( juillet 28, 2007 )

Cosmos et rien d’autre

Erato pourra t’elle soutenir qu’elle sent l’amas des pleiades

amas-des-pleiades.jpg

aussi étroitement uni à son corps que son coeur qui bat

ou que le plus petit de son doigt

chiens-de-chasse.jpg

ou encore que le chien de chasse

impregne sa mémoire

aussi secrètement

que telle ou telle image de son passé

Et qu’elle est aussi cela

nebuleuses-du-cygne.jpg

au même titre que l’enfant qu’elle fut ?

17 commentaires to “Cosmos et rien d’autre”

  1. Erato says:

    Pourquoi pas ? une certaine dilatation du cerveau peut donner le sentiment de se perdre dans toutes ces choses. L’étoile située à des milliards d’années lumières est en fait à portée de ta main,

    p1010875.JPG

    c’est l’esprit ratatiné dans l’égoisme de sa routine qui empêche de voir celà, pour un tel esprit, celui qui vit à côté est déjà situé plus loin encore que la galaxié d’Andromède,

    img475.jpg

    l’autre lui parle et il est déjà mort bien longtemps avant que ne lui parvienne le son de sa voix, comment un tel esprit pourrait t’il alors porter le poids de plusieurs galaxies s’il n’est même pas capable de lever la main parce qu’une bête à bon dieu pèse trop lourd sur son doigt?

  2. Erato says:

    J’aime bien la photo avec les deux personnages, c’est vous qui l’avez prise ?

  3. Falcophil says:

    Oui. Pourquoi l’aimez vous?

  4. Erato says:

    Je ne sais pas au juste. Elle est complètement statique et pourtant il y a comme un élan et un mouvement de fuite inéxorable.

  5. Falcophil says:

    Les personnages en question le savent bien mais ils se font alors la réflexion suivante: si je suis moi même emporté dans cette fuite au point que je fuis comme le reste, je ne m’en tiens pas moins en un certain endroit immobile, inévitable négation de tous les endroits, à partir duquel je peux sentir que tout le reste est fuite en avant ainsi qu’incessant tourbillonnement.

    img476.jpg

  6. Song says:

    tes photo Falcophil elle sont a chié

  7. Falcophil says:

    Peut-être mais ce n’est sûrement pas toi qui pourrait les chier, ton trou du cul est beaucoup trop petit, de même que tes yeux sont trop petits, de même que ton cerveau est trop petit, chez toi c’est tout qui est trop petit, sauf ta stupidité qui , elle, est démesurée…

  8. Song says:

    Je vien juste de tefaire ce dessein.

    img4801.jpg

    Mon ttou du cul il est peutètre trot petit mais juste assé grans quant même pour te faire PROUUUUUUUUTTTTT!!!! dans ta gueule de pédal

  9. Philippe says:

    Ouaiiiiis!!!!!

    pas mal!

    Tu devrais te lancer dans le dessin humoristique, ça serait toujours mieux que ta peinture

  10. Erato says:

    ça avait pourtant commençé de façon plutôt poétique, il y en a toujours qui doivent venir tout gâcher

  11. Falcophil says:

    Bah, il faut bien laisser les gens s’exprimer, Song se sert de son anus et de sa queue comme nous autres nous nous servons des mots, le dessin qu’il vient d’envoyer n’étant que le maximum de ses possibilités plastiques, pour le reste, si tu veux de la poésie , je peux t’en écrire sur le champ:

    I.- Dialogue entre l’internaute et son ombre

    - A partir de quel point d’appui la pensée peut-elle effectuer le constat de sa propre impuissance ?

    - Qui vient de parler ?

    - Répond donc à la question. A partir de quoi affirmes tu l’impuissance de la pensée ?

    - A partir de ma propre réalité

    - Et sur quoi repose ta réalité ?

    - Sur ma propre force

    - C’est donc que tu n’es pas impuissante ?

    - La preuve que non puisque j’ai fait taire les autres voix

    - Non, c’est en moi qu’elles se sont résorbées et maintenant, tu te trouves toi même sous ma domination, puisque tu ne continues de vivre que par les questions que je te pose

    - Qui es tu ?

    - Le silence

    - En ce cas, si c’est toi le plus fort pourquoi ne m’as tu pas moi aussi résorbé ?
    - Parce que celui qui écrit ne m’écoute pas encore complètement.

    - Et que doit-il écouter ?

    II.- Chant de la Muette

    Qu’il écoute par delà le rien que laisse
    La seconde au loin du train qui file

    De chaque présence
    Qu’il écoute
    La simplicité de la voix qui la nie
    Ou qui l’exile au loin
    Au cœur de ce

    POINT

    Mais qui n’en est pas moins si proche
    Comme la succion du moustique
    Caressant sa nuque
    Et puis qui voltige dans sa tête
    Agitée de pensées
    Continuant de débattre
    Jusqu’au bout des doigts
    De sa main qui tremble
    Sur l’Iceberg noirci
    Echoué sur sa table
    Sous la plume pesante
    Toujours plus durci
    Par la chaleur de son feu
    Toujours plus ramolli
    Dans sa pulpe polaire
    Par le travail de son ver

    Et Tandis que tout autour
    Je l’enveloppe et l’englobe
    En ces lieux où

    Ainsi demeurant

    Maintenant se sachant
    De moi observé
    Au delà de toutes les voix

    Qui en lui continuent de débattre

    Seule l’interrogation qui reste

    Et qui demanda
    Comment définir sa vie
    Autrement qu’en ce point
    Situé au delà de toute vie
    En ce Rien d’ autre que lui même
    Et qui pourtant parce qu’en son fort si lointain
    Le définit là comme une main
    Ailleurs comme une tête
    Ailleurs comme un cheveux
    Qu’agite sur son crâne
    Comme l’imperceptible point
    Sous l’interrogation
    Son propre souffle
    Demandant sur quel appui
    Voit-il ainsi demeurant
    De son étant comme autant
    De flottantes brindilles ?
    Sur quelle table et quelle feuille
    Peut-il aligner ces mots faisant état
    De ce qu’il fut le feuillage invisible ?
    Et le soupir qui le parcourut ?
    Et l’oreille qui le perçut ?
    Et l’haleine qui répondit
    Dans une danse d’herbe de nuit ?

    Et de ce qu’il fut aussi le pas
    Sous lequel mourut l’insecte
    Qu’il fut aussi
    Le soir même du jour
    De son premier cri.
    Et de son ultime orgasme ?

  12. Virginie (Femme de Clash) says:

    IoI, IoI, IoI,IoI!!!!!

    Q’est ce que tu peux y connaître toi en matière d’orgasme?

    Quand t’es pas dans tes bouquins de Droit, c’est pour photographier chez toi ton univers macabre, quand tu photographies pas c’est pour
    t’accrocher à ton ordi où t’ecris tes poèmes de fou, quand t’écris pas tes poèmes, t’es plongé dans ta philo quand t’es pas dans ta philo tu vas chez le curé probablement pour te faire pardonner de te branler en cachette.

    Et pendant que tu traînes comme ça ta claustration de cancrelat, il y en a d’autres qui savent ce qu’est vraiment un “orgasme”.
    Viens chez nous si tu veux on te montrera ce qu’est un véritable “orgasme”.
    Cet après midi on a encore fait un happening , les copains se sont aspergés avec ma pisse, Clash m’a pris en photo, je t’envoie une image. T’as qu’à mater puisque c’est tout ce que tu peux faire pour te consoler de ton existence de raté. A un de ces 4, pauv’mec.

    virginie.jpg

  13. Philippe says:

    Ainsi demeurant
    Sachant qu’il n’est que la vibration
    Du sommeil immobile  
    De la face cachée
    Sans nulle autre issue
    Que la bouche fermée
    D’où s’échappent pourtant
    Ce même souffle qui maintenant
    Vient de quitter la pièce
    Du perron franchissant les marches
    La lumière qui brille au dessus
    Soudain lui rappelle
    Le corps enterré
    Au milieu du jardin
    Mais rapidement le souffle passe
    Par delà le non- lieu-dit
    Du crâne qui dépasse
    Craignant qu’à nouveau le délire
    Ne le jette hors la base
    D’où il voit la pensée comme une chute
    Dans le grand ravin des images
    De cette même base où cela qui dort
    Mais qui n’en donne pas moins le nom de

    « souffle »

    Murmurant que nul ne fut enterré
    Et que personne ne fut déterré
    Mais qu’il n’y eut que le vol d’une mouche
    Dessinant l’arabesque du vertige
    Passe ainsi rapidement
    Sur la tête qui du sol
    Est seule qui dépasse
    Ne cherchant plus que la main grande ouverte
    Pour se planter dans la paume
    Comme un clou de dentelle

  14. Song says:

    prend toi ca dans ta gueule connar

    img4791.jpg

  15. Philippe says:

    Alors lui revient le temps de la muette
    Où la simple perle pesait une tonne
    Où la tonne était ballotée par le vent
    Où le vent luisait comme un triangle
    Mais où ce qui luisait encore
    Sur le ver qui peu à peu s’éteignait
    Un jour deviendrait
    Phares d’une auto
    Roulant sur le chemin
    D’une chute dans les flots

    Mais qu’importent maintenant
    L’antinomie facile
    Et les ficelles défaites
    De la vanité du poète
    Qu’importe même le poème
    S’il n’est plus que souffle
    Se dirigeant vers la Muette
    Là où pour seuls mots le poème
    N’aura plus qu’un jet de talc
    Sur le grand ciel comme un poing frappant
    Sous les paupières qui se ferment

  16. Erato says:

    Trop de papier cul d’un côté , pas assez de l’autre

    Difficile recherche en effet que cet équilibre!

  17. Falcophil says:

    C’est toute la raison d’être de ce blog que de le trouver.

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