( septembre 18, 2008 )

VEAU D’OR et POULE AUX OEUFS D’OR.

On pourrait croire que l’évènement survenu lundi dernier à la Sotheby’s où Damien Hirst a fait sensation viendrait infirmer certaines parties du précédent article. Quelques uns affirment que Hirst aurait réécrit l’histoire de l’art. Rien que celà ! Qu’a t’il donc fait de si éblouissant? Il n’a sûrement pas, en tout cas, révolutionné sa manière puisqu’il n’a fait que revendre pour un prix record son sempiternel veau plongé dans du formol. Le “veau d’or”,

titre significatif pour un homme s’extasiant devant l’incommensurable grandeur du marché. Nous avons consulté quantité d’articles sur le web pour savoir en quoi était réécrite l’histoire de l’art. Celà tient-il à la qualité plastique du “veau d’or?” ? A la puissance d’imagination dont est imprégnée l’oeuvre? A la manière dont un artiste réorganiserait le monde suivant une fantaisie peu commune ? A nous élever vers l’inoui par le sens poétique? A l’alliage subtil entre la force de la pensée et la délicatesse d’une sensibilité? A capter les profondes aspirations de notre époque? A nous montrer des choses qui jusqu’à maintenant avaient échappé à l’ attention de l’homme ordinaire? A relancer le pied de nez de l’urinoir duchampien ? à inventer un quatrième type d’ objet après l’ “objet spécifique” ? On serait bien en peine d’opter pour une seule de ces hypothèses car des veaux plongés dans du formol ainsi qu’ un requin dans du formol et aussi un zèbre dans du formol

et demain peut-être, un éléphant dans du formol ,enfin bref , on reconnaîtra très vite que même réduit au seul “concept” tout celà ne dépasse guère le niveau de ce que vous trouverez dans un muséum d’histoire naturelle.


Calmar géant, musée d’histoire naturelle de Paris


Araignée, musée d’histoire naturelle de Paris

Non ,le coup de génie est ailleurs , il est dans le pactole empoché. 70 millions de livres! Par ici la bonne soupe! et pas n’importe comment s’il vous plaît! Directement, sans passer par l’intervention d’une galerie ! Voilà la véritable originalité! Avoir vendu directement ses “oeuvres” en se passant des commissions touchée par les intermédiaires. C’est une première et en effet, quelque chose semblerait à première vue ébranlé dans ce jeu de flipper dont il a été question la fois d’avant. Ebranlé ? vraiment?. Car l’on soupçonne tout de même que l’ “artiste” aurait été de connivence avec sa propre galerie laquelle espérait qu’un tel coup d’éclat médiatique fît rebondir la cote de notre génie. Non, celà ne dément pas du tout ce que nous avons écrit précédemment, cet épisode nous en donne au contraire une confirmation magnifique ainsi que l’étincellante illustration d’un pseudo art qui n’est que mimesis d’une stratégie de vente et orchestration d’un pur jeu financier.

On s’extasie uniquement devant une opération commerciale, devant la santé d’un marché qui semble ignorer les effets de la crise des subprimes, devant une audace de businessman qui a court-circuité les galeries, devant un “artiste” qui devient son propre agent et son propre commissionnaire, devant un tour de passe passe réalisant l’hybridation du veau d’or et de la poule aux oeufs d’or, devant la fortune d’un homme équivalente à celle d’un grand nom de la littérature, JK Rowling, le nouveau Joyce de notre époque,

fortune que d’ailleurs, paraît-il, notre golden boy n’hésiterait pas à réinvestir dans l’achat de ses propres oeuvres pour faire monter sa cote. Mais d’Art dans tout cela, point question, et pour cause, il n’y en a pas. N’existe qu’un homme d’affaire qui ne fait que se soumettre à la grande loi de notre époque, l’omniprésence de l’argent. On est d’ailleurs d’autant plus fasciné par le canard qui court que sa tête est coupée depuis longtemps. Quand l’idée a disparu, n’ont alors d’intérêt que les simulacres et opérations par lequelles on maintient la seule permanence d’un mot en 3 lettres.

Ne cherchez donc pas ce regard distant que le poème authentique porte sur ceux qui dansent autour du veau d’or, où alors si vous le cherchez vous le trouverez dans l’ oeil méprisant d’un homme

qui déjà, il y a bien longtemps, assistait au même genre de pitoyable spectacle.

44 commentaires to “VEAU D’OR et POULE AUX OEUFS D’OR.”

  1. ICHTHUS says:

    Savez vous que Hirst est catholique et qu’il soutient que ses vaches dans le formol symboliseraient l’éternelle agonie du Christ?

  2. Falcophil says:

    Il fut un temps où l’Inquisition l’aurait condamné à réciter tous les jours 100 Pater Noster, à genoux face à l’autel, aujourd’hui que l’Eglise est plus coulante , elle peut se contenter d’en rire.

  3. Sophie says:

    Ce que je ne comprends pas c’esrt que tu ne cesses de répéter que tu méprises ces artistes et cette forme d’art. Mais si tu as du mépris pour tout cela, pourquoi en ce cas, dois-tu toujours en parler ?

  4. Falcophil says:

    En parlant, je forme des phrases et former des phrases m’aide à mieux réfléchir sur la folie d’un monde qui court à sa perte.

  5. Siegfried says:

    Ces quelques images pour échapper à la folie;

    En compagnie d’Arno Brecker, (vous pouvez penser ce que vous voulez moi je le trouve divin)

    et de Wilhelm Petersen

  6. Harry says:

    Wilhelm Petersen !!!!!!

    De mieux en mieux dans l’esthétique fasciste!

    je possède dans mes archives des dessins de lui qui sont d’une toute autre nature!!!

    Peintre très prisé sous le IIIème Reich, dessinateur officiel de la waffen ss et auquel Alain de Benoist a d’ailleurs consacré un ouvrage.

    Et ça se permet de critiquer Picasso par dessus le marché!

    Ton site est décidément de plus en plus nul et de plus en plus puant.

    Lamentable……

  7. Falcophil says:

    Tu me fais chier à la fin!

    Je ne vois pas pourquoi je devrais proscrire les oeuvres de Petersen sous prétexte qu’il était fasciste.

    T’es vraiment débile !

    Wilhelm Petersen était loin d’être un dessinateur dégueulasse, son style de dessin souvent expressionniste le rapproche un peu d’Alfred Kubin.

    En tout état de cause j’attends que tu me démontres ce qu’est l’esthétique fasciste. Mario Sironi était fasciste

    Je ne vois pourtant pas en quoi ce tableau relève d’une esthétique fasciste.

  8. Harry says:

    Bien sûr qu’il ya une esthétique fasciste, elle réside dans ce minable néo-classicisme dévitalisant l’art grec tout comme ce tableau de Sironi est un minable néo-classicisme ayant dévitalisé de Chirico. L’esthétique fasciste ne relève de rien d’autre que de cette éternelle “susbstance fasciste” dont parlait Roland Barthes, elle est faite avant tout de l’étroitesse d’esprit s’attachant à la tradition et refusant l’ouverture vers les démarches qui déconcertent, de la mesquinerie dont tu fais preuve tel que le fait de se polariser sur les défauts humains d’un artiste et d’en prendre prétexte pour condamner son oeuvre. Sans doute que Damien Hirst est vénal, Et alors? Wagner n’était pas vénal peut-être ? S’il fallait ne retenir que les artistes qui ont été des saints, les salles du musée du Louvre seraient quasiment vides. S’en prendre aux manoeuvres financières de Hirst pour s’interdire de considérer son oeuvre est une attitude malhonnête et stupides. A tu vraiment pris la peine de t’interesser à sa démarche plutôt que de la réduire à une pure logique financière? As tu vraiment assisté à une seule de ses expositions? Certes non! Dommage pour toi car celà t’aurait peut-être évité d’écrire toutes ces conneries prétentieuses par lesquelles tu prétends mettre celà sur le même plan que des bocaux de formol exposés au museum d’histoire naturelle. Tu aurais peut-être pu voir et comprendre que les cadavres d’animaux exposés par Hirst constituent l’image la plus vraie, la plus crue et la plus brutale que l’on ait donné de la mort,

    invitant à porter un regard neuf sur des cadavres d’animaux qui habituellement ne nous scandalisent pas quand ils sont exposés dans les rayons de super marché.

    Je ne saurais trop te conseiller de fermer ton blog et de sortir un peu pour t’ouvrir au monde car tu constitues un bon exemple des dégats que le virtuel entraîne dans les cervelles.

  9. Clio says:

    Merci pour ton intervention Harry, elle m’éclaire davantage sur une démarche que le dogmatisme partial de Falcone n’aide guère à comprendre. En fait Hirst fait réfléchir. Pourquoi n’est-on pas scandalisé par les quantités de carcasses d’animaux exposés sur les étalages des boucheries, des Carrefour ou des Leclerc, alors que nous sommes choqués par le fait d’exposer dans une galerie un animal mort ? Nous sommes entourés par la mort, partout, chaque jour, par l’omniprésence de la viande qui n’est que l’omniprésence du cadavre et pourtant, nous n’y portons pas le moindre regard ni la moindre interrogation

    Tu t’interroges, Falcone , sur l’originalité des travaux de Hirst et tu nous a toi même suggéré la réponse:

    “nous montrer des choses qui jusqu’à maintenant avaient échappé à l’ attention de l’homme ordinaire”.

    Nous sortir des paralysantes habitudes dans lesquelles le regard est englué, quotidiennement, telle est la grande tâche de l’art contemporain !

  10. Falcophil says:

    Ce n’est pas le fait d’exposer un cadavre d’animal qui me choque mais c’est le fait de présenter cela comme de l’art qui me gêne. Montrer la mort, en soi cela n’a rien d’original, Rembrandt a montré la mort. Le thème de la crucifixion ou de la piéta

    , qu’est ce donc si ce n’est une repésentation de la mort ? Seulement ces artistes ne se contentaient pas de montrer, ils transfiguraient, Damien Hirst ne transfigurent rien, il déplace. Ce qui habituellement se trouvait enfermé dans des bocaux au sein d’un musée d’histoire naturelle, il l’a déplaçé pour l’installer dans une galerie d’art, voilà tout. C’est peut être de l’audace, du jamais vu, mais ça ne sera jamais de l’art, lequel consiste à retravailler la forme pour en tirer une vision nouvelle. Hirst peut sans doute nous amener à nous interroger sur la légitimité d’exposer des quantités de cadavres d’animaux sur les rayons des supermarchés (Est-ce vraiment son but ?), ta réaction, Clio, n’est toutefois pas située sur le plan artistique mais sur le plan moral. Si tu deviens végétarienne à cause de Hirst l’impact aura été éthique mais pas esthétique.

    L’art est tout autre chose qu’une présentation, il est par dessus tout représentation.

  11. Rivages lointains says:

    Mais quelle différence faites vous entre “présentation” et ” représentation” ?

  12. Falcophil says:

    La différence entre la chose présente et la chose dont on se souvient.

  13. Clio says:

    S’il y a entre présentation et représentation, la différence qui existe entre pesanteur et légèreté , je ne vois pas pourquoi le veau de Hirst ne serait pas représentation. Dans son formol il semble flotter en état d’apesanteur. A moins que tu n’entendes autre chose par représentation. Quel serait son exact rapport avec la mémoire?

  14. Falcophil says:

    Je ne peux que constater tes contradictions. Tu approuves Harry pour avoir dit que : “les cadavres d’animaux exposés par Hirst constituent l’image la plus vraie, la plus crue et la plus brutale que l’on ait donné de la mort ”

    Et maintenant tu soutiens que ce même cadavre tient de la légèreté parce qu’il flotte en “état d’apesanteur”.

    Il faudrait savoir. Si une telle réalisation tient de la représentation, elle ne peut nous présenter la crudité de la mort.

    La représentation nous fait en effet d’emblée entrer dans l’opération de la mémoire, elle est une sorte de souvenir anticipé par lequel le monde devient plus léger que l’air ce qui de la sorte nous permet d’entrer dans cet anomymat de qualité supérieure dont il fut déjà question.

    http://falcophil.info/blog/au-fond-dune-poubelle/

    de telles réalisations peuvent-elles répondre à cette exigence?

    Nous insisterons pour dire non.

    Non, pour la raison qui justement fut dégagée par Harry.

    Elle est réalité crue du cadavre, présence brutale de la mort ne renvoyant qu’à la brutalité crue de mon propre présent.

  15. Clio says:

    J’ai voulu dire que Hirst effectivement nous faisait réfléchir en ce qu’il nous amenait à porter un nouveau regard sur la mort omniprésente autour de nous. Ce qui ne veut pas dire que ses cadavres ne soient que pure brutalité. Ils sont au delà de la brutalité. Cette délicate couleur vert émeraude qui les enrobe ainsi que cette façon un peu déroutante de nous les présenter, en font bien autre chose que des fac-similés de curiosités conservées dans les musées d’histoire naturelle, ils nous introduisent dans une vision onirique où l’horreur de la mort est comme neutralisée par la poésie. Ils sont une véritable sublimation de la mort laquelle semble se transformer en une sorte d’éther impérissable.

    Nous sommes donc bien dans le domaine de la “représentation”.

    Ne t’en déplaise, Hirst n’en reste pas moins un vrai poète et un grand artiste, en dépit de sa cupidité (ou disons plutôt, par euphémisme, son “sens des affaires” mais après tout, pourquoi serait-ce incompatible avec la poésie? Tu as toi même fait remarquer qu’être poète n’était pas incompatible avec le fait d’être fasciste!).

  16. Falcophil says:

    Que signifie “représenter” ? cela veut dire “présenter à nouveau”; “présenter d’une nouvelle manière”, rendre le présent différent par la force de l’imaginaire,la richesse de l’invention, l’originalité de la trouvaille. Or tu reconnaîtras que reprendre le procédé de conservation des cadavres dans le formol avec pour seul apport le fait d’y ajouter une substance verte tout en coupant le même cadavre à mi-corps, ce n’est pas là faire preuve de beaucoup d’inventivité dans la fantaisie, l’imaginaire ou la trouvaille stylistique. Le véritable génie de Hirst est effectivement son sens des affaires et de l’organisation médiatique car sans ces précieux adjuvants , on se rendrait rapidement compte que son oeuvre se réduit à fort peu de choses.

  17. ICHTHUS says:

    Parler de poésie à propos de Hirst, c’est en effet se trouver à côté de la plaque. Je cite ici cet extrait de l’article du Monde diplo, précité

    « Il n’est plus possible, rappelle Nathalie Moureau, économiste, spécialiste de la culture, d’évaluer une œuvre en fonction de ses caractéristiques matérielles et particulièrement de son adéquation à un étalon du beau, comme c’était le cas du temps de l’académie ; des critères comme le savoir-faire, le travail, l’innovation, la technique, la maîtrise du métier, l’originalité, l’authenticité sont négligeables dans la formation du prix des œuvres contemporaines (2). ”

    Quiconque tenterait de faire passer pour de l’art une vache dans du formol n’y parviendrait pas. Hirst lui y parvient et c’est pour celà qu’il est artiste.

    Voilà au fond l’art véritable , du moins celui de norte époque. Un art d’illusionniste. Parvenir à faire passer pour de l’art ce qui n’en est pas, c’est désormais celà être artiste.

  18. Falcophil says:

    Il en va de même pour la démocratie, voire la politique, on s’attache d’autant plus à la liturgie que la substance a disparu.

    S’enivrer de vin de messe est encore la meilleure façon d’oublier que Dieu est mort.

  19. Carpe Diem says:

    Ouais ho, comme dirait Hirst, cool les mecs cool!

    Ici on s’insulte et on s’engueule pour pas grand chose

    On aime ou on aime pas, où est le problème?

    Moi j’aime mais si t’aimes pas, y a pas d’lézard!

    Entre les pisses-vinaigres et les pisses froids , l’endroit manque un peu d’humour.

    Hirst et Koons sont des chefs d’entreprise et ils gagnent le fric à la pelle, et alors.?

    Qu’est ce ça peut te foutre?

    Au moins tous deux créent des emplois.

    Le fait d’être dans la merde prouve pas qu’on est un grand artiste. Le fait de se faire un max de thune prouve pas non plus le contraire.

    Alors relax, les mecs. L’art c’est aussi ça, ce qui évacue le stress. Apparemment vous en êtes loins!

    PEACE AND LOVE !

  20. Falcophil says:

    Le genre baba-cool et ado attardé manquait plus que ça sur mon blog.

    J’ai déjà deux fachos, des obsédés sexuels, une nymphomane, un abruti, une parano, un recalé de l’école du Louvre, un conceptualiste, un bouddhiste, si tu trouves ta place parmi tout ce beau monde, t’es le bienvenu, j’espère que tu nous refileras pas trop de puces, tu m’as vraiment l’air du genre hippie pouilleux à changer de slip tous les 3 mois !.

  21. Carpe Diem says:

    “tu m’as vraiment l’air du genre hippie pouilleux à changer de slip tous les 3 mois !.”

    T’as tout compris mec, j’suis un peu comme Tarzan , j’ai moi aussi un slip jaune avec des taches marrons.

  22. Siegfried says:

    Tarzan la banane, je t’aligne au bout de mon luger pour te dégommer tandis que tu te balances de liane en liane.
    Toi et ton slip pourri vous symbolisez les Untermenschen régressant vers le macaque et qu’une vision aristocratique de la vie commande d’éliminer.
    Je vous chasse de ma vue comme je rêve de plastiquer Beaubourg pour y installer un vrai musée dédié aux véritables artistes contemporains.

  23. Clash says:

    Chacun ses héros et chacun sa devise pauvre tache.

    Toi c’est les dieux du stade

    Moi c’est Lui!

    le héros nous rend con, c’est l’anti héros qui donne le courage

    Toi c’est “Ein Reich, ein Wolk, ein Führer”

    Moi c’est jaune devant, marron derrière

    Côté jaune , je te pisse dessus

    Côté marron je te pète à la gueule.

    Le slip pourri je le brandis comme étandard contre ton svastikas

    Contre ton luger j’ai ma bite dans une main et ma grenade dans l’autre.

    Je porte exprès un slip trop grand pour te montrer mes couilles parce que t’es pas digne qu’on te montre autre-chose;

  24. Falcophil says:

    Là, je croise les bras et je compte les points.

    je précise qu’entre Arno Brecker et Reiser , je préfère quand même le deuxième.

  25. Siegfried says:

    ça ne m’étonne pas.

    Finalement avec vous , on ne sait jamais trop sur quel pied danser

    Celui de l’art
    ou celui du cochon ?

    Vous parlez sans doute beaucoup d’art pour mieux dissimuler le cochon que vous êtes.

  26. Falcophil says:

    Le vrai poète a deux pieds différents, le pied léger de la gazelle et le pied fourchu du cochon.

    J’avais déjà parlé de cela

    http://falcophil.info/blog/cosmos-galaxies-et-papier-cul/

    La plupart sont unijambistes. Arno Brecker était mauvais sculpteur parce qu’il lui manquait le pied du cochon.

    Reiser marchait quant à lui sur le pied du cochon mais le pied de la gazelle ne lui faisait pas totalement défaut.

  27. Rivages lointains says:

    Et Hirst de quel pied se sert-il ?

  28. Falcophil says:

    Hirst n’a pas de pied, un pied ne lui sert à rien puisqu’il roule sur l’or

  29. Clio says:

    Peut-être mais en roulant, il t’écrase. J’attends que toi même tu donnes avec tes photos, une image aussi convaincante de la mort qui, avec la même efficacité, puisse allier la crudité du réalisme avec le détachement qu’autorise le poétique.

  30. Falcophil says:

    La difficulté de la chose ne m’a jamais fait peur

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Cataclysmes

    http://falcophi.wordpress.com/

  31. Rivages lointains says:

    Pas assez brutal et pas assez leger, manque le pied de gazelle pour bondir jusqu’à l’écume qui me caresse.

  32. Falcophil says:

    Ce n’est pas pour rien que tu t’appelles “Rivages lointains”, tu es exigeant.

    Et que dis-tu de celui-là ?

  33. Clio says:

    Pas assez réaliste

  34. Falcophil says:

    Et c’ui là ?

    explode_getty410x443.jpg

  35. Thierry says:

    Trop brutal et trop cruel et puis c’est pas toi qui l’a fait…..

  36. Falcophil says:

    Celà relève pourtant bien de cette “présentation” dont nous parle Harry, pas vraiment différent d’une tête de vache pourrie.

  37. Thierry says:

    Tu as peut-être raison mais tu n’en es pas moins toi aussi “à côté de la plaque”. Tu en es resté à une vision où l’art doit être contemplation alors qu’aujourd’hui, on ne veut plus de contemplation, on veut s’étourdir par des images, on veut consommer du visuel et le tout avec la vitesse. Harry n’a pas tort quand il parle de “présentation” au lieu de “représentation” car c’est bien de “présentation” dont il s’agit. Ce que l’on attend de Hirst n’est pas un état de contemplation qui résulterait d’une représentation harmonieuse, on attend des “effets”, autrement dit, le choc d’une expérience, que ce soit du dépaysement ou du ludique voire de l’angoisse, peu importe, on veut une “expérience”, la plus forte possible d’ailleurs, la tête de vache pourrie ne doit être vue que comme dispositif devant procurer la plus forte des sensations.

  38. Falcophil says:

    On retrouve toujours le même problème. Si c’est la sensation qui doit être désormais le critère et possiblement la sensation forte, qu’est ce donc qui pourrait empêcher cela

    explode_getty410x443.jpg

    d’être une oeuvre d’art?

  39. Clio says:

    Je dirais que cela ne peut pas en être une pour deux raisons, d’abord les auteurs visaient uniquement un acte politique ensuite parce que le réseau et les institutions de l’art n’ont jamais reconnu cela comme en étant une.

  40. Zardoz says:

    Nous en serions donc arrivé à ce point où l’essence d’une chose, plus particulièrement l’essence artistique ne serait qu’un jeu d’interactions au sein d’un réseau particulier ?

  41. Falcophil says:

    Je dirais plutôt qu’en dépit des apparences
    il n’y a dans bien des cas plus de rime avec essence

  42. Thierry says:

    Oui, mais il n’empêche que rien n’est plus irréel et incertain que l’essence.

    Qu’est ce que l’essence, à vrai dire ?

    Pourquoi en ce cas ne pas s’en tenir au seul paraître qui du moins présente l’avantage du tangible et de la solidité concrète?

  43. Falcophil says:

    si un chien rongeant son os pouvait penser, c’est probablement ainsi qu’il penserait.

  44. Thierry says:

    Mais il te dirait aussi probablement que son art à lui consiste à ronger un os et qu’il en vaut bien un autre.

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