CONSIDERATIONS INACTUELLES.
“ton blog est à vrai dire le reflet de ton caractère, trop intello, trop grave, trop sérieux, trop abstrait, manque d’humour et pas assez en prise avec l’actualité. ”
Ta remarque précédente, Thierry, a le don de m’agacer et puisque tu m’as cité Cioran, je te répondrais en le citant à mon tour. Dans ses exercices d’admiration, Cioran rapporte à propos de Samuel Beckett qu’il était inutile de lui demander ce qu’il pensait de tel ou tel évènement car il donnait l’impression que l’histoire était une dimension dont l’homme aurait pu se passer. Quand on voit la classe que dégageait l’irlandais

on se dit qu’ on finit toujours par s’avilir en s’occupant trop de cette actualité animée par de pauvres histrions lesquels seront oubliés dans un siècle, alors qu’un Samuel Beckett sera toujours bien présent au travers de ses mots. Cette considération sur Beckett fait écho à un autre aphorisme du même Cioran remarquant à propos de Pascal qu’on on ne lisait plus ses provinciales parce que trop engluées dans les polémiques de l’époque alors que ses pensées avaient traversé le temps. Les pensées de Pascal ont traversé le temps tout comme le théâtre de Beckett traversera lui aussi le temps. Une oeuvre résiste d’autant mieux au temps qu’elle est inactuelle et elle est d’autant plus inactuelle qu’elle va au coeur du problème, le douloureux et mystérieux problème de l’ être au monde, infiniment plus sérieux que les cours du CAC 40 ou que le dernier discours de Napoléon IV.
Il est d’ailleurs piquant de constater qu’à ce stade, on retombe dans ce débat qui nous oppose depuis quelque temps sur le classicisme et le baroque. Car on peut dire que Beckett est un classique au même titre que Racine ou Polyclète, en ce sens que l’absence de référence à tout contexte historique ou social si caractéristique de son oeuvre , le rend universel à la manière de tous les grands classiques qui savent de l’éphémère dégager ce qui perdure.
Inutile donc Thierry, de me demander ce que je pense de tel ou tel évènemement car je m’efforce la plupart du temps de n’en rien penser, mon idéal étant de devenir aussi inactuel qu’un statue grecque afin d’être de toute époque,

Et puisque c’est aussi, Thierry, un prétendu manque d’humour que tu me reproches, j’ajouterais que toucher l’essence des choses, indépendamment des accidents qui les affectent, pourrait être la condition de l’humour le plus profond. Je saisis, au passage, l’occasion pour te rappeler que j’ai autrefois beaucoup pratiqué le dessin humoristique. Je retrouve par exemple ce dessin réalisé en 1985, vieux donc de 22 ans


Toujours aussi d’actualité à considerer la situation en Irak ou ce que j’ai lu tout à l’heure dans le dernier numéro du monde diplomatique rapportant que le commerce de mort de la France aurait atteint 6 milliards d’Euros en 2007 contre 3 milliards en 2004.
Celui-ci réalisé en 1979,

est non seulement encore plus vieux mais encore plus d’actualité compte tenu de ce regain d’idolâtrie dont l’argent semble depuis quelque temps faire l’objet.
Nul besoin donc de coller à l’évènement pour être d’actualité, au contraire, être le plus inactuel possible serait peut-être la meilleur moyen pour couvrir l’évènement.
Enfin voilà, tout ça Thierry pour te dire que je ne suis pas contre l’humour mais tout dépend aussi de ce que l’on entend par “humour”. Je crois qu’il en va de l’humour comme de l’élégance ou même de la beauté. Le véritable humour est plutôt discret s’il ne veut pas tomber dans la malveillance ou la vulgarité.
Mais on est malveillant, vulgaire ou puéril parce qu’on ne retient pas assez ses émotions face au présent. En ce sens l’humour est sagesse car comme le sage , il est sans émotion, ce qui lui permet d’être détaché et d’atteindre de la sorte une certaine essence des choses. C’est ainsi que le véritable humour participe de cette sérenité olympienne propre à certaine statue grecque.
C’est cette même sérénité olympienne que j’avais tenté d’atteindre en réalisant ce dessin publié précédemment.

Je ne peux dire, hélas, que j’y sois en tout point parvenu, l’élément scatologique gâche tout car penser toujours au caca, c’est la preuve que l’on est intérieurement perturbé, de ce point de vue, je n’ai pas à critiquer Song. Du moins aurais-je atteint un peu de cette perennité qui m’interesse, ce dessin aurait été vrai il y a 40 ans tout comme je pense qu’il le sera toujours 40 ans plus tard.
Mais d’une manière générale, c’est un effet trop facile que de vouloir faire rire par de trop fréquents recours aux fonctions naturelles. Sur ce plan, comme en matière d’art du reste , le public n’est pas très difficile et se contenterait plutôt de tape à l’oeil et de farces assez grasses . Facilité qu’aurait également choisi un journal comme Charlie Hebdo dont on ne peut dire que l’humour aille de pair avec la subtilité mais plutôt avec la méchanceté voire avec les simplifications réductrices, méprisantes et sans nuances propres à cette intolérance que lui même reproche aux autres. Que l’on prenne l’exemple de l’affaire des caricatures de Mahomet

J’avais moi aussi estimé à l’époque que les musulmans ne pouvaient se permettre d’ empêcher les caricaturistes, fussent-t’ils les plus médiocres, de penser ce qu’ils avaient envie de penser à propos de Mahomet et que ces tentatives pour entraver la liberté d’expression avaient quelque chose de plutôt intolérable. Mais voilà, il y avait manière et manière de le dire et c’est alors que réflechissant au dessin qui aurait pu critiquer les musulmans tout en évitant de les froisser ou de les insulter , j’ avais réalisé ceci:

Je ne prétendais pas rivaliser avec Cabu mais juste imaginer comment on pouvait ironiser, loin des passions qui, à l’époque, s’étaient déchaînées de part et d’autre, ce qui permettait ainsi de ne pas tomber dans le piège des généralisations hâtives proches du manque de respect. Il était stupide de la part de Cabu de considérer comme intégriste tout musulman qui protestait contre une irrévérence l’égard du prophète, tout comme il était inadmissible de la part du musulman de prétendre censurer la presse.
Il est vrai que maintenant que j’y repense, je ne peux m’empêcher de me poser une question : un peu de censure, est-ce après tout si grave ? Pour reprendre l’exemple du dessin précédent, le fait de m’ imposer une censure en évitant toute représentation de la personne du prophète et en cherchant le moyen de me moquer de l’autre tout en lui gardant ma déférence, me dirigeait vers un dessin tout de même un peu plus subtil que celui de Cabu. La liberté sans entrave entraîne en fin de compte le relâchement dans l’expression, aboutissant de la sorte à la vulgarité du fait que la chose sera montrée de manière trop directe. Au contraire, une certaine censure peut obliger à redoubler de détours de finesse et de suggestions par les sous-entendus, les allusions, l’usage des symboles et des métaphores, précisément dans le but de duper cette même censure. La qualité formelle ne peut qu’en sortir renforcée
Si je n’avais pas moi même, lors du dernier billet, exercé une censure à l’égard de Monsieur Song, vous auriez eu droit à un paroxysme de défécation et à une avalanche de matières fécales.
Il faut espérer que la censure que je lui impose désormais l’obligera à devenir un peu plus subtil dans ses attaques. Mais il ne faut pas se faire trop d’illusions. Comme dirait la chanson de Brassens “Quand on est c… , on est c….”.
Falcophil
39 commentaires to “CONSIDERATIONS INACTUELLES.”
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septembre 5th, 2007 at 7:10
il est significatif je trouve que chez toi l’humour soit rapproché d’une statue avec des bras coupés. Ton humour a effectivement les bras coupés comme tes dessins du reste, tu dessines gentiment mais tu ne dessines pas avec vigueur parce que tu as les bras coupés à la manière dont on disait de Kant qu’il lui était facile d’avoir les mains propres dans la mesure où il n’avait pas de mains. ça me fait donc bien marrer quand tu prétends comparer tesddessins complètements impersonnels à des dessinateurs aussi vigoureux que ceux de Charlie Hebdo. le punch satirique de dessinateurs cxomme Cabu, ou Charb
ou Gébé ou Willem correspond tout simplement à des prises de position musclée, à de réels engagements que toi même tu paraîs incapable d’avoir, ménageant la chèvre et le chou, se maintenant entre le ni oui ni non, soucieux d’amadouer tout le monde par peur de n’être critiqué par personne. Doit on défendre les attaques contre la liberté d’expression? Oui certes mais quand même, les musulmans ont raison…. Doit-on rétablir la censure? Non certes mais tout de même, au fond, la censure ce n’est pas si mal…”P’têt ben qu’oui, p’têt qu’non, il est certain que de telles prises de position ou plutôt non, parlons d’attitude parce qu’il ne s’agit pas de prise de position mais d’attitudes de normand qui ne peuvent inspirer que le genre de dessin au tracé appliqué et timide que tu proposes, gentillet, tout au plus, à la manière dont Jacques Faizant était gentillet dans son conformisme de droite, à la manière dont Jean Eiffel était lui aussi gentillet
. Ton humour fait tout au plus légèrement sourire mais le grand rire, le rire qui est combat, le rire qui attaque, le rire à la Roland Topor, le rire d’un Siné qui détruit, qui dénonce, qui tue le respect, qui mord et déchire à pleines dents les idées reçues,
le rire vraiment humain en ce qu’il nous mène au delà de nos routines, le rire menaçant au point où l’on supprime tous ceux qui veulent en savoir plus sur lui comme dans le “Nom de la Rose” d’Umberto Eco, le rire qui n’a pas peur de la méchanceté parce qu’il faut savoir être méchant non de cette méchanceté qui vient de la haine mais qui vient au contraire de la pureté de la révolte et de la sincérité de l’indignation, ce rire là, cette volonté de rire qui marque la force, la liberté et l’originalité d’un graphisme comme celui de Reiser, ce rire là, mon pauvre ami tu ne le connaîtras jamais parce que tu ignores tout simplement ce que signifie le mot “vivre”, toi petit fonctionnaire minable qui coule ta gentille petite existence bien à l’abris entouré de ta paperasse. Bravo donc pour t’être comparé à cette statue aux bras coupé, c’est bien toi en effet, un conseil mec, laisse donc le copain Song venir te pisser dessus car comme dessinateur; il vaut infiniment plus que toi…….!!!!
septembre 6th, 2007 at 2:32
Ouais pas étonnant qu’un catho soit partisan de la censure, religion et libre expression n’ont de toute façon jamais fait bon ménage , On pourrait pendant que t’y es en revenir à l’inquisition. Feux à volonté donc contre toutes les religions! On ne soutiendra jamais assez Charlie Hebdo , organe de ralliement de tous les bouffeurs de curés !
septembre 8th, 2007 at 6:39
« il est significatif je trouve que chez toi l’humour soit rapproché d’une statue avec des bras coupés »
Parangon de la réflexion stupide, si j’ai choisi cette statue ce n’est pas parce qu’hélas , elle avait les bras coupés mais uniquement pour la perfection de son harmonie illustrant mon propos sur la préoccupation pour l’universel propre à la démarche classique. Maintenant si les bras coupés te gênent on peut en choisir une autre tel que le célèbre doryphore. Pour moi cela n(‘a pas d’importance, Polyclète restant Polyclète.
« ça me fait donc bien marrer quand tu prétends te comparer à des dessinateurs aussi vigoureux que ceux de Charlie Hebdo. ”
Je n’ai jamais prétendu me comparer aux dessinateurs de Charlie –Hebdo et je l’ai d’ailleurs bien précisé dans mon billet. Sur le plan du dessin ou de la caricature , je ne suis qu’un amateur. Il ne s’agissait donc ici que d’illustrer par mes propres dessins mon opinion sur l’humour qui n’est effectivement pas celle de maints dessinateurs de Charlie-Hebdo.
. » lea punch satirique de dessinateurs cxomme Cabu, ou Charb ou Gébé ou Willem correspond tout simplement à des prises de position musclée, à de réels engagements que toi même tu paraîs incapable d’avoir, ménageant la chèvre et le chou, se maintenant entre le ni oui ni non, soucieux de ménager tout le monde par peur de n’être critiqué par personne. »
Il est d’abord étrange que tu me reproches ma peur de la critique alors que depuis que j’ai ouvert ce blog je ne reçois qu’un majorité de critiques quand ce ne sont pas carrément des insultes.
« lea punch satirique de dessinateurs cxomme Cabu, ou Charb ou Gébé ou Willem correspond tout simplement à des prises de position musclée, à de réels engagements que toi même tu paraîs incapable d’avoir »
à ce stade, il serait intéressant d’établir un distinguo entre le dessin humoristique et le dessin satirique.
Le dessin satirique que propose un journal comme Charlie-Hebdo est un dessin qui effectivement attaque, cogne et fait du « rentre-dedans » C’est un dessin qui rime souvent avec l’engagement politique et qui en cela est donc beaucoup plus aux prises avec l’actualité politique. Ce n’est pas le dessin qui m’intéresse parce qu, ainsi que je l’expliquai je souhaite établir un certain recul à l’égard de l’actualité pour mieux saisir la complexité des situations. C’est en cela que je préfère le dessin humoristique lequel présente ce recul parce qu’il n’est pas franchement engagé. J’ai dit que l’humour était sagesse mais on n’a pu dire aussi que c’était la politesse du désespoir moi je corrigerais en disant que c’est un rempart contre l’enthousiasme qui nous évite l’aigreur ou la tristesse inhérente au scepticisme à l’égard de l’histoire, attitude salutaire parce que je ne connais pas d’exemple de scepticisme qui ait provoqué des catastrophes historiques alors que l’on pourrait additionner les exemples pour ce qui concerne l’enthousiasme. C’est pourquoi, un dessin de Charlie Hebdo sera probablement illisible dans un siècle parce que complètement déconnecté d’un contexte politique auquel il collait trop, alors qu’un dessin réellement humoristique sera sans doute toujours aussi d’actualité.
Quoiqu’il en soit, l’humour est toujours plus subtil que la satire et peut beaucoup mieux saisir les nuances contrairement à la caricature toujours trop lourde et trop mastoc parce que toujours trop chargée (C’est son sens etymologique). Il est à cet égard significatif que Clash qui se déclare fervent lecteur de Charlie-Hebdo me reproche d’être partisan de la censure alors que je n’ai jamais dit celà. Quand on aime la caricature on ne s’interesse pas à ce que peut dire l’autre parce que l’on ne s’interesse pas à la connaissance mais uniquement à ce qui entretient nos préjugé et sur ce plan , la caricature n’est que l’arrosoir dont on se sert pour entretenir le jardin de ses préjugés.
” le genre de dessin au tracé appliqué et timide que tu proposes, gentillet, tout au plus, à la manière dont Jacques Faizant était gentillet dans son conformisme de droite, à la manière dont Jean Eiffel était lui aussi gentillet ”
Encore un exemple de réflexion imbécile dont Monsieur Trou a le secret. Un style de dessin net et précis serait donc un dessin futile et superficiel; aussi débile que de dire que Flaubert est superficiel parce que sa prose est bien ordonnée et que Frédéric Dard est profond parce qu’il chamboule la syntaxe. Tout comme il est autrement imbécile que de laisser sous-entendre qu’un dessinateur de droite est forcément gentillet ! Il suffirait sur ce plan de citer Konk pour mettre en avant un dessinateur de droite au traçé simple
et qui en matière de mordant n’a rien à envier à Tignous ou Wolinski. Je me souviens (’Mais vaguement , à vrai dire car je l’ai lu quand j’avais 9 ans!) d’un album de Tintin (Les bijoux de la castafiore ?) où Hergé s’en prenait avec un esprit très caustique à la presse people.
Comme quoi le dessin peut rejoindre la peinture, décrivez les choses de façon simple et vous aurez plus de chance d’être plus profond que si votre traçé est agité parce que vous ne savez pas réprimer vos émotions. Car l’émotion n’a rien à voir avec la vie,contrairement à ce que semblerait croire Trou , la vie, je veux parler de celle qui se déroule sur le plan humain, c’est avant tout la densité intérieure et sur le plan du dessin comme sur maints autres plans d’ailleurs , ce n’est pas là où il y a le plus d’agitation ou le plus de nervosité accompagnée d’une pléthore de mots orduriers que l’on trouvera nécéssairement le plus de vie……
septembre 9th, 2007 at 12:29
Blablablablablablablablablab…..
Words, words, words,words…..
Parooole, paroole, parooooleeeee!!!!!
Si vous aimez l’humour montrez donc de l’humour ai lieu de disserter sur l’humour.
Vous parlez, vous parlez, vous parlez mais on se demande franchement où est la sève
Tu dis Falcophil:
” un dessin de Charlie Hebdo sera probablement illisible dans un siècle parce que complètement déconnecté d’un contexte politique auquel il collait trop, alors qu’un dessin réellement humoristique sera sans doute toujours aussi d’actualité.”
Pourrais-tu au moins illustrer tes dires par des exemples concrets ?
Montre nous quelques dessins humoristiques qui seront toujours d’actualité dans un siècle, que l’on puisse juger sur pièce…..
septembre 9th, 2007 at 12:54
Dans la mesure où c’est plus facile à faire qu’à trouver, je m’en vais tout de suite te faire le type même du dessin humoristique qui pour ne pas coller à l’actualité sera toujours d’actualité dans un siècle.
septembre 9th, 2007 at 1:43
Et voilà, dessiné, encré et scanné en moins d’une heure. je pourrais en faire encore beaucoup d’autres mais je n’ai franchement pas le temps.
Et pis si vous voulez des dessins, z’avez qu’à vous démerder pour en trouver….
septembre 9th, 2007 at 9:51
Je reconnais que l’idée n’est pas mauvaise. Mais est-ce vraiment de l’humour? Moi ça ne me fait pas rire du tout, je trouve au contraire ton dessin angoissant. Si j’ai envie de rire , je ne pense pas que tu sois la personne à qui je m’adresserais
septembre 10th, 2007 at 9:36
ce dessin ne fait peut-être pas rire mais , hélas, il est vrai, tant celà reflète très bien une situation que nous vivons tous, chacun dans notre vie professionnlle comme privée.
septembre 10th, 2007 at 11:02
Mais qui a dit que l’humour devait obligatoirement faire rire?
J’ai quant à moi uniquement parlé d’ironie et de détachement mais pas de rire. Kafka a beaucoup d’humour mais ses romans font-ils rire pour autant ? Sourire, tout au plus, certes, mais le rire, en tant qu’abandon et relâchement aurait quelque chose que je trouverais plutôt vulgaire.
septembre 10th, 2007 at 3:48
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septembre 11th, 2007 at 12:05
Oui c’est en effet un dessin qui exprime une réalité terrible, à savoir que personne n’écoute personne et personne ne comprend personne, cxhacun au fond ne s’interesse qu’à lui et n’entretien que l’image fausse de la’utre lequel lui même ne s’interesse qu’à lui. Et c’est en effet partout au travail comme dans la vie privé qu’on voit cela. C’est une vérité terrible mais qu’il aura justement fallu faire ressortir tout en nous donannt l’envie de rire. Or je suis d’accord, votre dessin ne donne pas envie de rire quand on le comprend, il donne même envie d’en pleurer et je ne vois pas l’intérêt de faire une chose qui donne l’envie de pleurer, là dessus la vie suffit amplement.
septembre 12th, 2007 at 10:56
C’est vrai, tu aurais pu donner une attitude un peu plus détendue à tes deux bonhommes, on se demande pourquoi ils ont un air aussi angoissé.
septembre 12th, 2007 at 11:47
Ils sont angoissés parce qu’ils sont incapables d’envisager autre chose que leur misérable petit égo narcissique comme 99% des gens que nous cotoyons.
septembre 12th, 2007 at 3:29
Parce que toi , non, tu ne fais pas partie du lot!
Tu ne mets peut-être pas toi aussi en avant ton petit égo narcissique avec tes photos, tes dessins et ta peinture!
Et tout ton blog ce n’est pas non plus un hommage rendu à ton petit moi narcissique!
septembre 13th, 2007 at 4:53
Tu auras constaté que ce blog, contrairement à beaucoup d’autres ne fait jamais allusion à ma vie privée ni à mes émotions passagères et que j’y traite de choses plutôt abstraites.
Les photos exposées dans les galeries visent elle-mêmes à rejoindre une certaine objectivité impersonnelle. Que je sois triste ou gai , ni le style ni l’atmosphère ne varient, les images réalisées , il ya plus de 10 ans , j’aurais tout à fait pu les faire aujourd’hui, tout ce que j’ai pu vivre entre-temps , les expériences fortes comme les insignifiantes n’ayant plus la moindre espèce d’intérêt
en présence de ce quelque chose où mon existence personnelle doit être définitivement abolie
Une telle image
tenterait plutôt d’entrevoir
un peu à quoi pourrait correspondre une réalité sans aucun rapport avec ma vie, avec nos vies, une réalité que l’on peut qualifier d’apathique parce que trop lointaine et de libératrice parce qu’inhumaine.
septembre 14th, 2007 at 4:14
Je constate une fois de plus tes contradictions et ton manque de rigueur, tu prétends chercher une chose au sein de laquelle viendrait s’anéantir ton moi personnel et pourtant tu n’en continues pas moins d’élaborer des travaux faisant appel à une pure délectation visuelle, ce qui au passage dénoterait le caractère essentiellement matérialiste de ta démarche, pour quelqu’un qui se prétend spiritualiste, ce n’est pas la moindre de tes contradictions. Tes travaux ne sont que des hypocrisisies qui font prendre des vessies pour des lanternes en faisant croire qu’ils mènent à de pseudo-confins de l’univers qui ne sont en fait, pour peu que l’on en approfondisse le sens, de médiocres conforts rétiniens. Si l’on cherche la destruction de toute complaisance narcissique que l’on marche alors dans les pas de Klein ou de Newman, tel James Bogg, jeune artiste newyorkais, poursuivant depuis quelques années son implacable et courageux travail de laminage
Bogg (Blue one: 20/03/2006)
Bogg (blue one: 13/06/2006)
Certainement beaucoup plus sérieux que tes petits tatônnements inter-galactiques!!!
septembre 14th, 2007 at 6:01
Pousser l’abstraction le plus loin possible est une entreprise tout à fait respectable et à laquelle je ne peux d’ailleurs que souscrire mais l’on pourrait simplement te retorquer que l’on est toujours ici dans un certain “confort rétinien” voire une limitation spatiale sous forme rectangulaire et que s’il fallait pousser la chose le plus loin possible, je dirais même jusqu’au vertige de l’inconnaissance, il faudrait alors proposer cette formule consistant à dire: “celà est”, tout en reconnaissant aussitôt que le mot “est” quoique d’une évidence immédiate renvoie à quelque chose de privé d’essence et donc de totalement inimaginable parce que radicalement inexistant.
septembre 18th, 2007 at 10:03
Je ne vois pas en quoi l’être serait privé d’essence, l’essence de l’être ne serait-elle pas tout simplement le simple fait d’être?
septembre 20th, 2007 at 10:29
L’essence étant ce en fonction de quoi l’existant est ceci ou celà, l’être ne peut avoir d’essence puisque l’être n’est ni ceci ou celà mais ce qui est parce qu’il ne peut qu’être, ce qui ne veut pas dire que l’être soit néant puisque pour que le néant soit, il faut la condition première de l’être.
septembre 20th, 2007 at 4:09
HEIN ?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!
septembre 21st, 2007 at 11:02
Je comprends ton désappointement. James Bogg dont il a été précédemment question avait, avant d’être peintre, exercé la fonction de professeur de philosophie, discipline qu’”il a par la suite laissé tomber pour se consacrer aux arts plastiques qui lui semblaient beaucoup plus à même de traduire ce difficile problème consistant à hisser la pensée aux degrés d’abstraction les plus élevés possibles sans du même coup risquer une auto-dissolution de la pensée
Harry ne t’as donné qu’un aperçu très incomplet du travail de cet artiste. Par exemple la série “Blue One” est un travail qui s’est étendu sur près de 2 ans et par lequel Bogg pousse toujours plus loin la raréfaction de la peinture
(Blue One, acrylique sur toile,18 septembre 2006)
(Blue One, acrylique sur toile, 20 septembre 2006)
(Blue One, acrylique sur toile, 29 septembre 2006)
(Blue One, acrylique sur toile, 02 octobre 2006)
(Blue One, acrylique sur toile, 04 octobre 2006)
(Blue One, acrylique sur toile, 06 octobre 2006)
(Blue One: acrylique sur toile, 08 octobre 2006)
(Blue One, acrylique sur toile, 10 octobre 2006)
Dans le cadre de la dernière toile réalisée début novembre 2006,
On peut constater que la bande rouge a complètement disparu et qu’il ne reste plus que le mur sur lequel était censée être accrochée la toile et qui a elle même disparu, n’ayant plus sa raison d’être du fait de la disparition de la bande rouge. Celà va donc encore beaucoup plus loin que le carré blanc sur fond blanc de Malévitch qui présentait encore une couche de peinture. Ici , on assiste au contraire à l’avancée progressive du mur sur la couche de peinture, de sorte que l’on peut dire que par l’amoindrissement de la peinture, Bogg veut avant tout peindre en se servant du mur. Pour la première fois donc, c’est le mur qui est le véritable objet de la peinture, non que l’on veuille enrichir un mur par la présence d’un tableau, l’objectif étant au contraire de faire apparaître la pleine présence du mur dans toute sa nudité murale, après la totale disparition du tableau.
septembre 21st, 2007 at 4:04
Euh, oui, enfin bon, j’aimerais quand même que tu m’expliques la différence entre ces deux toiles présentées par Harry
Bogg (Blue one: 20/03/2006)
Bogg (blue one: 13/06/2006)
et ces deux autres présentées par toi
____________________________
septembre 21st, 2007 at 5:40
Laisse tomber Thierry
Puisque le thème de ce billet est l’humour, j’ai trouvé un super joli petit dessin qui peut très bien résumer les élucubrations qui précèdent
C’est de l’humour au sens où l’entend Falcophil. Mais avec quelque chose en plus. Il exprime un certain ridicule de l’homme qui sera toujours aussi vrai dans 1000 ans mais avec la légèreté et la finesse du trait qu’il sied effectivement à l’humour.
septembre 25th, 2007 at 2:27
Bonjour M.Falcornne,
depuis longtemps je voulais vous envoyer quelques photos car hier après-midi, ils m’ont un peu laissé faire de la photo parce que j’allais beaucoup mieux et pis c’est le dessin du mec là qui revient sur ses pas enfin je nesais pas si il revient sur ses pas parce que il est peut être arrivé là d’où un mec était déjà parti et ce mec est lui arrivé là d’où le mec qu’on voit arrivé au point d’où l’autre mec esty parti et qui peut très bien être le point d’arrivée de ce mec là ou même de l’autre mec.
Enfin, donc à part ça ils disent que je vais mieux enfin du moins c’est ce que Moi je leur dis parce que la vérité est que ça ne va jamais mieux mais l’essentiel est qu’ils ne sachent pas que c’est de pire en pire parce que comme ça, seul dans ma maladie, j’ai l’impression que je retrouve ce dont vous parliez, enfin , je ne sais plus de quoi vous avez parlé vous et les autres mais je sais que vousen avez parlé de cette densité dont le nom m’échappes et c’est l’essentiel mais pour en revenir à ce qui fait l’objet de mon intervention de ce matin, donc les photos d’hier- a l’intérieur de la vieille cabane.
Tout au fond du jardin, les murs sont décrépis mais à dessein presque comme si une main aimante était passée par là, sur ces vieux murs au sein des ruines abandonnées , parfois passe quelque chose comme la caresse d’un amour fou. J’ai su qu’un cochon vivait là, il y a bien longtemps, ils l’on tué avant mon arrivée, ils l’ont tué un jour de Noël parce qu’ici à Noël, on fait toujours une grande fête pour les malades, c’est donc pour ça que ce cochon avait vécu, pour quelques secondes de répit données aux malades.
J’ai beaucoup interrogé ça et là les autres sur la vie de ce cochon, j’ai demandé si l’on avait des photos de lui, on m’a demandé pourquoi je m’interessais à ce cochon et j’ai répondu que je souffrais d’être arrivé trop tard , je l’avais dit dans un état d’excitation à la limite de l’évanouissement, après ça je ne sais plus ce qui s’est passé, on m’a dit qu’ils m’avaient fait une piqure et puis donné des médicaments mais j’ai tout de même bien compris qu’il ne fallait pas que je montre que je m’intressais trop à certaines choses parce que sans ça ils pouvaient croire qu’il y avait une rechute à craindre, notez que je me mets à leur place, ils arrivent à ordonner parfaitement leur vie, chez eux tout est à sa place, la poussière n’est pas sale tant qu’elle reste dehors mais la poussière dans leur maison, c’est insupportable et donc s’interesser un peu trop à ceratine choses comme ce crochet que je vous envoie si vous pouviez l’insérer comme vous le faîtes avec les magnifiques photos des autres que si bien d’ailleurs vous expliquez celà pour dire qie si vous pouviez comprendre
pourquoi j’a photographié ce crochet, il y aurait un progrès par rapport à ceux qui tentent de percer mais qui au fond je demande si vriament ils veulent savoir car ah oui et c’est là qie Monsieur falcorne je voulais savoir si ce que je demandais que enfin pour de savoir si vous pensiez que comme pour eux un peu comme de la poussière dans leur maison, pensez donc, un cochon mort il y a maintenant près de 20 ans !
c’est pour ça que je parle le moins possible de mon intérêt pour les choses crochet ou cochon ou autres qui me donnet à penser, il faut que je surveille tous mes actes parce que le moindre mouvement un peu de travers devient aussitôt pour eux une source d’inquiétude comme par exemple hier après-midi quand j’ai demandé à l’aide soignant principal de me prêter son appareil à photo, ça a fait tout un remue-ménage parce qu’ ils voulaient d’abord avoir l’avis du médecin mais
comme on est Dimanche celui-ci n’était pas là. Ils lui ont donc téléphoné , il était d’accord et il aurait même ajouté que c’était signe que j’allais un peu mieux, ce en quoi il se trompe parce que pour faire de la photo et Monsiuer Falcornne vous devez en savoir quelque chose, si vous faîtes ces photos quant à vous n’est ce pas que c’est parce que vous aussi vous n’allez pas bien?
N’avez vous jamais senti ce desespoir ,je voulais dire quand à la gorge ça fait comment vous prendre quand vous voyez ne serait-ce qu’une godasse abandonnée très loin dans la plaine?
ne vous semble t’il pas que le pissenlit qui pousse près de la tombe abandonnée à recueilli comme une odeur de gémissement d’outre tombe, ce que chez vous, je crois, on appelle l’âme du purgatoire, et c’est là que j’en arrive à l’objet de mon intervention de ce soir, il faut maintenant que je fasse vite parce que ils nous autorisent l’internet qu’un bref momen,t pour nous défouler un peu, on n’a il est vrai pas accès à tout, les photos de cul, on peut pas les avoir, je sais que c’est pareil à votre travail, un Monsieur arrivé depuis peu ma racconté comment
c’est chez vous, les couloirs sont déserts et personne ne parle à personne, on est tous je crois à la même enseigne, la preuve puisqu’on vous dit à vous aussi que vos photos sont bizarres, macabres, on a pas tort à vrai dire, moi si je pouvais aller et venir comme vous qui êtes libre, j’irais là où il y a du soleil, là où les filles sont belles et j’essaierais de photographiier ça mais il faut croire que quelque chose pour vous comme pour moi doit nous orienter comme la pureté glacée des masses polaires pour l’aiguille de la boussole parce que moi même je n’agis pas tellement differement de vous, comme cet après-midi,, où après m’avoir prêté l’appareil à photo, ils devaient s’attendre à ce que je photographie les fleurs eh bien non, j’ai d’abord photographié les cactus
et après avoir photographié les cactus, je me suis sauvé, je ne vuex pas dire que j’ai quitté l’enceinte, les murs sont trop hauts, c’est pareil pour vous je pense, m’étant donc sauvé après le cactus, ils m’ont cherché partout et ils m’ont trouvé dans le cabanon, j’étais assis au milieu du cabanon, rêvant à ce cochon mort depuis 20 ans déjà, j’avais ouvert la fenêtre, un soleil chaud entrait dans la pièce,comme je songeais au cochon, par association d’idée, je me mis alors à songer à un clou et je me mis à fouiller partout dans le cabanon à la recherche de ce clou, pourquoi rechercher ce clou? Je ne sais, peut être pour trouver quelque chose accroché après ?
J’ai trouvé le clou, planté là contre la porte extérieure,
rien n’était accroché à ce clou mais lui était plantée contre cette vieille porte moche et délabrée, laquelle était censée être la porte d’entrée
qu’était-ce à dire? que ce n’était sans doute pas le clou que je cherchais
septembre 25th, 2007 at 4:12
Et finalement Monsieur Kroack, l’avez vous trouvé ce clou?
septembre 26th, 2007 at 12:02
Trucs de taré, vraiment!
septembre 26th, 2007 at 6:21
ce n’est pas tant d’être taré qui est gênant moi ce qui me débecte encore plus c(’ets l’hypocrisie. Falcone est le pire des hypocrites Finalement et le comble de ton hypocrisie est que tu te prétends chrétien alors que tu n’es tout au plus qu’un petit fonctionnaire épicurien et bourgeois, ta seule jouissance étant, soit dit en passant, celle que te procure tes petits jeux intellectuels anodins et inoffensifs parce que produits de ton égoisme narcissique qui te fait prôner le désengagment politique et le retrait dans tes douces spéculations d’esthète futile. c’est pourquoi ton humour ne peut-être que gentillet, inoffensif, dénué de cette folie qui donne saveur aux choses de l’art et de la fantaisie véritable, à l’image donc du minable petit fonctionnaire que tu es, effacé, ne faisant pas de vagues, évitant de soulever des problèmes parce qu’il préfère la tranquillkité de sa routine qui lui permet de s’interroger sur d’inconsistantes questions d’ontologie. Tu dis te désinteresser des discours de Napoléon IV le Nabot et je te crois tout à car pendant qu’à pendant qu’ il parle d’amorcer la privatisation de la fonction publique, toi t’es dans ton coin à t’interroger sur les rapports entre la croisée d’ogive et les spéculations thomistes. Demain quand tu te feras sodomiser par la droite , tu ne sentiras sûrement rien trop occupé que tu seras à jouir devant un tableau de Vermmer parce que je crois d’ailleurs qu’il y a longtemps que tu as perdu jusqu’au goût de te palucher.
Même s’il est inutile de te donner des leçons sur le véritable humour, celui de Charlie-Hebo, je te donne quand même un échantillon du dernier numéro.
Pour conclure, je ne saurais trop te conseiller de donner de nouveau la parole au regretté Song
car on ne pouvait mieux exprimer de quelle manière il faut agir avec de pauvres loques dans ton genre
Etre capable de te moquer de toi même, c’est encore la seule chose qui pourrait te racheter mais je parle encore dans le vide car tu dois probablement te dire que le seul rachat passe par le goût fade de l’hostie sur la langue.
septembre 27th, 2007 at 10:11
Tu perds ton temps Clash, se faire gerber dessus il adore ça;
septembre 27th, 2007 at 10:30
Grossière erreur. 0051
J’applique simplement le précepte de Socrate. Si on dit du mal de toi, de 2 choses l’une , soit c’est vrai et dans ce cas que celà serve à te corriger, soit c’est faux et dans ce cas tu peux rester indifférent car ce n’est pas de toi que l’on parle.
Je rsete indifférent parce que ce n’est pas de moi que l’on parle, je ne sais pas de qui parle Clash d’ailleurs , il n’y a sur ce blog personne qui corresponde exactement au portrait du bourgeois épicurien qui mange de l’hostie (Je ne suis pas épicurien et de l’hostie celà fait près de 30 ans que je n’en ai pas pris). Quant à la tranquillité de ma routine, les cauchemards et les obsessiosn que je tente d’exorciser
http://falcophil.info/ifotos/?dir=Cataclysmes
sont autrement plus angoissants que l’evolution du statut de la fonction publique……..
Il est donc clair que Clash parle d’un fantôme qui doit se faire très insistant dans les moments où il a bu un coup de trop.
La conclusion mon pauvre Clash est que comme la plupart de tes semblables , tu parles trop, et tu parles trop pour ne pas dire grand chose , préférant dans ton continuel soir d’ivresse créer des fantômes et des ectoplasmes plutôt que de t’en tenir à la clairvoyance du silence intérieur. Ta démarche est baroque par excellence…..
octobre 1st, 2007 at 2:48
Curieux cette obsession que tu as pour l’ombre. Ne serait-ce pas un signe d’un dédoublement de personnalité ?
octobre 2nd, 2007 at 10:44
J’ai commencé à dessiner à l’âge de 9 ou 10 ans et déjà le thème m’intéressait.
Que ce soit symptomatique d’un certain état de disjonction de la personnalité , c’est certain.
Il est autrement symptomatique, je pense, que la fascination pour l’ombre soit surtout apparue au XVII ème,
(Domenico Fetti: la drachme perdue)
étant ainsi contemporaine de l’esprit cartésien naissant et de tout ce qu’il pouvait impliquer en terme de disjonction du monde.
octobre 2nd, 2007 at 3:01
ça y est! Il repart dans ses délires ! je serais très heureux d’assister à une conférence sur l’incidence de Descartes sur la peinture caravagesque. Sachant que caravage mourût en 1610 et que le discours de la méthode fût rédigé vers 1637, j’imagine à quelles contorsions intellectuelles tu vas encore soumettre ta cervelle et pendant que tu y es , tu pourrais peut-être aussi faire un mémoire sur l’influence de Galilée sur la peinture de Domenico Fetti !
octobre 2nd, 2007 at 5:01
Je n’ai pas parlé de Descartes mais d’esprit cartésien car il est certain que si Descartes n’est pas directement responsable d’un certain état de fait, il en a tout de même créé les conditions.
D’une part, en effet, dès lors que la réalité du monde était tirée de la pensée, la porte était ouverte aux idéalismes ,solipsismes, subjectivismes et relativismes de tous bords qui plus que jamais se donnent libre cours de nos jours.
Par ailleurs, l’unité corps et esprit qui avait fait les beaux jours de l’aristotélisme de la pensée médiévale était mise à mal par Descartes qui réintroduisait la scission entre corps et âme. J’ajouterais que le thème de l’ombre a été récurrent au XIX ème siècle (Chamisso, Stevenson, Dostoiewsky, Edgar Poe…) coincidera avec l’avènement de l’ère matérialiste dès lors que par ailleurs l’inconscient freudien fera désormais office de métaphysique. A mon sens ce thème aurait plus que jamais de beaux jours devant lui, l’homme réduit au biologique, simple approche analytique de pièces diverses, voire coupé du réel avec l’avénement du virtuel dans une vie moderne ou tout est compartimenté pouvant donner maintes variantes plastiques ou littéraires (cf: les films de David Lynch)
http://falcophil.info/ifotos/?dir=Bernard+MAUFFRAT&pic=Evanescence
Avec le XVII ème triomphe définitivement le temps où l’homme ne pourra plus se saisir, lui même et le monde, comme synthèse . Le monde est désormais disjoint, chaque discipline acquiert son autonomie et se détache du théologique, la science avec Galilée, la philosophie avec Descartes. Les artistes ,ne pouvaient pas ne pas ressentir cette disjonction tant religieuse qu’épistémologique et à considérer Caravage c’est bien d’un démenbrementdu réel auquel on assiste, dès lors que le monde n’est plus qu’une mer d’ombre et de noir d’où émergent ça et là des ilots de lumière. Ici s’amorcent les dislocations futures. Ce n’est pas le classicisme qui pourra enrayer cette évolution, les médiocres réalisations avec lequelles j’ai dernièrement illustré tes propos, Harry, tendraient à le démontrer. Rubens triomphera au XVIII au travers de la peinture de Watteau et ses évaporations galantes.
L’intelligence étant l’art de mettre en rapport des données qui en apparence n’ont rien à voir entre elles, on peut dire Harry que tu en es singulièrement dépourvu, d’autant que tu devrais savoir si tu as lu Panofsky que la création artistique n’est jamais un acte entièrement isolé mais reflète toujours plus ou moins les conceptions philosophiques d’une époque.
octobre 3rd, 2007 at 11:10
Sachant parfaitement que certains philosophes et non des moindres ont accueuilli non sans sarcasmes les thèses de Panofsky, je ne m’étendrais pas sur cette idée d’un rapport entre art et philosophie qui a toujours produit des thèses plus que bancales et te demanderais simplement d’expliciter plus en détail tes idées un peu trop rapidement esquissées.
Après “Architecture gothique et pensée scolastique”,
j’attends donc avec impatience:
“Architecture baroque et pensée cartésienne”
octobre 3rd, 2007 at 5:55
N’ayant pas le temps d’écrire ce genre d’ouvrage , je t’inviterais simplement à lire le texte relatif aux réponses aux septièmes objections de Descartes, très révélateur en ce qu’il se compare à un architecte. Le fondement appréhendé par Descartes n’est pas un commencement extérieur mais ma propre réalité pensante. Descartes se compare alors a l’architecte lequel n’imitant rien pose son propre fondement sans besoin d’une quête d’unité extérieure. L’esprit est différent, ce n’est plus l’architecte qui depuis Vitruve devait imiter la philosophie dans sa quête du premier référent , c’est au contraire la philosophie imitant l’architecture et lui enviant sa démarche auto-référentielle;
octobre 3rd, 2007 at 6:17
Heu!!!! Hein?!?!
Enfin, bon, le thème c’était quand même l’humour , je crois,
Allez un autre petit dessin pour te dire à qui les gens comme toi me font penser.
octobre 4th, 2007 at 3:40
Pas mal ton dessin.
On en revient effectivement au véritable humour. Traiter de façon légère de choses très graves pour échapper à l’angoisse de notre impuissance car sans notre impuissance à changer les choses, il y aurait certainement beaucoup moins d’occasions de rire.
octobre 4th, 2007 at 6:06
Mais le rire ne serait-il pas aussi une façon de rapprocher les hommes en créant des liens de sympathie?
octobre 4th, 2007 at 6:23
Les citrouilles d’Halloween sont toujours fendues d’un grand rire mais elles sont complètement creuses, inutile donc de leur parler le jour où tu es dans la merde.