INTERMEZZO (suite)
Quelques amis m’ayant informé que mes billets trop longs et trop chargés d’images pouvaient entraîner des “plantages” de micro, il faut donc que j’en revienne à des proportions plus modestes. Ah! Il est sûr que je pourrais me contenter de bloguer comme certains, en écrivant des choses du style de :
Lundi
Aujourd’hui,j’ai été à la FNAC parce que je voulais acheter l’appareil numérique Pentax Optio A10 qui m’ avait été recommandé par le cousin du beau-frère de l’ex de ma copine mais le vendeur de la FNAC, super sympas, m’a convaincu d’acheter le Lumix de Panasonic qui coûtait 5 fois plus et j’ai craqué mais je ne regrette pas d’avoir craqué parce qu’ en revenant chez moi, j’ai photographié “Pompon” le chat de ma copine

MARDI
Ce matin encore, je n’ai rien foutu au bureau. J’ai passé tout mon temps à regarder un trombone. Je l’ai même pris en photo, sans trop savoir pourquoi…

Cet après-midi je n’ai encore rien foutu parce que mon micro ne marchait pas. J’aurais pu appeler le service informatique mais j’ai eu la flemme. A vrai dire, je crois que mon micro était débranché mais je n’en sais rien. Il y avait une prise qui n’était pas branchée mais je n’ai pas regardé à quoi elle correspondait D’ailleurs j’en avais rien à foutre de savoir à quoi correspondait la prise débranchée. J’ai pu quand même la prendre en photos

Je ne sais pas à quoi ça rime de prendre des photos pareilles. Mais je n’ai pas le temps d’y réfléchir, Il est tard , je suis fatigué de ma journée et je vais me coucher. On reparlera de ça demain.
JEUDI
Aujourd’hui, au bureau, j’ai voulu travailler mais j’ai passé beaucoup de temps au WC à cause d’une diarrhée persistante. Sylvie avait mis sa mini-jupe, j’aurais bien aimé la photographier rapidos au passage mais elle est passée trop vite et puis il était urgent que je retourne aux WC. Alors, je me suis contenté de prendre en photo la porte des chiottes.

Je sais bien que s’enfermer dans les chiottes pour photographier, ça craint quand même un peu. Mais c’est que j’ai pas de fric pour me payer des voyages.
Allez, c’est décidé, je passe un concours. J’ai rien à perdre, quand j’aurais fait l’ENA, je pourrais me payer le reflex Alpha de Sony, voyager dans les pays chauds et ramener des photos aussi superbes que ça.

- – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – — – - – - – - – - – - – - – - – - – -
Enfin bref, moi heureusement je n’en suis pas encore là et je préfère continuer à bloguer à ma manière si peu orthodoxe, tout en tenant désormais compte des limites du net.
La dernière fois j’avais donc commencé un poème.
Il venait assez bien.
Et puis voilà qu’arrivent Thierry, Clio et Harry qui me coupent l’inspiration parce que de nouveau ils
m’ emmerdent avec leur Voltaire et leur XVIIIème siècle
Harry veut savoir ce que je reproche au XVIIIème. Je suis un poète, Harry, et je ne veux plus qu’on m’ennuie avec un XVIII ème qui fut si nul en poésie
Des quatre volumes de la collection Lagarde et michard, celui consacré au XVIIIème siècle est sans doute le plus plat et le plus fastidieux.
Aucun sens du mystère, aucun sentiment de vertige, l’imagination la plus pauvre, rien que la raison qui dissèque et qui disserte. Mis à part quelques pages de Rousseau (Je parle de Jean-Jacques pas de Jean-Baptiste!) et de Chénier, les quelques autres souvenirs de poésie que je garde du Lagarde et Michard du XVIIIème sont certaines gravures de Moreau le jeune.

dessinateur assez médiocre au demeurant
ce qui à cet égard, nous porte à nous poser la question de savoir si le XVIII ème peut se targuer d’avoir eu ses grands peintres. Watteau? (Oui, certes, une indéniable poésie mélancolique) et puis le reste? Fragonard? (une certaine vigueur parfois dans la touche mais enfin bon….) Chardin? Ouais, bof! Boucher ? Beurk!
Non allez, arrêtez de me les casser avec ce XVIIIème siècle qui est un typique exemple de la façon dont l’abus de la raison rend le monde étouffant à force de le vouloir explicable et sans mystère.
Tiens au fait Clio, si tu veux mon Lagarde et Michard, eh bien, je t’en fais cadeau, étant donné qu’un Lagarde et Michard, tu ne sais même pas à quoi ça ressemble, ça ne m’étonne pas du reste, Thierry m’a dit que tu venais d’avoir tes 20 ans et s’il faut en croire un ouvrage récent intitulé “La fabrique du crétin”, aujourd’hui les manuels scolaires de littérature française auraient la prétention d’égaler en 250 pages les quelques 3000 pages autrefois réunies par les 4 volumes des Lagarde et Michard. Ce qui pourrait d’ailleurs expliquer l’ignorance crasse des petits jeunes qui viennent ici et prétendent me faire la leçon. Harry, par exemple, qui me parle de Boileau et de ses “vers chiants” et qui n’a probablement jamais lu un seul vers de Boileau. Enfin, c’est vrai que l’essentiel c’est d’être capable de parler de tout et de rien, 250 pages au lieu de 3000, c’est suffisant si vous voulez passer un concours et peut être même toucher le gros lot en jouant au maillon faible.
Bon allez, assez discuté, j’avais promis de faire court. Ah! oui, Thierry , tu voulais savoir ce que je pensais de la question de l’adéquation entre la pensée et le penseur. En feuilletant un peu le Lagarde et Michard, je suis tombé sur ce pastel et alors, ça été plus fort que moi, je n’ai pu m’empêcher de le déchirer

Désolé Clio, si ce vieux bouquin t’interesse, il faudra l’accepter sans le portrait de ton idole. Tu n’auras qu’à te consoler avec le portrait de Jean-Jacques par Quentin de la Tour, il avait plutôt un beau visage certainement plus agréable à regarder que le rictus de l’autre édenté de Ferney.
Allez, c’est fini, au diable donc le XVIII ème siècle, moi je repars travailler à mon poème.
Nous disions donc….
Une lumière Hors la lumière

Un espace Hors tout espace
Contenu dans un corps

Hors tous les corps………..
.
38 commentaires to “INTERMEZZO (suite)”
Flux RSS des commentaires de cet article.
Désolé, les commentaires sont fermés pour le moment.
Galeries
Photoblog
Photobis
OdExpo
février 26th, 2007 at 7:57
L’hitoire du type qui s’enferme dans les chiottes pour photographier ça m’a bien fait marrer
ça m’a l’air d’être bien toi ça Falcophil, derrière l’humour je sens quand même chez toi l’amertume, la frustration et le goût de chiotte sur la langue, Thierry m’a dit que tu voyageais jamais, que tu sortais jamais de ton trou. T’es effectivement le genre à passer sa vie enfermé dans les chiottes parce que t’as peut-être peur de vivre.
Enfin, merci pour ta superbe photo avec le palmier au premier plan (C’est quoi au fait?), ces photos là ça fait quand même rêver. je ne peux pas m’empêcher de vous envoyer cette photo
que j’ai prise l’été dernier aux Galapagos. Quand on doit affonter une nouvelle journée de grisaille, le rêve et la beauté sont les bienvenue
Allez le devoir m’appelle à la DAGEMO,
Falcophil, t’enfermes pas trop dans les chiottes aujourd’hui (Rires), il y a tant à voir et la vie est trop courte……….
Bise à vous tous.
février 26th, 2007 at 9:17
Merci Vania pour ta superbe photo! Tu as bien raison de dire que j’ai tort de m’enfermer dans les chiottes quand il y a dehors tout plein de gens comme toi qui ont une carte postale à la place du cerveau.
Je me console à l’idée qu’en dépit de mon goût de chiotte sur la langue, je ne suis pas tout à fait seul parce que d’autres aussi aiment les latrines , même si c’est sur un tout autre régistre.
La photo avec le palmier est une vue que j’ai prise à Taormine, il ya longtemps. Je regrette amèrement ce temps d’autrefois où moi aussi j’étais capable de capter le sublime et le beau!
Mes voyages m’auront du moins appris une chose. On peut très bien s’en aller très loin (Aux Galapagos par exemple) pour tomber dans un trou de chiotte, tout comme on peut s’enfermer dans les chiottes à côté pour tomber dans un trou de lumière.
allez, bises et bon courage pour cette nouvelle semaine……
février 26th, 2007 at 11:14
Tout celà est une fois de plus excessif et sans nuance.
Pour le Lagarde et Michard, je suis preneuse, apparemment d’ailleurs, tu ne t’es pas limité à déchirer le portrait de Voltaire, tu as peut-être aussi un peu “révisé” ses écrits; non? Enfin, si j’en juge par la façon dont tu t’efforces toi aussi de manier l’ironie, je me dis qu’il y a peut-être quelque influence.
A+
février 26th, 2007 at 12:15
Je voulais aussi ajouter que ton “poème” commence assez mal.
Il me semble que la poésie c’est un certain art de l’oxymore et je ne vois pas ce que celà apporte que d’écrire le mot”lumière” sous une photo qui présente déjà une source de lumière. je trouve que celà relève du pléonasme. C’est comme si tu illustrais par des photos de charogne, la charogne de Baudelaire. Quel intérêt? Si les mots du poète sont assez forts, ils n’ont pas besoin d’être illustrés par des images et à l’inverse, si les images sont assez fortes, quel besoin ont-elle d’être commentée par des mots? Sauf si bien sûr , les mots viennent comme antithèse.
Ainsi pour ton image, au lieu de parler de “lumière” si tu employais par exemple le mot “nuit” pour illustrer la lumière, l’impact poétique serait peut-être plus fort.
Enfin voilà, ma contribution à ton espèce de “work in progress”….
février 27th, 2007 at 12:16
C’est une vision assez simpliste des choses.
Chez Mallarmé, on trouve le poème qui est consubstantiel à l’espace.
Un coup
de
dés
sont
des mots
comme
des
étoiles
jetées d’ ans
L’EPAVE
sauf que l’espace est
blanc
et que les
étoi les sont
noires
On peut prendre la faiblesse des images
Puis jeter sur la feuille
la
faiblesse
de
mots
tels que
de
l ’impossibilité
d’une pleine
lumière
qui ne soit une
ABSENCE
qui engendre
le simple geste
du
tout
qui se bri s e
Ici le blanc de la feuille fait briller le mot dans sa faiblesse
Chez Mallarmé le mot doit mourir pour la feuille blanche inversant le processus où c’est toujours la page blanche que l’on veut tuer pour le mot
Je ne suis pas dans ce poème où l’éclat du mot nous parvient comme la mort de l’étoile à des milliards d’années lumières parce que seul l’espace doit triompher comme en soi d’une absence
Je suis dans ce poème où
le
mot
dans
l’espace
parle de la MORT
de
l’espace
De même que l’espace contenant le
mot
Chante le mot sur le point de
s’ é v a no u i r
De sorte qu’à la faiblesse des images
puisse s’unir la faiblesse des mots
Car si deux forces égales se rejettent chacune dans leur
solitude
Deux faiblesses s’unissent pour une force encore plus grande que les forces égales chacune rejetée dans sa
solitude
J’ai trouvé la faiblesse des
MOTS
Je cherche la faiblesse des images
février 27th, 2007 at 8:05
Moi franchement, quand j’apprends que Falcophil s’enferme dans les chiottes pour photographier, ça ne m’étonne pas.
Ce gars là fait tout, en solitaire dans les chiottes
Pour la poésie , il s’enferme dans les chiottes de son crâne et se pignole avec sa cervelle pour décharger ce foutre de poème non sans s’être d’abord fait enfilé par Mallarmé.
Ce poème est interessant parce qu’il est le typique exempe de ce défaut de la poèsie française ou du moins de tout un pan de la poésie française qui de Malherbe à Valery en passant par Maurice Scève s’expatrie de l’immannence pour cette espèce d’excarnation conceptuelle.
Il y a une autre filiation de poète qui de Villon à Yves Bonnefoy en passant par d’Aubigné , René Char, Francis Ponge ou Réverdy s’efforce de promouvoir une poésie de l’immannence qui soit véritable présence au réel, à sa précarite, qui veut être pleine incarnation du verbe.
Mais Falcophil ne sait pas ce qu’est l’incarnation du verbe ou du mois il ne l’a comprend que sous la forme de
“Lumen de Lumine” ou de
“consubstantialem non factum”
C’est vrai que que t’es en tout point cohérent avec toi même dans cette manie de l’enfermement. Tu voulais faire de la photo mais tu n’es jamais sorti de chez toi, tu as fabriqué tes petites maquettes , enfermé dans ta chambre tout comme tu caresses Platon enfermé dans tes chiottes.
Quand tu en auras fini avec tes masturbations intellectuelles tu me feras signe, je suis toujours tout à fait ouvert pour que tu passes en moi si le coeur t’en dis.
Ton très humble et très dévoué TROU de Balle.
février 27th, 2007 at 8:33
Je ne sais au juste ce que tu entends par ta poésie de “l’incarnation du verbe”, je constate simplement que tu me reproches de philosopher sur l’en soi alors que toi même tu t’exprimes en termes très abstraits en employant des concepts tels qu”immanence”
Je ne fais pas de l’immanence moi aussi?
Je t’ai proposé dans mon billet la photo d’un simple trombone.
N’est ce pas une attention portée à la simple immanence?
A moins que nous ne soyons pas d’accord sur le sens du mot “immanence”.
février 27th, 2007 at 11:31
Je ne t’ai pas parlé de ta photo que je touve d’ailleurs plutôt interessante. l’attention portée aux petites choses c’est effectivement celà la poésie.
Je parle de ton poème et de toute cette cérébralité dont il est gâté.
ça fait trop longtemps qu’on nous fait chier avec cette poésie d’intello du groupe “tel quel” avec toutes ces références à Heiddegger, ses poètes qui réféchissent à la déconstruction de l’écriture à grands renforts de Derrida.
Moi je te parle d’une poésie de la chair.
A t’on déjà vu Ruteboeuf réfléchir sur Thomas d’Aquin dans ses poèmes ?
Lis plutôt Yves Bonnefoy et tu comprendras ce que j’entends par “poésie de la chair”.
février 27th, 2007 at 3:18
J’ai lu Bonnefoy
Des mots tels que (Je cite de mémoire)
a peine le désir créant l’image
tourne t’il et médite sur son axe
L’argile d’un rêve mouillé d’ombre….
(Les nuées)
ne me semblent pas relever d’une véritable immanence
Et l’on pourrait ainsi multiplier les exemples
Concernant le trombone
Qui te dit que le trombone ne ferait pas lui même partie de mon poème?
février 27th, 2007 at 4:21
En quel sens ferait-il partie du poème?
février 27th, 2007 at 5:02
au sens où toi aussi tu en fais partie
février 27th, 2007 at 5:15
Le poème que tu cites est au contraire un exemple typique de l’art de l’immannence en poésie puiqu’il s’agit justement d’une formulation incarnée, Bonnefoy évopque-me semble t-il le travail du poète comparé à l’art du potier. l’image est ici saisissante parce que l’immaterialité du poème prend une densité d’argile .
Il s’agit avant tout d’un rapport entre le concept et la perception
chaque poète manie bien sûr le concept.
Le tout est de savoir dans quoi il le coule
février 27th, 2007 at 5:29
Tu es tout simplement en train de me parler ici de l’art de la métaphore. Tout poète qu’il soit philosophe ou sensuel manie la métaphore pour parler d’autre choses que du réel. Parler d’un nuage uniquement pour le simple plaisir de parler d’un nuage me semble relever d’un exercice assez futile. Il est évident qu’un poète sérieux qui parle d’un nuage fera allusion à autre chose qu’un nuage.
C’est pourquoi ta distinction entre la poésie conceptuelle et la poésie de l’immanence ne me semble pas très pertinente. Un grand poète pratique toujours l’art de la “désincarnation” parce qu’il donne toujours à voir autre chose que du visible mais en même temps et c’est là que l’on pourra parler d’incarnation du verbe, il fait descendre l’invisible d’une idée ou d’une sensation dans la matière du monde.
de sorte que par exemple un poète
parlant de l’eau de la fontaine
rendra visible la pureté
Tout comme
Il se détachera de la fontaine
Pour s’en aller vers
L’idée de pureté.
février 27th, 2007 at 6:14
“Lumen de lumine”
consubstantialem non factum”
Pourquoi ces formules théologiques ne seraient-elles pas poétiques?
Comme tu dis, Falcophil, le mot lumière renvoie ici à une lumière hors la lumière mais deux lumières qui en fait n’en ferait qu’une quoique chacune serait d’une certaine façon hors de l’autre.
février 27th, 2007 at 6:30
Plus exactement:
Lumen de lumine . Deum verum de Deo Vero
Genitum non factum. Consubstantialem Patri
per quem omnia facta sunt
qui cum Patre et Filio simul adoratur…..
Merde
J’ai oublié la suite
février 27th, 2007 at 9:55
L’avantage avec le latin, c’est qu’on n’y comprend rien, ça permettait comme ça aux curés d’autrefois de mieux faire passer leur conneries.
On comprend mieux pourquoi le père Ratzinger veut rétablir la messe en latin.
février 27th, 2007 at 10:22
Je ne saurais trop dans ce cas te recommander d’apprendre le latin.
T’exprimer dans cette langue te permettrait ainsi de masquer ta bêtise.
février 27th, 2007 at 10:47
Va te faire f….
Intellos prétentieux, bouffis d’orgueil tous autant que vous êtes.
Vous parlez de poésie mais vous n’êtes là que pour gonfler de mots vos sacs vides et percés de pédant
Moi aussi je propose mes poèmes
Ils valent autant que tes branlettes dans les WC Falcophil
Ma photo fait rêver, elle donne l’envie de l’ailleurs, le sentiment de l’autre monde
Maintenant expliquez moi de quel droit et sur quel fondement vous pouvez vous permettre de la dénigrer?
février 27th, 2007 at 11:57
Très bonne question Vania et merci de l’avoir posée.
Mais j’avoue qu’à la question de savoir pourquoi ton image est à chier, j’éprouve un certain embarras pour répondre.
On pourrait dire que tu refais ce que d’autres ont déjà fait avant toi. Mais la réponse n’est pas satisfaisante. Ce n’est pas parce qu’on aborde un thème qui a déjà été traité que l’image doit fatalement être sans intérêt. On pourrait dire que tu le refais sans aucune originalité. Mais qu’est ce que l’originalité en photo? La saisie sur le vif est plutôt un art de l’objectivité qui donne peu de prise, si ce n’estaucune prise à la déformation commandée par le caprice personnel. On pourrait dire que ton image est sans profondeur mais qu’est ce que la profondeur d’une image? On pourrait dire que le cadrage est conventionnel mais je connais des cadrages simples et classique qui ne donnent pourtant pas à l’image cette impression de nullité qui se dégage de la tienne.
Je n’ai donc pas de réponse.
Il y a probablement un mystère ineffable du kitsch tout comme il existe un ineffable mystère de la beauté.
Tu pourras te consoler à cette idée que tes images ne sont pas totalement à jeter puisqu’elles ausi font partie du vaste poème que je tente d’écrire en ce moment.
février 28th, 2007 at 8:14
La photo de Vania vient à point pour répondre à ton objection Falcophil.
Toute la différence est dans la façon dont on place le concept, en avant ou plus subtilement caché sous le voile du monde.
Autrefois, les peintres mettaient le concept de Dieu très en avant en représentant des scènes de l’Evangile ou en illustrant des thèmes de la théologie catholique. Et puis, Claude Lorrain, l’un des premiers, voire le premier, s’est avisé que ce concept pouvait être caché dans la nature, dans un coucher de soleil.
C’est toute la différence entre le génie et la médiocrité. Un génie comme Lorrain ne se servira pas de l’immanence, il la traverse pour découvrir le concept caché par elle, une médiocre comme Vania se servira de l’immanence comme d’un moyen pour exprimer le concept qu’elle a en tête.
Pour Lorrain le monde est un langage qu’il faut savoir écouter.
Pour Vania il n’est qu’un simple assemblage d’éléments destiné à forger une allégorie.
En ce sens, une image comme celle de Vania est émouvante. Elle illustre, mieux que n’importe qu’elle autre, le lamentable echec dans nos aspirations à nous dépasser.
février 28th, 2007 at 10:44
C’était pourtant toi qui m’avait parlé de la beauté de mes images.
Je vois que tu as changé d’avis
En ce cas, je te demandrais, s’il te plais de retirer mes images de ton site.
en ne souhaitant plus jamais mettre les pieds dans ton blog.
février 28th, 2007 at 12:47
Pas question! Je garde tes images parce qu’elles font désormais partie intégrante de mon poème.
Enlever tes images, c’est comme si l’on enlevait le mot “voyage” d’”Heureux qui comme Ulysse”
février 28th, 2007 at 12:57
“Mettre les pieds dans un blog”! Voilà une formule qui ne manque pas de poésie involontaire!
février 28th, 2007 at 1:10
Tout à fait
Vania est une Louise Labbé sans le savoir.
Chacun porte en soi le vaste poème qu’il ne peut réaliser parce que toujours un être étrange dont j’ai déjà parlé
http://falcophil.info/blog/wp-content/uploads/2006/11/le-rodeur.jpg
se place en travers de notre chemin.
février 28th, 2007 at 1:34
Mais c’est quoi ces conneries au juste?
Ton poème c’est quoi?
février 28th, 2007 at 3:47
C’est toi et TROU
et aussi Thierry
et celle du fond du couloir
Avec ses doigts sur la rouille
Des coques de navires
échoués
d’autres projets de départ
dessinant lui aussi sa fièvre
Sur les clous traînant
D’autres images
N’ayant garde de l’étouffement
Professionnelle
VIE
Faute
d’autres noms
Pour désigner
a jamais ce qui perdure
dans les quelques rêves de chaque jour
février 28th, 2007 at 4:41
Je ne comprends pas
Pourquoi est-ce Clash qui a répondu?
d’où tient-il toute ces photos?
C’est toi falcophil qui te fais passer pour Clash?
février 28th, 2007 at 4:51
On t’as posé la question de savoir comment un trou peut parler
A fortiori comment un TROU peut-il parler de poésie?
Tu n’as pas répondu
Tu n’auras donc aucune réponse
mars 1st, 2007 at 7:59
Je ne sais pas trop qu’elle oeuvre tu fabrique avec ton blog mais tout celà est incohérent et désarticulé
Mes photos sont peut-être pas de la 1ere originalité mais chacune est une totalité et chaque élément s’y trouve à sa place.
Je sais qu’elles donnent du plaisr à ceux qui les regardent.
Les quelques uns qui viennent dans ton blog tombent dans le chaos.
Mes photos propoent du moins un aboutissement.
Toi tu ne va nul part et tu le sais.
Bientôt même les quelques ectoplasme qui viennent ici s’en iront fatigués de l’absurdité de ton univers et se réincarneront vers d’autres mondes plus sains que le tien.
La semaine prochaine, je m’envole pour le ciel du Maroc
Là -bas je penserais bien à toi en me disant:
Je découvre d’autres terres pendant que lui continue à photographier, enfermée dans les chiottes.
mars 1st, 2007 at 12:22
Ici c’est comme dans une forêt
si tu veux faire une halte pour mieux jouir d’une “totalité”, rien ne t’en empêche
http://falcophil.info/ifotos/gallery/Contemplations/Cont.4.jpg
Après tu repars vers d’autres totalités
http://falcophil.info/ifotos/?dir=Irradiation&pic=A8bhi
Pour revenir eventuellement là où tu es déjà passée
http://falcophil.info/ifotos/gallery/Contemplations/Cont.4.jpg
et ainsi de suite
Tu es dans la circularité
La circularité est l’élément essentiel du poème
le sentiment de l’éternité est effroyable
La circularité du poème nous aide à le supporter
http://falcophil.info/ifotos/?dir=Cataclysmes&pic=Le+bord+du+monde
mars 1st, 2007 at 5:17
C’est bien dis Vannia
Falcophile c(’est le photographe des chiotte
Moi aussi je dois partire pour Rome la semaine prochaine
Je panserais à lui tandis qu’il sera bien enfermmé dans sa puanteur de chiotte
mars 2nd, 2007 at 10:56
Entre nous, Vania n’a sûrement pas tout à fait tort.
Est-il vraiement “sain” de faire ainsi travailler son imagination?
mars 2nd, 2007 at 12:16
Il ya en effet une certaine façon débridée de faire travailler son imagination qui est malsaine.
L’imagination qui produit, monstres, goules, vampires, et autres C’thullu est effectivement malsaine en ce qu’elle est évasion par pur divertissement futile.
Lorsque Dante imagine des montsres, il ne le fait pas par pur divertissement mais par souci d’ordre éthique et théologique.
L’imagination à la Stéphen King c’est là l’imagination malsaine parce qu’elle est chute hors de soi et basculement dans la cajolerie du tourbillonnement des images.
Ton reproche n’est pas fondé.
Mon souci n’est pas d’imaginer mais au contraire de lutter contre l’imagination.
Tout le sens de ce blog repose précisément sur une lutte contre l’imagination, lutte au service du noyau intérieur.
mars 2nd, 2007 at 3:25
A lire ton blog , on ne dirait pas !
où est-il exactement ce “noyau intérieur”?
mars 2nd, 2007 at 6:33
quelque part là-bas
http://falcophil.info/ifotos/?dir=Contemplations&pic=Cont.chantier.1
Quelque part, ailleurs
http://falcophil.info/ifotos/?dir=Irradiation&pic=hty%285li%298
Un centre partout
http://falcophil.info/ifotos/?dir=Triptyques&pic=La+connaissance+renversee
Une circonférence nulle part
http://falcophil.info/ifotos/?dir=Irradiation&pic=nfg+324+bx+FGoT54
mars 3rd, 2007 at 1:45
Ces photos que tu me montres me paraissant pourtant relever d’un effort de l’imagination pour sortir du réel.
Les photos intitulées “chantier par exemple”. Pourquoi n’être pas aller photographier celà sur des vrais chantiers plutôt que d’imaginer les scènes sur une table?
Puisque tu affirmes lutter contre l’imagination, ce “noyau intérieur” ne serait-il pas plus pertinent de tenter de le retrouver dans les choses concrètes de la vie réelle ?
mars 4th, 2007 at 7:50
Il peut y avoir des cas où se retirer du réel est une façon de le retrouver.
S’il est vrai que l”homme est le “berceau de l’être” alors l’homme est hors du monde.
Imaginer ne sera en ce cas que fuite hors du berceau, profusion d’images ajoutées à la profusion des images
On imagine comme si empêtré dans les ronces de la
“selva oscura”
On se consolait par le jeux des singes déchaînés dans les hautes branches”
Le réel est alors senti lorsque l’on troque une obscurité contre une autre
Celle de la forêt contre celle de la nuit
Le présent peut sans doute être saisi par le lent mystère de l’objet.
Car nous sommes vus et pensés par les objets.
Mais l’objet pense à la manière d’une balle qui rebondit sur le mur.
Pour se perdre ensuite dans la nuit de celui qui la lance.
mars 4th, 2007 at 11:36
Masturbation intellectuel
Mois ce soir je part pour Rome
Demain je pensés à toi Falcomerde de mes deus
Photographe des chiottes mème pas fouttu de depassé le ridau de sa cuisine