( juin 14, 2011 )

FAUX CONTACTS (2)

Nos précédentes discussions devaient ainsi se terminer sur une conclusion qu’Erato jugeait « ennuyeuse »

trouvant insupportable qu’ on ne fasse et ne dise rien , prisonnière d’une époque voulant qu’il faille

absolument dire ou faire quelque-chose.

Empli de compassion pour une personne imbue d’un tel préjugé qui, manifestement, la rend incapable de rester immobile et silencieuse, s’affaissant sous son propre poids si quelques sollicitations extérieures ou quelques visées pratiques ne la mettent pas en mouvement, un peu comme une marionnette dont les fils ne seraient plus agités, nous nous efforcerons alors de la contenter en poursuivant, de manière non discursive, notre propos de la fois précédente.

46 commentaires to “FAUX CONTACTS (2)” »

  1. Erato says:

    S’exprimer par énigmes quand bien même seraient-elles poétiques, ne m’apparait cependant pas comme étant la meilleure des méthodes pour poursuivre une discussion !

  2. Falcophil says:

    J’ai bien précisé que mon propos se poursuivait de « manière non discursive ». Par ailleurs, notre thème portant sur la question du réel amputé par l’exacerbation de l’analyse, ne trouvez vous pas que je me contredirais si je m’exprimais de façon cartésienne ?

  3. Erato says:

    Peut-être mais alors, une fois encore, ça n’avance plus beaucoup.

  4. Falcophil says:

    what’s the query ?

  5. Joël says:

    Elle te l’a déjà dit , ton blog devient chiant, mais c’est pas seulement ça le problème , c’est que non seulement c’est chiant mais qu’en plus tu t’ennuies toi même et que tu viens faire chier les autres en lachant des étrons sur leur site, Pour débiter en plus des arguments qui ne tiennent pas la route , tu confonds le réel avec la perception grossière qu’en ont tes réceptions sensorielles. La mecanique quantique est justement là pour nous démontrer que notre appareil de connaissance, nos organes tactiles, notre système nerveux n’ont qu’une perception frustre ainsi qu’une représentation déformée du réel. C’est l’abstraction mathématique qui avance vers des perceptions toujours plus subtiles du réel au moyen des combinaisons chiffrées tout comme certaines abstractions picturales telles que celle de Mondrian que tu te permets de critiquer dans ton précédent billet mais que de toute évidence tu ne comprends pas, présente également des approches subtiles au moyen de combinaisons chromatiques et formelles, éloignées sans doute de notre monde habituel mais tout comme peut l’être la constante de Planck. Il existe un degré plus fort de réalité qui sous tend notre monde, sans rapport avec nos perceptions habituelles de temps, d’espace ou de causalité et que découvre un Planck de son côté, ainsi qu’un Mondrian du sien. Il ne s’agit pas de perte de contact avec la vie et la réalité mais d’un réel pleinement assumé au delà des illusions qui caractérisent notre quotidien.

  6. Falcophil says:

    Tu me parles d’un réel pleinement assumé, mais de quel réel s’agit-il ? D’un réel qui s’ avère finalement plutôt appauvri, réduit à des équations, des schémas ou des constantes avec plusieurs zéros ou des successions de numéros après une virgule. Ramener le réel à des longueurs d’onde est aussi appauvrissant que de le ramener à des jeux d’horizontales ou de verticales car dans les deux cas la richesse du monde et de son foisonnement est tronquée en vue d’une réalité passablement étiolée. Quand on sait maintenant que la technique concrétise l’érosion du réel opérée par la physique , on comprend pourquoi on nous fabrique un monde si pauvre , si mutilé, si fantomatique et, tout compte fait, si monotone. Mondrian est le parfait exemple d’une telle monotonie, lui qui s’enthousiasmait pour la production résultant du machinisme au motif qu’il s’agissait de réalisations exactes, réclamant pour l’art les mêmes procédés d’industrialisation. Préconisations qui n’étaient que théoriques mais que Warhol allait bien plus tard appliquer.

  7. Erato says:

    N’ayant aucune compétence pour parler de quantas, je m’abstiendrai de dire quoique ce soit sur la question et peut-être que vous devriez en faire autant. Concernant Mondrian, je pense qu’en effet, vous ne semblez pas comprendre que cette peinture tente d’exprimer la réalité la plus pure et que ce qui voile le réel, ce sont les états subjectifs ainsi que les émotions. On sait très bien combien l’approche par l’émotion fausse plus ou moins fortement la perception des choses et que cela nous mène toujours plus ou moins vers la parano. Mais c’est le but d’une telle démarche que d’aller au delà des déformations du réel en abandonnant l’émotion ainsi que tout ce qui pourrait relever de la joie ou de la douleur habituelle toutes choses qui entraîne ce déséquilibre entre l’individuel et l’universel, facteur de l’esprit tragique.
    Vous avez donc tort de prétendre que je sois incapable de rester , immobile et silencieuse car cet océan de pureté qu’est pour moi la peinture de Mondrian constitue l’aide la plus précieuse pour la densité contemplative.

  8. Falcophil says:

    Vous répondez là en reprenant quasi mot à mot les arguments du manifeste « De Stijl », ce qui n’est d’aucun intérêt ou plutôt si, il serait peut être justement très intéressant de remonter vers l’amont philosophique voire pseudo-philosophique, fondant cette peinture pour mieux en saisir les présupposés faux et spécieux et même, allons jusqu’à le dire, l’inspiration philosophique accompagnant une telle déconnexion à l’égard du réel au profit d’une reconstruction quasi cérébrale, du schématisme le plus appauvri.
    On nous dit:  » Réconciliation de l’individuel et de l’universel », or, je voudrais savoir ce qu’il peut rester de l’individuel dès lors que l’on prétend abolir la réception subjective du réel laquelle ne peut se faire qu’au travers de « mon » émotion, de « ma » joie ou de « ma » douleur. Enlevez tout cela, l’individu n’existe plus et ne reste qu’une vue simpliste et desséchée des choses n’ayant pas grand chose à voir avec l’universel. On confond ici universel et appauvrissement impersonnel.

    L’universel relève justement de la loi générale qui permet à l’individu d’exister. Pas d’universel sans approche personnelle de même que l’approche personnelle sera inconsistante sans un minimum d’ancrage dans l’universel. Dans l’approche proposée par Mondrian, on ne permet nullement à l’individuel de surgir, voire de s’épanouir, on l’efface tout bonnement. L’universel est ce par quoi l’émotion s’affine tout comme l’individuel est ce qui permet de suggérer que l’universel n’est en rien bloc de glace mais qu’il est avant tout vie et esprit. Chez Mondrian, l’individuel n’est ni purifié ni affiné, il est plutôt annihilé au profit d’une géométrisation outrageusement dévoilée. Quand il n’y a que de l’universel en face d’une individualité rabougrie, alors ce n’est plus de l’universel mais de l’uniformité ce qui n’est pas loin du totalitarisme. L’universel chez Mondrian pourrait à la rigueur relever de l’être, il lui manque cependant la vie et parce qu’il lui manque la vie, c’est l’esprit qui lui fait défaut. Il ne s’agit que d’une perte de toucher à l’égard du palpable et du sensible et dont je ne peux que m’étonner qu’une personne telle que vous se disant amie de la sensualité puisse en faire sa délectation allant jusqu’à prétendre pouvoir concilier son amour de la joie sensuelle avec ce qui manifeste un dégoût de la matière que l’on réduit à l’extrême simplification par la droite et la couleur primaire

  9. Erato says:

    « L’universel est ce par quoi l’émotion s’affine »
    Ne vous en déplaise, je pense pour ma part que l’émotion est ici réellement « affinée ». Quoi de plus pur en effet que ces formes décantées ainsi que ces couleurs unifiées? C’est une peinture que je trouve reposante et qui allège du poids de la vie, ce qui ne veut pas dire qu’il faille renier celle-ci mais tout simplement la soulager de ses scories inutiles

  10. Falcophil says:

    Si le déni du réel est en effet sans rapport avec sa décantation, vous n’en confondez pas moins celle-ci avec son annihilation.

  11. Thierry says:

    « Quand on sait maintenant que la technique concrétise l’érosion du réel opérée par la physique , on comprend pourquoi on nous fabrique un monde si pauvre , si mutilé, si fantomatique et, tout compte fait, si monotone »

    Dire que la technique fabrique un monde pauvre à partir de la science relève du pur délire. D’abord, si la technique n’avait pas tiré certaines conséquences de la science et en particulier de la mécanique quantique, tu ne serais sûrement pas là sur la toile en train de débiter ce même délire ! C’est quand même les découvertes d’Einstein et de quelques autres qui par leurs applications pratiques ont révolutionné complètement notre quotidien ! C’est grâce aux découvertes d’Einstein sur la lumière qu’ il a été possible d’inventer le rayon laser, et tous ses dérivés comme la micro-informatique et ses composants électroniques ainsi que les disques compacts. Au delà de la micro-informatique, c’est tout l’informatique et toutes les télécommunications qui sont redevables à Einstein de ses découvertes sur la lumière stimulée. Alors un peu moins de mauvaise foi et un peu plus de sincérité et d’honnêteté intellectuelle parce que cette « pauvreté », si elle n’existait pas , tu serais peut-être le premier à en crever d’ennui !

  12. Joël says:

    Effectivement, c’est assez fort de café de parler d érosion du réel » à propos de toutes ces choses autorisées aujourd’hui par la technique et qui sont désormais pour nous devenues aussi évidentes que l’était la nature pour les hommes d’autrefois. Mais je veux surtout en revenir à mon idée première, en rappelant que cette « érosion », je préfère la nommer « subtilité » relève justement de ce qui permet de cerner des réalités de plus en plus invisibles comme les différents composants subatomiques, électrons, photons, muons, réalités si subtiles que notre appareil de connaissance se trouve incapable de descendre à des niveaux de connaissance de la matière aussi infimes. Nous n’atteignons d’ordinaire les objets que de façon macroscopique alors qu’il s’agit là de descendre à des degrés toujours plus microscopiques. C’est donc bien sous le regard du sens commun que la nature se trouve érodée parce que nous n’en percevons que les aspects séparés de tous les affinages qui la sous-tendent. Là où superficiellement nous percevons un cercle, se trouvera en fait un polygone comportant un nombre si infini de côtés que c’est notre perception ordinaire qui va schématiser ça en cercle. Le schématisme qui est ici déploré n’est donc pas du côté du monde quantique mais bien du côté de notre habituelle perception sensorielle !

  13. Sylvette83 says:

    J’ai lu le dernier article de ce blog, c’est en effet délirant ! Le mec en préconise pas moins d ‘abandonner les machines à laver, les laves-vaisselles, la radio , la télée , ben voyons il va faire marcher son ordi à la dinamo, ! Ces mecs là sont vraiement graves de graves et complètement à cotés de la plaque. On est dans un mécanisme de sur consomation et nous avons besion du nucléaire et aucune autre resource ne peut produire un tel volume d’énergie. . Comment ils feront fonctionner leurs écrans plats, leurs lave-vaisselle, leurs machines à laver …? En se ruinant pour acheter du pétrole ? En remettant en fonction le charbon ? J’ai l’impression qu’on veut ici le beurre et l’argent du beurre, le sourire de la boulangère et coucher avec sa fille. On ne peut pas tout avoir. Dans tout les domaines, le risque zéro n’existe pas. je suggère donc à ce type d’écolos à ne pas utiliser les transports en communs qui utilisent l’énergie électrique, à ne pas regarder la télévision , à ne pas utiliser l’électro-ménager , ne pas s’éclairer autrement qu’à la bougie. et puis surtout à laisser tomber son blog pour ne plus consommr d’electricité. Que le mec soit du moins cohérent avec lui même !.

  14. Falcophil says:

    @ Sylvette83

    » Le mec n’en préconise pas moins d ‘abandonner les machines à laver, les laves-vaisselles, la radio »

    Je ne vois pas en quel endroit de mon billet, j’ai préconisé cela. Il ne s’agissait pas ici de recommander des solutions d’ascèse dont je suis tout de même assez lucide pour comprendre qu’elles n’obtiendront jamais aucune faveur de la part de la majorité trop habituée à son confort technique mais d’analyser les conséquences qu’apporte au mental la mise en place d’un monde de plus en plus artificiel où l’homme est engagé dans un « mécanisme de sur consomation » ne donnant pas d’autre sens à sa vie que l’énorme « volume d’énergie » que « seule peut lui procurer l’énergie nucléaire  »

    « Comment feront-ils fonctionner leurs écrans plats, leurs lave-vaisselle, leurs machines à laver »

    Entièrement d’accord, pas question de renoncer au nucléaire, j’ai trop besoin de mon électricité, pour voir sur mon écran plat, Pujadas, Patrick Sébastien et Michel Drucker , pour aller sur mon Internet visiter facebook, mes sites de cul préférés et les commentaires passionnants du forum de Libé ou du Figaro, et pis aussi pour retoucher la photo de mon chat sur photoshop, ainsi que pour me raser, laver mes assiettes,et aussi pour mettre à fond mon chauffage parce que je suis délicat et frileux et pis aussi recharger mon appareil photos, mon ipad, mon portable, mon baladeur, mon GPS et puis aussi mon appareil à mincir (Si, si c’est pas des conneries, ça fait mincir la taille en évitant de faire des exercices d’abdominaux si fatigants et si douloureux) et demain sans doute ma petite voiture électrique et aussi tous les autres gadgets dont je n’ai pas besoin aujourd’hui mais dont j’aurai besoin plus tard quand on mettra en place tout le formatage nécessaire destiné à me convaincre que j’en ai absolument besoin. Comment ferai-je donc sans tout ça ?Merde! je n’ose penser à ce vide que serait alors mon existence!

    » J’ai l’impression qu’on veut le beurre et l’argent du beurre, le sourire de la boulangère et coucher avec sa fille »

    Si la fille de la boulangère possède une cervelle aussi défaillante que la tienne, je me contenterai en ce cas du sourire de la mère.

    @ Thierry

     » cette pauvreté, si elle n’existait pas , tu serais peut-être le premier à en crever d’ennui ! »

    Ne prend pas Thierry ton cas pour une généralité, il ne s’agit pas de nier les conséquences pratiques tirées de la science mais de souligner la vision du monde anémiée qui veut s’inspirer d’elle. Joël en constitue un bon exemple; par quoi a t-il remplacé la métaphysique? par un ersatz d’au delà composé de gluons, de muons ou de longueurs d’ondes. Inutile d’ailleurs d’insister sur tout ce que l’on peut perdre en termes relationnels quand les rapports humains sont remplacés par un clique sur une souris, cela ne relève que d’un constat trop banal. Parlons plutôt de l’exemple moins courant de ce à quoi on tend désormais à réduire la pensée, à des câblages, des circuits neuronaux guère différents des circuits informatiques ou de connexions électriques . Ce dont je parle c’est d’un rationalisme appauvrissant parce qu’il généralise les constats circonscrits de la science, descente à des niveaux de plus en plus fragmentés entraînés par la démarche analytique, pour les appliquer au domaine de la vie et de l’esprit que seule peut cependant approcher une remontée vers l’amont à des niveaux de plus en plus unifiés qu’autorise l’intuition synthétique. Avec Descartes, le monde devient une mécanique, avec les généticiens, la vie est de la cybernétique, ou encore avec l’astrophysique, un déterminisme de la loterie ou du jeu à la roulette, , avec les neuro-sciences, l ‘esprit est un ordinateur de même que pour l’économiste, l’homme est un consommateur. Dans son fameux ouvrage: » une brève histoire du temps » Stéphen Hawkings nourrissait l’espoir de pouvoir découvrir un jour dans l’univers la « pensée de Dieu » celle-ci devant se réduire à quelques formules censées nous donner la clé du mystère, cette formule étant non seulement quelque chose qui serait un ensemble d’équations et de règles mais au surplus, compréhensible par l’homme de la rue, autrement dit, remplacer Dieu par quelque chose d’aussi rudimentaire que deux et deux font quatre, comme si l’insaisissable complexité de l’esprit pouvait se laisser réduire à quelques énoncés d’arithmétique ! Que l’on vante l’universel de Mondrian comme libérateur parce qu’il veut supprimer tout émotion pour tout ramener à une froide géométrie n’est que trop significatif d’une démarche en phase avec un rationalisme scientiste mettant de côté la dimension mystique, poétique, sentimentale et sensible de l’esprit pour tout réduire à de la mécanique, quantique, atomique, biologique, algébrique, géométrique, voire financière. De cet univers exsangue de la mécanique nous tirons alors cet univers tout aussi exsangue de la télé ou du web où la réalité charnelle et vivante de l’autre n’est plus qu’ un tas de photons fantomatiques véhiculant un pseudonyme. Tu me dis Joël que le monde quantique est un univers plus subtile parce que microscopique mais entre un oiseau perçu en termes de longueur d’ondes et le même oiseau que l’on entend chanter et que l’on voit voler, se trouve la différence entre ce qui sépare l’ébauche de la réalisation définitive. Les atomes, les quarks où ce que tu veux, je ne les conçois pas comme un stade ultime mais comme le stade premier, celui du gribouillage, du croquis, où la nervosité du trait prépare la sûreté d’une exécution future plus méthodique et plus consciente de son but ainsi que plus riche et plus diversifiée dans son résultat final. Le physicien voit les éléments préparatoires de l’oiseau, là où le sens commun verra une réalisation définitive. Qualifier ce qui n’est qu’un stade préparatoire de réalité plus subtile revient à dire que la publication des frères Karamaszv est inférieure aux quelques kilos de manuscrits constituant la phase préliminaire du roman. Il y a une différence entre des constantes représentées en formules et le mouvement subtile et insaisissable qui les traverse pour qu’en sorte notre réalité concrète et quand tu me dis que les sens sont trop grossiers pour pénétrer jusqu’aux secrets les plus intimes de l’infiniment petit, je te retourne alors la question de savoir si l’intellect qui descend jusqu’à ces secrets si intimes, ne deviendrait pas lui même trop frustre pour être en mesure de capter les richesses du vivant, s’offrant à la pauvre et prosaïque petite vision du sens commun que tu sembles tant mépriser.

  15. Sylvette83 says:

    @ Falcophile
    Non seulement la fille n’ pas envie d’ être touché par un kato coincé au membre sûrement rattatiné mais tu n’aurais même pas un sourire de la mère,vue son peu de sympathie pour les pou de bénittier.

  16. Falcophil says:

    En ce cas, laissez les poux là où ils sont, remportez votre connerie et allez massacrer l’orthographe ailleurs….

  17. Thierry says:

    Elle t’a tout de même cloué le bec en te mettant face à tes contradictions lorsqu’elle te fait remarquer que le fait d’exprimer son hostilité envers la technique n’est pas cohérent avec cet autre fait d’être le premier à profiter de cette même technique qui te permet de t’exprimer au moyen d’un blog, de la photo numérique, de l’infographie et de plusieurs sites de photos sur la toile !
    quand tu pourras produire avec du soleil ou du vent toute cette électricité dont tes activités sont de grandes dévoreuses car bien sûr, il n’est pas question pour toi d’en revenir à des outils plus rudimentaires comme la mine de plomb ou le pinceau, alors là, peut-être oui, on pourra t’écouter et te prendre un peu plus au sérieux….

  18. Falcophil says:

    Des galeries sur le web , certes mais qui ne sont jamais mises à jour.
    La tenue d’un blog, certes, mais qui se résume à la publication d’un billet tous les 3 ou les 4 mois.
    Pour le reste, je ne fréquente que fort peu la toile et par ailleurs, je ne regarde jamais la télé, n’écoute pas davantage la radio, ne me sers pratiquement jamais de mon auto, me suis débarrassé de mon portable et ne possède ni machine à laver, ni lave-vaisselle, ni aspirateur et ne voyage que très rarement.
    On ne peut donc soutenir que je sois friand d’énergie. D’ailleurs je pense m’être déjà expliqué sur ce point, le problème n’est pas la technique en soi mais de savoir comment la canaliser et vers quelles finalités l’orienter.

  19. Sylvette83 says:

    Ouais bah tu m’as l’air d’être un bien triste bonhomme, la vache ! Tu devrai te faire moine, je commence lmaintenant à comprendre pour quoi l’écologie et l’intégrisme religieux vont bien ensemble !

  20. Thierry says:

    Il dit une chose et son contraire l’instant d’après, je me souviens d’une de nos discussions récentes où il soutenait que la technique dépassait la simple question de l’outillage en ce qu’elle était notre véritable destin. Si c’est le cas, il ne saurait être question d’orienter la technique puisque c’est elle qui alors façonnerait nos vies !

  21. Falcophil says:

    Toute la question est précisément de savoir trouver la technique de résistance au totalitarisme technique

  22. Thierry says:

    Si la résistance au « totalitarisme technique » exige une technique, cela ne nous fait pas sortir de la technique puisque résister sera toujours en ce cas une affaire de technique. Nous laissons tomber une technique pour une autre technique, ce qui veut dire que nous restons toujours sous l’empire de la technique. Ta première idée était peut-être la bonne, la technique ayant un effet boule de neige, un problème technique ne pouvant se résoudre que par un surcroît de technique et sachant que par ailleurs le réel est découpé en autant de tranches qu’il y a d’outils pour le capter, la technique etant désormais notre seul et unique destin , nous sommes probablement condamnés à ne plus jamais retrouver ce réel mais rien que son simulacre décomposé au travers de la stricte rationnalité de l’irrationnelle fuite en avant de la destinée technique.

  23. Falcophil says:

    C’est à ton tour de te contredire. Tu me vantes plus haut la technique comme un progrès et maintenant tu me dis qu’elle est une fatalité à laquelle on ne peut échapper !

    Pour répondre maintenant à ta dernière remarque, je dirais qu’une technique de résistance à la technique pourrait consister en une technique du ratage.

  24. Thierry says:

    Par exemple ?

  25. Falcophil says:

    Eh bien mais ce présent blog! C’est un bon exemple pour illustrer mon propos!
    N’importe quel blogueur expérimenté dira que ce n’est pas ainsi que l’on blogue. On n’écrit pas tous les 3 ou 4 mois un article trop long, surchargé d’images, de contenus et de photos bizarres , accompagné d’une multitude de commentaires tout aussi longs. Qui va lire tout cela?
    Bloguer requiert une technique dont la règle communément admise est de publier un billet tous les deux ou trois jours car le lecteur se lasse vite et veut un renouvellement rapide et continuel. L’article ne sera ni trop court ni trop long. Il sera suivi de quelques commentaires ayant la même qualité et qui sont autant de dialogues de sourds qui ne font pas avancer la discussion. Pas de dissertation exhaustive, pas de réflexion trop profonde, pas de pensée trop originale , cela pourrait décontenancer le lecteur. La technique est de savoir utiliser les 3 ou 4 idées qui sont dans le vent en donnant l’ illusion qu’elles viennent de toi. Lire sur Internet fatigue. L’outil n’est pas prévu pour la lecture patiente et longue mais pour le coup d’oeil rapide. Le blogueur est le technicien qui a compris cela. Il sait écrire et penser très vite pour des gens qui veulent lire tout aussi vite en évitant de penser. On colle à l’actualité sans trop de recul, concision et superficialité, l’essentiel est que ce soit rapide et que ce soit commenté tout aussi rapidement, le lendemain on passe à autre chose. L’usage des « catégories » donnera l’illusion que tu es méthodique et que tu réfléchis avec rigueur et profondeur.
    Voilà la véritable technique du blog, celle qui a compris l’esprit de la toile.

    Pour faire quelque chose de différent, il m’a fallu quant à moi être mauvais blogueur, mauvais technicien du blog en construisant une espèce d’usine à gaz , là où il aurait fallu quelque chose de léger. Il m’a fallu forger ma propre technique pour bloguer et devenir de la sorte un blogueur manqué qui n’a même pas pris le soin de référencer son site, il y a une technique pour cela, une technique du référencement mais je n’en veux rien savoir, fidèle à mon principe qui est d’être un technicien foireux. Se forger sa technique personnelle, c’est faire acte de liberté mais c’est du même coup devenir un mauvais technicien car la technique n’admet que des règles communes, qu’une même manière de procéder acceptée par tous. Vouloir utiliser la technique à sa façon c’est être un bricoleur mais pas un technicien. Le bricoleur est à la technique ce que l’hérétique est à la religion. La technique uniformise les actes dans l’universelle monotonie, le bricolage est l’acte libre et personnel par lequel tu retrouves la passion de créer.

    Voilà pourquoi j’ai voulu être blogueur raté non par incapacité d’assimiler la technique mais par effort pour trouver ma propre technique afin d’être un mauvais technicien.

  26. Erato says:

    Autrement dit, « Eloge du ratage »

  27. Falcophil says:

    Le billet en question

    http://falcophil.info/blog/eloge-du-ratage/

    n’avait bien sûr rien à voir avec une complaisance morbide dans l’échec.

  28. Erato says:

    Le problème est que ce ne sont là que des propos de marginal et qui ne peuvent absolument pas être universalisés. Pouvez-ous imaginer un conducteur de rame de métro, un pilote de ligne ou un chirurgien qui décideraient d’être mauvais technicien ? Déraillement, écrasement et morts assurés! Si vous êtes en mesure de tirer profit du net, c’est bien parce qu’il ya derrière de bons techniciens qui assurent la maintenance de votre site d’hébergement! Que votre train quotidien soit en retard d’un quart d’heure et vous serez le premier à pester conte l’incompétence des techniciens de la SNCF!
    On ne peut plus se permettre d’employer la technique en fonction de nos lubies subjectives pour la simple raison que les machines étant toujours plus perfectionnées, elles exigent de nous des gestes toujours plus précis ainsi que toujours plus réglés au millimètre près. C’est la technique qui nous mène à la baguette, qui vous dicte vos comportement, vos attitudes et vos habitudes. Si vous refusez, vous êtes hors circuit, comme vous l’avez dit, vous êtes un hérétique et il n’y aura même pas d’inquisition pour vous brûler, on ne se soucie plus du salut de votre âme puisque vous n’en avez plus, on ne prendra donc pas la peine de vous soumettre à la question, vous serez tout simplement abandonner sur le trottoir comme une vieille merde.
    Quoique vous disiez , nous sommes en effet prisonniers de la technique, il nous faut faire avec en nous efforçant d’imaginer des surcroîts de techniques futures pour pallier les défaillances des techniques présentes.
    Vos propos, qui ne sont que des propos d’inconscient, sont avant tout symptomatiques de quelqu’un qui refuse d’assumer ses responsabilités sociales, tout en étant trop heureux de bénéficier des bienfaits que la modernité lui apporte.

  29. Falcophil says:

    Une fois encore, mes propos sont déformés.

    Il n’a jamais été question de dire qu’il fallait se débarasser complètement de la technique mais de ne pas lui permettre d’envahir notre espace privé.

  30. Erato says:

    cela me paraît relever de l’évidence

  31. Falcophil says:

    Evident ? Peut-être pas si évident que cela! Votre vie privée n’est-elle pas elle-même envahie de technique ? Segmentée, compartimentée , programmée, planifiée de manière aussi rationnelle que l’univers de l’usine ou du bureau ? Vous utilisez probablement des tas d’outils techniques tels que machine à laver, apirateur, lave-linge, lave-vaisselle, magnétoscopes, ordinateurs, automobiles, exigeant des gestes réglés au millimètre près. Et votre cuisine, comment est-elle organisée ?

    Probablement là, le tiroir n° 1 pour les couteaux et là, le n° 2 pour les fouchettes et le n° 3 pour les cuillères et ailleurs le placard pour les épices et les sauces. Votre grille, ainsi que la porte de votre garage, s’ouvent peut-être par télécommande. Demain, à partir de votre PC ou de votre ipad, vous pourrez commander à distance tous les éléments de votre maison, fenêtres, chauffage, ventilation, alarmes, votre pavillon deviendra comme un petit aéroport dont vous serez la tour de contrôle, cela porte déjà un nom: la domotique:

    Vous vivez déjà au sein d’un espace qui tend de plus en plus à ressembler à un circuit de mico-informatique

    Pourquoi votre maison ne serait-elle pas demain comme un grand ordinateur?

  32. Thitra says:

    Forts pertinentes comparaisons.

    celui-ci me fait quant à moi penser à un circuit pour courses automobiles !

  33. Falcophil says:

    Il n’y a que les couleurs qui changent un peu mais en effet, grosso modo, le « concept » n’est pas foncièrement différent

    Dans le circuit ou hors circuit, that is the question…..

    Maintenant, je voudrais qu’Erato m’explique ce qu’il peut rester de mes « responsabilités sociales », si je n’ai pas d’autres choix que d’être dans le circuit ?

  34. Erato says:

    Dès demain, pour me débarasser de l’emprise de la technique, je commence à déconner avec mes instruments techniques. Je laisse mon gaz ouvert, je conduis n’importe comment avec ma voiture et ne respecte plus le code de la route et pendant que je prendrai mon bain, je plongerai mon sèche-cheveux dans l’eau. Histoire de laisser parler ma fantaisie personnelle !

  35. Falcophil says:

    Je pourrais cependant vous suggérer une démarche plus créative ne mettant pas sottement votre vie en danger ainsi que celle des autres, tel que donner quelques coups de marteau sur la carrosserie de votre caisse pour photographier ensuite le résultat. Peut-être obtiendriez vous quelque-chose d’aussi intéressant que ceci:

    Quant à votre sèche-cheveux , je ne sais trop quoi vous dire, c’est à vous de voir. Faîtes un peu travailler votre imagination. Un sèche-cheveux doit-il à tout prix servir à se sécher les cheveux? C’est une manière typique d’être prisonnier de la technique que de vouloir que les objets se conforment au stricte usage utilitaire auquel ils sont destinés par la froide raison dominante. Voyez par exemple de quelle manière Picasso se sert d’un vélo :

    Votre sèche-cheveux, essayez de le bousiller puis, recombinez-en les morceaux, un peu comme le fait Arman avec ses violons.

  36. Thierry says:

    Et comment ferai-je pour mon brushing ? c’est trop important pour que je puisse m’en passer!

  37. Falcophil says:

    C’est ton problème et puis l’idée n’est pas que tu ne fasses plus de brushing mais de réfléchir à un état d’esprit pouvant t’amener à relativiser la technologie moderne de façon à ce que tu ne sois plus envoûté par son aura.

  38. Erato says:

    Vous êtes tout de même gonflé de nous inviter à déconner pour nous libérer de l’emprise du technologique et de son sérieux alors que c’est vous même qui ailleurs ( http://falcophil.info/blog/sur-le-rire-et-sur-le-reste/ )

    déprécier le rire face à l’esprit de gravité !

  39. Falcophil says:

    Il ne s’agissait pas d’une gravité découlant du sérieux technologique mais emplie d’intériorité sereine et mystique laquelle si elle n’est pas incompatible avec l’humour ( leur fusion est même hautement souhaitable) s’évapore cependant sous l’effet désacralisant du rire, entendu dans le sens plus large d’une nécessité toujours plus impérieuse d’excitation et de divertissement qui n’est qu’un corollaire de l’emprise étouffante du technologique et de la mécanisation.

  40. Thierry says:

    T’attends quoi alors pour défoncer ta bagnole à coups de marteau, histoire de voir comment tu concilies mysticisme et humour ?

  41. Falcophil says:

    Je voudrais tout de même proposer quelque chose
    de moins brutal et de plus délicat

  42. Thierry says:

    Du mysticisme sans doute.

    Mais de l’humour ?????????????

  43. Falcophil says:

    Du mysticisme, de l’humour, les deux réunis au moyen de la fusion opérée par le ratage.

  44. Thierry says:

    Il faudrait que tu nous expliques tout ça plus en détail

  45. Falcophil says:

    Ce sera en ce cas le thème de mon prochain billet

  46. Colleen Hirtz says:

    Hey there, there’s a layout problem or an issue regarding web browser compatibility but I thought I would post to advise you. The structure and layout look great though

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