Clash says:

    Ce qui me gène Vania, ce n’est pas qu’il reproche quelque chose à mon travail ma

  5. Clash says:

    Oui, je disais que je n’étais pas gêné par ses reproches, je me fiche de ce qu’il peut penser, je suis gêné par la façon déformée avec laquelle il présente mon travail. Tu me dis que c’est beau et superbe, c’est là qu’est tout le problème, du moins le “beau” est “son” problème, ce n’est plus le mien depuis longtemps.

    Permet moi de citer cet article paru au mois de février sur mon travail et rédigé par un crtique qui a tout a fait compris mon propos:

    La « haine de l’art », voilà ce qui pourrait résumer la démarche de Jean Paul CLASH. Non pas cette haine conformiste dont parle Philippe DAGEN mais cette haine salutaire de l’homme libre à laquelle nous invite Dubuffet. La lecture d’ « asphyxiante culture » fut à cet égard une révélation pour Clash lequel, la trentaine passée, ne savait toujours pas s’il pouvait faire quelque chose ou si quelque chose était encore possible. Ses premiers travaux,

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Invite+Clash&pic=IMGP3754

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=CLASH&pic=IMGP3745

    lui valurent cette remarque acerbe de son premier amour, Antoni Tapiès « Laisse tomber la peinture, tu n’aimes visiblement pas la matière ». Oui, Clash n’aime pas la matière, il hait ce dépôt excrémentiel accumulé depuis tant d’années. Et C’est alors que Lucio Fontana sera sa véritable découverte. La déchirure portée sur la toile, symbole de prison et d’entrave, Clash la reprendra pour la pousser jusqu’à l’unique volonté de détruire. Désormais, Clash déchire, Clash disloque, Clash annihile, l’obstination avec laquelle tant d’illustres devanciers ont tenté de tirer quelque chose d’une toile, fût-ce le minimum du minimum et Malevitch, Mondrian, Fontana, relevaient encore de cette obstination, Clash la retourne vers son contraire, ne rien faire de la toile, faire plus encore que la lacérer, en briser radicalement la texture, anéantir non seulement la forme mais le support, en démolir le châssis, n’en faire qu’un amas de détritus, tout juste bon à être jeté aux ordures. Qu’on ne s’y trompe pas, les ruines entassées par Clash ne sont pas destinées à l’exposition, comme les violons brisés d’ Arman, encore moins sont-elles à vendre, Clash veut en finir une fois pour toutes avec les galeries, les musées et leurs corollaires que sont la récupération par le pouvoir de l’argent. Les toiles détruites de Clash, traînent simplement dans son atelier, dans des coins de poussière, au milieu des autres ordures. Ne lui parlez pas d’acheter, il vous mettra dehors. Photographier si vous voulez mais vouloir réaliser une belle image à partir des travaux de Clash serait faire sur son œuvre le plus grave des contresens du simple fait qu’on laisserait ainsi sous-entendre qu’il a été rattrapé par une esthétique dont le sens de sa lutte consiste à se défaire par tous les moyens. Les toiles anéanties de Clash se captent avant tout dans la grisaille de son atelier que depuis plusieurs mois désormais il se refuse à balayer, non tant par paresse que par volonté de contempler ces misérables débris qu’il est fier de présenter comme autant de couronnements désastreux d’une aventure, celle de l’art, avec laquelle il veut une fois pour toute en finir.
    On lui objecte que la tâche est peut-être perdue d’avance et qu’il faut beaucoup de prétention pour réussir là où Duchamp a échoué, Clash répond qu’il garde confiance et rappelle cette histoire de la femme de ménage qui à la fin d’un vernissage, jette à la poubelle un amas d’ordures, ignorant qu’il s’agissait d’une œuvre exposée. Cette blague, Clash déclare alors en faire sa propre arme de combat, n’hésitant pas à dire que son vœu le plus cher serait qu’un jour il ait la force d’envoyer aux ordures tous ses travaux qui dans son esprit n’ont au bout du compte jamais eu d’autres vocations que de finir à la crémation, ce coup de balai final, qui fera définitivement le vide dans son atelier, c’est l’ultime combat que tôt ou tard, Clash devra mener s’il veut aller jusqu’au bout de lui-même.”

    Jacques Laville, extrait de « Jean Paul Clash ou l’histoire d’un refus » paru dans la revue Art d’Aujourd’hui, février 2006.

  6. Harry says:

    Je suis très au fait des revues d’art et je n’ai jamais entendu parler d’une revue “Art d’Aujourd’hui”. Pourriez vous me donner des références plus précises sur cette revue ?

    A moins que ce soit un canular?……….

  7. Falcophil says:

    Plusieurs précisions:

    1.- Il ne s’agit pas d’un canular. La revue “Art d’Aujourd’hui” a bel et bien existé de novembre 2005 à février 2006. Par une curieuse coincidence, son dernier numéro contenait un article sur Clash et son travail de sape. Fidèle à lui-même, Clash n’a pas conservé ce numéro mais l’a jeté sur l’un des nombreux amas d’ordures un peu partout accumulées dans son “atelier” mais, et en celà, par contre, en contradiction avec lui-même, il a conservé dans son book (Il a tout de même un book!), l’article en question dont il vous a reproduit l’extrait.

    2.- J’ai connu Jean-Paul Clash par l’intermédiaire d’un artiste de mes amis, Paul Orcian, artiste figuratif

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Paul+ORCIAN

    mais dont la philosophie ressemble à bien des égards à la démarche nihiliste de Clash. C’est Orcian qui m’avait suggéré un ouvrage consacré à ses travaux et à ceux de Clash car il lui avait paru interessant de rapprocher leur deux types d’approche tellement opposées mais si semblables à bien des égards en ce qu’elles sont toutes deux le reflet d’un monde malade (Orcian en a du moins conscience). J’ai pris alors contact avec Clash qui bien entendu n’a pas voulu entendre parler de ce projet et a opposé le démenti le plus brutal à toute similitude avec Orcian. Le refus de Clash est d’autant plus étonnant qu’il a par lui suite insisté pour que je l’accueille sur mon site au risque de voisiner avec le “conformiste” que je suis.

    3.- L’atelier de Clash est une vaste poubelle qui, ainsi que le dit très bien l’article ci-dessus n’a pas d’autre intention que de revendiquer une condition de détritus et une destinée de décharge publique. Les toiles brisées ne veulent être rien d’autre que des toiles brisées, seule compte aux yeux de Clash la volonté délibérée de produire des ordures. Dans l’esprit de Clash, si le mot “art” peut encore avoir un sens, il réside justement dans cette aspiration à la déchéance la plus totale, à la volonté acharnée de non-création portée le plus loin possible.
    Si j’ai pu effectivement déformer les travaux
    de Clash en m’efforçant par exemple de produire des effets de clair obscur sur ces déchets de toiles, celà tient, d’une part, je l’admet,à une certaine volonté de ma part de sauver ce qui m’est apparu comme un désastre humain mais aussi, il faut bien le dire, à une certaine difficulté technique de capter par la photo, une misérable réalité qui croupit dans un atelier très mal éclairé.
    Il a paradoxalement fallu que j’attende la nuit pour que je puisse mieux voir et mieux photographier le travail de Clash, dans la pleine réalité de son statut d’ordure et de faillite assumée.

  8. Harry says:

    Mmmmh ?!?!?!

    Serait-il du moins possible de mettre en ligne la photocopie de l’article en question?

  9. Harry says:

    Ou, à défaut, de me donner l’adresse de l’atelier où “opère” ledit Clash?

  10. Falcophil says:

    Je t’envoie son adresse e-mail, tu peux le contacter toi-même, je ne comprends pas les raisons de toute cette suspicion.
    Je dois moi-même le revoir demain pour tenter cette foi-ci de saisir plus”objectivement” son travail car le désastre me semble encore pire que ce que je pensais….

  11. Harry says:

    je suis étudiant en histoire de l’art et je m’interesse plus particulièrement à l’art contemporain. Le cas de Clash pourrait effectivement constituer un exemple interessant de “nihilisme ” artistique mais j’aurais d’abord voulu m’assurer qu’il existe bien un artiste du nom de “Clash” et qu’il ne s’agit pas au contraire d’une mystification.

  12. Vania says:

    Moi je trouverai plus interessant qu’on se demande d’abord si ce qu’il fait est vraiment de l’art et si on peut appeler ça un “artiste”. Je veux admetre que les toiles mises en pièces son encore belles mais le simple fait d’entasser des ordures, est ce de l’art ? Endfin ça serait déjà la 1ere chose à faire parce que en quoi le fait de savoir s’ill existe réellement un type appellé Clash pourait répondre à la question de savoir s’il y a ou pas art? En admetant même que Clash n’existe pas, il se pourait bien que la démarche proposé soit de l’art alors qu’il se peut qu’il existe mais ce qui ne veut pas dire pour autant que ses détritus puissent être considérés comme de l’art.

  13. Thierry says:

    Autrement dit la question de l’existence ou pas de Clash n’aurait aucun intérêt,

    seul compterait ce travail

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=CLASH&pic=Toile+mise+en+pieces+20

    Et la question de sa pertinence artistique

  14. Clash says:

    Tu ne dis rien d’autre que ma remarque du 18/12

    “Existence” c’est quoi?
    Une main vide est censée me remettre une photo de Sartre
    Je partage sans doute de nombreux spects de son existentialisme , le tout étant de savoir ce qui est entendu par le mot”existence”.
    Certainement pas tout ce qui relève des actes quotidiens, des paroles quotidiennes, des réactions quotidiennes, autant de dépotoirs de nos habitudes auquelles on a conféré une sorte d’a priori ontologique. Sur ce plan là, il importe pu que l’on existe ou pas, il importe peu de savoir sous quel nom et sous quel état civil se forme ce creuset qui reçoit tious les jours cette décomposition, ce tas de feuilles mortes appelé vie professionnelle ou vie de famille.
    NON

    Ce qui compte
    Cette seule chose qui compte
    Est mise en ^parenthèse de tout celà
    Absence
    Vide
    Condition siné qua non de la pousse
    Puis de la plante
    Et de sa subtile essence
    Qui croît sur tout ce qui est vouée à la décomposition
    Peu importe alors que ce fumier
    Soit là ou ailleurs
    Peu importe l’espace où s’opére
    La décantation dont il est le support
    Seule compte
    L’essence qui restera
    Ainsi que la ruine victorieuse
    De toute cette marre d’eau croupie de lâcheté, de démissions et de compromis
    Que notre pauvre fatuité d’insecte
    nomme “Existence”

  15. Falcophil says:

    Celà rappelle un peu une remarque de Kant à propos d’un raisonnement de Saint Anselme de Canterbory

    Exister ou pas ne présente effectivement aucun intérêt au regard de l’être. L’existence n’est en rien constitutive d’un aspect de l’être
    Aucune différence entre le thaler qui existe et celui qui n’existe pas, celà ne change rien au regard de l’être même du thaler qui est toujours identique independamment des différences entre le réel et l’imaginaire.
    Il y aurait ainsi quelque part, véhiculé par le photon, cette particule tellement invisible qu’elle en devient peut être inexistente, une essence Clash qui pourrait fort bien se passer de l’existence parce que’elle n’aurait qu’à se contenter d’être.

  16. Clash says:

    Laisse un peu tomber ta philosophie pour classe de terminale et viens me rejoindre dans mon atelier où tu te feras réexpliquer le sens de mon action.

  17. Clash says:

    Je constate que non content de me poser un lapin cet après-midi, tu continue à saborder mon travail

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=CLASH&pic=Toile+mise+en+pieces.19

    en t’obstinant à vouloir mettre de l’esthétique sur ce qui devrait en constituer la négation.

    J’aurais dî écouter Song quand il me prévenait qu’on ne pouvait pas faire confiance à un type dans ton genre

  18. Thierry says:

    Il y a en effet quelque chose que l’on serait tout à fait en droit de se poser

    lequel d’entre nous joue ce rôle?

    http://falcophil.info/blog/wp-content/uploads/2006/11/le-rodeur.jpg

    Falcophil prétend que c’est quelqu’un du genre de Song (Au fait existe t’il aussi celui-là?) ou quelqu’un comme Clash.

    Mais derrière ce visage

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Philippe+Falcone+CV+&pic=Qui+je+suis

    qui n’est au fond qu’une apparence, ne trouverait-on pas plutôt de façon plus authentique et plus profonde, ce seul et unique visage ?

    http://falcophil.info/blog/wp-content/uploads/2006/11/le-rodeur.jpg

  19. Falcophil says:

    Une boule étant synonyme de perfection, d’harmonie, de plénitude et de totalité, il ne me déplaît point, en conséquence, d’être assimilé à la forme que tu viens d’évoquer.

  20. Thierry says:

    Même si la forme en question est le rôdeur?

    Tu disais dans le prédécent billet que chacun avait son propre rôdeur. Je sais maintenant qui est le rôdeur de Clash et je crois aussi comprendre le visage que l’on peut donner à Clash.

    http://falcophil.info/blog/wp-content/uploads/2006/11/img322.jpg

  21. Falcophil says:

    C’est là où tu te trompes mon cher Thierry,

    quelqu’un qui se vante d’accumuler des ordures dans son atelier (Ce en quoi il ne fait d’ailleurs pas beaucoup preuve d’originalité, Arman l’ayant déjà fait avant lui avec son exposition du plein), une telle personne ne sera jamais que le symptôme de la dérive d’un monde en folie, où l’homme n’obéit plus qu’aux caprices de son ventre et de son petit égo infantile ( A cet égard, casser des toiles est à mon sens analogue au plaisir de l’enfant qui casse ses jouets pour s’amuser), un tel homme donc, incapable de voir rien d’autre au dessus de lui que sa révolte de garnement, que sa joie de casser non pour rebâtir mais pour diminuer, annihiler, jouir de ce qui est disloqué et désorganisé, un tel homme n’aura jamais , à mes yeux, que ce visage ci:

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Cataclysmes&pic=Errance

    pauvre petit animal, condamné à errer dans son pauvre petit univers de cendre avec pour seule direction, la route qui le mène vers son néant.

  22. Harry says:

    Le problème est que si tu te sers d’un canular pour caricaturer l’art moderne, tes analyses risquent de n’être pas très crédible car , de toute évidence, il n’y a pas d’artiste nommé “Clash”, l’e-mail que tu m’as donné est bidon et ne me renvoîe que des “failed”.
    Alors, la même question est de nouveau posée. Alphonse Allais avait déjà effectivement organisé ce genre de blague avec, par exemple, cadre vide censé avoir été peint par un artiste nihiliste. Cette dérisison est toutefois trop facile et les questions que posent des mouvements comme Dada ou Fluxus sont, en dépit de leur aspect souvent bouffon, beaucoup plus sérieuses que de simples dérisions.

  23. Clio says:

    Et en plus, quand il a inventé ce nom, il ne savait probablement pas qu’il avait déjà été pris par un groupe de rock!!

  24. Clash says:

    Pour Harry: un problème est effectivement survenu avec mon adresse e-mail, je dois voir ce qui se passe, tu peux entre-temps me contacter chez un ami à l’adresse suivante:

    http://hchicha@gmail.com

    Pour Clio: Clash est un pseudo que je me suis donné en hommage au groupe de rock auquel tu fais allusion

    Pour les autres: j’existe bel et bien et c’est là le problème de Falcophil. Ce genre de mec n’appréciant que les choses dépourvues de réalité s’évertue ainsi à déréaliser tout ce qui existe et donc à entretenir cette idée que je ne serais qu’une chimère. Il déprécie par conséquent l’existence au profit de la notion la plus vague et la plus irréelle qui soit, celle de l’être. Il est evidemment bien plus facile d’affronter une buée , éternelle dans son statut de vapeur figée, que de prendre à bras le corps la seule chose qui soit réelle, le perpétuel devenir de la vie, menaçante dans son instabilité et qui remet toujours tout en question par son inlassable mouvement du paraître et de l’apparaître.Ayant donc trouvé la seule réalité qui lui convienne, la suprême irréalité d’une fumée inaccessible et hiératique, Falcophil va alors se heurter à un problème insoluble. Comment Moi qui suis la vie ou, du moins, qui suis emporté par cette continuelle fuite en avant de la vie, vais-je pouvoir représenter ce qui est anti-vie ? Je pourrais à la limite me servir d’un cadavre et photographier dans une morgue, comme Serano, mais regarder la mort, c’est peut-être encore regarder la vie, car la mort n’est rien d’autre qu’oeuvre de la vie et de son travail de destruction et de reconstruction et Falcophil ne veut pas entendre parler de la vie car Falcophil, dans sa couardise et sa faiblesse n’aime que ce qui est immobile et pétrifiée. Voilà ce qui pourrait donner le mieux l’image de cet être auquel aspire Falcophil: la pétrification du minérale, le rêve auquel aspire Falcophil est d’être aussi vivant qu’un cailloux!

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Cataclysmes&pic=Songe+de+pierre

    Curieux tout de même qu’il puisse associer Baudelaire et la vivacité de son logos poétique à ce rêve d’effondrement minéral!
    Car pour Falcophil les lendemains qui chantent riment avec la poussière lunaire et quelques vestiges hérités d’un passé vers lequel il a toujours les yeux tournés

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Cataclysmes&pic=Santa-Maria-Novella.

    Car voilà un deuxième moyen par lequel Falcophil pourra se représenter l’être. Le figé fait d’abord penser à la lune mais le figé relève aussi d’un passé plastique, sorte de conjugaison des images et des formes dans un temps imparfait auquel on ne peut désormais plus rien changer (comme l’explique fort bien Roland Barthes dans son “degré zéro de l’écriture”) , parce qu’il présente cette parfaite rotondité de la durée éternelle, non pas l’éternel retour de Nietszche mais l’eternelle jouissance d’un acrobate assez habile pour s’auto sucer la bite (Falcophil l’avoue, il lui plaît d’être comparé à la rotondité de cette boule quin ne cesse de poursuivre le numéro 6!), fermée sur elle-même, ayant la suffisante supériorité de ce qui ne pourra plus jamais être atteint parce que celà est justement mort à jamais. Autrement dit, l’art de Falcophil est de se couper les mains (Significative à cet égard cette imge de la main qui vole comme un oiseau!))pour n’avoir pas à se salir les mains!!!

    Il y aura donc telle image de l’être consistant à se caler sur les trouvailles techniques des perpectivistes italiens du quatrocento!

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Cataclysmes&pic=Desertion%281%29

    Ou su le type type idéal que leur génie inventèrent

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Recyclages&pic=Giovanni+Bellini+1

    Et que quelques médiocres continuateurs pérennisent (Si besoin en faisant légèrement appel à Hains ou Schwitters pour donner le change!)

    Falcophil va dès lors, figer dans la blancheur lunaire et la fixité minérale, ce qui n’était que manifestation du mouvement de la vie en son continuelle effort de renouvellement formelle et de création de valeurs. La création, Falcophil n’en veut pas car la vraie création participant de la remise en cause inhérente à la vie, fait peur à Falcophil. Ainsi Falcophil s’en va t’il se promener sur la lune comme d’autre se réfugient dans l’odeur d’encens d’une église. Quand je dis destruction et renouveau, Falcophil pense aussitôt reconstruction et nostalgie caravagesque, quand je dis table rase et carte rebattue, falcophil court se réfugier sur quelqlue arrière monde spectrale pour contempler ses dinosaures.

    Lesquels peuvent avoir cette forme ci

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Cataclysmes&pic=Le+rodeur

    Mais aussi cette forme là:

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Pope_Benedictus_XVI_january%2C20_2006_%2820%29.JPG

    Et c’est lui, Falcophil qui a le toupet de dire que je suis malade, lui cet être pâle et dont le corps tout blanc ne voit jamais la lumière qui a le toupet de prétendre que ses propres rêves de déssèchement cosmique sont les miens!

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Paul+ORCIAN

    (Noter cette curieuse ressemblance entre l’univers de ce soit disant “artiste” et le sien. Ne serait-il pas d’ailleurs inventé de toute pièce celui-ci, ce monsieur “Orcian” ? On dirait un anagramme de “Cioran. Ce pourrait être encore une tactique de Falcophil que de faire voisiner des êtres irréels avec d’autres, bien réels ceux-là, dans le seul but de donner l’impression que rien n’est réel, moyen facile pour ne pas devoir affronter le réel)

    Mais j’arrête là cette diatribe qui commence à devenir un peu trop longue quoiqu’elle ne représente que le 1% de ce que j’ai à dire aux individus comme Falcophil.
    J’ai débité tout celà uniquement pour faire comprendre l’intérêt que peut avoir Falcophil à laisser planer le doute sur mon existence. Sa stratégie est, en effet, toujours la même, rendre tout irréel pour neutraliser la menace bien réelle, escamoter l’existence (la vraie, pas l’existence de ceux qui remplissent actuellement leur sac à merde pour fêter Noël)pour tout relèguer au fin fond du trou noir de l’être.

    Allez, maintenant j’arrête, j’ai trop parlé, il n’y a finalement qu’une seule réponse vraiment pertinente que l’on puisse opposer à Falcophil, celle qui consiste à lui dire:

    PEUH!!!

  25. Falcophil says:

    IoI!, IoI!, IoI !

    Pauvre Clash!
    J’ai déjà dans ma petite parabole indiqué de quel genre de penseur tu te trouvais prisonnier

    http://falcophil.info/blog/wp-content/uploads/2006/12/liiii.jpg

    Tu n’es que le lamentable produit d’une époque tellement tournée vers la superficialité du dehors qu’elle ne sait plus ce que peut signifier le simple mot d’”intériorité”.
    Il y a ceux qui suivent leur époque comme des moutons et toi tu en fais partie et les autres, plus rares, qui tentent d’être l’antithèse de leur temps. ce sont ceux là les vrais poètes, ceux qui ne se salissent pas avec les modes et tentent de penser contre leurs contemporains. La question de l’être t’échappe parce qu’à l’instar de tes semblables tu t’agites dans la superficielle extériorité du paraître.

    Tu ne peux voir rien d’autre que la fumée du devenir parce que tu es incapable du moindre acte de contemplation
    Tu ne vois rien d’autrequ’arrière monde figé au delà d’une durée qui ne marque que l’avancée de ta déliquescence d’hollow man, parce tu ignores jusqu’à la signification même du mot “contemplation”.
    La meilleure réponse à toutes les insanités que tu viens de me débiter réside dans ces images qui t’aidront peut-être à comprendre ce à quoi te permet d’accéder la contemplation.

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Contemplations

    Quoique je ne me fasse pas d’illusions car ton cas, tout comme celui de l’époque dont tu n’es qu’un pur produit, me semblent assez désespéré.

  26. Harry says:

    Bof!
    La dernière adress e-mail est encore bidon.
    Clash est donc bien un canular et tellement caricatural dans ses excès qu’il ne constitue même pas une base solide pour une réflexion sérieuse sur la création contemporaine.

    Désolé……

  27. Falcophil says:

    C’est moi qui suis désolé pour toi car quand on ne sait pas se servir d’internet, on s’abstient de venir faire l’interessant sur les forums!

  28. Clash says:

    Pour une fois , je suis d’accord avec Falcophil.

    Le lien vers H’chicha blog est donné en page de garde du présent blog.
    H’chicha est un ami commun, la seule chose que nous ayons du reste en commun, Falcophil et moi.
    Car pour le reste, il n’a toujours strictement rien compris à ma démarche et s’obstine à démolir ce que je fais en le vidant de tout son sens.

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=CLASH&pic=Toile+mise+en+pieces+16

  29. Clio says:

    Pourrais-tu expliquer en quoi ton travail est vidé de son sens? je ne comprends pas.

  30. Thierry says:

    Et alors? Que se passe t’il?
    Que sont devenus tous les rodeurs?
    Le rodeur Falcophil pour Clash et pour Song?
    Ainsi que les rodeurs Clash et Song pour Falcophil ?
    Je souhaite quand même que tout ce petit monde ait pu passer le cap du 31 décembre.
    Ce serait une bien grande perte pour la culture que dès la 7ème année de ce siècle, l’on soit déjà privé de leur lumineuse présence!

  31. Zardoz says:

    “Si le mot art peut encore avoir un sens il réside dans la volonté de déchéance portée le plus loin possible”

    Je crois qu’il s’agit là en effet, d’une caricature de ce qu’est le non-art lequel n’a rien à voir avec une volonté de déchéance mais constitue une réaction et une lutte salutaire contre la dogmatique du beau qui nous éloigne de la vie.
    Le véritable non-art ne rejette pas l’art mais constitue au contraire un effort vers l’art véritable tout comme l’art vrai est toujours une dynamique vers le non-art.
    Le véritable non-art réconcilie avant tout l’art et la vie, il se situe au point de jonction où vie et création ne font plus qu’un.
    Je ne connais pas ce Clash mais il me semble en effet relever d’un piètre canular pour discréditer ce que notre temps a pu produire de plus dynamique contre tout ce qui peut croupir dans l’enlisement des routines quotidienne.
    Tous ces propos sont à vrai dire très banal et ne font que réitérer la très vieille querelle des anciens et des modernes.

  32. Falcophil says:

    La discussion est beaucoup plus complexe qu’une simple “querelle des anciens et des modernes”. Ce qui désormais pose problème ce n’est pas le moyen d’atteindre la qualité esthétique mais c’est la pertinence même de la jouissance esthétique. La question de savoir ce qu’était l’art ne posait aucun problème à des artistes aussi différents que Poussin ou Caravage,les seules divergences ne portaient que sur la manière de concevoir le “beau”.
    Aujourd’hui c’est la question même de l’art qui a perdu toute évidence, dès lors que ainsi que tu le rappelles c’est la”dogmatique du beau” qui est rejetée. Clash, n’est pas un canular, il pose dans la continuité de Duchamp une question nouvelle qui est de savoir si le simple fait d’empiler des ordures dans un atelier peut prétendre être érigé au statut d’oeuvre d’art.
    Il ne s’agit pas d’un simple jeu d’intellectuel désoeuvré car c’est bien toute la conception de l’homme qui se trouve impliquée dans cette nouvelle donne.

  33. Zardoz says:

    Je ne pense pas que le non-art supprime le beau. L’urinoir de Duchamp peut-être considéré comme beau et il l’est parce qu’il est sorti d’un contexte purement utilitaire pour être transporté dans un musée ou une gallerie.
    Par “dogmatique du beau”, je ne mets pas tant en cause la jouissance esthétique en tant que telle que l’idée d’un “beau” nécéssairement voulu par des “spécialistes” de la “beauté” Le non-art prône une beauté beaucoup plus fulgurante parce qu’elle serait issue du simple hasard des rencontres ou du simple changement de niveau des regards plutôt que d’un cloisonnement des lieux et des disciplines.Il peut y avoir une beauté beaucoup plus forte précisément parce qu’elle ne serait pas produite par les artistes ou exposées dans les musées mais s’offirait à nous de la manière la plus imprévue qui soit. C’est ce genre de fulgurance qui a du frapper Duchamp lorsqu’il a soudain découvert qu’un urinoir pouvait servir à autre chose qu’à évacuer les ordures du corps.
    En ce sens oui, c’est toute la conception de l’homme qui s’en trouve modifiée car il ne s’agit plus désormais d’amonceler dans sa mémoire des images d’oeuvres ou des noms d’artistes” mais de faire au contraire le vide dans sa tête pour adopter à l’égard de la vie un total esprit d’ouverture et de disponibilité.

  34. Falcophil says:

    Ta conception de la beauté est très restrictive en ce qu’elle ne correspond pas à la beauté artistique qui est mise en oeuvre d’une totalité. Par totalité, j’entends un effort pour mobiliser l’ensemble des facultés caractérisant l’homme, la mémoire, la symbolique, la pensée, l’imaginaire, le tout reposant sur la force plastique qui est possibilité d’imprimer sa volonté à la matière. A ces capacités actives s’ajoute certes une certaine prédisposition à éprouver ce que Freud appelait l’inquiétante étrangeté lorsqu’ à l’occasion de certaines circonstances il nous semble ne plus reconnaîtrte les choses de la vie ordinaire. Le sentiment poétique est sans doute construit sur cette “inquiétante étrangeté” mais sans les éléments ci-dessus rappelés, ce sentiment est à lui seul insuffisant pour entraîner l’émergence d’une réalisation artistique.
    Que l’urinoir de Duchamp puisse participer de cette “inquiétante étrangeté” est certain tout comme il est non moins certain qu’il présente une certaine beauté d’ordre accessoire mais le fait de présenter quelques éléments qui caractérisent l’oeuvre d’art est insuffisant pour produire une oeuvre d’art.
    Présenter Fontaine comme oeuvre d’art est à mon sens assez caractéristique d’une tare de notre époque où l’homme se révèle incapable de se penser comme unité d’une totalité mais se fragmente en autant de parties et d’éléments qu’il prend pour le tout.

  35. Vania says:

    Discussions oiseuses d’esthètes.

    RIEN

    de

    plus

  36. Falcophil says:

    Pourquoi tu viens sur ce blog alors, si la réflexion t’emmerde, c’est pas les distraction qui manquent pour la plupart des gens comme toi qui passent leur temps à chuter dans le rien pour oublier qu’ils ont la tête vide.

  37. Harry says:

    “Le fait de présenter quelques éléments qui caractérisent l’oeuvre d’art est insuffisant pour produire une oeuvre d’art”

    Si j’applique à la lettre tes idées, un tel tableau

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Carel_Fabritius_002.jpg

    l’un des chef d’oeuvre de la peinture hollandaise, ne serait donc pas une oeuvre d’art sous prétexte qu’il ne présente que quelques uns des éléments dont tu viens de parler.
    Il n’y a dans ce tableau ni pensée, ni symbolique, l’imaginaire y est réduit au stricte minimum voire au presque rien. En déduiras-tu que ce n’est pas une oeuvre d’art sous prétexte qu’il ne comporte guère que cette”force plastique capable d’imprimer sa volonté à la matière?”.
    Iras-tu par ailleurs jusqu’à dire que des tableaux comme la transfiguration ou la vision d’Ezéchiel de Raphaël comportent une quantité d’art supérieure au tableau de Fabritius (ou encore à la laitière de Vermeer) sous prétexte qu’ils sont imprégnés de symbolique, d’imaginanire, de pensée, ce dont paraissent parfois dépourvus certains intimistes hollandais du XVIIèeme siècle? (Et ils sont peut-être meilleurs quand ils sont justement dépourvus de ces aspect !)
    Je crois que ta définition de l’art est à revoir si tant est que l’on puisse vraiment donner une définition de l’art!

  38. Vania says:

    c’est justement ce que j’ai voulu dire. La philosophie , le concept n’ont pas deprises sur ce qui est avant tous expérience intime. Comme on a pu dire pour l’amour, il y a ceux qui en parlent et ceux qui le font…..

  39. Athanase Pien says:

    C’est à peu de chose près , l’idée soutenue par l’école de Wittgenstein, la nullité du langage philosophique vient d’une illusion propre au concept consistant à prétendre généraliser ce qui n’offre aucune prise au gnénéral. Il n’y a pas de traits communs aux choses que l’on pourrait recouvrir d’une formule mais rien que des similitudes uniquement appréhendés par la perception. Au delà de la pure perception visuelle d’où l’on ne tire qu’une familiarité entre certaines choses,on saute dans un vide où l’on perd son temps en gâchis intellectuel.

  40. Clio says:

    Il semblerait donc puiqu’aucune définition de l’art ne peut être donnée, que Donald Judd était tout à fait fondé à déclarer à propos de l’un de ses parallélépipède: “C’est de l’art parce que j’en ai décidé ainsi”.

    Que doit-on en penser?

  41. Falcophil says:

    Je te réponds par une autre question:

    Stokhausen a déclaré, quelques temps après les attentats du 11 septembre, que par la destruction du world trade center, al qaida venait de réaliser la plus grande oeuvre d’art de tous les temps.

    Qu’en penses-tu toi-même?

  42. Clio says:

    Ce n’est pas faire avancer la réflexion que de répondre à une question par une autre question.

  43. Harry says:

    Surtout quand on passe son temps à tout falsifier.
    Il n’y a pas de Song auteur de prétendus tableaux

    http://falcophil.info/blog/wp-content/uploads/2006/11/imgp3605.JPG

    Ni de Clash
    Ni de Stockhausen auteur de soit-disantes provocations sur le 11 septembre mais rien qu’un mensonge inventé par un journaliste de basse envergure
    Quand on est un médiocre on éprouve toujours du plaisir à calomnier les génies ou à venir leur chercher des poux dans la tête.
    Falcophil lui atrouvé la combine
    Il invente des artistes fictifs plutôt médiocres
    Pour étayer des thèses foireuses
    et tenter de faire oublier sa propre médiocrité
    Hélas, n’est pas Borgès qui veut !!!

  44. Spyridon says:

    interesting

  45. Ioannis says:

    interesting

  46. Giannis says:

    Nice

  47. Tzannas says:

    Interesting…

  48. Andreas says:

    Cool}Cool!

  49. Odysseas says:

    interesting

  50. Ivan says:

    Nice

  51. Vardis says:

    Nice!

  52. Yanni says:

    Interesting…

  53. Aniketos says:

    Nice…

  54. Moris says:

    Cool}Cool!

  55. Orion says:

    Cool…

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