( août 8, 2008 )

LE COUP DE PIED FANTÔME DANS L’OMBRE DE LA LUNE.

Des choses que d’aucuns ont pu trouver bien étranges furent précédemment dîtes à propos de l’association du fantomatique et de la création, j’ai par hasard retrouvé un livre traitant d’ un pionnier de la photo qui pourrait peut-être nous aider à saisir ce paradoxe

La fois d’avant, une intervenante faisait remarquer que les arts martiaux connaissaient certaines formes d’attaque conciliant également le fantomatique et la plus forte vigueur. J’ai vérifié, c’est exact. “Le coup de pied fantôme contre l’ombre de la lune”, c’est ainsi, entre autre, qu’une technique de Kung-Fu nomme l’art de frapper au moyen d’une dématérialisation par l’ombre et la vitesse.


( R.Habersetzer, Le Kung-Fu du débutant à l’expert,  éditions Amphora)

Se vouloir le plus absent des présents par la plus présente des absences tel serait aussi l’art du photographe, du moins de la photo telle qu’elle fût pratiquée par l’un de ses premiers grands maîtres qui en avait d’emblée compris toute l’essence

laquelle n’était autre à vrai dire que le maintien des éternels principes du classicisme au travers d’une technique nouvelle.

Une esthétique de la photo allant de pair avec l’esprit du classicisme pourrait ainsi se concevoir sur la simple base de l’étude de l’immense travail d’Eugène Atget qui s’étend sur plus de 30 ans, de 1890 à l’année de sa mort, en 1927.

Il photographiait- dit-on, le matin très tôt, aux premières lueurs .

Les rues étaient encore désertes et encore toutes engourdies de sommeil, délicatement voilées de la lueur des aurores.

Durant la journée, il s’enfermait dans sa chambre noire où jusqu’au soir , il effectuait les tirages de ses prises de vue. A la nuit tombante, il ressortait pour vendre ses clichés aux gens assis aux terrasses des cafés. Certains le prenant pour un pauvre hère lui achetait, un peu par pitié, ce qu’ils considéraient comme de vulgaires cartes postales.

Il entre là, dit-on, forte part de légende mais qu’importe, c’est une belle légende. Nul meilleur exemple de tact et de raffinement

qu’une volonté vagabonde et clandestine dans l’ombre du monde et la petite lumière des matins dépeuplés. La distinction véritable prise l’éclat dans l’ermitage nocturne, elle est de persévérance crépusculaire et de paix d’aurore et se se compare volontiers à l’incarcéré qui caché au fond de sa cellule et à l’abri de tous les regards creuse patiemment son trou pour s’évader.

On dira qu’il fut beaucoup plus romantique que classique au motif qu’il s’attachait souvent à photographier le sordide des rues et le pittoresque des bas quartier

Mais c’est un cliché que de croire que le classicisme n’ est que nostalgie de colonne dorique ou corinthienne et qu’il ne rêve que de Grèce antique ou de ruine romaine. Il n’y a pas de sujets privilégiés qui feraient que l’on est classique car la mise à distance indissociable de l’esprit classique entraîne ce corollaire qu’aucune thématique ne lui est propre et qu’il peut toutes les contenir pourvu qu’il les contienne d’une certaine manière.

La satire pittoresque de la vie parisienne, Montesquieu l’avait déjà proposée dans ses lettres persannes par la sobre et simple perfection stylistique de la langue du XVIIIème. Flaubert lui aussi fût classique en brossant la bêtise du bourgeois et l’ennui provincial tout comme Morandi le fût avec ses bouteilles

ainsi qu’ Hopper avec un bar de nuit . Outre qu’il y eut un classicisme de la mélancolie avec Brahms, il y eut aussi un classicisme dionysiaque avec Poussin, un classicisme de brume vespérale avec Lorrain et même un classicisme du délire qui de Lucien de Samosate à Borges en passant par Swift, Raymond Roussel et Kafka serait suffisant pour dissiper cet autre préjugé voulant qu’un esprit classique soit nécessairement “cartesien”. Ce serait bien au contraire la plus extrême rigueur formelle qui permettrait de “fixer les vertiges” du non-sens tapis sous la cohérence apparente et de rester dès lors inébranlable dans son être en dépit de la poussée des instincts et du sol qui se dérobe.

Classique, Atget le fût quant à lui en photographiant non seulement Paris et ses ruelles.

mais aussi Paris et ses monuments, Paris et ses petits métiers , Paris et ses faubourgs, Paris et ses intérieurs aristocrates ou bourgeois, Paris et ses parcs ainsi que Paris et ses putes, vaste fresque d’une époque qui fit dire qu’il était le Balzac de la photo. Qu’il soit permis de ne pas souscrire à ce jugement car Aget se maintient hors de l’agitation fiévreuse animant l’univers de Balzac. Si sa démarche est également de classification et de répertoire, il n’a point de goût pour l’épopée mais attrait pour le vide. Le sentant peut-être non loin de l ‘approche d’un de Chirico, voire d’un Tanguy, les surréalistes l’apprécièrent fort au point d’en faire presqu’un des leurs.
Nous n’irons pas jusque là en nous bornant à constater que prisant fort la taxinomie, il échaffauda une sorte de “discours de la méthode” qui pour être méthodique n’en relève pas moins d’une exquise sensibilité, autrement dit, Atget fût un classique au sens plein et véritable du mot.

Si, en effet, le classicisme est éternel, il n’en doit pas moins être toujours réinventé dès lors qu’un génie en pérennise à nouveau les principes dans la discipline qui lui est propre. C’est ainsi qu’il s’avérait impossible après Racine d’écrire un tragédie en vers sans tomber dans la pastiche. Voltaire s’y essaya , à son grand détriment, lui même reconnaissant que la perfection formelle d’Athalie demeurrait sans doute à jamais indépassable. La même chose pourrait se dire de la peinture. David tenta de retrouver l’esprit de certaines toiles de Poussin mais là où le chaos se met naturellement en ordre, maîtrisé par l’esprit olympien

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On sent au contraire l’artifice et l’imitation de ce qui peut faire figure de modèle indépassable

.

C’est sans doute parce que le classicisme était devenu désormais impossible en peinture que la photo vint à temps pour relancer ses principes et c’est une relecture d’Atget qui à cet égard serait la plus à même de cerner la philosophie qui sous-tend l’esprit du classique.

A une époque de remise en cause où les artistes sont tiraillés par des angoisses, des vacillements, une vive agitation destructrice, Atget poursuit sa tâche dans une plénitude de statisme et de silencieux équilibre constituant la marque du vrai classique.

Contemporainement, Utrillo peint a peu près les mêmes thèmes mais alors que le peintre déforme les murs et les perspectives sous la vibration de sa mélancolie tourmentée,

Atget, en dépit d’un probable état d’âme analogue ne déforme rien, le peintre parle toujours sous la couche du pigment, le photographe se tait sur le voile de la lumière.

Quel manque de personnalité à vrai dire que d’évoquer son personnage ! C’est témoigner de très peu de respect à l’égard de soi que de parler de son moi. Le classique garde ses distance vis à vis des exhalaisons terrestres qui ne sont la plupart du temps qu’émanations de marécage. Il se fie à cette secrète intuition lui suggérant que la vraie profondeur n’est pas dans les caprices personnels dicté par le fond des eaux troubles.

Dans cette optique, le vrai photographe se doit alors de radicaliser ces principes de par cette opportunité, donnée par l’immatérialité du photon, de n’être pas sous le coup de l’émotion qui fait trembler la plume ou le pinceau et cela dans le seul but de mieux faire jaillir la perennité d’une hyposthase.

Tout travail qui relance les principes du classicisme serait dès lors un antidote contre la vulgarité de notre époque laquelle n’est pas tant l’étalage de l’ordure que l’obsession de son Moi, ce qui, à vrai dire reviendrait au même.

Certaines photo d’Atget laissant parfois entrevoir la vague forme evanescante d’un spectre

pourraient bien résumer l’essentiel d’une véritable aristocratie de l’esprit : mettre un point d’honneur à rendre sa personne aussi imperceptible qu’un oiseau qui passe au loin..

Il n’est de rachat et de purification que dans cette attitude d’évaporation par laquelle ‘on s’efforce de créer un peu comme un départ furtif, sur la pointe des pieds. C’est vers l’effacement de son auteur que doit tendre toute pratique artistique, vers une qualité supérieure d’anonymat amenant à laisser loin derrière les turpitudes et frétillements d’insecte attachés à la médiocrité de tout ce qui peut relever d’une vie et du nom qui s’y rattache.

S’il est vrai que notre époque se caractérise par cet impératif commandant de faire étalage de sa personne, de ses sentiments, de son émotion alors on comprendra d’autant mieux pourquoi cette même époque trouvera de moins en moins l’occasion de connaître le grand style. Celui-ci n’est autre que ce qui autrefois appliqué aux grandes choses peut encore parfois se retrouver dans les petites au travers de la retenue, de la réserve, de la gravité, de la maîtrise, toute chose relevant de cette classe à laquelle très peu sont destinés, sans doute par inaptitude à cette juste tonalité de silence et d’éloignement propre à dissiper les miasmes et relents de l’état civil et du quotidien.

Certes, par le choix des thèmes, ruelles solitaires et tortueuses, murs lépreux et décrépis, Atget nous parle d’une tristesse qui n’est pas sans rappeler celle d’Utrillo mais alors que chez le peintre elle prend souvent forme de gémissement , elle n’est plus que vague chuchottement chez le photographe.

Les rues d’Utrillo sont imprégnées d’Utrillo qui les fait parler de son langage personnel

Les rues d’Atget sont certes imprégnées d’une présence, celle d’Atget mais d’une présence qui étrangement s’exprime par l’absence d’un homme disparaissant derrière les choses

Celles-ci semblent parler à sa place car la lumière étant avare de matière et laissant peu de prise à qui voudrait s’accrocher au palpable pour le malaxer en fonction de nos ébranlements issus des contingences extérieures donne ainsi le privilège de la plus grande distance à l’égard de notre personnage et lui offre en cela une occasion d’assomption vers une quintescence par l’ impersonnalité de la forme inaltérée.

Rappelons à cette occasion que le goût pour les outances, les déformations confinant au caricatural , les excès d’asymétrie, les couleurs agressives et criardres participent d’une esthétique de l’ébranlement pour laquelle le baroque avait déjà donné le ton et que par la suite le romantisme est venu accentuer. L’expressionnnisme ne fût que l’exacerbation de cette approche.


( Edvard Munch : Le cri )

Une esthétique de gens destabilisés , agités, inquiets, se laissant finalement contaminer par la fébrilité, le déséquilibre et la violence de la vie moderne. Le classique ne se détourne pas nécessairement des cruelles réalités du monde, bien au contraire , il les affrontera souvent mais avec une assise d’autant plus solide qu’il se refuse à ce que son époque le pollue et que pour ce faire il ne perdra jamais de vue les exigences de rigueur et d’équilibre. Vouloir malgré tout la juste combinaison impassible et sereine tout en pointant l’index sur le côté sale, misérable et fébrile de la vie, c’est là le signe que l’on a été capable de tenir ferme dans sa vérité qui n’est autre que cette même harmonie en ce qu’elle découle de l’unité vivante de l’ être.

Parlera t’on d’insensibilité? certes non.

Nulle insensibilité dans ces images mais comme il fût dit plus haut, présence exhumée par l’absence, elle-même vivifiée par cette présence. L’équilibre classique ignore les extrêmes, en cela encore il n’est pas de notre époque, elle qui après l’excès de pathos hérité du romantisme connut la réaction tout aussi outrancière de la froide rationnalité du minimalisme et de l’art conceptuel.

Le classique sent donc le sentiment et la passion mieux que n’importe qui car il les sent non point collé sur la pièce du pendule qui de droite à gauche vous emporte dans son va et vient mais en se tenant comme immobile en ce pivot central auquel est attaché le balancier qui oscille.

Pour un classique, la plénitude apaisée serait ainsi le seul état authentique, les emportements tant lyriques que de tourment n’étant après tout qu’une situation de vacillement dévoilant l’ impuissance face au déséquilibre caractérisant l’état transitoire du monde.

Une oeuvre devrait d’ailleurs d’autant plus se montrer sereine, voire respirer d’autant plus la joie discrète que son auteur serait tourmenté car c’est précisement les souffrances secrètes qui justifient cette pudeur du détachement dont une ferme et legère allégresse ne serait pas désinvolture mais récompense donnée à celui qui serait ainsi parvenu à rester distant de lui-même.

Le classique se gardera ainsi de toute brisure de la forme car toute prétention personnelle à vouloir la tourmenter n’aboutit trop souvent qu’à des bizarreries ludiques et d’infantiles présomptions du moi futile, occultant de la sorte les possibilités d’élévation dont elle est l’occasion. La vraie maturité veut maintenir la forme intacte car elle voit en elle métaphore d’extinction comme condition du tout autre supra personnel. C’est l’impersonnelle froideur de la forme extérieure qui purifie la sensibilité en la dégageant des gangues et limitations inhérentes au corps chauffant, tout comme c’est la chaleur de la sensibilité qui fait couler une sève subtile au sein de l’anonyme indifférence de l’extériorité.

On comprendra ce que telle démarche peut avoir d’extraordinairement difficile à la vue des travaux de quelques uns tels Tadashi Ono qui tentèrent de s’inspirer d’Atget.


(Tadashi Ono)

Si l’absence opère ici décantation de la présence, on ne voit pas que la présence ait pu réchauffer l’absence. L’ infini de l’extériorité est en l’occurence mortel à la présence, tout comme dans d’autres cas, trop souvent, la présence est fatale à l’infini.

Nous avions parlé d’un art de disparaître derrière la neutralité, il faut corriger pour parler d’un art de se dissimuler derrière l’ apathie afin d’ effectuer un retour encore plus discret vers soi-même. De la plupart des distractions proposées par le monde, il en va comme de ces objets donnant la sensation de noir parce qu’ils absorbent la totalité du spectre. Sur quelques autres, plus rares, le spectre rebondit pour revenir intact vers sa source.

Mais il faut pour cela cette soumission envers la simple grandeur de l’objet que les plus grands photographes ont poussé le plus loin.


( André Kertesz)

Atget fut sans doute le plus humble de tous, lui qui ne cessait de répeter que ses clichés n’étaient que de simples documents.

N’eut-il donc jamais conscience d’être l’un des artistes les plus originaux de son temps? Eut-il seulement conscience d’être pionnier d’un art nouveau ?

Tout porterait à croire que non. Il était comédien à ses débuts et ce fut toujours ainsi qu’il se présentât. Ou alors, il faudrait admettre que la véritable essence de l’art photographique relèverait du constat, art brillant d’autant mieux quand il n’a pas la prétention d’être un art. En revanche Atget fut sans doute conscient d’être artisan. Tel se présentaient autrefois, les sculpteurs, architectes ou maître verriers bâtissant les cathédrales.

Le mot “artiste” est en effet d’invention relativement récente et d’aloi plutôt douteuse en ce qu’il recèle une inavouable prétention finissant par être nocive à l’art. A vouloir à tout prix être artiste on court le grand risque de tuer l’art en imposant l’ostentatoire fatuité de notre ego et l’artifice de notre personnage, ce qui rend alors incapable de la vraie poésie laquelle comme certains moments de bonheur arrive à notre insu, d’autant mieux qu’on ne la cherche pas surtout si l’on renonce à toute prétention personnelle pour laisser parler le tout autre. Atget était artiste original parce qu’il ne voulait pas être artiste mais simple faiseur de “documents”.

Il en résulterait à contrario que penser toujours à l’art serait la meilleure façon de s’enliser dans le conformisme et le poncif. Voltaire voulut faire de l’art avec ses tragédies, elles ne sont plus jouées depuis longtemps, il considéra au contraire ses contes comme d’anodines plaisanteries, c’est la partie de son oeuvre qui a le mieux survécu.

D’un refus de briser la forme, de la modestie et de la méfiance envers de trop grandes prétentions découlera cet autre constante du classicisme afférent à l’économie de moyens.
La célèbre unité de lieu, d’action et de temps que Racine porte à sa plus parfaite expression, fut par la suite jugée sévèrement parce que mal comprise. La génération romantique dépréciant ainsi la tragédie racinienne préféra le drame shakespearien dont la multiplication des tableaux donne l’ impression d’une imagination plus riche et de plus grande ampleur. Mais c’est bien parce qu’il vise au plus essentiel que le classique refuse la complexité

laquelle est forcémment chute dans la temporalité synonyme de labyrinthe, de fragmentation, de dépeçage et d’éparpillement et donc, au final, d’incapacité de retrouver l’unité primordiale. Le classique au lieu de multiplier, maintient la multiplicité en un point focale d’autant plus intense et plus dense qu’il est exigüe et s’efforce de contenir dans le plus petit espace possible le plus grand espace imaginable. Remontant, à l’instar des astrophyciens, vers cette extrémité du cosmos, cette incroyable densité appelée “Mur de Planck”,

en ces invisibles points où la matière n’est plus qu’équation et formule mathématique et donc présence de plus en plus accentuée de l’esprit, l’idéal du classique serait de ramener des milliers d’oiseaux en une simple forme ovoide, pure potentialité de puissance et d’envol délicatement tenue entre le pouce et l’index.
L’unité n’étant malgré tout point de ce monde déchu, la simplicité du classique est donc bien victoire de l’esprit. Non de l’esprit du monde qui n’est pas esprit mais soumission aux modes et caprices d’une saison mais véritable esprit en tant qu’il est justement hors de l’esprit d’une époque.

Dans ce monde où nous sommes d’ailleurs assaillis par un flot incessant et rapide d’images tapageuses , contradictoires , disloquées qui émoussent la réflexion et entament les facultés coordinnatrices, une fréquentation assidue de l’esthétique classique offre alors la possibilité de mieux résister à toutes les manipulations mentales qu’opèrent épiciers, politiciens et autres margoulins.


(Pékin, Ouverture JO 2008)

Accoutumant à la frugalité, l’esprit classique forgera tôt ou tard le réflexe de toujours se détourner avec nausée de tout ce qui en excitant l’ouie, le nerf optique et l’intellect veut désintégrer notre unité et nous tirer hors de soi.

Mais insistons surtout sur l’essentiel, sur ce que ces photos furent pour Atget, de ” simples documents”.

Simple dans le sens de “vrai”, c’est à dire non pas de ces documents qui veulent toucher ou remuer mais de ceux qui se veulent impassibilité du simple constat dont la démarche devrait demeurer toujours d’une impavide neutralité aussi bien en présence de la chute d’une feuille que de la chute d’une bombe.

Que la chose montrée ne soit ni une démonstration , ni une dénonciation, encore moins une confidence mais relevant de la répartition et du classement, c’est à dire constat d’une réalité qui se contenterait d’être.

L’extérieur, simple constat, atteindrait ainsi à l’objectivation de l’inexprimable intériorité d’une vraie solitude, de celle dont justement on ne peut rien dire, sauf qu’elle rejoint l’obscurcissement lumineux de ce qui est.

C’est alors que la photo en tant qu’art du “document” pourrait offrir quelques uns de ces moments rares du désarroi ferme et serein donné par cet abîme sans fin dans l’aphasie que ne cesse de creuser la nudité de l’Un.

75 commentaires to “LE COUP DE PIED FANTÔME DANS L’OMBRE DE LA LUNE.” »

  1. Erato says:

    Philippe, je vous ai envoyé un email pour vous demander de retirer mon tableau, j’insiste SVP, je voudrais y apporter des retouches.

  2. Erato says:

    Je pense pouvoir vous envoyer demain la photo de ma dernière toile que je susi en train de terminer ce soir. Vous allez encore dire que je fais une peinture de déséquilbrée, que je pratique une ” esthétique de l’ébranlement” mais de nous deux , c’est franchement lvous qui me semblez aller le plus mal. Votre langue est belle mais quelque chose de malsain plane au dessus. Comment peut-on aspirer à un style de vie qui confine à une telle froideur de détachement ? Non à l’émotion ! Non, à la vie, ! oui à la l’apparence dl’Iceberg. Certaines phrases sont affreuses ( Pas de différence entre la chute d’une bombe et la chute d’une feuille!) et me semblent être effectivement proches d’une pulsion suicidaire.

  3. Falcophil says:

    Désolé que vous m’ayez si mal compris, vous devez sans doute être pour l’instant trop occupée à peindre votre tableau pour n’avoir que tout juste le temps de survoler ce que vous lisez. Terminez donc votre toile pendant que vous êtes en plein élan créateur, après quoi, revenez à mon texte pour en saisir les nuances qui vous ont visiblement échappées

  4. Erato says:

    On pourrait en rediscuter là où vous savez

    ;)

    Vraiment vous ne voulez pas venir?

    J’ai fini de peindre et je me sens un peu seule

  5. Falcophil says:

    “Il n’y a de choix dans le monde qu’entre la solitude et la vulgarité”

    Schopenhauer

  6. Erato says:

    AAAH ???

    Vous me trouvez donc vulgaire ?

  7. Falcophil says:

    Non, j’ai simplement voulu dire que ce sont d’ordinaire les médiocres qui supportent mal la solitude, les personnes comme vous ayant assez de ressources intellectuelles pour se donner leur propre impulsion n’ont pas besoin de l’excitation qui vient des autres.

  8. Thierry says:

    C’est justement cet aspect de la création par lequel on se donne sa propre impulsion qui m’amène à relativiser ce que tu écris.

    Il me semble que tu accordes trop d’importance à la froideur du détachement. Il me semble avoir compris que tu minimises l’aspect subjectif en exaltant une froide objectivité derrière laquelle l’intériorité personnelle devrait disparaître. Or s’il y a auto-impulsion c’est qu’il y a une grande part de subjectivité même dans la photo. Subjectivité qui se manifestera surtout par l’enthousiasme lequel te poussera à tel ou tel choix qui jamais ne seront anodins et seront toujours plus ou moins en rapport avec tes profondeurs. J’ai revu hier soir ce superbe film du turc Nuri Bilge Ceylan

    “UZAK” qui en turc signifie justement “distant”, “lointain”, C’est l’histoire d’un photographe désabusé et qui regarde tout avec la froide objectivité du détachement. Résultat, il ne photographie plus rien.

    Je ne pense donc pas qu’Atget disparaisse autant que ça derrière ses images, je crois qu’au contraire ces images nous en disent autant sur Atget que sur les choses qui font face à son objectif.

  9. Falcophil says:

    Je suis vraiment déçu que toi aussi tu n’aies pas lu mon texte. Si j’étais désabusé, je n’aurais même pas la force d’ allumer mon ordinateur pour écrire des textes sur un blog et créer des sites afin de les remplir de mes travaux plastiques et de ceux des autres.

    Le titre “Coup de pied” “fantôme’” était pourtant à lui seul suffisamment explicite, art de disparaître pour être pourtant plus présent que jamais mais s’agissant de l’art photographique, d’une présence d’essence plus subtile et plus délicate que la présence grossière qui est habituellement la notre au quotidien

    C’est d’une dialectique entre l’absence et la présence dont je parle, l’une se nourissant de l’autre et vice versa. Je te croyais pourtant assez fin pour être capable de dépasser les interprétation au 1er degré.

  10. Zardoz says:

    C’ est que tu n’es pas non plus toujours facile à comprendre, par exemple, ici:

    “la photo en tant qu’art du “document” pourrait offrir quelques uns de ces moments rares du désarroi ferme et serein donné par cet abîme sans fin dans l’aphasie que ne cesse de creuser la nudité de l’Un. ”

    ?????????????????????????????????????????????????

    ça veut dire quoi?

    Une photo est une photo , a t’on vraiment besoin de ce genre de développements abscons pour “sentir ” la poésie d’Atget ?

  11. Falcophil says:

    La phrase que tu cites est la conclusion d’un développement. Pour la comprendre, il faudrait d’abord lire le développement depuis son début et ensuite, se souvenir qu’une conclusion ne doit pas être totalement fermée mais ouvrir sur d’autres perspectives que ce qui faisait l’objet du développement. Nous débouchons donc ici sur l’esquisse d’un au delà de la photo, d’un après de toute démarche poétique laquelle ne peut avoir pleine valeur qu’à la condition de se vouloir provisoire.

  12. Zardoz says:

    Désolé mais après avoir relu ton texte, je ne comprends toujours pas . Un au delà mais au delà vers où ? Et pourquoi cet au-delà te donne t’il le désarroi ? Est ce parce que tu comprends conscience de l’inutilité de ta démarche et donc de l’inutilité de vivre? Et pourquoi parles tu d’”Aphasie” laquelle est une incapacité de parler suite à lésion cérébrale , quelle lésion as tu donc subie ?

  13. Falcophil says:

    J’ai dit qu’il y avait l’état supérieur de l’anonymat mais au delà , il y a l’état de crétinerie, là intervient la lésion. J’ai vécu celà cet après-midi

    Avant de sortir , je suis demeuré longuement à regarder quelques casseroles

    Après j’ai été faire une promenade, je me suis attardé à examiner un ban déglingué

    Puis, j’ai été plus loin et je suis resté encore plus longtemps à regarder une godasse qui trainait par terre. J’étais sur le point de la photographier mais je me suis retenu à temps. Je me sentais soulagé d’un poids. J’ai du vomir quelque part. je ne sais plus.

  14. Falcophil says:

  15. Erato says:

    Moi aussi ça ne va pas du tout. Je ne pense pas avoir terminé mon tableau, mais je vous l’envoie tel que photographié dans son dernier état cet après-midi vers 16heures

    Je ne veux plus le continuer. J’ai eu toute la journée la sensation que derrière les carreaux de mes fenêtres c’était comme un aquarium rempli de poulpes et de calamars gluants. J’ai dormi tout à l’heure et je me suis réveillée en sueur avec l’impression qu’il y avait un crabe entre mes cuisses. Pourquoi n’êtes vous pas venu sur le site? Je vous ai attendu tooute la journée.
    Je vous ennuie sans doute?

  16. Falcophil says:

    Pourquoi dîtes vous que je vais mal?

    Je vais très bien au contraire

    Voyez comment s’achève (momentanément) mon histoire.

    Ne généralisez donc pas votre cas. Celle qui a un grain ici c’est vous pas moi.Mais peu importe, j’aime bien les femmes un peu cinglées.
    et surtout, terminez votre tableau, c’est encore le meilleur moyen pour chasser les poulpes et aussi les crabes qui viennent se fourrer dans votre intimité

  17. Erato says:

    Voilà, je l’ai un peu continué ce matin mais la lumière n’était pas bonne, j’espère que la photo n’est pas trop mauvaise

    Je ne peux aller plus loin, si je veux continuer, je dois alors torturer toujours plus la forme. C’est commme la vie, on est toujouirs plus déliquescent à mesure que les jours passent, jusqu’à la déliquescence finale…

  18. Falcophil says:

    Vous pouvez encore le continuer. poussez donc un peu plus loin la déliquescence !

  19. Erato says:

    Vous êtes un pervers, un sado-maso !

    Mais maintenant je dois aller au boulot. Je verrais ce soir.

    Bye

  20. Erato says:

    Bonsoir Philippe,

    J’ai encore un peu continué mon tableau ce soir, j’au dû travailler très vite pour le photographier avant que la nuit tombe. Voilà

    Je pense ne plus pouvoir aller au delà et que vous pouvez le mettre “en gallerie”.. J’ai peur de le gâter si je continue. Je m’aperçois que ce qu’il y a de plus dur en peinture c’est d’être capable de s’arrêter à temps. Si l’on s’arrête trop tôt, c’est bâclé, trop tard, c’est trop léché.

  21. Falcophil says:

    Je ne pense pas qu’il soit achevé. Poussez plus avant encore la trituration de la forme. Renforcez l’aspect gluant et visqueux. c’est comme ça que vous voyez le monde non? Comme un océan peuplé de poulpes poisseux. Alors allez-Y donc. Je veux du jaillissement fécal et du boyau dégorgé.

  22. Erato says:

    Je crois M.Falcone vous avoir percé à jour et avoir enfin deviné qui vous êtes: un voyeur.

    Vous faîte un bel article ou vous exhaltez le classicisme et sa retenue ainsi que son respect de la forme et sa grande pudeur et voilà que vous me dîtes maintenant de continuer mon tableau parce que vous voulez plus de fécal et de visqueux.

    Je crois que vous aimez voir les autres faire ce que vious n’avez pas le courage de faire vous même. Vous mourrez d’envie de vous vautrez vous aussi dans l’excrémentiel. Quelque chose, je ne sais trop quoi s’est détraqué dans votre esprit et vous êtes maintenant du genre à rester caché dans un coin pour regarder les autres faire tout ce que vous ne voulez désormais plus faire, si vous voyez à quoi je fais allusion.

    En somme c’est sûrement par les autres que vous devez satisfaire tous vous désirs refoulés et que vous affectez de mépriser. Je serais curieuse de savoir qui du XIXème siècle romantique ou du XVII ème classique français à compté le plus de malades mentaux et de pervers, je serais encline à penser que c’est le deuxième.

  23. Falcophil says:

    Vous feriez mieux de continuer votre tableau au lieu de perdre votre temps avec votre psychanalyse de pacotille. La seule chose sensée que vous ayez dite concerne la grande et angoissante difficulté de s’arrêter à temps. C’est en effet le gros problème de celui qui tente de créer. Il me semble que l’on pourrait peut-être encore accntuer la vigueur tourmentée de votre tableau. Ce n’est pas que je prenne du plaisir à voir les autres faire du caca, vous pratiquez des choix esthétiques qui ne sont pas les miens mais je respecte vos choix parce que je vous crois, sincère, pleine et entière. Seulement, j’aime que les gens aillent jusqu’au bout d’eux même….

    Voilà tout….

  24. ICHTHUS says:

    Il est vrai M. Falcone que vous êtes souvent enfermé dans de curieuses contradictions. Un peu comme ce noir dont vous parliez la dernière fois qui prétendait vivre l’idéal des sociétés traditionnelles et qui pourtant s’abimait les tympans à écouter du rapp et autre musique de dégénéré. Votre article sur la grandeur du classicisme était fort passionnant mais pourquoi vous intéressez en ce cas aux lamentables extravagances gluantes de cette Erato que j’imagine fort bien peignant tout en écoutant du tam tam ou autres musiques de bamboula qui pervertissent notre culture.

    Il faut aller jusqu’au bout de ses idées, je suis d’accord. Alors allez donc jusqu’au bout et bannissez de votre site toute cette modernité déliquescente avachie d’ afro-américanisation.

  25. Erato says:

    Je n’écoute jamais de musique en peignant mais seulement mon agitation intérieure. Je ne sais pas de quoi vous parlez avec votre tam-tam et votre musique de “bamboula” et ne vois pas davantage de rapports avec ma peinture. J’ajoute que je voudrais bien peindre au rythme du Tam-tam car pour avoir quelques blacks parmi mes amis(ies), j’avoue que j’envie leur énergie et leur amour de la vie ainsi que leur sens du rythme.

    Je dirais pour finir que vos propos frisant le racisme sont scandaleux et que c’est plutôt vous qu’il faudrait jeter hors de ce site.

  26. Thierry says:

    En effet, ce crétin d’Ichthus me semble connaître aussi peu le rap qu’il est capable d’orthographier le mot.

    Mais ce pauvre abruti a raison en un sens Erato. il y a bien un rapport entre ce genre de musique et ta peinture, même vigueur de révolte, même rapport direct avec le vécu. A mon avis, ne continue pas ton tableau, tu pourrais effectivement l’abîmer en poussant trop loin la violence et rendre ainsi le tout artificiel.

  27. ICHTHUS says:

    C’était exactement ce que je voulais dire, il s’agit d’une peinture en phase avec la musique de notre époque, esthétique brutale ou l’ouie et l’oeil sont constamment excités, soit par des musiques “Tam-Tam” à base de percutions et de rythmes accélérés de battements ou des peintures aux couleurs agressives,revenant de la sorte à solliciter le seul cerveau reptilien (cerveau droit émotionnel centre des réactions de terreur, de colère, de plaisir ou de gaieté)

    esthétique terriblement réductrice tablant sur la seule réception émotionnelle et sur les seules dimensions épidermiques et atrophiant ainsi le cerveau gauche, plus apte pourtant à la saisie de la dimension plus délicate et donc plus profonde des choses.

    Falcone ne dit pourant pas autre chose à longueur d’articles dans ses pertinentes analyses.

    Il n’y a pas de racisme là dedans , le terme “bamboula”, dans le sens de “faire la bamboula”, c’est à dire s’adonner à des distractions grossières primitives et vulgaires, (bamboula vient d’un terme bantou voulant dire “tambour”) n’avait pas d’autres sens que de vitupérer un environenment culturel où la délicatesse est remplacée par la grossière excitation sensorielle

  28. Thierry says:

    Bien sûr, tambour=primitif=négre= africain= vulgarité étant sous-entendu que le blanc qui aime Brahms sera intellectuellement supérieur à l’autre blanc qui aime le jazz ou le hip-hop, sous entendu musique dégénérée parce que musique de nègre.

    A part ça tu n’es pas raciste!

    Je trouve Philippe particulièrement choquant que tu puisses cautionner ce genre de remarques en illustrant ces insanités, plus particulièrment d’un tableau de Jean Michel Basquiat;

    A moins que tu ne sois toi même d’accord pour estimer qu’il s’agisse d’une peinture de dégénéré ?

  29. Falcophil says:

    Désolé Thierry mais je ne vois rien de franchement raciste là dedans. ICHTHUS n’ aime pas la musique et la peinture de type “Afro-américain” parce qu’il la juge trop “sensorielle” et dénuée de subtilité. C’est son droit. (et Je ne suis pas loin de partager son point de vue). Se faire traiter de raciste parce qu’on n’aime pas le rap ou la peinture de Basquiat, me semble relever du même glissement sémantique par lequel on t’accuse d’antisémitisme parce que tu dénonces la politique d’annexion sioniste.

    Je veille à ce que chacun puisse exprimer ses idées sans dérapages et le moindre propos ouvertement raciste sera immédiatement supprimé.

  30. Zardoz says:

    “…j’imagine fort bien peignant tout en écoutant du tam tam ou autres musiques de bamboula qui pervertissent notre culture.”

    Si tu trouves qu’il n’y a pas de racisme anti-noir là-dedans , c’est que tes facultés intellectuelles sont amoindries ou alors c’est qu’effectivement tu approuves ce genre d’opinions.

  31. Thierry says:

    Non seulement racisme mais comme tout racisme fondé sur des analyses pseudo-scientifiques

    http://charlatans.info/droitetgauche.shtml

  32. Erato says:

    Voilà Philippe, dernière version. Vous la publiez dans votre galerie ou alors rien du tout.

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=ERATO&pic=P1050399b

    J’en ai commençé un autre, avec plusieurs personnages cette fois-ci, plus visqueux et plus poulpes que jamais. Les propos débiles d’Ichthus m’ont grandement excité.

  33. Falcophil says:

    Non , je le laisse ainsi , il est très bien comme ça, vous l’avez dit, il faut savoir s’arrêter à temps….

  34. Erato says:

    Mais de quel droit ?!?!

    Vous me faîtes chier !

    C’ est mon tableau , Merde à la fin!

  35. Falcophil says:

    C’est votre tableau mais c’est mon site et j’y mets ce que j’ai envie d’y mettre.

    D’ailleurs vous devriez aller vous coucher, il est près de 2heures du matin et vous êtes visiblement fatiguée, ça vous rend grossière.

    Allez donc faire dodo…

  36. ICHTHUS says:

    Les personnes qui vivent constamment en état d”excitation sensorielle, ce qui est le cas de la majeure partie des habitants du monde moderne sont irritables , nerveuses stressées et son dénuées de tout sens de la mesure. Quelle que soient les rectifications qu’Erato apportera à son tableau, il ne s’agira jamais que d’un amas de vomissures gluantes. Elle même reconnaît peindre sous l’empire de l’agitation et que peut donc produire l’agitation si ce n’est quelque chose de chaotique, d’irritant la vue comme la musique moderne agresse l’oreille en permanence. c’était le sens de mon intervention à laquelle comme seules objections , on ne m’oppose que des invectives. Il aurait pourtant été intéressant de porter sur la musique , la réflexion que Falcone a engagé sur les arts visuels. Je crois que depuis le XIX ème siècle, la musique connaît une évolution vers une place de plus en plus forte accordée à la percussion,

    évolution qui la rend de plus en plus tapageuse et vulgaire, évolution que l’afro-américanisme n’a fait qu’aggraver précisément parce que nous sommes dans une culture du pur sensoriel qui avec le marketing la publicité et le matérialsime aidant ne fait appel qu’à la partie bassement sensuelle de l’homme au détriment de sa dimensiuon intérieure.

    Je pense donc qu’il serait intéressant de lancer le débat sur cette question, un débat avec argumentations à l’appui sans aller vouer l’autre aux gémonies parce qu’on ne partage pas son point de vue.

  37. Thitra says:

    tu veux donc argumenter, alors allons-y.

    D’abord , tu te plains d’ être “voué aux gémonies” mais tu l’as tout de meme cherché de par le caractère inaccpetatble de tes propos. Tu nous dis en effet que:

    “… le terme “bamboula”, dans le sens de “faire la bamboula”, c’est à dire s’adonner à des distractions grossières primitives et vulgaires, (bamboula vient d’un terme bantou voulant dire “tambour”) n’avait pas d’autres sens que de vitupérer un environenment culturel où la délicatesse est remplacée par la grossière excitation sensorielle ”

    1.- le caractère sous-jacent du mépris à l’égard de l’africain , ramené à un être primaire aux sensations grossières et quasi animales me semble évident du simple fait que tu emploies un mot bantou “bamboula” pour désigner une fête à base de seuls plaisir sensoriels. Pour désigner quelque chose de grossier, qui n’a pas la délicatesse de la musique de Mozart, on pense aussitôt à l’Africain! Très significatif! Je pense que c’est assez révélateur de la façon dont perdurent encore les préjugés du colonialisme blanc à l’égard d’une race et de cultures que l’on continue, sans se l’avouer à considérer comme inférieures. Un petit tour au musée Dapper

    http://www.dapper.com.fr/

    pourrait peut-être te révéler que la culture africaine est infiniment plus complexe et plus subtile que ton schématisme “bamboula” ou “Y a bon Banania”.

    2.- Tu parles d’une musique occidentale qui aurait de plus en plus évolué vers la vulgarité au travers de l’usage de plus en plus fort de la percussion, aggravé par l’influence de la musique africaine. De quoi parles tu exactement? Si tu veux être pris au sérieux, Il serait bon de citer des exemples précis et de ne pas toujours rester dans les schématismes. Si tu parles du Jazz , je ne vois pas où est la vulgarité tapageuse chez une chanteuse ausi mélodique qu’Ella

    Fitzgerald. D’autant qu’il me semble que l’usage des percussions a toujours existé plus ou moins dans la musique occidentale. Au Moyen-Age , les troubadours et trouvères accompagnaient bien leur poèmes chantés avec des tambourins. pourquoi d’ailleurs, les cymballes, le tambour ou le Tam-tam seraient-ils forcémment des instruments “vulgaires” ? ils ont leur sonorité propre, leur rythmique particulière lesquelles savamment dosées peuvent créer une véritable harmonie qui parlent tout autant à l’esprit qu’au sens. La musique religieuses d’inspiration chrétienne a peut-être pu mépriser les percussions mais d’autres formes de musique sacrée, voire les musiques hindoues ou bouddhistes ont su intégrer les percussions dans leur cérémonie liturgiques qui ne le cèdent en rien à la liturgie chrétienne en terme de beauté sacrée.

    Voilà , tu voulais un débat sérieux sans invectives, j’ai lancé quelques amorces….

  38. Thierry says:

    Ce que je voudrais quant à moi rajouter c’est qu’un art, musical ou visuel, qui soit purement sensoriel ou purement sensuel, je ne vois pas trop non plus ce que ça veut dire. c’est Philippe aussi qui ne cesse de rabacher cette idée que l’art dégénère dans la sensualié. Mais l’homme n’est pas non plus un être purement visuel, ou purement auditif. Ce qu’il voit ou entend ne reste jamais au seul niveau de l’oeil ou de l’ouie , les images ou les sons montent toujours jusqu’au cerveau lequel les réinterprète sous forme , de rêveries ou même d’idées. La peinture d’Erato n’est pas uniquement sensorielle, les images perçues dépassent toujours le stade visuel pour faire référence à une vision du monde où la vie est perçue comme déliquescence et les hommes comme des poulpes menaçants, c’est peut-être un point de vue de parano mais celà n’en relève pas moins de la psychologie et de la philosophie.

  39. Falcophil says:

    Mon approche reste tout de même un peu plus subtile que la présentation que tu en donnes.

    Il est évident que la perception sensorielle suscite des représenations mentales, le tout est de savoir quel type des représentations mentales. Lorsque, pour rester dans le stricte domaine visuel, les images sont grossières, tape à l’oeil , criardes ou doucâtres les réactions mentales qu’elles suciteront ne dépasseront guère le domaine primaire de l’appétit, de la peur ou de l’angoisse ou de la stupide rêverie sentimentale. Les images dépourvue de subtilité tant sur le plan de la symbolique que sur celui de l’harmonie formelle, chromatique ou lumineuse, ne pénétreront jamais bien loin dans la matière grise parce qu’elles ne solliciteront que les zones les plus superficielles de la conscience. C’est sur ce type d’image que tablent généralement la publicité et tout ce qui relèvent de l’art de la propagande, images qui excitent au lieu d’apaiser dans la contemplation parce que ceux qui les conçoivent ne se font pas une haute opinion d’eux même et des autres. C’est à ce titre qu’à l’occasion d’un billet précédent

    http://falcophil.info/blog/exercices-pratiques/

    , j’avais pu parler de deux manières d’aborder l’imagination. La manière purement superficielle, celle à 90% produite par la littérature et le cinéma où il ne s’agit que de distraire par des fantasmagorie et des chimères et la manière hautement poétique, d’essence très rare et surtout de plus en plus rare de nos jours, où il s’agit de trouver le principe unificateur par lequel sont surmontées les antinomies du monde.

    Donc, quelque part, ICHTHUS n’a pas entièrement tort, je ne pense pas que les états mentaux que suscitent les sons produits par une grosse caisse soit aussi délicats que ceux produits par une clarinette ou un violon. Les marches militaires se servent des premiers pour susciter l’ardeur belliqueuse et patriotiques des auditeurs, les poètes se serviront plutôt des deuxièmes pour susciter des dispositions mentales d’ordre un peu plus élevées.

    Si je préfère m’abstenir de parler de la musique africaine que je ne connais pas , j’ai en revanche quotidiennement des exemples de musique appréciées par des jeunes qui les écouteurs collées aux oreilles font couler dans leurs tympans des violences sonores composées de rythmes effrénés de martèlements et de batteries. Je ne pense pas que le cerveau puisse sortir indemne de ces redoublements de décibels.

    Connaissant par ailleurs un peu la musqiue occidental, c’est également un fait que les musiciens n’avaient jamais pratiqué les percussions avant les romantiques et que le premier compositeur à les avoir préconisées et systématiquement utilisées dans ses oeuvres fût Berlioz.

    raina.jpg

    Par la suite, la présence des percussions fut de plus en plus important dans les orchestres, de Wagner, De Debussy, de Ravel, jusqu’à devenir prédominante chez les modernes comme Edgar Varèse.

    Il est quoiqu’il en soit dommage que je ne sache pas comment insérer des morceaux de musique dans mon blog. Nous aurions pu écouter divers morceaux à titre de comparaisons et nous livrer ainsi à de passionnantes comparaisons.

  40. Song says:

    Cliqué sur ce liens et vous verré mon muzicien préféré

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_P%C3%A9tomane

  41. ICHTHUS says:

    Ce qui rejoint ainsi ce que je disais plus haut. Les musiques contemporaines sont souvent caractérisées par des rythmes rapides au moyen de la percussion, propices à exciter le corps et l’esprit. Pour aborder la question sous un angle plus technique, le rythme des musiques européenne avit pour traditionnelle caractéristique un rythme plus lent, de l’ordre de 30 à 70 temps forts par minute alors que les musiques africaines en comptent de l’ordre de 120 à 140. Il suffit d’ailleurs de voir comment cela impacte la danse, les africains trépignent, se contorsionnent frénétiquement sans retenue ni pudeur. Dans Les danses européennes au contraire par exemple la valse, les mouvements sont limités aux seules jambes tandis que le corps et les bras demeurent fixes dans un souci de tenue et de port élégant.

    Toute la différence est dans la façon de réaliser le rythme. Le rythme africain et tous les rythmes d’inspiration africaine sont justement basés sur la percussion, la batterie, le tambour, le tam-talm alors que le rythme des musiques europénnes était plutôt issu de combinaisons subtiles au moyen de la tonale et de l’harmonique. Rythme d’autant plus subtil qu’il nécessite une oreille initiée. C’est pourquoi tant de jeunes ont désormais l’oreille grossière parce qu’habitués au tam-tam, ils ne sont plus capables d’apprécier des mélodies d’essence plus fine comme celle de Bach ou de Mozart.

    Lorsque des générations entières remplacent la valse par le tam-tam et la bamboula, on peut soutenir que la dégénérescence n’est pas loin.

  42. Erato says:

    Oui autrement dit, musique savante de Bach contre musique de bamboulas idiots.

    Si vous dîtes après ça M. Falcone qu’il n’y a pas de racisme, je ne sais pas ce qu’il vous faut !!!!!!!

    Je trouve que c’est tout simplement consternant de bêtise et détroitesse d’esprit.

    Sachez M. ICHTHUS que quant à moi j’adore la bamboula comme vous dîtes, votre valse c’est une danse guindée pour bourgeois coincés! D’ailleurs elle fût bien inventée à Vienne et pratiquées par ces mêmes gens refoulés et névrosés constituant une aubaine pour le docteur Freud qui s’en servait de cobayes pour échaffauder la psychanlyse.

    Pour avoir moi même souvent dansé et partagé des moments de joie avec ces noirs que vous méprisez, je peux dire que durant certaines soirées j’ai vécu de réels états d’extase, de libération et d’ivresses dionysiaques. Ce que du reste je considère comme la vraie connaissance, celle qui passe par les pleurs, les cris et les rires. De cette vraie connnaissance que vous et Falcone ne semblez plus connaître parce que pervertis par votre cérébralité et les préjugés de votre prétendus supériorité culturelle.

    Decidement nous ne sommes pas faits pour nous entendre, je suis une sauvage, vous êters des civilisés. mais comme la civilisation m’écoeure, je préfère retourner dans ma brousse à danser avec mes trop précieux bamboulas.

  43. Falcophil says:

    “votre valse c’est une danse guindée pour bourgeois coincés”

    Ce n’est pas mon avis, c’est bien une danse qui allie la souplesse des jambes au maintien digne du torse. On tient la femme par la taille mais avec juste la réserve qu’il faut pour marquer le respect. C’est un parfait équilibre de sensualité et de retenue.

    L’exemple de la valse est la parfaite illustration de ce que j’ai tenté de dire dans mon billet. Elle est l’application du classicisme à la danse, la recherche d’une conciliation entre la stabilité et l’ampleur du tournoiement, la recherche de la vraie joie qui n’est pas l ‘exhubérance tapageuse mais la retenue sereine de l’intériorité souriante, non pas coincée comme tu dis mais “maitrisée” et qui en conséquence se tient à l’écart de la transe et du déréglement cérébral entraîné par l’état orgiaque.

  44. Thierry says:

    ” Lorsque des générations entières remplacent la valse par le tam-tam et la bamboula, on peut soutenir que la dégénérescence n’est pas loin.”

    Je constate simplement que ce genre d’inepties racistes te laissent de marbre alors que ce sont les propos d’Erato sur la valse qui te font réagir. On reconnaît bien là l’esthète.

  45. ICHTHUS says:

    Il n’y a pas de racisme dans le fait de parler de bamboula dont le mot vient de ces danses frénétiques appelées aussi “tambour primitif”. Ce n’est pas du racisme que de manifester un désaccord à l’égard de pratiques culturelle auxquelles on pourra préférer cette vraie joie qu’évoque justement Falcone. Il ne s’agit d’ailleurs pas de viser les noirs en tant que tel mais avant tout une culture afro basée sur la stridence et la trépidation, qui ne recheche que l’excitation et le transport des sens. Je dirais même que , à la limite, le primitif noir peut toujours inspirer un certain respect dans la mesure où lesdits états ne sont jamais cherchés en eux mêmes mais comme des tentatives pour se rapprocher du divin, un peu comme les danses des derviches tourneurs.

    Cette pratique à connotation quelque peu sacrée disparait complètement chez le blanc occidental moderne, lequel dans son matérialisme terre à terre ne cherche finalement rien d’autre que la jouissance physique et l’orgasme. Ma diatribe n’est donc pas tant dirigée contre les africains que contre les occidentaux d’aujourd’hui qui pervertissent et réduisent à des transports passablement superficiels toute l’incantation magique et mystique que l’on pourrait trouver dans ces arts dits “primitifs”.

  46. Thitra says:

    Tes arguments ne reposent que sur des préjugés et des affirmations à l’emporte pièce. En vertu de quoi peux tu affirmer qu’un rythme à base de contrepoint ou d’harmonie est supérieur à un rythme fondé sur la percussion?

    C’est ce en vertu de ce même préjugé que beaucoup de compositeurs d’avant les romantiques ont effectivement méprisé les percusions au motif qu’elles auraient été trop proches du bruit et impropres donc à exprimer des aspirations d’ordre métaphysique.

    Il serait en effet intéressant de pouvoir écouter différent type de musique car je connais certains morceaux qui te feraient comprendre que cette dimension métaphysique de la percussion a été fort bien saisie par l’ extrême orient et l’Afrique et commence à être redécouverte par les compositeurs contemporains. As tu seulement écouté Psapha de Xénakis ou Musik in bauch de Stockhausen ?

  47. Erato says:

    Falcophil et Ichthus sont à vrai dire assez pitoyables, Leur sois-disante réserve et pudeur érigée en style de vie n’est en fait qu’une profonde hypocrisie. Ils ne veulent pas s’avouer à eux même que c’est leur stupide morale judéo-chrétienne qui les empêche d’accueillir le flux de la vie. Le sens du sacré ils ne le connaîtront jamais parce que leur corps n’est pas un compagnon à aimer mais un animal menaçant contre lequel ils doivent sans cesse lutter.

  48. Falcophil says:

    Il y a une expression du bouddhisme tantrique qui dit:

    “Chevaucher le tigre”

    Il ya ceux qui chevauchant le tigre, le domptent et le mènent là où ils veulent.

    Et il y a les autres, , ceux qui se laissent emporter par lui parce qu’ils sont incapables de lui tenir la bride. Vous êtes hélas de ceux-là…

  49. Ice Angel says:

    Bonjour, MR Falcone,

    je suis lycéen et je débuttes aussi en photos. J’ai découvers votre blog par l’entremise de photosbis . ce que vous écrivez sur la photos est passionnant surtout sur ce qui en est des rapports entre photos et classicisme. J’aime beaucoup moi aussi Poussin , David et Lorrain. Il me semble que l’idée qui est derrière cette démarche rejoind ce que moi aussi je voudrai faire en photo. il ya effectivement pourtant des choses qui sont assez obscurre dans ce que vous dîtes; Vous écrivez exemple.

    “C’est l’impersonnelle froideur de la forme extérieure qui purifie la sensibilité en la dégageant des gangues et limitations inhérentes au corps chauffant, tout comme c’est la chaleur de la sensibilité qui fait couler une sève subtile au sein de l’anonyme indifférence de l’extériorité.”

    Il me semble compprendre qu’il s’agit d’une exigence de la maîtrise technique qui ne doit pas tuer le sentiment. Aie-je bien compris ? Il me semble en eeffet que la grande difficultés de la photos c’est que le sentiment peut difficilement sortir parce que on doit alors se servir d’un appareil qui n’est à dire vrai qu’un robos et qui en tant que tel n’as bien sûr aucun sentiment. Il me semble plus difficile de contrôler un robos qui est toujours plus ou moins indépendant plutôt qu’un outil comme un pinceaux ou un violon qui ne sont que des object inertes.
    C’est peut être ce qui ferait de la photo un art beaucoup plus difficile que la peinture.
    i
    Pourriez vous en dire plus quand à ce que vous entendez là ?

  50. Falcophil says:

    Je ne vois pas ce que je pourrais vous dire de plus, il me semblait pourtant avoir été assez clair.
    Je ne peux vous dire plus pour une autre raison , c’est que je suis pour l’instant fatigué d’écrire et que je me suis remis avec plus d’ardeur à mon travail photographique.

    J’ai créé un galerie intitulée “Vie muette”

    http://falcophil.info/ifotos/?dir=Vie+muette

    photos de réalités “anonymes” qui pourraient, je pense , illustrer un peu mieux le sens de mes propos.

    Si vous êtes un débutant, vous débutez très bien parce que d’emblée vous avez saisi le principale problème de la photo en tant que mode d’expression.

    Pourr finir, j’aime beaucoup votre pseudo, “Ice Angel” ,

    Saviez vous que c’est le titre donné au “Samourai” de Melville en version allemande ?

  51. Ice Angel says:

    Je ne connais pas ce film, Delon c’est plus de ma génération et puis vous triché, vous avez modifier mon pseudo , qui était “Rock Angel” mais c’est pas important, va pour Ice Angel.
    J’envie cette facilité que vous avz à photographier , tout en gardant un style qui n’est qu’a vous.

    ça fait 1 an que je pratque la photos mais c’est vrai que c’est assez décourageant , j’aie dû faire des centaines et des centaines d’images et sur la quantité , c’est le maximum si 4 ou 5 images sont réussis.

    J’aimerai pouvoir un peu discuté technique avec vous. Je veux dire technique composition, prises de vue. Je suis frapper qu’il n’y ait jamais de figures humaines chez vous, pas de portrait, pas de nus, l’humain ne vous intéresse donc pas?
    Enfin c’est égal, vous devez savoir ce que vous faîtes, vous avez un univert particulié , mystérieux, poé”tique et très inquiétant.

  52. Falcophil says:

    L’un des plus grands photographes américains , Harry Callahan,

    http://www.geh.org/ne/str085/htmlsrc9/callahan_sld00001.html

    disait qu’il ne réussissait au maximum que 3 ou 4 photos par an sur les centaines et les centaines de pellicules qu’il consommait pourtant.

    Vouloir créer c’est avant tout vouloir remplir beaucoup plus sa poubelle que sa production.

  53. Ice Angel says:

    Oui merci de l’encouragement.

    Ma petite soeur (5 ans ) a beaucoup aimer l’histoire sans fin.

    Elle voudrait connaître la suite. Et savoir si la petite fille dans sa cabane se fait mangé par le fauve :)

  54. Falcophil says:

    Eh bien, qu’elle aille voir, elle verra bien que non

    http://falcophi.wordpress.com/

  55. Sophie says:

    Pourtant ici la petite fille disparaît

  56. Falcophil says:

    Non elle ne disparaît pas, elle prend simplement une forme différente

  57. Erato says:

    Philippe,

    vous ne répondez plus aux émails et vous ne venez plus sur mon blog. Que se passe t’il? Auriez vous été froissé? j’ai abandonné un tableau et en ai continué un autre. Je pense que c’est son état définitif

    A+

  58. Ichthus says:

    Je ne comprends pas M. Falcone, comment après avoir vanté la beauté anonyme de la forme inaltérée, vous pouvez accepter de laisser plublier de telles horreurs sur votre site. Il est certes bon que tous les points de vue puissent s’exprimer mais je pense qu’il y a des limites à ne pas franchir.

    Pour moi, il s’agit tout simplement de l’oeuvre d’une folle, c’est une atteinte au bon sens, à la raison, une déchéance, j’oserais même dire de l’art dégénéré produit d’un cervelle malade irrémédiablement corrompue par la culture tam-tam.
    et il serait bon d’effectuer un travail d’épuration sur votre site ou du moins de le retravailler jusqu’à l’épure, , afin de ne retenir que ce qui correspond aux véritables normes du respect dû à l’humain.

  59. Erato says:

    Ce que moi je ne comprends pas c’est comment quelqu’un d’aussi tolérant que Philippe peut admettre sur son blog un être aussi sectaire et fasciste que vous. Car vous êtes bien un fasciste, les mots que vous utilisés le prouvent, les africains sont des “bamboulas”, les artistes qui agressent un peu trop vos pauvres petits yeux délicats pratiquent un art “dégénéré” et il faut pratiquer à leur égard une “épuration”. Vous osez après ça parler du “respect de l’humain” alors que votre propre vocabulaire trahie l’idéologie dont vous devez vous réclamez sans avoir le courage de le dire franchement.

  60. Sophie says:

    Moi, ce que je ne comprendrai jamais c’est pourquoi l’auteur de ce blog a laissé tomber l’irremplaçable beauté du silence des images pour venir s’embourber dans tous ces mots inutiles et ces polémiques à n’en plus finir.

  61. Falcophil says:

    Mais “Vous le savez vous ma Sophie, vous le savez vous mon amie”….

    ….justement pour mieux apprécier “l’irremplaçable beauté du silence ”

  62. ICHTHUS says:

    J’aime beaucoup votre travail M. Falcone parce que vous démontrez que l’on peut être capable de défendre les valeurs du beau tout en n’étant pas académique ou conventionnel.
    Votre démarche relève certes du don quichotisme car la laideur et la vulgarité sont de nos jous tellement généralisées qu’il y a fort peu de chances pour que l’on s’interesse à vous mais vos travaux ne m’en touchent que davantage. J’aime bien entre autre cette image de la petite fille dans sa cabane avec le fauve au premier plan, je crois que votre langage est d ‘autant plus saisissant que d’après ce que j’ai compris vous parvenez même à parler aux enfants.

    Cette image pour moi, symbolise la pureté qui reste inébranlable face aux assauts de la bassesse lubrique ( Autrefois le fauve était un symbole de lubricité). J’en déduis que cette petite fille avec son regard un peu mélancolique et perdu vers un ailleurs mystérieux est une fasciste pure et dure puisque c’est ainsi qu’une dame Erato m’a qualifié la dernière fois. Je suis fasciste, vous êtes fasciste, le petit chaperon rouge est fasciste, nous sommes ainsi parce que nous avons le souci de maintenir intacte l’eau de source contre les vomissures de la modernité qui viennent la souiller.
    Erato, que j’imagine fort bien comme une nymphomane peignant avec un godemiché enfonçé dans l’anus, tout en faisant dégorger du tam tam dans sa cervelle détraquée , allie la bêtise au manque total de talent . Elle me traite de fasciste, (Sait-elle du moins le sens exact de ce mot utilisé à tort et à travers?) de raciste, alors que je m’étais bien expliqué et que j’avais bien souligné qu’il n’était nullement question de vitupérer le noir en tant que tel. Je pense moi aussi au contraire que les noirs ont de vraies musiques du genre jazz, blues, be-bop, qui sont d’authentiques musiques de folklore et qui expriment la sensibilité ainsi que toute l’âme d’un peuple. Il n’est evidemment pas question de discuter de la qualité de ces musiques, indiscutables tant du point de vue artistique que musicologique. Ce n’est bien sûr pas à cela que je faisais allusion. J’ai avant tout voulu parler du tapage rythmé de fabrication industrielle à base de voix humaines et de sons préenrengistrés et puis malaxées au synthétiseur et tout cela dans le but de faire l’économie d’un orchestre. Désormais le public jeune est si grossier qu’il est inutile de recourir aux instruments riches en timbres et aux vrais talents

    Musique vulgaire donc, imposée par la show biz comme ces bandes dessinées, Marvel et autres échos des savanes, à base de dessins criards et tapes à l’oeil, toute chose relevant de cet excrémentialisme de la modernité au mauvais goût abrutissant ravageur éclatant à plein chez la jeune génération dont cette Erato fait partie mais dont les plus célèbres ont pour nom Combas ou di Rosa.

    Héritiers dégénés du non moins dégénéré Dubuffet, coupés de tout héritage grec et judéo-chrétien lesquels auraient pourtant pu leur donner le sens de la vraie mesure et de la véritable harmonie. Je ne vois pas d’ailleurs pourquoi il faudrait s’abstenir d’utiliser le mot “dégénéré” sous prétexte qu’il fut employé par des individus peu fréquentables alors qu’il s’agit pourtant du terme le plus adéquat pour désigner la pauvre humanité de cette misérable jeunesse, résidue de la culture tam tam imposée par la mondialisationn arborant l’uniforme mondialiste avec ses tee shirts, jean et basket, ses fast food et son coca cola, abasourdie et soûlée au rythme du tam tam mondialiste, tout juste bonne à n’être que les esclaves de demain au service des multi- nationales américaines.

    Il y a fort à parier M. Falcone que demain, vous et moi ne soyons plus que les quelques survivants d’un monde disparu à jamais et que l’on parquera peut-être dans une réserve un peu comme le sauvage de ce meilleurs des mondes peuplé de ces Erato et consorts qui auront définitivement imposé les troubles psychique de leur cervelle inculte et sous-développée.

  63. Erato says:

    Puisque vous parlez à mon sujet de vomissures, je vous rappelerais simplement qu’il est parfois bon de vomir, pour la santé physique et mentale, car celà permet du moins de rejeter ce qui vous pèse et qui risque de pourrir à l’intérieur de vous même si vous ne l’évacuez pas d’une manière ou d’une autre. Moi, la peinture me sert du moins d’exutoire, vous, vous n’avez rien, si ce n’est votre mauvaise prose et vos idées pour comptoir de bistrot. Résultat, quelque chose n’en finit plus de pourrir dans votre tête, on le voît à la qualité de vos fantasmes, la plupart voient dans mes tableaux le sentiment du tragique et de la révolte, vous y voyez quant à vous une nympho avec un gode entre les cuisses, chacun voit ce qu’il peut! Moi je vois là aussi, entre autre, la conséquence de cette esthétique de la pudeur et de la retenue vantée par Philippe. A vouloir toujours taire ce qui vous pèse et en élevant l’introversion au niveau d’un art de vivre, on devient fatalement un refoulé embourbé dans ses névroses. Car c’est malheureusement ce que vous êtes, vous ainsi que philippe, avec cette différence que Philippe est tout de même un névrosé qui présente du moins une certaine classe qui fait totalement défaut au pauvre type que vous êtes.

  64. Falcophil says:

    Je prends tout de même à témoin les lecteurs de ce blog

    Entre mes photos

    et la peinture d’Erato

    autonove2007.JPG

    qui de nous deux pratique un art de névrosé?

  65. Clash says:

    Pour moi, ça ne fait aucun doute, le pauvre névrosé c’est toi. Erato du moins n’a pas peur de regarder en elle même et de prendre des risques en faisant des choses qui peuvent déplaire. Toi, tu n’es qu’un raté, tu fais de la photo gentillette à la limite du kitsch parce que tu cherches plus à plaire qu^à être sincère. T(as pas le courage de voir en toi même parce que t’as pas le courage d’aller dans le monde. T’es qu’un pauvre introverti d’associable, incapable d’avoir des rapports normaux avec les gens, t’as pas d’amis et t’es tellement minable que t’es même pas foutu de photographier comme un photographe normal et que t’en es réduit à assembler des jouets, des brindilles et des feuilles sur une table. Et le tout couronné par de sempiternelles attaques fascistes contre un art vivant que tu es incapable de comprendre.

    Je sais qu’une fois de plus je me répète, mais je le dis encore, t’es qu’une pauvre merde, point final.

  66. Falcophil says:

    Quand je vous disais qu’il allait revenir!!!

    Il n’a pas l’air comme ça mais dans le fond il m’adore, il ne peut pas se passer de moi!

  67. Harry says:

    Ce n’est pas tant en soi ce genre d’attaques fascistes contre l’art moderne et contemporain qui est le plus consternant. Le plus misérable rejoint le plus inquiétant et le plus inquiétanbt réside dans ce qui croupit derrière certains propos, je ne parlerais pas de lepenisation des esprit, Le Pen n’étant plus de mode et n’ayant tout au plus été que l’un des états multiples que revêt l’unité primordiale, puisque c’est un mot qu’affectionne M. Falcone ( Au fait êtes vous catholique ou hindou ? La brume et la confusion règnant dans votre esprit font que vous ne vous apercevez sans doute pas que vous êtes au bord de l’hérésie ! votre discours sur l’anonymat purificateur vous rend plus proche de René Guénon que de Saint Thomas!) unité primordiale disais-je donc à laquelle au pourrait donner le qualificatif plus trivial d’internationale de la confrérie des beaufs où fusionnent le cri du primate, la suffisance prudhommesque et le discours pseudo-intellectuel du louis-philippard.

  68. Falcophil says:

  69. Harry says:

    Plutôt que de rigoler bêtement, tu ferais mieux de réfléchir un peu plus quand tu écris. Je note par exemple (entre autre!) ceci:

    “une fréquentation assidue de l’esthétique classique offre alors la possibilité de mieux résister à toute les manipulations mentales qu’opèrent épiciers, politiciens et autres margoulins.”

    Comme si les pouvoirs autoritaires voire dictatoriaux ne s’étaient pas servi du classicisme pour manipuler les esprits ! On sait bien que Napoléon se servit du néo-classicisme d’un David pour asseoir sa propagande et que les formes de résistance à cette propagande, celle de Mme de staël ou de Chateaubriand n’étaient pas d’inspiration classique mais de sensibilité pré-romantique. Tout comme, par ailleurs, l’art baroque d’un Pierre Puget voire les tendances caravagesques furent utilisées par les parlements de province comme résistance aux vélleités centralisatrices d’un Louis XIV.

    La résistance au pouvoir officiel , serait donc plutôt du côté baroque si l’on admet que les formes autoritaires du pouvoir étatique auraient plutôt une certaine propension à encourager les formes classiques de l’art.

  70. Falcophil says:

    Le classicisme dont tu me parles, n’est pas celui qui m’interesse. Je n’évoquais pas un classicisme ayant basculé dans l’académisme ( j’avais entre autre pris soin de préciser que je n’appréciais pas la peinture de David) je parlais plutôt d’un état d’esprit fondé sur la frugalité et le sens de la mesure qu’il importe de toujours renouveler sous peine de tomber dans cet académisme qui, en effet, aurait tendance à frayer avec l’autoritarisme du pouvoir.

    Concernant par exemple la peinture sous Louis XIV , le vrai classicisme , à mon sens, ne se trouverait pas dans la peinture pompeuse d’un Charles Le Brun mais plutôt justement chez Georges de la Tour ou les frères le Nain lesquels, quoique caravagesques, développèrent néanmoins une rigueur sobre (à l’opposé des caravagesques italiens)au travers de l’intimisme et de l’intériorité.

    S’il est vrai que le romantisme a pu accompagner une certaine contestation politique, je ne pense pas que cette forme de sensibilité puisse favoriser une vraie lucidité sans laquelle la contestation n’est qu’un leurre. Il n’est que de comparer le regard exalté qu’un Michelet porte sur la Révolution Française avec la vision qu’en donne un Rivarol. Le premier manque de claivoyance parce qu’il vit précisément dans une atmosphère de romantisme favorisant l’exaltation alors que le second n’idéalise pas une période qui ne mérite nullement d’être idéalisée. Rivarol est perspicace parce que sa mentalité classique lui donne la froide rigueur du détachement et la méfiance envers la spontaneité de l’enthousiasme.

  71. ICHTHUS says:

    Vous avez fort bien compris la chose M. Falcone mais vos interlocuteurs peuvent-ils vous entendre? j’en doute. Ceux là ne font désormais plus partie de notre “vieille Europe”, j’entends de notre europe classique dans laquelle on cherche la joie avec modération, dans le souci de l’élégance, de la simplicité, de l’économie de moyen, en face, la culture afro, tam-tam et bamboula que le show biz mondialiste cherche à nous imposer au travers d’ une culture “jeune” qui ne propose que du défoulement, du trépignement physique et de l’instabilité musculaire et mentale. Significatif à cet égard qu’un africain sera dans 99% des cas incapable d’apprendre la valse parce qu’il ne sait au fond que trépigner. mais je ne vais pas plus loin, sachant que je vais encore me faire traiter de raciste ou de fasciste si je dis que la valse est supérieur en élégance et grâce au Tam tam qui ne que musique pour cervelle ramollie car dans ce dernier cas, il ne s’agit que de s’agiter, de s’emporter dans la fébrilité, regression culturelle dont la peinture d’Erato n’offre qu’un significatif mais bien pitoyable exemple de la déchéance de toute une culture où l’homme devient tout extérieur, ne songe qu’à s’abrutir dans les raves ou les fausses extases de la transe orgasmique, le tout sous l’égide du tam-tam international et chamanique.

  72. Harry says:

    Un tel ramassis de conneries n’appelle que ce genre de réponse

  73. Song says:

    Tes un sale facho comme tout les fachos tes au service des tauliers, voilà ce que j’ai trouver sur ton conte

    Le service qui gère les demandes de licenciement de salariés soit disant protégés, le bureau DS3 est dirigé par Mr Combrexelle, malheureusement pour moi ,ce service est a priori aux ordres de grands patrons et non de notre république, ce service ose écrire pour mon cas « il ne résulte pas de l’instruction qu’ un tel usage fut pratique dans l’entreprise, que dés lors Mr Draidi doit être considéré comme ayant abandonné son poste, qu’ une telle faute peut donc être considéré comme suffisamment grave pour justifier un licenciement » affaire suivi par Mr philippe Falcone.

    Vous pouver lire tout en allant sur ce liens

    http://www.mesopinions.com/forum/viewtopic.php?id=2387

  74. Clio says:

    Je trouve tout de même dommage que ce texte qui présente beaucoup de réflexions intéressantes ou qui ont du moins le mérite d’interpeller donne lieu à ces interventions plutôt de bas étage, consistant à traiter de fasciste des idées de nature différente des siennes.

    Je note par exemple cette réflexion:

    “la vraie poésie laquelle comme certains moments de bonheur arrive à notre insu, d’autant mieux qu’on ne la cherche pas ”

    Cela voudrait-il dire que la poésie résulte de la seule inspiration, sans l’intervention personnelle de la volonté et du travail acharné? ce qui, en ce cas, serait fort contestable et même complètement faux. La fameuse phrase de victor Hugo , notée à 13 ans sur un cahier “je veux être Chateaubriand ou rien” montre que l’on ne devient pas poète sans détermination opiniâtre. La poésie ne viendra jamais si elle n’est pas voulue avec obstination.

  75. Falcophil says:

    certes;

    Mais je te répondrai par 2 autres citations.

    “Je ne cherche pas , je trouve” (Picasso)

    “Ceux qui trouvent sans chercher sont ceux qui ont longtemps cherché sans trouver” (Bachelard)

    J’ajouterai que le sens de ma phrase doit surtout se comprendre en ne perdant pas de vue l’objet précis de mon propos, le classicisme relançé par l’art photographique d’où la phrase qui suit “surtout si l’on renonce à toute prétention personnelle pour laisser parler le tout autre”.

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