( novembre 12, 2009 )

ELOGE DU RATAGE (suite)

Avant de reprendre la suite de notre récit commençé précedemment, revenons un bref instant sur ce tableau célèbre

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reprise d’une oeuvre antérieure non moins célèbre

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afin de mieux saisir la stupidité de cette remarque de la fois dernière consistant à me reprocher de n’avoir proposé qu’une parodie de surréalisme.

Que le décalage burlesque permette de raviver une inspiration exténuée pour la relancer vers des voies nouvelles, les exemples tant littéraires qu ‘artistiques en sont légion, ainsi au Moyen-Age,

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succède à Roland de Ronceveaux, un voleur de poules, maître de l’entourloupe, de la ruse et de la duperie.

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De ces deux ouvrages majeurs de l’époque médiévale, passons maintenant à cet ouvrage majeur du XXème siècle ramenant toute la méditérranée au petit périple urbain

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où Ulysse est agent publicitaire, Calypso une dactylo, Circée un bordel, Pénélope une salope et Ithaque un intérieur bourgeois.

Les surréalistes, raillant les vérités de la Foi,

Max-Ernst-La-Vierge-Marie-donnant-une-fessee-a-l-enfant-Jesus

mais tout de même en quête d’une nouvelle spiritualité, n’évitèrent pas les parodies de mystère, c’était Breton s’émerveillant d’un pois sauteur tandis que Caillois haussait les épaules ou les parodies de mysticisme, c’était Dali se souvenant peut-être vaguement de Thérèse d’Avila

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et déplaçant alors le chateau de l’ âme vers l ‘hystérie et les caresses clitoridiennes.

Nietzsche se gaussait de ces parodies d’absolu comme l’hégélianisme ou la technique, mais leur substituait quelque chose de tout aussi parodique dont j’ai la dernière fois tenté de rendre compte par cette image encore plus parodique

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Oui donc, revenons plutôt à notre récit.

Nous en étions ainsi restés à Mme Orcian qui ayant tenté de me parler d’un livre m’ appartenant

Exlibris

me dissolvait maintenant dans l’hébétude

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après que j’eus tenté de lui remettre la dernière vision de feu son mari

tui

lequel, peu avant sa mort, m’avait fait étrangement parvenir la photo de son ombre…..

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51 commentaires to “ELOGE DU RATAGE (suite)” »

  1. Sophie says:

    Ton histoire ne m’interesse pas , en revanche, ce que tu dis de la parodie m’interpelle. Ce que je retiens de cette bouffonnerie blasphématoire de Max Ernst est que la parodie est plus qu’une mise à distance, elle constitue l’essence du monde moderne, nous sommes voués au ridicule comme les anciens étaient voués au tragique ou au sacré, c’est ce que laisse entendre ce tableau de Manet et je t’envoie quant à moi 3 autres images qui viennent le confirmer. Michel-Ange n’aurait jamais songé à parodier les grecs,

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    il les dépassait même

    mais déjà Rodin ne propose que du Michel-Ange bâclé,

    Rodin_Penseur

    tandis que de nos jours, Pinoncelli n ‘offre qu’une parodie de Rodin.

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    Culturellement, les société d’autrefois étaient d’essence épique ou tragique, la notre est d’essence parodique.

  2. Thierry says:

    Je me demande si Marx ne disait pas la même chose quand il notait que l’histoire se produisait toujours une première fois sous forme de tragédie puis devait répéter cette tragédie sous forme de parodie. Mais dans quel contexte avait-il dit cela, je ne m’en souviens plus….

  3. ICHTHUS says:

    C’était il me semble à propos de Napoléon. Il est vrai que le corse au regard par exemple de Jules César présentait un côté un peu bouffon.

    cesnap

    Et que dire alors de certains de nos modernes chefs d’états !

    double-vie2

    Si nous vivons le temps de la parodie c’est peut-être parce que la domination du monde par la mentalité bourgeoise entraîne la plupart du temps un décalage grotesque.

    C’est, je pense, ce que le billet de Falcone tentait subtilement de suggérer.

  4. Falcophil says:

    Pas exactement non, ce que tu dis me paraît un peu excessif, je crois plutôt qu’au regard du ridicule, le sérieux devient tellement grotesque que c’est le ridicule qui en devient sérieux, dans mon esprit, la parodie c’est un peu la fronde de David contre Goliath, elle conjure la menace de l’ouragan qui balaie tout sur son passage. C’est ce qu’a peut-être tenté de me dire Orcian par la photo de son ombre.

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    Le geste bizarre évoqué par l’ombre de sa main, semble indiquer qu’ au seuil de la mystérieuse demeure où il pénètre, il effectue un pied de nez.

  5. Thierry says:

    Un pied de nez à l’adresse de qui?

  6. Falcophil says:

    Du propriétaire des lieux.

  7. Erato says:

    Lequel,je suppose, est un bourgeois ?

  8. ICHTHUS says:

    Bien sûr que c’est un bourgeois! Cette histoire qu’il nous raconte depuis le début,

    http://falcophil.info/blog/eloge-du-ratage/

    c’est bien l’histoire d’un type qui préfère être un raté plutôt que d’être un bourgeois même si je ne vois pas en quoi un surplus de déchéance peut venir contrecarrer la déchéance mais cette idée que notre culture est parodique parce que d’essence bourgeoise, je la trouve tout à fait convaincante. Les genres littéraires de jadis comme l’épopée ou la tragédie étaient un reflet de l’idéal de la caste aristocratique, c’ était le temps où la société se trouvait dominée par les guerriers, des héros comme Hercule,

    Achille, hector, Lancelot du lac ou Roland de Ronceveaux, incarnent les idéaux de courage et d ‘honneur qui sont les idéaux des guerriers mais à partir du XIIème siècle, le développement de l’activité économique des villes favorise la montée en puissance de la bourgeoisie, se développe alors le genre qui doit plaire à cette bourgeoisie, la vulgarité paillarde au travers des fabliaux, et surtout, la parodie au travers du Roman de Renard, qui justement pastiche la chanson de geste. La quête du graal ne sera plus alors que la quête du gredin qui rôde autour de la basse-cour pour s’emparer d’ un maximum de poules. Lancelot du lac était le héros des guerriers, le nouvel héros des bourgeois sera le goupil Renard, c’est à dire un escroc cupide , hypocrite et matois incarnant leur mentalité. L’avènement de la modernité culturelle est marquée par le Roman de Renard, parce que cette oeuvre marque l’avènement de la bourgeoisie. Les temps guerriers étaient marqués par l’honneur chevaleresque, l’avènement du bourgeois signe l’avènement de l’esprit mesquin, etriqué, calculateur, terre à terre

    image_58924_v2_m56577569830599232

    et nous sommes désormais mûrs pour l’ére du ridicule, voilà pourquoi l’essence de nos productions culturelles relèvera d ‘une essence parodique qui ne pourra que s’accentuer au fil du temps pour triompher pleinement de nos jours.

  9. Thierry says:

    J’exprime une réserve car si mes souvenirs (lointains) de classe sont bons, le Roman de Renard était également apprécié du peuple. Les ménestrels ou jongleurs passaient alors dans les villes et sur les places publiques, ils contaient les exploits de Renard et le peuple applaudissait parce que ces poèmes se moquaient des seigneurs et de leurs guerres inutiles ainsi que de l’Eglise et de ses moines fainéants et de ses curés bons à rien, tout cela les vengeait de tous ces parasites qui pourtant méprisaient la classe laborieuse.

    L ‘opposition chanson de geste/Roman de Renard n’est en fait que l’expression de la lutte des classes.

    Et, en l’occurence, la bouffonnerie est une entreprise de démystification, elle donne à voir l’envers du décors, ce que montre le Roman de Renard c’est que les idéaux chevaleresque de l’époque sont des hypocrisies et que derrière le prétendu sens de l’honneur on trouve les ambitions avides et brutales ainsi que l’exploitation du faible par le possédant. Le roman de renard utilise certes la parodie mais il s’en sert comme le faible peut se servir de l’humour et de la raillerie pour se consoler de l’injustice que le possédant fait peser sur lui.

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    Quand politiquement , on ne peut rien contre l’injustice, que nous reste-il , si ce n’est l’humour et plus particulièrement la parodie qui permet de déboulonner symboliquement la classe dominante de son piédestal ?

  10. ICHTHUS says:

    C’est du coup à ton tour Thierry que de faire dans la parodie car le Moyen-Âge est certainemnt plus compliqué et mérite beaucoup plus de nuances que tes clichés et tes anachronismes simplistes d’inspiration marxistes. Si tu penses que l’honneur chevaleresque ou l’amour courtois, n’étaient qu’une hypocrisie , c’est alors que tu n’as jamais rien lu de Chrétien de Troye. C’est toujours quoique qu’il en soit la stratégie du faible que de se venger du fort en rabaissant ses idéaux. La classe bourgeoise à laquelle tu appartiens sans doute ne voit rien d’autre que l’intérêt,la cupidité, ou l’ambition mesquine et selon elle il a forcemment dû en être toujours ainsi parce que c ‘est là tout ce qui borne l’horizon de sa vie.

  11. Falcophil says:

    avatar3Ouais bon, il n’empêche qu’avec vos polémiques, mon histoire n’avance pas…

  12. Thierry says:

    C’est qu’on discute sérieusement, Ichthus, parle d’une littérature qui exprimait les idéaux guerriers de jadis, ce qui à la rigueur pourrait se respecter, moi je parle de textes porteurs de la révolte de l’exploité contre l ‘injustice et au lieu de ça, toi, à quoi pense tu ? A poursuivre ta petite rêverie d’esthète efféminé sur des histoires d’ombres sans consistance et à propos de femmes que tu ne peux même pas toucher

    A supposer comme le soutient IcHthus que la culture ait dégénéré dans une création dévirilisée, tu en serais quant à toi un très bon exemple

  13. Erato says:

    Être aussi dénué d’imagination au point de faire un tel étalage de ces vulgarités sexistes dont tu nous as, la dernière fois, donné un bel échantillon

    http://falcophil.info/blog/eloge-du-ratage/#comment-2829

    , c’est celà qui selon moi dénote une absence de virilité. Moi, j’ai au contraire adoré cette image de la femme qui se met à tourner comme un derviche dès qu’on tente de la toucher.

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    nous emportant dans une sorte d’ éternité d’ivresse extatique.

    Celui pour qui la femme devient comme un avatar de Béatrice, voilà pour moi l’(homme véritable et j’imagine à mon tour que cette femme tourne tellement qu’elle devient semblable au battement d’aile dans l’air chaud des grands espaces et de ses crétatures étranges

    et puis qui, oh, tenez Philippe, continuez donc, la transe de la fantaisie qui nous emporte toujours plus loin, c’est la seule virilité que quant à moi je respecte….

  14. Falcophil says:

    Ce n’est pas tant les créatures qui sont étranges que les lieux où elles se meuvent, le bons sens dit:

    - C’est une table

    mais la pensée qui vacille évoque une immobile mer de sable chaud et lunaire

    Zoo15b

    vaste halo de trou noir d’où montent pourtant de nouvelles vigueurs telluriques.

  15. Clash says:

    Même si Ichthus n’ est qu’ un gros con avec ses histoires de littérature pour guerriers, il n’a cependant pas tout à fait tort quand il déplore une absence de virilité dans certaines démarches et toi tu en constitues la parfaite illustration avec tes puérils simulacres de réalité que tu t’obstines à vouloir photographier. Tu as rêvé autrefois de partir dans les contrées lointaines pour faire du reportage, photographier la nature sauvage, les conflits, la misère et les révolutions mais tu n’as jamais eu le courage de mettre a éxécution tes projets, tu étais trop veule, trop lâche, tu as préféré rester chez toi dans tes vieilles savates pourries à photographier de petits jouets sur une table et à laisser vagabonder ta pauvre petite imagination fébrile et maladive en t’appitoyant sur ton misérable sort de pauvre raté . Et Maintenant, tu n’as pour toute ressource que tes petits délires oniriques de petitt bourgeois décadent. Moi je vais te suggérer une fin pour ton histoire. Tu vois donc cette fille tourner, cette fille que tu na’s même pas pu tringler comme Thierry le note avec son mépris parfaitement justifié. A vrai dire tu étais soûl, tu n’avais pas beaucoup bu mais trop habitué à boire de l’eau plate, une larme de cognac a suffi pour te foutre dans le cirage. Donc tu es complètement beurré , tu t’éffondres sur la chaussée, un camion passe et te roûle dessus, le conducteur croyant que tu n’étais qu’un tas de vieilles guenilles abandonnées par quelques clodos.. Tu étais tellement écrabouillé, tellement méconnaissable, réduit à un telle bouillie de sang qu’on n’a pas pu t’identifier parce qu’on n’a par ailleurs retrouvé sur toi aucun papier.

    Résultat, le chef de la morgue donne l’ordre de virer ce “gros tas de merde” que personne n’est venu réclamer et pour finir cette masse fécale que tu es devenu, on la balance à la fosse commune. Ton chef de bureau est pendant quelques temps ennuyé par ta disparition mais on te remplace rapidement et 1 mois plus tard on ne sait même plus que t’es venu sur terre, ça n’a pas plus d’importance qu’une mouche ayant traversé une pièce durant 3 secondes.

    Une histoire comme la tienne ne peut pas finir autrement.

  16. Zardoz says:

    Il serait peut-être judicieux de préciser que le camion qui lui roule dessus lui écrabouille la tête, cela rendrait plus plausible le fait que par la suite on ne soit pas en mesure d’ identifier son cadavre.

  17. Clash says:

    Si tu veux, l’essentiel étant qu’il crève comme un rat d’égoût.

  18. Zardoz says:

    Oui mais alors si l’histoire doit se terminer ainsi, quelle serait sa morale ?

  19. Clash says:

    C’est une histoire qui n’a pas de morale et c’est bien pour cela que c’est l’histoire d’un raté.

  20. Thierry says:

    Mais une histoire peut-elle se laisser enfermer dans une morale ? Une histoire dont on pourrait tirer un précepte moral bien précis serait au bout du compte une chose assez pauvre. Peut-on tirer une morale de la vie? La vie dépasse toute morale et si une histoire se veut le reflet de la vie, son essence doit alors demeurer aussi insaisissable que la vie qui coule.

  21. Falcophil says:

    D’où la conclusion suivante: si une histoire sans morale est une histoire de raté, l ‘histoire du raté est alors aussi insaisissable que l’ombre d’un battement d’aile.

  22. Erato says:

    Si j’adore la délicatesse chez un homme c’est à la condition qu’elle soit tout de même accrochée à une paire de c…. Et quand on voit de quelle façon vous vous laissez insulter sans réagir par un minable comme Clash, on serait alors en droit de se demander si de paire, vous en possédez réellement une !!!!….

  23. Falcophil says:

    avatar3Je file vers mes 50 ans et j’ai de moins en moins de temps pour polémiquer avec les imbéciles comme Clash contre lesquels il n’est pas de meilleure réponse que le silence.

    En revanche , je garde encore un peu de temps pour les jolies filles même si elles sont injustes envers moi.

    Mes images parlent d’elles mêmes et en disent assez long sur cette stupidité consistant à me reprocher de photographier sur une table

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Chantiers+1

    Assez curieusement, ce qui décida de ma vocation de photographe fut un poème de Leconte de Lisle

    http://www.feelingsurfer.net/garp/poesie/lecontedelisle.leselephants.html

    Ce qu’il avait fait avec les mots, capter les impersonnalités chaudes et lointaines, je voulus le faire à mon tour avec l’ objectif”.

    J’aurais pu partir au loin, devenir un ” vrai” photographe pour ramener ce genre d’ image

    En un certain sens Clash a raison, j’étais veule. Je devins donc un photographe raté, incapable de quitter sa banlieue merdique et ses « simulacres » de réalité. J’achetai alors des jouets, de pauvres jouets que je posais sur une table

    éleph

    Ma surface de voyage est de l’ordre des 40 cm d’une petite table sur laquelle la plupart n’aurait même pas la place pour poser leurs bibelots inutiles. Je n’ai pas besoin de l’hélicoptère et du kérosène de Yann Arthus Bertrand pour couvrir moi aussi de considérables distances.

    Rien de plus stimulant que ces 40 cm de table qui focalisent l’attention, stimule l’imagination par les défis qui lui sont par cela même imposés. Ce qui pourrait s’exprimer autrement par le paradoxe suivant: démultiplier les possibilités par un maximum de restriction du champ des possibles.

    Mais j ‘arrête là, j’en ai encore trop dit.

    Pas besoin d’avoir des c…. pour la grande beauté du silence, bien des femmes en sont capables.

  24. Erato says:

    Mais tu aurais dû censurer Clash, il a gâché ton histoire.

  25. Falcophil says:

    C’est la règle du jeu, l’histoire doit évoluer suivant les aléas des interventions, Clash veut que je meure eh bien , je suis mort, à trop me focaliser sur les images instables

    rotation01b

    la tête m’a tourné, j’étais ivre, étourdi et j’ai traversé la rue sans voir le camion qui passait à ce moment là.
    En fait, il y a une morale à cette histoire, si vous pensez avoir rencontré l’absolu, soit c’est une erreur, soit c’est vrai mais dans les deux cas, vous êtes mort.

  26. Erato says:

    On ne connaîtra donc pas la solution de l’énigme ?

    P1070273d

  27. Falcophil says:

    Nous ne sommes pas ici pour résoudre des énigmes, les romans policiers sont là pour ça,
    Restez plutôt fixée sur cette image.

    tui

    Quant à moi,
    c’est fini,
    Je suis mort
    je ne parlerai plus
    Point final………

  28. Erato says:

    Ainsi tu emportes ton secret dans ta tombe !!!

  29. ??????????????????????? says:

    Et expécto resurrectiónem mortuórum et vitam ventúri saéculi. Amen.

    ETRES

  30. Erato says:

    Mais c’est qu’il a bien l’air d’être parti pour de bon! Après la traversée des puretés sauvages des vastes prairies d’Afrique, il aurait donc pris sa navette spatiale pour un aller sans retour vers le rayonnement fossile !?!?

  31. Zardoz says:

    d’après mes calculs, il devrait à l’heure actuelle se trouver à peu près à l’emplacement du point rouge.

    Zard

  32. Sophie says:

    En route vers le mur de Planck, il ne reviendra pas de sitôt, il ne reviendra peut-être même jamais. A vrai dire, j’aimerais assez continuer son histoire, il m’a envoyé assez d’images délirantes pour que je puisse m’en servir !

  33. Erato says:

    Je croyais que ça ne vous intéressait pas ?

  34. Sophie says:

    Au contraire, je trouve que ça devient interessant. Songez donc, un auteur raconte une histoire et puis, pour une raison X soit découragement, soit, manque de volonté, soit même lucidité, il décide d’ abandonner son histoire et de disparaître, de sorte que ce sont les lecteurs qui doivent se charger de mener cette histoire à terme parce que l’écrivain n’était pas assez courageux pour la continuer. C’est quand même pas banal ! Peut-être qu’il n’a pas tout à fait tort et qu ‘un blog pourrait inaugurer un nouveau type d’écriture. On pourrait-y travailler tous ensemble au lieu de nous égratigner toujours pour un oui ou pour un nom.

  35. ICHTHUS says:

    En tout cas sa sortie est magistrale, c’est une histoire de raté vécue jusqu(au bout, au point que cela en devient une apothéose. J’aime aussi la façon dont il se rachète et parvient à se débarasser de ces déplorables virus d’avatars du romantisme qui sévissent encore aujourd’hui (’J ai cru voir des réminiscences d’Aurelia de Nerval ?) en évoquant la vraie poésie guerrière, celle de Leconte de Lisle et du Parnasse dont l’ idéal de vigueur froide et de raffinement sauvage ( évoqués par les rugueux éléphants), sut tirer la poésie de l’éppoque hors de cette fébrilité maladive, cette tonitruance vulgaire et ces épanchements de souffreteux où l’avait plongée les romantiques. Certes , il convient de rappeler qu’il y eut encore contre ces femmelettes que furent Musset ou Lamartine, de stoïques guerriers comme Alfred de Vigny. Mais se rappelle t-on encore de Vigny? On enseigne toujours la “mort du loup ” à quelques morveux et puis c’est tout. Hautement significatif que ce soit le malade mental, Gérard de Nerval,

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    qui soit considéré comme le grand initiateur de notre époque de déréglement des sens dominée par la mentalité bourgeoise laquelle relève avant tout selon moi d’une mentalité de femme. Notre culture a dégénéré à cause des bourgeois et des femmes, c’est là ma grande idée, Falcone m’a rappelé un vieux projet avec son “éloge du ratage” mais, il est effectivement trop fainéant et pas assez travailleur pour mener jusqu ‘au bout ses réflexions, et puis surtout trop naïf, prétendre que les femmes, ces volailles futiles avec leur caquetage terre à terre, puissent comprendre la grande beauté du silence. Quelle ânerie ! n’oublions pas que “silence”‘ est masculin et que “parole” est féminin! En tout cas, je le remercie de m’avoir donné l’idée de reprendre un ouvrage auquel je songe depuis longtemps et que je compte intituler “La naissance de la parodie” . Je me propose , ainsi que je l’ai dit plus haut, d’analyser dans cet essai la façon dont notre culture devient d’essence parodique contemporainement à la prise progressive du pouvoir par les bourgeois. Inutile de préciser que le titre de mon ouvrage “Naissance de la parodie” veut lui-même parodier “La naissance de la tragédie” , un ouvrage sur la parodie, écrit dans une époque d’essence parodique ne pouvait qu’avoir un titre parodique.

  36. Erato says:

    Mais quel tocard ce type alors !
    ” Silence est masculin, Parole est féminin” ! A en juger par votre propre “caquetage”, si ce que vous dîtes est vrai alors vous êtes sûrement une femme ou du moins un pauvre mâle incapable de vivre normalment sa virilité. Moi je veux bien que l’on continue cette histoire mais à la condition que ce clown sexiste soit viré du site!

  37. Zardoz says:

    Excusez moi de vous interrompre mais c’ était juste pour vous dire que d’apès mes calculs Falcone devrait maintenant se trouver à peu près au niveau de l’emplacement du point vert.

    Zard1

  38. Sophie says:

    Au fond la misogynie ne me dérange pas car elle traduit une peur des femmes et comme vous le dîtes, une difficulté à vivre sa masculinité, c’est finalement flatteur pour les femmes mais fort dépréciatif pour les hommes.

    Je trouverais en revanche plus interessant de savoir si avec son projet d’ “essai” ICHTHUS est sérieux ou sil plaisante ?

  39. ICHTHUS says:

    Nous laisserons pour l’instant de côté la question des rapports hommes/femmes pour nous focaliser sur mon projet. il est tout ce qu’il ya de plus sérieux. Je le médite depuis longtemps, depuis le temps où j’étais officier et que pour sortir d’une vie de garnison complètement insipide,( je n’étais sans doute moi même qu’une parodie de l’officier du désert des tartares!) je m’attelai avec passion à ce projet dont je me propose d ‘esquisser ici les grandes lignes. Ce que disait Falcone à propos du tableau de Manet est pertinent, je n’y avais pas songé et je m’en vais l’intégrer à mon travail.

    Une certaine proximité des temps héroïques et mythologiques ne rendait pas incongrüe le voisinage des hommes et des Dieux

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    Manet voulut renouveler cette scène champêtre mais il ne pouvait evidemment le faire à la manière de Giorgione, le bourgeois du XIXème siècle est positiviste, il ne veut pas d’ allégorie , il veut du concret

    Manet

    et quand une femme nue pose à côté d’un bourgeois, elle doit être peinte sur le mode le plus réaliste possible, le bourgeois n’ aime que ce qui est palpable, ce que l’on peut toucher, ce que l’on peut tâter or une femme nue bien réelle assise aux côtés de deux types bien vêtus , qu’est ce donc si ce n’est une coquette, une cocotte, une courtisane, enfin bref une putain, en tout cas ce n’est ni Clio , ni Erato ( je parle bien sûr des muses de la musique et de la poésie lyrique visitant les deux poètes du tableau de Giorgione, pas des deux femmes internautes qui visitent ce site!)
    .
    Le bourgeois devient inévitablement bouffon lorsqu ‘il conserve quelque souvenir des temps héroïques et mythiques car il ne peut alors amener ceux-ci dans son monde sans donner dans la singerie des anciens et sans que le terre à terre de sa réalité n’en ressorte que davantage. On a dit de Balzac qu’il avait campé Hamlet tourmenté par son compte en banque. Achille, Hector, Enée, Perceval, Roland de Ronceveau sont les produits d’une époque où prédominait la caste aristocratique, celle des guerriers. Le chevalier incarne avant tout les valeurs du monde féodal, courage, honneur, loyauté

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    mais la bourgeoisie qui monte en force et en pouvoir grâce au développement économique des villes veut aussi son genre littéraire et Lancelot du Lac n’est pas vraiment le héros adapté à ses aspirations, le bourgeois, économe et calculateur

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    lui préfère un puant rouquin qui contre le puissant Ysangrin ne peut user que de mensonges et de calcul ( parodie d’Ulysse ainsi qu’image du bourgeois et de la femme)

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    Ce n’est plus désormais le plus fort et le plus valeureux qui gagne, mais le plus rusé , le plus matois, le plus escroc, le Roman de Renard signe bien la revanche du faible contre le fort, le faible n’ayant d’autres moyens de se venger qu’en ridiculisant les valeurs du fort. Le bourgeois pourra dès lors présenter ses propres chevaliers de la table ronde, Couard le lièvre, Tiécelin le corbeau, Belin le mouton, Brun l’ours pataud. Son mode propre sera de nature parodique car dans un contexte où se développe le mercantilisme et le monde des affaires, l’honneur chevaleresque ne sera plus qu’une foire d’empoigne où des animaux de basse-cour passent leur temps à se gruger.
    On a coutûme de dire que l’enfance de l’art littéraire fut inaugurée par la poésie épique, celle d’Homère, récit des temps guerriers. On pourrait alors ajouter que la maturité, celle des temps modernes, est inaugurée par une parodie de récit guerrier.

    Don Quichotte

    Là où l’ingénieux hidalgo croît voir des princesse, des chevaliers ou des chateaux, il n’ y a que des paysannes, des aubergistes et des notables. Là où il croit voir des géants, il n’ y a que le terre à terre de la vie économique, des moulins à vent bref, la prosaïque réalité du monde bourgeois.

    Les guerriers ont ouvert un cycle littéraire que des bourgeois comme Racine ou Corneille vont clore en portant la tragédie classique à sa quintescence. Ce sera un chant du cygne. Au XVIIIème siècle, on est désormais incapable de concevoir une tragédie, Voltaire excelle plutôt dans la raillerie, les personnages de ses contes sont des pantins. Les temps sont alors mûrs pour que Diderot annonce son programme théâtrale, la tragédie doit être “domestique et bourgeoise”,

    (Désolé , je dois m’interrompre, il me faut partir au travail mais je vais revenir pour vous exposer la suite des mes thèses….)

  40. Sophie says:

    Heu! oui, votre thèse soulève certes des aspects non négligeables avec lesquels je ne suis pas totalement en désaccord mais je souhaiterais toutefois que voua alliez la soutenir ailleurs. Pourquoi ne pas essayer carrément de faire publier un livre ?

  41. ICHTHUS says:

    J’y songe, j’y songe, nous n’en sommes actuellement qu’au stade d’un projet qui doit encore s’ étoffer mais les idées se précisent.

    Nous disions donc que les temps étaient alors mûrs pour que Diderot annonçât son programme théâtral, la tragédie doit être “domestique et bourgeoise”, elle doit mettre en scène des médiocres , non plus des chevaliers affrontant des armées mais des négociants ruinés par des banqueroutes. Rappelons d’ailleurs l’admiration que Diderot vouait à Henry Fielding, lequel ne voyait pas d’autres moyens que la transposition bouffonne et comique pour sauvegrader le souffle épique.
    Un siècle plus tard Balzac qui échouera avec Cromwell, comprendra qu’il ne lui restera plus qu’à mettre en oeuvre le programme de Diderot en faisant de la tragédie avec des ratés. Flaubert, et des médanistes comme Huysmans ou Henry Céard continueront sur cette voie jusqu’à ce que finalement , Macbeth ou Othello ne soient autre que le bourgeois par excellence, le professeur Ebert, gras, ventru, infatué de lui même et de son personnage.

    img025

    (J’arrête pour l’instant, midi pile, il me faut aller déjeuner…)

  42. Clash says:

    t’es un ancien militaire toi? m’étonne pas que tu sois aussi con!

  43. Zardoz says:

    D’après mes calculs, Falcone devrait à peu près se trouver à l’emplacement du point rouge.

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  44. Clio says:

    Si nous avons basculé dans la parodie, Ichtus en serait en effet le meilleur exemple, Parodie de pensée, de rigueur et d’intellectualisme. Jamais rien lu de plus ridicule. Si les riches bourgeois sont incapables de raffinement que fais-tu en ce cas des Médicis ? Et de Proust?

  45. ICHTHUS says:

    En dépit des insultes et des critiques acerbes, je continue malgré tout.

    La remarque de Clio pourrait se résumer en une seule question :le bourgeois a t-il la dignité du personnage tragique ? Diderot aurait répondu oui, Schopenhauer non. Pour lui, la vie est une commedia dell’arte, toujours les mêmes coups de pied au cul , les mêmes cabrioles, les mêmes lazzis.

    P1070112c gggf

    Notons qu’ici c’est encore un bourgeois qui parle, un bourgeois rentier qui calcule en fonction des pertes et profits, ses aphorismes présentent souvent des métaphores financières telle que “La vie est une entreprise dont les gains ne couvrent pas les frais”. Autrement dit, la vie n’est pas le tragique de la fatalité comme pour les grecs, ni le salut par la Foi comme pour les chrétiens mais peut se réduire à une sorte de spéculation boursière qui tourne mal. Si vous voulez éviter trop de dégâts, gérer votre argent avec prudence,

    daumier_prudhomme

    c’est en gros l’essence de cette eudémonologie. Si l’on voulait douter de ce que, sauf rares execeptions le bourgeois transforme tout en parodie, Schopenhauer en donnerait la meilleure confirmation. L’homme réduit à un réveil- matin remonté on ne sait trop comment, voilà par excellence la parodie typiquement bourgeoise, Voltaire , philosophe des bourgeois parodiait Dieu en le réduisant à un grand horloger, le bourgeois Beckett parodiera l’homme en le réduisant à une bande magnétique.

    Beck

    Mais il me faut encore interrompre, on passe ce soir un bon western à la télé…..i

  46. Erato says:

    Qu’est ce qu’on attend pour censurer ce pitre ?

    Sortez le clown !
    Virez le con !

  47. Sophie says:

    Censurer je ne peux pas , d’abord je serais globalement d’accord avec Ichthus et puis c’est contaire aux principes du fondateur du site.
    Au fait, Zardoz, à quel niveau en serait-il dans sa dérive vers le degré zéro ?

  48. Zardoz says:

    à peu près au niveau du point rouge

    debutp

    mais ce n’est qu’une approximation

  49. Erato says:

    En se rapprochant progressivement de la lumière du fond des âges, il est tout simplement condamné à se désintégrer , par voie de conséquence, son blog n’a plus aucune coordinnation et va donc connaître le même sort. Mieux vaudrait qu’on se dise au revoir et qu’on se sépare. .

    Dommage mais tant pis, c ‘est son choix

  50. Clio says:

    Il aurait tout de même fallu au préalable répondre quelque chose aux sottises d’Ichthus, il serait dommage de clôturer ce site par un tel ramassis de sornettes. La simple évocation de la Bourgogne du XVème siècle, région enrichie par l’activité drapière et donc par l’affairisme bourgeois et qui vit se développer et triompher l’art de l’enluminure

    Berryheures

    suffirait à démolir cette pseudo- thèse voulant que la bourgeoisie ait plongé le monde dans une parodie d’art et de culture. Que l’on prenne un autre cas non moins significatif, celui de Jacques Coeur, bourgeois enrichi de la fin du Moyen-Age, devenu le banquier du Roi et qui fît construire cette merveille architecturale qu’est le Palais de Bourges.

    Jacques Coeur 1

    Jacques Coeur est un jalon qui à lui seul pourrait baliser l’avènement d’une ère nouvelle, celle qui se trouve en effet reliée au triomphe du commerce et des affaires, contexte favorisant l’initiative personnelle, l’esprit d’entreprise et donc l’audace de se dégager des routines dans lesquelles nous enfermait la tradition voulue par la sclérose d’un clergé et d’une noblesse attachées à leur ritualisme et leur liturgie séculaire .Un tel milieu stimulant l’audace individuelle ne pouvait que favoriser progressivement une plus grande prise de conscience de l’autonomie personnelle. Le XVIII ème siècle où triomphe la bourgeoisie voit parallèlement se développer non des parodies de littérature mais bien au contraire un éclat sans précédent de l’art romanesque tant par la liberté revendiquée au nom de l’amour

    manon2

    (Manon Lescaut)

    que par l’étude approfondie du psychisme (Samuel Richardson qui démontra que l’héroisme moral et la sainteté existaient aussi au sein de la petite bourgeoisie) bien plus efficaces que les archétypes artificiels créés par l’épopée. La psychologie fût la grande conquête de ces “bourgeois” qu’Ichthus se croît autorisé à mépriser (Sans doute parce qu’il est lui même peut-être plus méprisable que n’importe qui) et qui eurent pour non Dostoievsky, Proust , Joyce jusqu’aux plus éblouissants monologues de Nathalie Sarraute. Quoi de plus héroïque et de plus exaltant que la quête de l ‘intériorité ? ne serait-ce pas plutôt ces guerres artificielles où des divinités se mêlent aux futiles querelles humaines qui seraient plutôt des parodies de l’humain et du sacré? Enfance de l’art certes, mais tout de même un tantinet pueril comme tout ce qui a trait à l’enfance !

  51. Sophie says:

    Cette interessante mise au point de Clio suffirait à montrer que nous pourrions continuer à nous occuper de ce site et poursuivre nos débats en dépit de l’absence de Philippe qui semble ne plus vouloir sortir de son silence énigmatique. Il m’a laissé son mot de passe pour que j’accède à la partie administrative . C’est pourquoi je me proposerais de devenir la coordinnatrice et modératrice de toutes les interventions.

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